Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure
Sébastien Lecornu passera par le 49.3 pour faire adopter le budget, a informé BFMTV. Le Premier ministre évoque "une certaine forme de regret et un peu d'amertume", tout en assurant que l'objectif des 5% de déficit public en 2026 sera "tenu". 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bon, j'avais pris plusieurs engagements au mois d'octobre, au mois de septembre, au mois d'octobre, jusqu'au mois de décembre,
00:06donner un budget à la France dans les temps, c'est-à-dire avant le 31 décembre.
00:11Force est de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté, en tout cas pour le budget de l'État.
00:17Il en est autrement pour le budget de la Sécurité sociale, j'y reviendrai dans un instant.
00:21De faire en sorte que ce budget, quoi qu'il arrive, soit à 5% de déficit.
00:25Je rappelle qu'il est à 5,4... Nous sommes à 5,4% de déficit sur l'année 2025.
00:32Nous étions à plus de 6% de déficit en 2024.
00:35Donc nos engagements internationaux, nos engagements vis-à-vis, évidemment, de nos partenaires européens,
00:40enfin tout simplement la crédibilité de la signature de la France dépend effectivement beaucoup de cette parole donnée à 5%.
00:46Et puis, sur un terrain plus politique et personnel, j'avais pris aussi un engagement.
00:51Et plus qu'un engagement, j'avais fait un pari, qui était le pari de se dire qu'après deux censures de deux gouvernements différents,
01:00il fallait gouverner différemment.
01:02Partager le pouvoir avec les collectivités locales, toute l'initiative qui a été prise sur les décentralisations,
01:10avec les partenaires sociaux.
01:11Je rappelle quand même le contexte social plus que tendu au mois de septembre dernier.
01:15Manifestation, une mobilisation de l'intersyndicale très puissante,
01:20des mouvements d'ordre public difficiles à gérer avec l'extrême gauche et le mouvement bloquant tout.
01:27Et au fond, il fallait être complètement décalé par rapport à la réalité politique que la dissolution et le nouveau scrutin avaient donné,
01:36le nouvel équilibre au sein de l'Assemblée nationale, pour ne pas justement gouverner différemment.
01:41Et au fond, ce pari, parce que c'était un pari, c'était de se dire qu'il fallait que le Parlement ait jusqu'au bout.
01:48Jusqu'au bout des débats, jusqu'au bout de ses votes, jusqu'au bout de ses amendements,
01:52pour au fond déjà avoir aussi un moment de grande clarification.
01:55Ce n'est pas dans une logique où c'est toujours la faute des autres,
01:58dans laquelle on n'arrive plus très bien à comprendre qui vote quoi,
02:01qui défend telle ou telle conviction, telle ou telle position sur le fond.
02:04Cette méthode, au fond, elle a bien fonctionné pour le PLFSS,
02:10c'est-à-dire le projet de loi de financement pour la sécurité sociale,
02:13dans lequel très vite, au fond, dans l'hémicycle, parce que c'est là aussi,
02:15on a pris le plus de temps tout au long de l'automne,
02:18une ambiance, au fond, de calme s'est installée,
02:22a permis d'avoir un travail particulièrement exigeant.
02:25Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débat depuis le début,
02:31ce qui est absolument colossal, plus évidemment les nombreuses heures de travail
02:35qui ne se voient pas dans les différentes réunions.
02:38Ça nous a amenés, chemin faisant, à avoir un compromis,
02:42puis un projet de loi de finance pour la sécurité sociale qui a été voté,
02:46partant aussi du principe, d'ailleurs, tirant aussi quelques conclusions,
02:50ou enseignements aussi de ce qui avait pu se passer sous les gouvernements
02:53de Michel Barnier et de François Bayrou, que je salue pour leur engagement et leur courage,
02:58aussi d'afficher clairement les éléments de compromis,
03:01et de démarrer parfois les discussions parlementaires par ces éléments de compromis.
03:06Sur le projet de loi de finance pour l'État,
03:08les choses se sont convenablement passées jusqu'à Noël,
03:11elles se sont largement gâtées depuis Noël.
03:15Alignement, en tout cas désalignement profond entre le Sénat et l'Assemblée nationale,
03:19avec une commission mixte paritaire avant Noël,
03:22qui a duré quelque chose comme 40 minutes,
03:25ce qui donnait déjà d'entrée la tonalité et l'ambiance.
03:29Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne siègent pas dans cette commission.
