- il y a 2 mois
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00:00Europe 1 Soir Week-end, deuxième partie, j'accueille mes débatteurs de la deuxième heure.
00:04Georges Fenech, ancien magistrat, bonsoir Georges.
00:07Bonsoir, Stéphanie.
00:08Antonin André, chef du service politique du JDD, bonsoir Antonin.
00:12Bonsoir Stéphanie.
00:13Boilem Sansal, Gracier, donc, est libéré mercredi par l'Algérie après un an de détention.
00:19C'était une excellente nouvelle, ça le reste d'ailleurs.
00:22Il va rester encore quelques jours au moins à Berlin, on l'a appris aujourd'hui, on l'attendait ce week-end.
00:28Bon, finalement, non. L'écrivain est soigné dans un hôpital militaire de la capitale allemande.
00:33Le temps apparemment de finaliser divers examens, mais c'est vrai que, je le disais,
00:38les nouvelles nous parviennent plutôt au compte-gouttes concernant Boilem Sansal.
00:43Bonsoir Georges-Marc Benhamou.
00:45Bonsoir, bonsoir.
00:46Bonsoir, merci d'être avec nous. Vous êtes écrivain, scénariste, journaliste,
00:50et surtout membre du comité de soutien de Boilem Sansal.
00:53J'imagine que pour vous, évidemment, comme nous tous, mais particulièrement pour vous,
00:57c'était une excellente nouvelle.
01:00L'écrivain, cependant, restera finalement quelques jours au moins en Allemagne.
01:04Comment on doit interpréter ce séjour à Berlin plus long que prévu ?
01:08Et finalement, le peu de nouvelles quand même qui filtrent,
01:12parce qu'apparemment, il n'a pas son téléphone, Boilem Sansal, qui est resté en Algérie.
01:17Écoutez, on n'a pas de nouvelles. Sinon, celle qu'a donnée Kamel Daoud dans Le Point,
01:23je crois qu'il a échangé quelques propos avec Boilem Sansal.
01:28Écoutez, on n'a pas de nouvelles directes.
01:30On était inquiets pour sa santé, mais les nouvelles sont bonnes.
01:33J'imagine qu'il y a des examens, etc.
01:36Mais je crois qu'il est impatient de revenir à Paris.
01:38et ses propos sont combattifs.
01:41Il dit « Paris, me voilà et on va gagner ».
01:44On retrouve l'humeur et la bonne humeur combative.
01:47Et c'est une formidable nouvelle,
01:49un formidable soulagement pour ces dizaines de milliers de personnes en France
01:53et aussi en Allemagne, d'ailleurs, qui se sont mobilisées.
01:56Je ne parle pas des députés LFI
01:59qui traîneront longtemps cette honte
02:02d'avoir voté contre la libération de Boilem Sansal
02:05et quelques autres socialistes qui ont déshonoré
02:08les esprits de Zola et de Jaurès.
02:11Mais je parle du peuple français, des libraires, des lecteurs,
02:14de tout le comité, des milliers de personnes.
02:17Un vrai mouvement de solidarité est né.
02:19Et on est très soulagés parce que les nouvelles étaient très alarmantes.
02:23Jean-Marc Benhamou, c'est vrai qu'on a eu moins l'occasion de vous entendre.
02:27Est-ce que vous, vous avez été étonné de la manière
02:29dont les choses se sont déroulées ?
02:32C'est vrai qu'on n'attendait pas forcément un pays tiers.
02:35l'Allemagne, mais c'était peut-être justement une façon
02:38pour que personne ne perde la face de passer par Berlin.
02:42Ça vous a étonné, vous, en tout cas ?
02:45Pas vraiment.
02:45L'analyse qu'on a faite avec Arnaud Benedetti,
02:48qui a animé magnifiquement avec Noël Lenoir ce comité,
02:51avec Pascal Bruckner, avec Kamel Bancher et Stéphane Rosès,
02:56c'est qu'à un moment donné, on était tellement désespérés
02:59qu'on pensait effectivement que ce serait un pays tiers.
03:02Car l'Algérie ne voulait pas, il n'a pas voulu faire ce cadeau
03:05de la grâce accordée à la France.
03:07Alors on avait imaginé, pour être tout à fait transparent,
03:10que l'Italie, les bonnes relations de Mme Mélanie,
03:13pourraient permettre cette intercession.
03:15On avait imaginé une intercession américaine.
03:18Et c'est une intercession allemande, et c'est magnifique.
03:22L'Allemagne a une politique étrangère impeccable,
03:25que ce soit sur le Hamas, la désignation de l'islamisme
03:28ou de la libération de Boilem sans salle.
