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  • il y a 3 mois
A la une de cette édition, la situation ukrainienne qui continue à se dégrader, entre scandale de corruption, risque d’effondrement économique et difficultés sur la ligne de front.

Une page nationale ensuite et le budget qui suit péniblement son cours avec un passage devant le Sénat qui pourrait bouleverser la mouture présentée par l’Assemblée nationale.

Et enfin, nous évoquerons les déserts médicaux alors que les députés ont accepté le plan du premier ministre, qui ne devrait pas aller loin en raison d’un nombre trop faible de médecins.

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00:00Moins de 4 Français sur 10, moins de 4 sur 10 font encore confiance à la presse de grand chemin.
00:06Face à ce discrédit massif et devant le succès de la presse alternative,
00:10les médias mainstream mènent une guerre totale pour se réapproprier le récit.
00:15Ils imposent leur doxa, leur vision mensongère, ils étouffent les voix dissidentes et verrouillent l'information.
00:22Dans cette bataille, TV Liberté, première chaîne audiovisuelle alternative de France, subit tous les coups.
00:27Coupure de notre chaîne YouTube par le passé, fermeture récente de nos comptes bancaires, invisibilisation systématique.
00:34Sur ordre, nous sommes traités par les banques comme des sous-citoyens.
00:38Et nous sommes aussi confrontés à l'injure, à l'omerta et à l'exclusion des débats publics.
00:43Mais on ne se tait pas, on ne se vend pas, on informe.
00:47Pas de pub, pas de subvention, pas d'actionnaire, mais 1 million d'abonnés sur YouTube,
00:52le double, 2 millions sur les réseaux sociaux et 250 millions de vues en quelques années.
00:58Et puis, et puis vous les donateurs, vous tous, et une équipe soudée qui enquête, qui documente,
01:03qui raconte ce que personne d'autre ne raconte et qui a acquis en 12 ans le sérieux et la crédibilité pour se démarquer du lot commun.
01:12Cette liberté a un prix.
01:14Pour continuer à produire des enquêtes, des documentaires, des émissions longues,
01:18pour tenir tête à ces géants, pour sortir financièrement du rouge et bétonner le budget 2026,
01:23TV Liberté a besoin de vous.
01:26Chaque don, chaque soutien est une arme contre la censure et les dictates,
01:30une pierre à l'édifice de la vérité, celle qui rend libre et du véritable pluralisme.
01:36Avec votre soutien délivré du contrôle des banques, mais aussi de l'État, des oligarques, des annonceurs,
01:42nous avançons encore et encore.
01:45On ne se tait pas, on ne se vend pas, on résiste.
01:49Parce que la liberté coûte moins cher que la servitude.
01:52Aidez-nous.
02:19Madame, Monsieur, bonsoir à la lune de cette édition, la situation ukrainienne
02:24qui continue de se dégrader entre scandales de corruption, risques économiques et difficultés
02:28sur la ligne de front.
02:30Une page nationale ensuite.
02:32Et le budget qui suit péniblement son cours, avec un passage devant le Sénat
02:36qui pourrait bouleverser la mouture présentée par l'Assemblée nationale.
02:40Et enfin, nous évoquerons les déserts médicaux,
02:43alors que les députés ont accepté le plan du Premier ministre
02:46qui ne devrait pas aller loin en raison d'un nombre trop faible de médecins.
02:54L'Ukraine est-elle sur le point de vaciller cette rengaine,
02:58certes entendue depuis de nombreuses années,
03:00mais ces derniers jours, entre scandales de corruption autour de Zelensky,
03:03faillite budgétaire et percée russe à Zaporizhia,
03:06Kiev connaît une véritable turbulence.
03:09Nicolas de Lamberterie.
03:09Plus de 100 millions de dollars détournés par des très proches du président Zelensky,
03:16de surcroît dans le domaine crucial de l'énergie,
03:19alors que l'hiver approche et que les coupures d'électricité se font courantes,
03:24voilà le scandale qui pourrait bien faire vaciller,
03:26voire faire tomber le président ukrainien.