03:33Des échanges avec les ministres et les formations politiques
03:35entre Noël et le Jour de l'An qui ont laissé à montrer qu'un chemin était possible.
03:39Une reprise des débats en commission à l'Assemblée nationale,
03:42avec très vite un raidissement,
03:44et je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises,
03:46des tentatives très claires de pression, de sabotage,
03:50notamment de la part de la France insoumise et du Rassemblement national,
03:52appuie progressivement la désertion de certains groupes politiques,
03:56qui jusqu'alors, bien que groupes politiques dans l'opposition très exigeants,
04:00avaient accepté de mener un travail de fond,
04:03je pense aux écologistes et aux communistes,
04:05ils ont décidé, pour des raisons qui leur appartiennent,
04:08et que je respecte, mais enfin, que je ne comprends pas,
04:11je les respecte mais je ne les comprends pas,
04:12c'est de ne plus venir à ces réunions de travail
04:14depuis le début du mois de janvier.
04:15Et donc là, évidemment, on a quelque chose qui a commencé à s'embourber,
04:18à s'enrayer, avec au fond cette circonstance un peu particulière
04:23d'un gouvernement qui veut que les débats aillent jusqu'au bout,
04:26mais un Parlement qui de lui-même a acté que,
04:28en tout cas certaines composantes du Parlement,
04:31qui ont acté que les travaux, eux, ne pouvaient pas aller jusqu'au bout.
04:34Ce qui m'a amené avec les ministres la semaine dernière
04:38à devoir constater les quatre options, au fond,
04:41que nous avions sur la table.
04:43La première, c'est de ne pas changer de stratégie,
04:46peut-être de s'entêter, en tout cas certains ont commencé à le dire,
04:49et de se dire, on va renoncer aux outils du parlementarisme
04:52rationalisé jusqu'au bout, et coûte que coûte,
04:55il faudra qu'il y ait un vote, c'est-à-dire, en clair,
04:58permettre une navette jusqu'au moment où Assemblée nationale
05:02et Sénat s'accorderont.
05:03C'est-à-dire, en clair, renvoyer le texte au Sénat,
05:07de le faire encore cheminer dans cet entonnoir,
05:09de le renvoyer à l'Assemblée nationale,
05:11et de guérlasse, au fond, dire et prendre l'opinion publique
05:14à témoin en disant, vous voyez, le pouvoir a complètement
05:17été rendu au Parlement, mais enfin, il faut accepter d'avoir
05:20peut-être, peut-être un budget, en avril ou en mai,
05:25et probablement pas à 5%.
05:27Je me dois, pour être complètement direct et sans langue de bois,
05:32que cette perspective m'a quand même traversé l'esprit.
05:35Enfin, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget vite,
05:37comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget à 5%,
05:40et puis comme il se trouve que depuis le début,
05:41comme ancien ministre des Armées de Surcroît,
05:43je suis très inquiet du décalage entre la vie politique nationale
05:46et la vie internationale géopolitique,
05:49qui ne cesse de se dérégler, y compris depuis ce début d'année,
05:52on voit bien que cette option, au fond,
05:54révirait une forme d'entêtement de ma part.
05:57Alors, la deuxième option, c'est de ne pas avoir de budget du tout.
06:01D'ailleurs, certains artisans du chaos dans lequel nous nous trouvons,
06:04nous pourrions nous trouver, parce que précisément,
06:06nous ne sommes pas encore et nous faisons tout pour l'éviter,
06:10désormais présentent la loi spéciale comme étant, au fond,
06:13un budget temporaire qui pourrait devenir permanent, sans incidence.
06:17C'est toujours pareil.
06:18Quand on ment au peuple français, on s'en sort toujours bien,
06:20mais jusqu'à un moment donné, quand même,
06:22certaines vérités nous rattrapent.
06:23C'est vrai en matière de fiscalité, c'est vrai en matière de commandes,
06:28notamment de commandes publiques,
06:29c'est vrai sur le fonctionnement des collectivités locales,
06:31c'est vrai tout simplement aussi pour la crédibilité de la France
06:34à l'étranger ou dans notre ensemble européen.
06:36Donc, présenter la loi spéciale comme étant un budget minimal qui peut durer
06:41est évidemment une hérésie, et ça, nous nous y refusons.