03:30La ligne allemande est tout à fait remarquable
03:34par rapport aux intermoiements français.
03:36– Antonin André.
03:37– Oui, bonsoir, Georges-Marc Gennamou.
03:38Est-ce que vous estimez que, d'une certaine façon,
03:41la libération de Boilem sans salle, aussi difficile fut-elle,
03:44et aussi longtemps, tout le temps que ça a pris,
03:48et puis même l'instrumentalisation du pouvoir algérien,
03:51qui est allé chercher les Allemands,
03:52et qui a, d'une certaine façon, appuyé sur l'hommage aux Allemands
03:57pour appuyer, d'une certaine façon, sur le dénigrement de la France ?
04:00Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui,
04:02l'espace existe pour ouvrir une nouvelle page de Diplomatie avec l'Algérie ?
04:07Parce qu'il faudra bien, in fine,
04:09que nous parvenions à trouver une façon de parler avec eux,
04:13ne serait-ce que parce qu'une grande partie des OQTF,
04:16aujourd'hui, qui sont sur leur territoire, sont d'origine algérienne,
04:19que nous avons des nœuds à dénouer avec eux pour faciliter,
04:23y compris les liens sécuritaires et de prévention du terrorisme,
04:27est-ce que vous êtes optimiste sur le fait que cette libération
04:30puisse débloquer un certain nombre de choses entre la France et l'Algérie ?
04:34Georges-Marc Benemou.
04:35Ce n'est pas certain.
04:36Moi, je crois que le pouvoir algérien,
04:41et ça serait des longues, longues explications,
04:44profite, c'est une expression du président Macron dans sa période droitière,
04:50une rente mémorielle,
04:51et qu'il est fondé sur la détestation et la causalité de tous ces malheurs sur la France.
04:57Cela dit, l'isolement actuel de l'Algérie sur la scène diplomatique
05:01va peut-être pousser à ça.
05:04L'isolement par rapport aux Américains, bien sûr,
05:08et ils aimeraient avoir les bonnes grâces à Alger et des Américains,
05:10l'isolement sur la scène internationale avec la résolution de l'ONU
05:14qui vient d'être votée, qui accorde au Maroc la marocanité sur le terrain espagnol, etc.
05:20C'est surtout l'extrême isolement du gouvernement d'Algérie
05:24qui pourrait peut-être pousser à cela.
05:27Mais je crois que fondamentalement, ontologiquement,
05:30cette génération au pouvoir, cette génération opaque et totalitaire,
05:33ne survit que dans sa détestation de la France.
05:38On a entendu que vous n'étiez pas optimiste
05:40et que vous pensiez justement que c'est l'isolement de l'Algérie
05:44qui puisse permettre peut-être un réchauffement.
05:46Il n'empêche, sur la méthode à employer,
05:48on voit que déjà la plume n'était pas encore séchée
05:53de cette libération de Boilem sans salle.
05:55Les deux camps un petit peu macronistes et retaillots
05:59sur la manière justement de forcer peut-être le bras de l'Algérie diffèrent.
06:05Aujourd'hui, quelle doit être selon vous l'attitude que doit adopter la France ?
06:09Plutôt la méthode douce que s'en prenait l'exécutif ?
06:12Ou plutôt la fermeté demandée par la droite ?
06:15Écoutez, il n'y a jamais eu de méthode ferme.
06:18Pardon, la méthode douce, elle n'existe pas.
06:21La méthode douce, c'est une forme de soumission.
06:25C'est ce qui s'est vécu avec M. Glees,
06:27c'est-à-dire le Quai d'Orsay pendant un an a interdit
06:30à ses proches qu'on parle de Glees,
06:33comme on a essayé, nous, au comité Boilem sans salle,
06:37de nous faire taire,
06:39de dire « mais vous allez froisser les Algériens », etc.
06:41Il n'y a pas eu de méthode douce,
06:42comme il n'y a pas eu de méthode dure.
06:45Ce rapport de France n'a pas été créé.
06:47Et moi, je ris énormément
06:49quand je vois les députés qui se félicitent
06:52de la libération de Boilem sans salle
06:54et quand le Quai d'Orsay se félicite,
06:57lui, qui nous exhortait à nous taire
06:59et qui n'a ramené aucun résultat.
07:03Et qui essaye,
07:04et ce n'est pas mon ami politique,
07:07qui essaye de faire porter le chapeau
07:08de l'échec à M. Retailleau.
07:10Il y a quelque chose d'un cynisme absolu,
07:12une sorte de narratif qui a dû être bricolé
07:14rapidement dans les coulisses
07:16de l'Élysée qui me sidèrent.