03:29En effet, depuis plusieurs jours, le parquet anticorruption,
03:32celui-là même que Volodymyr Zelensky avait tenté de faire fermer cet été
03:36car il est tenu par les occidentaux,
03:38a mis à jour un gigantesque système de corruption
03:41qui touche deux personnalités très proches du président ukrainien.
03:46L'un d'entre eux est Timur Mindich,
03:48le producteur de films qui a lancé la carrière artistique de Zelensky.
03:52L'autre est Oleksandr Zuckerman,
03:55qui était le comptable de Zelensky.
03:57Et fort curieusement,
03:58les deux individus ont quitté l'Ukraine 24 heures avant leur arrestation.
04:02Des rumeurs disent qu'ils pourraient se trouver en Espagne,
04:05où ils possèdent de très belles propriétés,
04:07ou bien en Israël, pays dont ils sont également citoyens.
04:10En tout état de cause,
04:12l'étau se resserre autour du président Zelensky
04:14et la pression grandit pour essayer de le contraindre à quitter ses fonctions.
04:18Il y a une sorte de consensus des experts aujourd'hui en Ukraine
04:22pour dire que Zelensky doit partir.
04:24Ses arrestations le montrent
04:25et le fait que les enquêtes se rapprochent du bureau du président
04:29le montrent chaque jour.
04:31Il y a eu des enregistrements qui ont été dévoilés lors de l'enquête,
04:35lors des audiences montrant que Zelensky était au minimum au courant.
04:40Donc des détournements de fonds,
04:41on parle d'une centaine de millions d'euros pour le seul secteur énergétique,
04:45sachant que des enquêtes sont en cours sur le secteur de la défense
04:48qui là est beaucoup plus juteux.
04:50Toutefois, Zelensky a montré depuis ces derniers mois
04:53qu'il ne se laissera pas rendre sans combattre.
04:55C'est pour ça d'ailleurs qu'il a tenté de museler
04:58les fameux organes anticorruption à direction occidentale
05:02en ouvrant des enquêtes d'USBO
05:04contre les principaux enquêteurs
05:06qui avaient donc commencé le travail contre Timur Mingich.
05:10Ils ont été accusés d'être des agents russes,
05:13d'être des agents du FSB, etc.
05:16Aujourd'hui, la dernière carte qu'à Zelensky,
05:19c'est de dire maintenant c'est moi ou le chaos.
05:22Effectivement, le seul candidat pour être à la relève de M. Zelensky,
05:29c'est l'ancien chef d'état-major Valéry Zaloujny,
05:32qui est un homme plus populaire que Zelensky
05:34dans les enquêtes d'opinion en général.
05:36M. Zaloujny serait quelqu'un de plus malléable et de plus diplomate
05:40et qui pourrait faire passer, comme il y a l'aura du chef militaire
05:46qui a eu les victoires de l'automne 2022,
05:50c'est celui qui pourrait faire passer un agenda de négociations avec la Russie.
05:56Ce que M. Zelensky se refuse.
05:58Il faut savoir que le lendemain des arrestations,
06:00justement, Zelensky a fait publier par son vice-ministre des Affaires étrangères
06:05et un communiqué selon lequel les négociations avec la Russie étaient interrompues, inédites.
06:11Donc M. Zelensky va faire ce qu'avait fait Poroshenko
06:15quand il était à la fin de sa présidence,
06:17c'est-à-dire jouer le dur, le bad cop,
06:19pour dire « attention, si je ne suis plus là,
06:22il y aura un coup d'état nationaliste,
06:24et donc n'essayez pas de me remplacer,
06:26parce que ce qui pourrait me remplacer sera pire. »
06:28M. Zelensky est maintenant retranché dans son bunker
06:31avec le chef de son administration présidentielle, Yermak,
06:36et il ne lui reste que la surenchère nationaliste pour se maintenir au pouvoir.
06:40Cette situation n'embarrasse pas seulement en Ukraine,
06:43mais aussi en Europe,
06:44où les dirigeants européens raclent tous les fonds de tiroirs
06:47pour maintenir à flot l'Ukraine
06:48et font face à une hostilité d'une part grandissante
06:52de leurs opinions publiques à ce sujet.
