00:00Sachez également que la Russie a aussi été la cible de drones ukrainiens.
00:04Quelques 216 abattus ou interceptés selon le ministère russe de la Défense.
00:10La Russie qui affirme aussi avoir déjoué un complot des services ukrainiens de renseignement visant à assassiner un haut gradé russe.
00:18L'Ukraine qui ne devrait plus laisser partir ses jeunes hommes, il devrait rester chez eux pour servir leur pays.
00:25Le message à Volodymyr Zelensky du chancelier allemand Friedrich Merz.
00:30Il y aurait fait comprendre que les jeunes ukrainiens ne devraient plus continuer à venir en Allemagne en nombre important alors que leur pays a besoin d'eux.
00:38Selon Merz, l'Allemagne ne peut plus se permettre d'être autant généreuse face à cet afflux de réfugiés.
00:43Il a aussi annoncé une baisse des prestations sociales qui leur étaient allouées.
00:46Je vous propose de l'écouter avant de retrouver Gauthier Rybinski pour son décritage.
00:50Lors d'une longue conversation téléphonique, j'ai demandé au président ukrainien de veiller à ce que les jeunes hommes d'origine d'Ukraine ne retournent pas en Allemagne en grand nombre, mais servent plutôt leur pays.
01:02Ils y sont nécessaires et en Allemagne, les prestations accordées à ces réfugiés seront structurées de manière à ce que les incitations à travailler l'emportent sur celles à rester dans le système social.
01:13Bonjour Gauthier Rybinski, on vient d'écouter Friedrich Schmerz. Est-ce qu'il vous a semblé convaincant, pertinent ?
01:22Le personnage, on commence à le connaître, depuis qu'il a été élu et qu'il occupe le fauteuil de chancelier, on avait bien vu que sa trajectoire, non pas qu'elle soit inconstante ou incertaine,
01:36mais avait évolué notamment par rapport à la position de l'Allemagne sur le conflit entre la Russie et l'invasion russe en Ukraine.
01:43Là, il y a deux choses qui sont surprenantes. La première, c'est que la plupart, je ne dis pas tous, mais la plupart des réfugiés ukrainiens qui vont en Allemagne,
01:53le font à titre provisoire, très souvent. C'est-à-dire que, on l'a vu depuis le début de ce conflit, beaucoup de familles, par exemple,
02:01qui vont dans un pays à l'ouest, que ce soit la Pologne, l'Allemagne ou autre, Roumanie, pour souffler, pour retrouver une forme de constance dans la vie
02:12et qui ensuite retourne, y compris dans des situations qui ne sont pas, sur le plan de la sécurité ou d'autres, sur le plan de l'alimentation ou autre,
02:21qui ne sont pas idéales. Alors, là, deuxième point, il y a la question des jeunes hommes. En réalité, si l'Allemagne était logique,
02:31et c'est un peu ce qui avait guidé, ce qui avait présidé à la détermination de Angela Merkel à l'époque, en 2015, en accueillant un million,
02:39vous vous souvenez, Verschaffendaz, on y arrivera. Bon. C'était aussi le problème démographique de l'Allemagne,
02:45alors qu'il ne date pas d'hier, qui est une plongée avec un non-renouvellement des générations.
02:50Et a priori, la présence de jeunes hommes dont certains, et probablement une bonne proportion, sont éduqués, sont quivés,
03:00ont fait des études, ça ne serait pas pour déplaire à l'Allemagne. Donc, quel est le souci, là ?
03:05Un, probablement, le souci de dire à Vladimir Zelensky, vous avez là un réservoir,
03:11et on sait que démographiquement, l'Ukraine est totalement inférieure à la Russie pour ça,
03:16puisque la Russie envoie toujours des classes supplémentaires, quitte à ce qu'il y en ait,
03:20comme le disait Ludovic tout à l'heure, 50 par jour dans un secteur qui meurt.
03:24Donc là, il y a quelque chose qui est un message envoyé à Zelensky,
03:28pour faire en sorte, précisément, qu'il n'y ait pas cet échappatoire, pour certains, pour les jeunes hommes, vers l'Ouest.
03:36Et là encore, la question se pose, qu'est-ce que vous faites quand votre pays est en guerre ?
03:40Est-ce qu'il faut être en permanence le patriote qu'on attend de vous ?
03:44Tout ça, c'est des questions presque philosophiques, en tout cas d'éthique.
03:48Quel impact ces déclarations de Friedrich Schmerz peuvent-elles avoir sur une stratégie ukrainienne, entre guillemets, de l'Allemagne ?
03:57La ministre danoise des Finances que l'on voyait juste il y a quelques instants disait
04:04« ça n'entame pas la question notamment de la corruption, ça n'entame pas la confiance de l'Europe et le soutien indéfectible ».
04:13Oui, diable, mais quel est-il ce soutien ?
04:15Pour certains, c'est un soutien qui doit être beaucoup plus massif.
04:19Et vous voyez qu'à une époque, l'Allemagne s'était engagée.
04:22Et puis, parfois, on a l'impression qu'il y a une rétractation.
04:26Vous allez dire que, d'une manière générale, l'affaire de corruption qui frappe le pouvoir ukrainien,
04:33et qui est encore là pour montrer toutes les scories ou les résidus, on va dire pour être méchants,
04:37de ce qu'était le soviétisme, avec beaucoup un phénomène de corruption qui était presque institutionnalisé.
04:43Cela prouve que l'Ukraine a encore du chemin à faire.
04:46Mais si on prend prétexte de ce genre d'affaires, ou si on dit « nous ne pouvons pas accueillir les jeunes hommes ukrainiens »,
04:55c'est une manière de dire « on met à distance la question et la gravité de ce conflit ».
05:00Donc, attention, ça ne veut pas dire que ce que dit Friedrich Merz est faux.
05:04Ça veut dire simplement que ça ne doit pas servir de prétexte pour, on va dire, distendre justement les liens avec l'Ukraine.
05:11Merci beaucoup.
05:12Merci beaucoup.
05:13Merci beaucoup.
05:13Merci beaucoup.
05:13Merci beaucoup.
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