07:18Alors qu'on sait que c'est le dossier du Sahara occidental
07:20qui a vraiment crispé la situation
07:22sur Antoine André.
07:22M. Benhamou, vous qui avez côtoyé de près
07:25des présidents de la République,
07:27que ce soit François Mitterrand,
07:28que ce soit Nicolas Sarkozy,
07:30est-ce que vous,
07:31en toute franchise,
07:33vous considérez que
07:34le départ d'Emmanuel Macron
07:35pourrait faciliter les choses ?
07:36D'une certaine façon,
07:38ces changements de pieds
07:39sur le dossier algérien
07:40et sa versatilité,
07:43ont-ils affaibli la parole de la France ?
07:45Et considérez-vous que,
07:47d'une certaine façon,
07:48pour que cette nouvelle page s'ouvre,
07:49il faut que l'incarnation présidentielle
07:52l'Élysée change
07:52pour que l'on puisse essayer
07:54de démêler
07:55ce qui peut être démêlé
07:56de ce psychodrame franco-algérien ?
07:59Écoutez, moi,
08:00ce n'est pas mon propos.
08:01Je suis plutôt un respectueux
08:03des institutions et du rythme.
08:04On est assez dans la mouise comme ça.
08:07Mais ça, on vous parle de rythme.
08:08Est-ce que vous pensez que...
08:09Non, je pense que
08:11toutes ces questions algériennes,
08:12marocaines,
08:13sont d'une fragilité,
08:14une sensibilité extrême.
08:16Je me souviens que,
08:17travaillant avec Nicolas Sarkozy,
08:19les négociations
08:20des deux premiers voyages officiels,
08:22l'un au Maroc,
08:24l'autre en Algérie,
08:25ont fait l'objet
08:26de négociations,
08:27de réflexions.
08:29Il fallait organiser le voyage
08:30trois semaines avant,
08:31trois semaines après
08:32pour ne pas vexer les uns les autres.
08:34Et que cet équilibre-là
08:37a été rompu
08:38au profit d'une aventureuse politique
08:41pro-algérienne
08:41qui était vouée à l'échec,
08:43pour les raisons que j'ai expliquées,
08:45au détriment du Maroc, etc.
08:47Donc, ils n'ont pas trouvé
08:48le chemin de l'équilibre.
08:49En même temps,
08:50ça ne marche pas
08:51à tous les coups.
08:52Georges Ménec.
08:53Oui, moi,
08:54comme tout le monde,
08:55il faut d'abord se féliciter
08:56de cette libération,
08:58de savoir que
08:59Boilem Sansal
09:00est relativement
09:02en bonne santé
09:02et qu'il va revenir
09:04chez lui,
09:05en France,
09:06très rapidement.
09:07Et féliciter
09:07tous ceux
09:08comme Georges-Obrecht Benhamou,
09:09d'ailleurs,
09:10au sein du comité de soutien,
09:11ont œuvré
09:12de loin,
09:13mais ont œuvré
09:14efficacement aussi.
09:15moi,
09:16ce que j'aimerais savoir
09:17maintenant,
09:18je ne sais pas si Georges Benhamou
09:19a une idée là-dessus,
09:20mais quel a été le coût
09:21de cette opération ?
09:23Qu'est-ce qui a été ennemi ?
09:24Parce que, vous savez,
09:24ce n'est jamais gratuit,
09:25ce genre de choses,
09:26entre États.
09:27Qu'est-ce que l'Allemagne
09:28a payé ?
09:30De quelle manière
09:31on l'a convaincu
09:33Théboune ?
09:35C'est une vraie question
09:36que peu se sont posées.
09:38Et j'ajoute aussi,
09:40qu'est-ce qu'a payé la France
09:41à l'Allemagne ?
09:43Vous voyez ?
09:43Est-ce que Mercosur,
09:44quelque part,
09:45ce n'était pas un peu
09:46une monnaie d'échange ?
09:48Est-ce que l'état de santé
09:49de M. Théboune lui-même,
09:51qui vient se faire soigner
09:52en Allemagne,
09:53ça n'a pas pesé,
09:53peut-être,
09:54un petit peu dans la base ?
09:55Et puis surtout,
09:56ce que j'ai envie
09:58de demander à Georges-Marc Benhamou,
10:00c'est quel a été son ressenti
10:02lorsque le président Macron
10:04a certes remercié l'Allemagne,
10:06ce qui était normal,
10:07mais aussi remercié
10:09avec beaucoup d'égard
10:10M. Théboune
10:12pour son humanisme
10:13alors que nous avions affaire
10:14à un preneur d'otage
10:15qui a gracié,
10:17mais gracié de quoi ?