06:45Et comme je n'ai pas abandonné la méthode de compromis et de concertation,
06:48je me suis assuré auprès de tous les groupes politiques
06:50de l'Assemblée nationale et du Sénat
06:52qui étaient dans un état d'esprit, même dans l'opposition,
06:54mais constructifs, n'abandonnant pas les perspectives,
06:57heureusement, de défendre l'intérêt général,
06:59ces différentes formations politiques nous ont dit
07:01non, la France doit avoir un budget,
07:03y compris parfois des formations politiques
07:05qui ne l'assumeront pas publiquement,
07:06mais qui nous ont dit ne faisons pas n'importe quoi,
07:08les choses sont trop graves.
07:10Donc ensuite, évidemment,
07:11il ne restait que deux possibilités,
07:14celles que le constituant avait imaginées en 1958,
07:19les outils du parlementarisme rationalisé, comme on dit,
07:22ordonnance ou engagement de la responsabilité du gouvernement.
07:25Après, là aussi, beaucoup de concertations,
07:28après d'ailleurs avoir demandé à ce que techniquement
07:30les deux outils soient préparés et prêts
07:32pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions,
07:36nous avons décidé,
07:38je dois le dire à titre personnel,
07:40avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
07:45mais d'engager la responsabilité du gouvernement,
07:47ce que je ferai demain sur la partie recette
07:51du projet de loi de finances.
07:53Alors je le fais avec un regret,
07:55déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé
07:58de revenir sur ma parole,
08:00mais en même temps, pour tenir parole,
08:01il faudrait que je m'entête,
08:02et pour s'entêter,
08:04on finirait par dire que je suis têtu,
08:06et je ne veux surtout pas,
08:08vous l'avez bien compris,
08:09avoir l'ego mal placé,
08:11et être source de désordre.
08:13Parce qu'au fond, c'est ma ligne quand même
08:14depuis le mois de septembre,
08:16discuter avec tout le monde,
08:18trouver des lignes de compromis,
08:19travailler le plus sérieusement possible,
08:21tenir le gouvernement le plus loin possible
08:23de l'échéance présidentielle,
08:25et au fond, refuser le désordre,
08:26là ou d'autres, en fonds commerce.
08:28Et donc j'ai bien compris ces derniers jours,
08:31et compris en vous lisant,
08:32en écoutant les radios et les télévisions,
08:34qu'en m'entêtant trop longtemps,
08:37je serai moi-même source de désordre.
08:39Néanmoins, il faut que l'engagement
08:41de la responsabilité du gouvernement,
08:43parce que précisément,
08:44certains groupes politiques
08:44n'ont pas voulu engager la leur,
08:46alors qu'ils étaient candidats
08:47aux élections législatives,
08:49pour donner un budget au pays,
08:50qu'on le veuille ou non.
08:51On peut l'amender,
08:52on peut ne pas être d'accord,
08:53à la fin, on peut voter contre,
08:55on n'est pas obligé de saboter la copie,
08:57la rendre incohérente,
08:58et avec les différentes opérations
09:01auxquelles on a pu vraiment constater
09:03avec la ministre,
09:03que désormais, il n'y avait plus
09:04beaucoup de règles, en tout cas,
09:06dans la manière de se comporter,
09:07c'est une question d'éthique morale,
09:08c'est ainsi.
09:09Ce n'est pas parce qu'on engage
09:10la responsabilité du gouvernement
09:12qu'on abandonne l'idée du compromis,
09:14du travail sur le fond.
09:16Et c'est pour cela que,
09:17la semaine dernière, vendredi,
09:19j'ai commencé à dessiner
09:20à quoi pouvait ressembler
09:22cette copie finale,
09:24avec, au fond,
09:26aussi quelques conclusions
09:27que nous tirons
09:27du projet de loi de financement
09:29pour la sécurité sociale,
09:31qui est un projet de loi de financement,
09:32vous le savez,
09:33qui permet un certain nombre
09:33de protections.
09:34Mais enfin, on voit bien
09:35que pour les actifs,
09:36pour la jeunesse,
09:37pour des secteurs
09:39qui, potentiellement,
09:40sont en crise,
09:40je pense particulièrement
09:42au logement,
09:43pour le rapport
09:43à celles et ceux
09:44qui travaillent,
09:45tout simplement,
09:46ou qui vont travailler,
09:47les étudiants,
09:48celles et ceux
09:48qui sont en apprentissage,
09:50il fallait qu'on fasse
09:51considérablement évoluer la copie.
