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  • il y a 2 mois
Les débats pour le vote du budget semblent lasser les Français et c'est Sébastien Lecornu qui en fait les frais. Selon l’étude mensuelle réalisée par Ipsos BVA et Cesi pour La Tribune Dimanche, le Premier ministre atteint 60% de jugements défavorables parmi les personnes interrogées.

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Transcription
00:00On va prendre des nouvelles de Sébastien Lecornu ce matin avec vous, Arthur Berda.
00:04Un mois après sa renomination à Matignon, on a connu, disons-le, des premiers ministres moins discrets.
00:09Non, c'est vrai, Sébastien Lecornu, il est très discret.
00:12Pour autant, il s'active en coulisses pour faire la pédagogie de son action, notamment en matière budgétaire.
00:18Et alors, pour l'instant, il porte un regard assez mitigé sur la situation.
00:22À la fois, il est rassuré de voir que l'Assemblée a été capable de s'entendre samedi soir
00:28pour voter la partie recette du budget de la Sécu.
00:31Il y voit un signal positif.
00:33Et en même temps, il ne se fait pas d'illusion sur les chances quasi nulles d'adoption d'un quelconque texte dès la première lecture.
00:40En fait, il fait le pari que le filtre à café, c'est son expression de la navette parlementaire,
00:45va faire son œuvre en éliminant progressivement les irritants des uns,
00:49comme le doublement de la taxe GAFAM,
00:52et en assouplissant les exigences des autres,
00:54comme le dégel des pensions de retraite ou du barème de l'impôt.
00:57Autrement dit, il veut croire que l'on finira bien par atterrir, bon an, mal an,
01:01sur un texte qui sera votable par les deux chambres d'ici la fin de l'automne.
01:05C'est en tout cas la seule issue qu'il envisage,
01:08parce que contrairement à ce que certains imaginaient,
01:10non, Sébastien Lecornu ne veut pas revenir sur sa parole.
01:13Et donc, il ne veut pas avoir recours ni aux 49.3, ni aux ordonnances.
01:18Autrement dit, il veut responsabiliser le Parlement à tout prix,
01:21y compris si cela doit lui coûter une censure.
01:24Donc c'est un Premier ministre dont la vie ne dépend que du budget.
01:26En tout cas, ce qu'il aimerait, c'est que sa vie ne dépende pas que du budget.
01:30Pour l'instant, c'est le cas.
01:31Mais il voudrait qu'il en soit autrement.
01:32Et c'est pour cela qu'il a décidé d'organiser son gouvernement en différents pôles.
01:36Alors, les ministres ne sont pas connus.
01:38C'est le problème quand on prend des techniciens qui sont aussi experts qu'anonymes.
01:42Mais leurs thématiques, elles, elles sont identifiées.
01:45Il y a d'abord un volet régalien qui a été prioritairement chargé d'avancer sur la question de l'Algérie
01:51et d'obtenir des résultats avec un mot d'ordre assez cash.
01:54Je vous le donne en mille.
01:55Ne ramenez pas votre gueule, mais ramenez Boualem Sansal, objectif atteint depuis deux jours,
02:00même s'il reste désormais Christophe Glaze à libérer.
02:03Et puis, il y a ensuite un môle territorial qui doit avancer sur cette promesse de la décentralisation,
02:08maintes fois annoncée, jamais mise en œuvre.
02:10Et enfin, un dossier plus agricole avec cette question explosive du Mercosur
02:15qui vient de revenir sur le devant de la scène, sans compter toutes les urgences qui s'ajoutent par ailleurs.
02:19C'est le principe, quand on est à Matignon, vous savez, l'enfer de Matignon.
02:22On dit que les emmerdes remontent toutes à Matignon, comme par exemple, ça a été le cas avec l'affaire Chihine.
02:27Bref, les sujets ne manquent pas, ce qui risque de manquer en revanche,
02:30c'est à la fois le capital politique et peut-être aussi un peu de temps.
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