06:54La lassitude semble grande,
06:56notamment en Allemagne,
06:58où le chancelier Friedrich Merz
06:59a décidé de réduire les aides accordées aux réfugiés ukrainiens
07:03et appelle même les hommes ukrainiens
07:05à retourner au pays pour y accomplir leurs devoirs,
07:08c'est-à-dire risquer leur vie en servant sur le front.
07:11Avec ce genre de mesures et de déclarations,
07:14Merz espère sans doute endiguer ses électeurs allemands
07:17qui se lassent de se saigner pour financer un État
07:21maintenant considéré comme corrompu et failli.
07:24L'Ukraine est virtuellement en cessation de paiement.
07:27L'Ukraine a fait défaut sur sa dette au mois de juin.
07:29Elle n'a jamais remboursé ses créanciers privés.
07:31Le FMI a dit qu'il est illusoire
07:32de compter sur de quelconque financement
07:36de crédit privé à l'État ukrainien.
07:39L'Union européenne, d'ailleurs,
07:40a débloqué les 5 milliards d'euros
07:42qui étaient nécessaires pour augmenter la solde
07:45des militaires ukrainiens,
07:47augmentation qui était promis au 1er novembre.
07:49Apparemment, elle aura lieu au 1er décembre,
07:51quand la tranche de 5 milliards annoncée par Van der Leyen hier
07:55sera débloquée.
07:56Toutefois, le budget ukrainien est aujourd'hui monté
08:00avec un autofinancement de 57 %
08:02et 43 % du budget doit être apporté
08:05par les partenaires internationaux.
08:07Sachant que ce budget a été construit
08:08avec des hypothèses de croissance,
08:10dont même le FMI dit qu'elles sont fantaisistes.
08:12Les destructions faites par méthodique de l'armée russe
08:15contre le système énergétique ukrainien
08:18et les infrastructures de transport ferroviaire ukrainiennes
08:21font augmenter tous les coûts de l'économie ukrainienne.
08:24Et donc, les recettes notamment d'exportation d'acier
08:27et d'exportation de céréales
08:29ne sont plus du tout garanties, en fait.
08:31Parce que sans électricité, sans transport,
08:34sans essence,
08:35on ne peut pas faire tourner l'économie ukrainienne.
08:38C'est d'ailleurs pour ça que les Russes bombardent
08:41de façon méthodique ces infrastructures-là
08:43pour que l'économie ukrainienne coûte le plus cher possible
08:47aux contribuables européens,
08:48étant donné que maintenant,
08:50on est sûr qu'il sera le seul à payer.
08:52Et les Russes ont bien compris cette situation-là.
08:54Ils font en sorte que l'Ukraine coûte le plus cher possible
08:57aux contribuables européens jusqu'au moment où il dira tapis.
09:00En clair, en cas de faillite et de cessation de paiement,
09:03la solde des militaires et la paie des fonctionnaires
09:06ne seraient plus versées.
09:07Et soudainement, l'État ukrainien serait susceptible
09:11de se disloquer de l'intérieur.
09:13En attendant, la ligne de front ne se porte guère mieux.
09:17Les forces armées de la Fédération de Russie
09:19poursuivent les combats dans les agglomérations
09:21de Kupiansk et de Pokrovsk.
09:23Mais c'est une autre partie du front
09:25qui est désormais également en danger,
09:27dans le secteur de Zaporizhia-Est.
09:30En effet, pour la première fois depuis très longtemps,
09:32l'État-major ukrainien a annoncé de lui-même
09:35s'être retiré de plusieurs villages
09:37qui ont donc été abandonnés aux forces russes.
09:40Habituellement, lorsque les Russes conquièrent des localités,
09:43ils effectuent une annonce par le biais du ministère de la Défense.
09:47Et si la situation se confirme,
09:49l'État-major ukrainien reconnaît,
09:51quelques semaines plus tard,
09:53avoir effectivement perdu le contrôle
09:55de telle ou telle localité.
09:56Le fait que l'initiative de la communication
09:59vienne cette fois-ci des forces ukrainiennes
10:02constitue donc un fait assez inédit.
10:04Et cela se produit au moment du plus grand scandale
10:08politico-financier de la présidence de Volodymyr Zelensky.