09:53Et je remercie vraiment
09:54les ministres,
09:54parce que ces nombreuses semaines
09:56n'ont pas servi à rien,
09:58parce qu'elles nous ont permis
09:59de moissonner
10:00un certain nombre
10:00d'initiatives,
10:01d'idées,
10:02de repousser aussi,
10:03en fonction de nos propres
10:04lignes rouges,
10:05ce que nous ne souhaitions pas.
10:06Je rappelle quand même
10:07qu'on a démarré
10:08ces discussions budgétaires
10:10avec des atteintes
10:11qui auraient pu être
10:12très dures
10:13sur l'appareil productif
10:14et sur l'outil de production.
10:16Je ne reviens pas
10:17sur les éléments
10:18de fiscalité.
10:19Mais enfin,
10:19là aussi,
10:19il n'y a pas de mauvaise surprise.
10:20Le gouvernement a toujours dit
10:21les thèmes sur lesquels
10:22nous étions ouverts
10:23à la discussion
10:23et les thèmes sur lesquels,
10:25au fond,
10:26nous n'étions pas fermés,
10:27mais en tout cas,
10:27nos convictions
10:28n'évolueraient pas
10:29et que, par définition,
10:31ces chapitres
10:31n'étaient pas ouverts.
10:33Ce qui m'amène donc aussi
10:34peut-être à dire un mot,
10:35mais nous pourrons répondre
10:36avec les ministres
10:37à vos questions,
10:38du fond de cette copie,
10:39parce qu'en lisant la presse
10:39ce matin,
10:40j'ai peur de ne pas forcément
10:42avoir été bien compris,
10:43donc je vais me permettre
10:44d'être encore plus clair.
10:45Nous tiendrons les 5%.
10:46Et les tableaux, évidemment,
10:49vont être dévoilés
10:50au fur et à mesure
10:51dans la semaine,
10:52comme le prévoit
10:53la procédure parlementaire,
10:54et nous serons à 5%
10:55sincèrement.
10:57La deuxième des choses,
10:59c'est que nous avons visé
11:02la stabilité fiscale.
11:04Ce qui ne veut pas dire
11:05que nous n'assumons pas
11:06les outils de lutte
11:08contre la fraude fiscale
11:09et les outils de lutte
11:11contre la suroptimisation fiscale,
11:13qui peut être contre.
11:14Parfois, il y a des gens
11:15qui sont contre,
11:16mais publiquement,
11:16en général,
11:17ils ne l'assument pas.
11:18Nous, nous l'assumons.
11:19Il est évident que les règles
11:20doivent être les mêmes
11:22pour toutes et tous
11:23les contribuables,
11:23sans quoi le consentement
11:25à l'impôt, par définition,
11:27s'abîme,
11:27ou en tout cas, s'effrite.
11:29En tout cas,
11:30ça m'amène à vous dire
11:30que les impôts
11:32pour les ménages
11:33seront les mêmes
11:34en 2026
11:35qu'en 2025.
11:37Que tous les instruments
11:38de fiscalité
11:39sur les entreprises,
11:40pour 99,9%
11:43des entreprises,
11:45seront les mêmes,
11:45en 2026
11:47qu'en 2025.
11:48C'est aussi ça
11:49un des éléments,
11:50des points de compromis
11:51que nous avons tenté
11:52de tracer
11:54avec les différents
11:55groupes politiques.
11:55Alors, comme c'est
11:56une copie de compromis,
11:57ça devient la copie
11:58de personne.
11:59Plus personne n'est là
11:59pour la défendre.
12:00Mais c'est pour cela aussi
12:01qu'on se retrouve
12:02à devoir engager
12:02notre responsabilité
12:03pour donner à la France
12:04un budget
12:05et essayer d'expliquer
12:06ce qu'il y a dans cette copie.
12:07Parce qu'on n'a pas
12:09du tout abandonné
12:09les perspectives
12:10d'aller chercher
12:11la croissance.
12:12La stabilité politique
12:13va nous y aider.
12:15En tout cas,
12:15on verra ce qui se passe
12:16dans les jours
12:17qui viendront.
12:18La visibilité
12:19sur les questions fiscales
12:20après un long débat
12:21qui a animé largement
12:22les chroniques,
12:23les gazettes
12:24et qui a pu créer
12:25ici ou là
12:25un certain nombre
12:26d'inquiétudes.
12:27Désormais,
12:27nous avons quelque chose
12:28qui est clarifié.