10:18Vous savez, la grâce,
10:18vous savez comme moi,
10:19M. Benhamou,
10:20la grâce,
10:21c'est l'exécution de la peine
10:22qu'on suspend,
10:23qu'on arrête.
10:24Ça n'est pas reconnaître l'innocence
10:26parce qu'il s'était
10:26un détenu arbitraire.
10:28D'ailleurs,
10:28c'est ce qu'avait dit
10:29M. Macron,
10:30qu'il était détenu arbitrairement
10:32et là, voilà
10:33qu'on remercie
10:34pour son humanisme
10:35celui qui détenait
10:36arbitrairement
10:36notre compatriote.
10:38Qu'est-ce que vous pensez
10:38de tout cela ?
10:39Sur les dessous,
10:41je n'en sais rien.
10:44Sur ce que vous me demandez
10:45de commenter,
10:46je trouve ça pathétique.
10:48On remercie
10:49un preneur d'otage.
10:51Merci.
10:52Merci, Georges-Marc Benhamou
10:54d'avoir été avec nous
10:55sur Europe 1
10:56et on attend évidemment
10:57ce retour
10:58de Boilem sans salle.
11:00Demain, il y a une remise
11:02du prix par le Pen Club,
11:03d'un prix littéraire
11:05très important
11:05par le Pen Club international
11:07à Boilem sans salle.
11:08Ce n'était pas prévu.
11:09On va s'y retrouver
11:10demain à Paris
11:11en attendant ce retour.
11:13Merci.
11:13Merci à vous,
11:14en tout cas,
11:15Georges-Marc Benhamou,
11:16Europe 1
11:1720h24.
11:19Georges Fenech
11:19et Antonin André,
11:20je voulais vous faire
11:20réagir aussi
11:22à cette pause
11:23dans ce marathon
11:24pour nous aussi d'ailleurs
11:25et surtout pour vous,
11:26Antonin André,
11:26chef du service politique
11:28du JDD.
11:29Petite pause
11:30d'un week-end
11:30dans ce marathon budgétaire.
11:33On précise que l'examen
11:34du projet de loi de finances
11:35venait tout juste
11:35de reprendre.
11:36Le vote doit avoir lieu
11:37lundi sur la partie recette.
11:39Alors, le timing
11:40est quand même très serré
11:42car le texte doit être
11:43transmis au Sénat
11:44le 23 novembre
11:46à minuit.
11:47C'est short
11:48comme on dit en anglais,
11:49non, Antonin André ?
11:50Oui, alors, néanmoins,
11:51on sent que cette semaine
11:52a basculé le sentiment
11:54de beaucoup de députés
11:55de vouloir voter
11:56sur ce budget.
11:57Et d'une certaine façon,
11:58il faut quand même
11:58rendre hommage
11:59à Sébastien Lecornu
12:00qui progresse en avançant
12:02et dont on ne savait pas trop
12:04s'il allait arriver
12:05au terme de son challenge
12:08à l'issue de sa mission.
12:09Mais néanmoins,
12:10il y a eu la première partie
12:12du PLFSS qui a été votée
12:13et on entend des voix,
12:15y compris de l'opposition,
12:16disant,
12:16y compris du président
12:17de la commission des finances,
12:20Éric Coquerel,
12:21qui est un LFiste,
12:22de dire,
12:22il faut que les députés
12:23puissent voter.
12:25Donc, est-ce que
12:26le stratagème de Sébastien Lecornu
12:28consistant à dire aux députés
12:29je vous rends le pouvoir,
12:30vous avez le pouvoir,
12:31amender, discuter,
12:33dialoguer, voter,
12:35n'est pas en train
12:36de nous ouvrir
12:37la voie vers un vote budgétaire
12:39positif, négatif ?
12:40La gauche soupçonne l'exécutif
12:42de vouloir empêcher
12:42la tenue du vote.
12:43Oui, mais il y a aussi
12:45des voix à gauche,
12:46notamment socialistes,
12:47disant,
12:47on va faire tomber
12:48tous les amendements
12:50et nous allons faire
12:51des votes de retrait
12:53d'amendements
12:53qu'on a posés
12:54pour que ce vote
12:55soit possible.
12:56C'est très difficile
12:57de présager l'issue
12:58de tout cela,
12:58néanmoins,
13:00le débat budgétaire
13:01continue,
13:01progresse,
13:02avance,
13:03et les députés,
13:04à ce stade,
13:05arrivent à voter
13:06malgré des échéances
13:08contraintes.
13:08Donc,
13:09la question c'est,
13:11faut-il être pessimiste,
13:11faut-il être optimiste ?