10:11L'avancée des troupes russes dans le secteur de Zaporizhia
10:14laisse entrevoir, au rythme actuel,
10:17que l'oblaste pourrait être quasiment conquis d'ici une année.
10:21Mais il est bien possible que, d'ici là,
10:24des événements politiques influencent dramatiquement
10:27le cours de la guerre.
10:32Le budget saga de l'automne.
10:34Le projet de loi de sécurité sociale va passer au Sénat
10:37et devrait connaître d'importantes modifications.
10:40Petit état des lieux.
10:41Jamais les questions budgétaires n'ont autant fait parler en France.
10:44C'est dans un contexte d'émiettement des forces politiques à l'Assemblée
10:47et de fragilité gouvernementale
10:49que les parlementaires tentent de bricoler
10:51leur petite affaire budgétaire pour 2026.
10:54Et après les députés,
10:55ce sont les sénateurs majoritairement à droite
10:57qui attendent avec impatience
10:58les textes budgétaires issus de l'Assemblée nationale
11:01pour les remanier en profondeur des samedis.
11:04Gérald Larcher, président du Sénat,
11:06a promis une reconstruction axée sur les économies prioritaires
11:10loin de ce qu'il qualifie d'hystérie fiscale
11:13qui a dominé, selon lui, les débats au Palais Bourbon.
11:15Les élus de la Chambre haute reprochent aux députés
11:18d'avoir cédé à une surenchère de taxes
11:21influencée par des alliances avec les socialistes
11:23pour éviter une censure.
11:25Les sénateurs devraient détricoter les mesures jugées excessives
11:29comme les 46 milliards d'euros de hausses fiscales nouvelles
11:31et pourraient être tentés de rétablir la réforme des retraites
11:34suspendue à l'Assemblée.
11:37Les sénateurs LR, menés par Mathieu Darnot,
11:39priorisent la réduction de la dépense publique
11:41sans alourdir la charge sur les Français, les entreprises et les collectivités.
11:46Ils refusent les accords passés sans leur aval
11:49et proposent de supprimer les taxes ajoutées
11:51tout en renforçant la lutte contre la fraude sociale et fiscale
11:54via un projet de loi examiné depuis mercredi
11:57visant à recouvrir près d'1,5 milliard d'euros supplémentaires.
12:02À l'Assemblée, les débats ont été marqués
12:05par une explosion des impôts
12:06portant le total à 53 milliards d'euros de hausse
12:09selon les organisations patronales
12:10qui alertent sur une déconnexion avec la réalité économique
12:13d'une croissance à tonnes à 0,5%.
12:17Les députés ont rejeté les tentatives gouvernementales
12:21de faire contribuer les retraités
12:22supprimant le gel des pensions
12:24et la refonte de l'abattement de 10%
12:26épargnant ainsi les plus aisés au coût de 1 milliard d'euros.
12:30La suspension de la réforme des retraites
12:32bénéficie à 3,5 millions de personnes
12:34pour 400 millions d'euros en 2026
12:37creusant le déficit de la sécurité sociale.
12:39Le projet de loi de financement de la sécurité sociale
12:42inachevé à l'Assemblée
12:43arrive donc avec un trou estimé à 25-26 milliards d'euros
12:47contre 17 milliards prévus initialement.
12:50Les entreprises dénoncent de leur côté
12:52plus de 10 milliards de charges supplémentaires
12:54étouffant l'innovation et la réindustrialisation
12:56imaginaire d'Emmanuel Macron.
12:58Au cœur des dépenses,
12:59la contribution européenne a, elle, été validée
13:02à 28,8 milliards d'euros
13:05avec l'opposition du RN et du LFI.
13:08Le calendrier reste serré et incertain.
13:11L'Assemblée, qui a repris les débats sur le PLF
13:13le 13 novembre après une pause pour le PLFSS
13:16ne siégera pas samedi et dimanche
13:18malgré plus de 1 900 amendements
13:21restant sur les recettes
13:23provoquant la colère de la gauche
13:24qui y voit une manœuvre pour éviter un vote.
13:27Les discussions reprendront donc lundi dès 9h
13:29avec un vote solennel prévu le même jour
13:32sur la première partie
13:33mais les délais constitutionnels imposent
13:35une transmission au Sénat au plus tard
13:37le 23 novembre à minuit.