12:29Fort de cet engagement,
12:32d'autres éléments
12:32sur la copie
12:33seront évidemment précisés
12:34dans les heures
12:35qui viendront.
12:35J'écrirai aux parlementaires.
12:36Les ministres du pôle
12:38de Bercy
12:39vont aussi rentrer
12:40en contact
12:40avec les différents
12:41responsables de texte,
12:42les rapporteurs généraux
12:43des finances.
12:44Des discussions
12:45se poursuivent
12:45encore actuellement
12:46sur un certain nombre
12:47de thématiques.
12:49Mais il est clair
12:49que désormais,
12:50c'est à la représentation nationale
12:51de prendre aussi
12:51sa responsabilité.
12:53Est-ce qu'on renoue
12:53avec un scénario
12:54de crise
12:55ou est-ce qu'après
12:56tous ces efforts
12:57de compromis,
12:58après une méthodologie
12:59je crois
12:59qui était la seule
13:00au fond
13:01que nous pouvions
13:01prendre
13:03et opter
13:03à l'automne dernier,
13:05est-ce qu'on va
13:06vers une sortie
13:06au fond
13:07de cette mauvaise séquence
13:08que nous connaissons
13:09depuis le mois de septembre
13:10ou est-ce qu'au contraire
13:11nous replongeons
13:12dans un moment
13:13d'aléas,
13:14de difficultés
13:15où vous l'avez compris
13:16je ne le souhaite pas
13:17surtout au moment
13:18où l'actualité internationale
13:20nous rattrape largement
13:21et n'est pas sans impact
13:22sur la vie politique intérieure.
13:25Si vous en êtes d'accord,
13:27je me propose
13:27de répondre
13:28à vos questions.
13:29Bonjour M. le Premier ministre,
13:32Bastien Auger
13:32pour TF1 et LCI.
13:34Vous avez vous-même
13:35expliqué les raisons
13:36de votre choix
13:36de renoncer
13:37à votre engagement
13:37sur le 49-3.
13:39Est-ce que vous considérez
13:40que c'est votre échec
13:42et celui de votre gouvernement
13:43et est-ce qu'il y a
13:44un risque
13:44que cela décrédibilise
13:46la parole publique,
13:47la parole de l'État ?
13:48Je pense que c'est...
13:50Enfin, il faut être humble.
13:51C'est un semi-succès,
13:53semi-échec.
13:53Ça a fonctionné
13:55sur la sécurité sociale.
13:57Personne n'y croyait.
13:59Et ça a eu
13:59un mérite énorme,
14:01énorme,
14:02de remettre du sérieux
14:03et du calme
14:04dans la vie politique du pays.
14:06Après, c'est un pari
14:07qui a emmené plusieurs personnes.
14:08Je vous rappelle
14:09que l'abandon du 49-3
14:11a été demandé
14:12par les forces politiques
14:13à l'Assemblée nationale
14:13et vous voyez bien
14:14que ces lignes évoluent
14:16depuis quelques jours.
14:17Tout simplement
14:17parce que tout le monde
14:18en arrive aussi
14:18à la conclusion
14:19qu'on va dans une impasse.
14:22Deuxième des choses,
14:23je ne sais pas complètement
14:24répondre à votre question.
14:25C'est dans 15 jours
14:25qu'on saura
14:26si tout cela
14:27est un échec complet ou pas.
14:30Parce qu'au fond,
14:30quand même,
14:31la première mission
14:31du gouvernement de la République,
14:32c'est de donner
14:33un budget à la nation.
14:35Avant tout.
14:36Et d'ailleurs,
14:36dans les nombreuses paroles
14:37que j'ai pu avoir
14:39et prendre,
14:40c'était de donner
14:41un budget à la nation
14:42et l'abandon du 49-3
14:43était une des conditions
14:45pour y arriver.
14:46Depuis plusieurs jours,
14:47on s'aperçoit
14:47que le 49-3
14:48devient la condition
14:49pour avoir un budget.
14:51Je ne suis pas têtu.
14:52Est-ce que c'est
14:54ma conviction ?
14:55Non.
14:56Parce que moi,
14:56je reste persuadé
14:57que notre démocratie
14:58parlementaire,
14:59elle doit gagner
14:59en maturité.
15:00Et qu'au fond,
15:01qu'à un moment donné,
15:02on se retourne
15:02systématiquement
15:03vers l'exécutif
15:04n'est pas une bonne chose
15:06sur le long terme.