13:13Je vous dirais
13:14qu'après les années
13:14de crise politique
13:15que l'on vient de vivre,
13:16je m'accroche
13:18au moindre
13:19petit optimisme.
13:20Et surtout,
13:20mon cher Antonin,
13:21optimiste pour qui
13:22et pessimiste pour qui ?
13:23Parce que,
13:23bon,
13:24le vote de ce budget-là
13:26n'est pas forcément
13:27très glorieux.
13:28boiteux sera mal adapté.
13:31On sait tous qu'on a
13:31un an et demi à tenir
13:32avant la prochaine présidentielle
13:34et que ce que demandent
13:36les chefs d'entreprise
13:36aujourd'hui,
13:37c'est une forme
13:38de stabilité gouvernementale
13:39qui est le dernier filin
13:41qui nous raccroche
13:42à l'espoir
13:43de pouvoir tenir
13:45un peu de croissance,
13:46un peu de stabilité économique.
13:48Oui,
13:48mais à quel prix,
13:50Georges Fenech ?
13:51Parce que c'est vrai
13:51que ça,
13:52vous avez raison
13:53de le souligner,
13:53c'est vraiment compliqué
13:55pour les entreprises
13:56qui n'ont plus
13:57de carnet de commandes,
13:58qui n'embauchent plus
13:59à cause de cette instabilité.
14:00Beaucoup en souffrent.
14:02Mais enfin,
14:02si ce budget est voté
14:04avec toutes les taxes,
14:05alors là,
14:06en off,
14:07il y a un cas de renaissance
14:07qui disait
14:08de toute façon,
14:09face aux horreurs votées,
14:10on n'a pas intérêt
14:11à aller au vote.
14:12C'est vrai qu'on avait
14:13Marc Ferracci en invité
14:15tout à l'heure,
14:16ancien ministre de l'Industrie,
14:17proche d'Emmanuel Macron
14:18qui nous disait
14:19que c'est un budget
14:20qui n'est pas équilibré
14:21et on espère vraiment
14:22que le Sénat
14:22amendera toutes ses taxes
14:24quand même,
14:25Georges Fenech.
14:25C'est pour ça que
14:25notre ami Antonin
14:27ne m'en veuille pas
14:28mais que je ne reprendrai pas
14:29les hommages
14:31qu'il vient de décerner
14:34à M. Lecornu.
14:35Écoutez,
14:35la pluralité
14:36dans ce studio,
14:37pour une fois,
14:38c'est bien.
14:38Moi, en tout cas,
14:39je ne rends pas hommage
14:40à qui que ce soit
14:41dans cette affaire,
14:43pas même au Premier ministre
14:44pour lequel j'ai une sympathie
14:45personnelle,
14:46je le connais depuis longtemps.
14:48Mais le but de tout cela,
14:50vous l'avez dit,
14:51c'est d'éviter la censure,
14:52c'est d'éviter la dissolution,
14:54c'est de faire en sorte
14:55que Sa Majesté Macron
14:56reste encore à l'Élysée
14:57le plus longtemps possible.
14:58Voilà.
14:59Donc,
14:59arrêtons de rendre des hommages
15:01alors qu'on est en train
15:02de préparer,
15:03d'aller vers un budget
15:04absolument
15:05qui ne tient ni que ni tête
15:07et surtout,
15:08cette capitulation
15:10en race campagne
15:11d'avoir suspendu
15:12la réforme des retraites
15:13qui était la seule
15:14vraie réforme
15:15de ce double quinquennat
15:17et qui,
15:18aux yeux de ce qui se pratique
15:20partout en Europe,
15:21est encore la démonstration
15:22que la France marche à reculons
15:24et que nous sommes vraiment
15:25au pied de ce fameux mur
15:27de la dette
15:28et qui va encore s'aggraver
15:29en plus avec plus de 50 milliards
15:31de taxes nouvelles
15:32dans tous les sens.
15:34Arrêtez,
15:34Antonin,
15:35de rendre hommage
15:35dans ce...
15:37Vous voyez ce que je veux dire ?
15:38Oui, mais moi j'ai l'énergie
15:39du désespoir.
15:40Justement,
15:40ça, vous avez de l'énergie.
15:42Antonin,
15:43André,
15:43restez avec nous.
15:44On poursuit ces débats,
15:47justement,
15:48il y a eu des petites taxes
15:49aujourd'hui
15:50ou des propositions de taxes
15:51comme tous les jours.
15:52C'est bien de les commenter.
15:53On en parle avec
15:54Georges Fenech
15:55et Antonin André
15:55sur Europe 1
15:56dans quelques secondes.
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