13:38Le Sénat examinera ensuite le PLFSS
13:41en priorité suivi du PLF
13:43avant une possible commission mixte paritaire
13:45c'est-à-dire 21 parlementaires
13:47de chaque chambre.
13:49Sans accord, le gouvernement pourrait recourir
13:50à des ordonnances ou à une loi spéciale
13:52voire même au 49-3
13:54en rompant l'accord passé avec les socialistes.
13:56Le tout dans un contexte d'impasse politique
13:59et de chaos financier
13:59alors que la dette culmine
14:01à 3 400 milliards d'euros.
14:08Le serpent de mer des déserts médicaux
14:11siffle encore le Premier ministre Sébastien Lecornu
14:13tâtonne pour trouver des solutions
14:15à un problème qui ne date pas d'hier.
14:18L'Assemblée nationale a validé son projet
14:20mais ses ministres n'y croient pas vraiment
14:22faute de praticien.
14:24Renaud de Bourleuf.
14:24Une offre de soins pour chaque Français
14:27à moins de 30 minutes de chez lui.
14:28L'Assemblée nationale a validé ce projet
14:30du Premier ministre lors de l'examen
14:32du projet de loi de financement
14:33de la Sécurité sociale.
14:35Cette création d'un réseau de maisons
14:37France Santé repose essentiellement
14:38sur les structures déjà existantes.
14:40Ce texte a été adopté
14:41avec une majorité assez large.
14:43Problème, même les ministres
14:45n'y croient pas vraiment.
14:46Quelques jours plus tôt,
14:47le ministre de l'aménagement du territoire
14:48Françoise Gattel est revenu
14:49sur les 5000 maisons France Santé
14:51promises par le chef de gouvernement.
14:53Un objectif qu'elle juge difficile à réaliser.
14:56Aujourd'hui, le numerus clausus ne permet pas
14:58de sortir le nombre de médecins qu'il faut.
15:01Rappelons que le 13 septembre dernier,
15:03Sébastien Lecornu avait assuré vouloir bâtir
15:04d'ici à 2027 un réseau de soins de proximité
15:07assurant à minima une offre à environ 30 minutes
15:10autour de chez soi.
15:11Ce réseau serait construit en densifiant
15:13celui des maisons France Santé,
15:14des structures pluriprofessionnelles
15:16introduites dans le Code de la santé publique
15:17en 2007.
15:18Le Premier ministre a indiqué
15:19viser 5000 maisons en 2027
15:21alors qu'elles étaient au nombre de 2501
15:23au 31 décembre 2023.
15:26Un objectif difficile à réaliser,
15:28comme le reconnaît le ministre Françoise Gattel.
15:30Selon elle, la France subit encore
15:32les effets du numerus clausus,
15:33c'est-à-dire la restriction du nombre
15:35de médecins formés alors même que la population vieillit
15:37et que le nombre d'actes médicaux augmente.
15:39Le docteur Bernard Cron, vice-président
15:40de l'association des anciens internes,
15:42commente les effets du numerus clausus.
15:43Il remonte à M. Mitterrand
15:45qui avait fait passer le numerus clausus
15:47de 8000 à 3500.
15:503500, on paye maintenant
15:52ce numerus clausus trop serré.
15:55Il faut prendre des mesures immédiates
15:57pour favoriser la médecine,
16:00diminuer le nombre d'administratifs.
16:03Grâce à savoir si députés et ministres
16:05trouveront des solutions adaptées,
16:06Françoise Gattel a remis sur la table
16:08l'idée de mettre en place
16:09une promotion de première année de médecine
16:11dans chaque département,
16:12une idée fustigée par de nombreux professionnels
16:14comme étant inutile.
16:15Bernard Cron évoque quelques pistes de réforme.
16:17Si on veut avoir plus de médecins,
16:19il faudrait former l'internat de médecine générale.
16:22Il faudrait commencer l'internat de médecine générale.
16:25Comme c'était le cas pour ma génération,
16:27dès la cinquième, sixième année,
16:29on gagnerait à ce moment-là deux ans
16:31pour former les médecins.