15:07J'ai beaucoup voyagé
15:08comme ministre des armées
15:09dans plein de capitales européennes.
15:11Il y a des démocraties
15:12parlementaires
15:12qui sont des modèles,
15:14à mon avis,
15:14à suivre
15:14et qui sont complètement compatibles
15:16avec notre Ve République.
15:17En tout cas,
15:18je suis gaulliste
15:19et je défends
15:19la Ve République.
15:20Ce que je vois,
15:21c'est que beaucoup de personnes
15:22qui promeuvent
15:23une VIe République
15:23visiblement sont croyants
15:24mais pas pratiquants.
15:26Merci.
15:28Bonjour,
15:29M. le Premier ministre.
15:30Thomas Soulier
15:30pour Le Parisien
15:31aujourd'hui en France.
15:32Ce que vous ficelez
15:33depuis des jours des semaines
15:34avec le PS,
15:35le bloc central,
15:36les LR,
15:37est-ce que vous appelez ça
15:38un accord de non-censure
15:39et est-ce que vous avez
15:40la garantie aujourd'hui
15:41à l'heure où on se parle
15:42que vous ne serez pas censurés
15:43dans les prochains jours ?
15:45Et deuxième question
15:45concernant les sénateurs
15:46cette fois-ci,
15:47est-ce que vous avez
15:47la garantie que les débats
15:49ne vont pas s'enliser
15:51et durer des semaines
15:52au sein du Sénat ?
15:54Non,
15:54il n'y a aucune garantie.
15:55Je l'ai dit depuis le début.
15:56Je ne suis pas un adepte
15:59des discussions partisanes.
16:01D'ailleurs,
16:02je tiens les partis politiques
16:03le plus éloignés possible
16:04de l'action du gouvernement.
16:06Donc,
16:07non,
16:07il n'y a pas d'accord secret,
16:09il n'y a pas de discussion
16:10et de réunion
16:11dans les arrières boutiques
16:13avec qui que ce soit.
16:14C'est juste des réunions techniques
16:16depuis des semaines
16:17ou des amendements
16:18qui ont été déposés
16:19dans l'hémicycle
16:20ou en commission
16:20dont nous constatons
16:22qu'il y a un chemin
16:23de convergence possible.
16:25Donc,
16:25ce que nous faisons
16:26depuis vendredi,
16:27c'est mettre devant les Français,
16:29pas en cachette,
16:30devant les Français,
16:31un texte
16:32qui nous semble le meilleur
16:33pour le pays.
16:34C'est pour ça,
16:34d'ailleurs,
16:34que j'ai pris cette décision
16:36sur la prime d'activité.
16:38Il est vrai
16:38que le Parti Socialiste
16:39le demandait.
16:40Enfin,
16:40pardon,
16:41c'est quelque chose
16:42que d'autres groupes politiques
16:43ont pu demander
16:45dans le passé.
16:46Nous-mêmes,
16:47sur le premier quinquennat
16:48d'Emmanuel Macron,
16:49nous avons eu largement recours
16:50à la prime d'activité.
16:52Et au fond,
16:52l'idée de se dire
16:53que la France
16:55qui travaille,
16:56celles et ceux
16:56qui sont au SMIC,
16:58à 1,1 SMIC,
16:59à 1,2 SMIC,
17:01mérite un accompagnement
17:03en matière
17:03de pouvoir d'achat,
17:05me semble aller
17:05dans le bon sens.
17:06On ne peut pas dire
17:06qu'on veut revaloriser
17:07la valeur travail
17:07toutes les cinq minutes
17:08et pas en tirer
17:09quelques conclusions.
17:10Même chose
17:11pour Gabriel Attal
17:11qui nous a instantanément
17:13demandé de renoncer
17:14à une économie
17:14sur les allégements
17:15de charges
17:15pour éviter
17:16que le coût du travail
17:17augmente.
17:18Premier ministre Attal
17:19tenait à cette mesure.
17:21On y a donné droit.
17:22Le Modem,
17:23Marc Fénaud,
17:24le président du groupe Modem,
17:25tenait à ce que nous puissions
17:26créer un statut
17:27de bailleur privé
17:28et enfin changer
17:29de paradigme
17:30sur la question
17:31du logement
17:31et avoir un plan de relance.
17:32Nous le faisons.
17:33Laurent Wauquiez
17:34m'a demandé
17:35à de nombreuses reprises
17:36depuis maintenant
17:37de nombreuses semaines
17:38qu'il n'y ait aucun impact
17:40sur l'impôt
17:41sur le revenu.
17:41Laurent Wauquiez
17:42l'éclaire depuis le début.
17:43Il dit
17:43les impôts des ménages
17:45ne doivent pas augmenter.
17:46L'ensemble du barème
17:47sera dégelé
17:48comme Laurent Wauquiez
17:49nous l'a demandé.
17:50Donc,
17:51c'est un travail
17:51exigeant
17:53qui demande
17:54beaucoup de patience,
17:55beaucoup de calme
17:56dans lequel au fond
17:57on a essayé de se dire
17:58c'est la copie
17:59la moins mauvaise.
18:00Alors,
18:00c'est le problème
18:01d'une copie de compromis.
18:02C'est qu'on va avoir
18:03beaucoup d'inspecteurs
18:03des travaux finis
18:04du compromis
18:05qui vont venir nous dire
18:06c'est trop à gauche,
18:07c'est trop à droite,
18:08c'est trop ceci,
18:09c'est trop cela.
18:10Les mêmes
18:10qu'on n'aura pas vus
18:11pendant les débats
18:11depuis trois mois.
18:13Souvent.
18:14Les mêmes qui ne seront pas
18:15venus aux réunions.
18:16Les mêmes qui parfois
18:16d'ailleurs ont des ambitions
18:17politiques pour la suite.
18:19C'est la vie des bêtes.
18:20Ce que je dis juste
18:21c'est qu'on a désormais
18:22et dans les heures qui viennent
18:24un texte
18:25qui me semble
18:26solide,
18:27sérieux,
18:28qui ne donne pas du tout
18:30la part belle
18:31à la folie fiscale
18:32comme certains veulent bien
18:33le dire,
18:34qui en même temps
18:35structure des recettes
18:36pour l'État
18:37parce qu'il faut bien
18:37des recettes
18:38qui épargnent
18:3999,9%
18:40les entreprises
18:42de ce pays
18:42et pour les 0,1%
18:44nous diminuons
18:46en plus l'assiette
18:46et nous sortons
18:47les ETI
18:47et en plus
18:48nous affectons
18:49cet argent
18:49pour notre effort
18:50de défense.
18:51Si on est gaulliste
18:52on peut aussi
18:52être un peu patriote.
18:53Ça fera mal à personne.
18:54Donc voilà,
18:55je prends sur moi
18:57ce texte de compromis
18:58puisque plus personne
18:59ne veut complètement
19:00l'endosser.
19:01Je le donne
19:02au Parlement
19:03et j'engage
19:03la responsabilité
19:04du gouvernement
19:05pour se faire
19:06parce qu'une fois
19:06de plus
19:07on est la France
19:08et donc je pense
19:09qu'on va arrêter
19:09de se donner
19:10en spectacle
19:10devant le monde
19:11entier
19:11pendant de nombreuses
19:12semaines
19:12et nous permettre
19:14de donner
19:14un budget
19:15à la nation.
19:15Merci.
19:18Monsieur le Premier ministre,
19:19bonjour.
19:20Christelle Mérald,
19:20France Télévisions.
19:21Donc,
19:22il y a à voir,
19:22vous le rappelez
19:23à l'instant,
19:23une surtaxe
19:24sur l'impôt
19:25et sur les bénéfices
19:26pour les grandes entreprises.
19:27Est-ce que leur compétitivité,
19:28la compétitivité des entreprises
19:30ne va pas en souffrir
19:31comme le dénoncent
19:32les organisations patronales ?
19:34Et puis,
19:35autre point,
19:35vous venez de dire
19:36que nous tiendrons
19:37les 5%.
19:39Alors,
19:39quelles économies
19:40allez-vous faire
19:41pour justement
19:41rester dans les clous
19:42des 5% ?
19:43puisque je partage la parole,
19:44je vais partager la parole
19:45avec la ministre
19:45de l'Action des Comptes Publics
19:46et je redirai un mot
19:47pour vous répondre après.
19:51Merci pour votre question
19:53sur les économies
19:54parce que c'est un sujet
19:55effectivement
19:55qui a beaucoup
19:57agité les débats.
19:59Vous vous rappelez
20:00que nous avions présenté
20:02un budget
20:03qui portait
20:03continuité
20:04du plus grand effort
20:05de réduction
20:06des dépenses
20:06de fonctionnement
20:07de l'État
20:07depuis 25 ans.