16:33La formation des médecins se fait au lit du malade
16:35et pas en théorie à l'université.
16:37On aurait d'excellents médecins
16:38avec un nombre supérieur
16:41de 4 000 médecins supplémentaires par an
16:44si on faisait cette réforme.
16:45Si on voulait avoir suffisamment de soignants,
16:49il faudrait d'une part
16:50que les infirmiers, les infirmières
16:53et les paramédicaux
16:54soient mieux rémunérés à l'hôpital,
16:56ce qui est possible sur 10 minutes
16:57de façon très importante
16:58le nombre d'administratifs.
17:00Et d'autre part,
17:01mieux payer les médecins
17:03car une consultation à 26,50 euros,
17:07comme c'était le cas,
17:08comme c'est encore le cas
17:10où les malades disent rigolo,
17:11« Ah, docteur, gardez la monnaie,
17:13voilà 30 euros. »
17:14Et s'ils passent la consultation à 30 euros,
17:17on ne peut pas faire une médecine réelle
17:18à ce tarif-là.
17:20Donc, il faut revoir complètement
17:21le système de santé,
17:23diminuer de façon considérable
17:24le nombre d'administratifs,
17:26raccourcir le troisième cycle
17:29de médecine en réformant les études
17:32pour faire plus de formations cliniques,
17:35moins de théories
17:35et avoir des internes formés plus tôt
17:38et qui seront toujours aussi performants.
17:41Autant de réformes
17:42que le gouvernement en sursis
17:43aura bien du mal à mener
17:44si tant est qu'il en ait l'envie.
17:50Passons à présent à l'actualité.
17:51En bref, en France.
17:55Raciste et manipulateur,
17:57le député d'extrême-gauche,
17:58Raphaël Arnaud,
17:59est contesté dans sa circonscription
18:00à quelques mois
18:01des élections municipales de 2026.
18:04Farid Farisi,
18:05militant historique
18:06qui a la faveur des militants locaux,
18:08a démissionné avec fracas
18:09après avoir été écarté
18:10par les instances nationales
18:11de la France insoumise
18:12au profit de la protégée
18:14du député,
18:15Mathilde Louvain,
18:16et en dépit du vote des militants.
18:18Dans un communiqué,
18:18Farid Farisi
18:19accuse Raphaël Arnaud
18:21de méthodes autoritaires,
18:22de violences verbales,
18:23d'intimidation
18:24et d'humiliation constante
18:26créant un climat interne invivable.
18:28Plus croustillant encore,
18:29Farid Farisi,
18:30issu de la communauté maghrébine,
18:32dénonce aussi
18:33un racisme latent.
18:34Raphaël Arnaud
18:35traiterait, je cite,
18:36« les Arabes
18:37comme des larbins »
18:38sans leur accorder
18:39de responsabilité.
18:40Farid Farisi,
18:41qui entend
18:41lancer un nouveau mouvement,
18:43évoque également
18:43des mensonges
18:44sur une condamnation judiciaire
18:45passée
18:45de Raphaël Arnaud
18:46pour agression.
18:47Ce dernier,
18:48issu d'un groupuscule antifa,
18:50essentiellement composé
18:51de blancs,
18:51a été élu en 2024
18:53après un parachutage.
18:54À gauche toujours,
18:56avec les écologistes,
18:57cette fois jeudi,
18:58Assen Hamou,
18:59ancien chef de file
19:00d'Europe Écologie Les Verts
19:01pour les municipales
19:02à Marseille,
19:03a été convoqué
19:03devant le tribunal correctionnel.
19:05Il est accusé
19:05d'incitation d'un mineur
19:07par un majeur
19:07utilisant un moyen
19:08de communication électronique
19:09à commettre
19:10un acte de nature sexuelle
19:11des faits remontant
19:12à juin 2024.
19:13Le parquet a requis
19:1418 mois de prison
19:15avec sursis probatoires
19:17à l'encontre d'Assen Hamou
19:18avec interdiction
19:19d'exercer une profession
19:20en contact avec des mineurs.
19:21Le tribunal correctionnel
19:23rendra son jugement
19:24le 16 décembre.
19:25L'affaire a bien empoisonné
19:26la préparation
19:27des élections municipales
19:28pour la gauche
19:29en disant Assen Hamou
19:30à se retirer de la liste
19:32menée par le maire
19:33sortant Benoît Payan.
19:35Et en parlant
19:35des élections municipales,
19:37les maires sont plus nombreux
19:37à vouloir empiler
19:38pour un nouveau mandat.
19:39Selon une étude
19:40réalisée en partenariat
19:41avec l'Association
19:41des maires de France,
19:4257,8% des édits
19:44d'interrogés
19:44affirment vouloir
19:46se représenter
19:46lors des élections municipales
19:48des 15 et 22 mars 2026.
19:50Il n'était que 49%
19:51à la même période
19:52en 2019
19:53avant le scrutin de 2020.
19:55Notons que cette enquête
19:56porte sur les communes
19:57de moins de 30 000 habitants,
19:58ce qui représente
19:5999% de l'ensemble
20:00des municipalités.
20:02Une motivation
20:02qui ne cache pas
20:03des difficultés
20:04telles que
20:05le manque de moyens financiers,
20:06une complexité administrative
20:07avec une répartition
20:09floue des compétences
20:10et des dissensions
20:11au sein des conseils municipaux.
20:13L'enseigne Carrefour,
20:14un carrefour des hommes d'affaires.
20:16Mercredi,
20:16le groupe de grande distribution
20:17a annoncé
20:18que la famille libanaise Sadeh,
20:19propriétaire
20:20de l'armateur marseillais
20:21CMA-CGM,
20:22avait pris une participation
20:23de 4% à son capital.
20:24Il compense ainsi
20:25le retrait de Péninsula,
20:26la holding
20:26de l'homme d'affaires brésilien
20:28Abilio Diniz,
20:29décédé en février 2024,
20:30dont les héritiers
20:31se sont désengagés.
20:32Rodolphe Sadeh
20:33s'étend ainsi
20:33à la grande distribution
20:34après avoir mis la main
20:35sur Altis Media,
20:36prenant ainsi
20:37le contrôle
20:37de BFM TV
20:38et de RMC.
20:39L'actualité internationale
20:45en bref.
20:48Réarmement outre-Rhin.
20:50Les partis de la coalition
20:51au pouvoir en Allemagne
20:52ont annoncé jeudi
20:53un accord sur un service militaire
20:55volontaire destiné
20:56à renforcer la Bundeswehr
20:58en sous-effectif chronique.
20:59Ce dispositif,
21:00porté par le ministre
21:01de la Défense,
21:02le social-démocrate
21:03Boris Pistorius,
21:04impose à tous les hommes
21:06de 18 ans
21:06un examen médical
21:07et un questionnaire
21:08sur leur disponibilité
21:10et leur motivation
21:11à servir.
21:12L'objectif est d'attirer
21:13plus de volontaires
21:14sans recourir
21:15à un tirage au sort
21:16ou à une conscription
21:17obligatoire,
21:18bien que cette option
21:19ne soit pas écartée
21:20si les recrutements
21:21sont insuffisants.
21:23Le chancelier
21:23Friedrich Merz
21:24vise à bâtir
21:25l'armée conventionnelle
21:26la plus puissante d'Europe
21:27face à ce qu'il considère
21:29comme la menace russe
21:30et cela avant 2029,
21:31ce qui semble
21:32un peu audacieux.
21:33Les dépenses militaires
21:34ont déjà augmenté
21:35avec une aide accrue
21:36à l'Ukraine.
21:37Actuellement,
21:37la Bundeswehr
21:38compte 182 000 soldats
21:40d'actifs
21:40et 49 000 réservistes.
21:42Investissement massif
21:43dans l'IA.
21:44La start-up d'IA
21:45Anthropic
21:46annonce un investissement
21:47de 50 milliards de dollars
21:48dans des centres
21:49de données aux Etats-Unis
21:50via un partenariat
21:52avec le britannique
21:52Fluidstack.
21:54Les premiers sites
21:54au Texas
21:55et dans l'état
21:56de New York
21:56entreront en service
21:58en 2026
21:58avec d'autres à suivre.
22:00Ce projet
22:00axé sur l'efficacité
22:02pour les charges
22:02de travail d'Anthropic,
22:03créateur de l'assistant
22:04Claude,
22:05vise à maintenir
22:06l'IA américaine
22:07aux avant-postes
22:08et à accélérer
22:09les découvertes scientifiques
22:10selon le PDG
22:11de l'entreprise
22:11Dario Amodei.
22:13Cet investissement
22:14générera
22:15800 emplois permanents
22:16et plus de 2000 postes
22:17de construction,
22:19ce qui est peu
22:19pour 50 milliards de dollars.
22:21Cette frénésie reflète
22:22celle des géants de l'IA.
22:24Open AI prévoit
22:241400 milliards
22:25en puces
22:26et Data Center
22:27de son côté.
22:28Mais les marchés
22:29s'inquiètent
22:29puisqu'Anthropic
22:30devrait demeurer
22:31non rentable
22:32jusqu'en 2028.
22:33Ces paris pharaoniques
22:35jouent sur une demande
22:36explosive
22:36au risque
22:37d'un emballement financier
22:38et de se retrouver
22:39dans une fameuse
22:40situation
22:41de bulle.
22:42La guerre,
22:43un business
22:43à tous les étages.
22:44Une enquête judiciaire
22:45a été ouverte
22:46par le parquet
22:47de Milan
22:47contre des Italiens
22:48soupçonnés
22:48d'avoir participé
22:49à des safaris humains
22:51durant le siège
22:52de Sarajevo
22:52entre 1992
22:53et 1996.
22:56Ces riches
22:56amateurs d'armes
22:57auraient payé
22:58entre 80 000
22:58et 100 000 euros
22:59aux forces serbes
23:00de Bosnie
23:01pour tirer
23:02sur des civils
23:02depuis les collines
23:03environnantes.
23:04Accompagnés
23:05par des milices,
23:06ils sont accusés
23:06d'avoir visé
23:07des cibles
23:07avec une grille
23:08tarifaire macabre
23:09plus chère
23:10pour les enfants
23:11gratuits
23:11pour les personnes
23:12âgées.
23:13La plainte,
23:13déposée par
23:14l'écrivain
23:14Ezio Gavadzeni
23:16avec des témoignages
23:17d'un ex-agent
23:18bosnien
23:19et d'un pompier
23:19américain,
23:20s'appuie
23:20sur des alertes
23:21ignorées des services
23:22secrets italiens
23:23dès 1993
23:241994.
23:26Plus d'une centaine
23:26d'occidentaux,
23:27français,
23:28allemands
23:28et britanniques
23:29seraient impliqués
23:30cherchant l'adrénaline
23:31dans ces chasses à l'homme.
23:33Des animaux
23:34moins délicats
23:35que des ours
23:35en peluche.
23:36Depuis jeudi au Japon,
23:38les policiers
23:38sont autorisés
23:39à abattre des ours
23:40après l'assouplissement
23:41des règles du pays
23:42sur les armes à feu.
23:43En effet,
23:44des attaques d'ours
23:45ont fait 13 morts
23:46et plus de 100 blessés
23:47depuis le mois d'avril,
23:49plus du double
23:49de l'année précédente.
23:51Des incidents
23:51devenus presque quotidiens
23:53avec des ours
23:53errants
23:54dans des zones résidentielles,
23:55entrant dans des maisons
23:56dévastant des supermarchés
23:57ou même s'approchant
23:59d'écoles.
24:04Demain,
24:04pour le samedi politique,
24:05Élise Blaise reçoit
24:06le criminologue
24:07Xavier Ruffeur
24:08pour dresser le bilan
24:09de la politique
24:09antiterroriste
24:1010 ans après
24:11les attentats
24:12de Paris.
24:13Dimanche,
24:14les conversations
24:14et Terre de Mission.
24:16Lundi,
24:16dès 7h,
24:16un zoom avec Laurent Guay
24:17pour son petit manuel
24:19pour avoir foi
24:20en la vie.
24:21C'est la fin
24:21de cette édition.
24:22Merci de votre fidélité.
24:24À lundi.
24:24Sous-titrage Société Radio-Canada
24:27Sous-titrage Société Radio-Canada
24:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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