20:09Ça a été fait en 2025,
20:10ça a permis de tenir
20:11le fameux 5,4%.
20:13Je rappelle que
20:14sur les dépenses
20:14de l'État,
20:15nous avons fini l'année
20:16à 300 millions d'écarts
20:18par rapport
20:18aux 480 milliards d'euros
20:20de dépenses
20:21totales pour l'État.
20:23On peut donc dire
20:24qu'à la fois
20:24les engagements
20:25peuvent être tenus
20:26pour peu qu'on ait
20:26la bonne méthode.
20:28Et le Premier ministre
20:28a confirmé
20:29que pour 2026,
20:31toutes les lignes budgétaires,
20:33tous les éléments
20:33de dépenses
20:34et de recettes
20:34pour l'État,
20:35les collectivités
20:36et la Sécurité sociale
20:37continueraient d'être suivis
20:38comme nous l'avons fait
20:39tous les trimestres
20:40avec ce qu'on appelle
20:40les comités d'alerte,
20:41avec une très grande transparence
20:43pour que tout ce qui est
20:44dans ce projet de budget,
20:46comme l'a dit le Premier ministre,
20:48pour que nous tenions
20:48sincèrement le 5%,
20:50ne soit pas seulement
20:51sur les épaules
20:52des différents ministres,
20:53mais bien que ce soit
20:53quelque chose
20:54qui soit fait en transparence.
20:55Ensuite,
20:56sur les économies
20:56que nous faisons,
20:58nous en faisons beaucoup
20:59sur les opérateurs
21:00et les agences.
21:01Et vous verrez d'ailleurs
21:01que dans les prochaines heures,
21:02un certain nombre
21:02d'économies supplémentaires
21:03seront demandées
21:04à un certain nombre
21:05d'acteurs,
21:06notamment pour que nous puissions
21:07optimiser ce qu'on appelle
21:07leur trésorerie,
21:09qu'il n'y ait pas
21:09d'argent dormant,
21:10que les impôts payés
21:11par les Français
21:11soient utilisés
21:12aussi vite que nécessaire
21:13et qu'au fond,
21:15il n'y ait pas,
21:15vous voyez,
21:16des petites réserves
21:17comme telles des écureuils,
21:18alors que c'est l'argent
21:19des Français
21:20et que nous devons
21:21être très précautionneux
21:22avec l'impôt que nous collectons
21:23et très rigoureux
21:24avec la manière
21:25dont il est dépensé.
21:26Vous verrez également
21:27qu'un certain nombre
21:27de ministères,
21:28nous allons procéder
21:29à des mécanismes budgétaires
21:31pour que nous annulions
21:32une partie de notre réserve,
21:34ce qui veut dire
21:34que nous allons mettre
21:34sous contrainte
21:35l'ensemble des administrations
21:36pour dire que les budgets votés
21:37doivent être strictement tenus
21:39et qu'il n'y aura pas
21:40de rallonge,
21:41sauf crise,
21:42sauf besoin exceptionnel.
21:44Donc nous mettons
21:45l'ensemble de la puissance publique
21:46dans un cadre
21:47extrêmement rigoureux.
21:49Nous faisons des économies
21:50ensuite sur des éléments
21:50essentiels,
21:52les éléments
21:54de commande publique
21:54et d'achat publique.
21:55Vous avez vu
21:55beaucoup de reportages
21:56où au fond,
21:57nos règles obligent
21:59les acteurs publics
21:59à acheter plus cher
22:00que si les règles
22:01étaient de bon sens.
22:02Nous avons changé
22:03les règles sous l'autorité
22:04du Premier ministre
22:04avec le ministre
22:05David Amiel,
22:06pour que les achats
22:07coûtent moins cher.
22:08Un milliard d'euros
22:08d'économies par ce biais.
22:10Le Premier ministre
22:10a donné instruction
22:11que nous diminuions
22:12dans tous les ministères
22:13et tous les opérateurs
22:14les dépenses de communication.
22:16Et au total,
22:17les économies
22:18qui vont être présentées
22:19par rapport
22:20aux nouvelles annonces
22:21qui ont pu être faites
22:22permettent de tenir
22:23les dépenses
22:24pour qu'elles soient
22:25compatibles avec 5%.
22:26J'insiste enfin
22:27sur la fiscalité.
22:29Je dois vous dire
22:29qu'il y a eu
22:30beaucoup de changements
22:32entre la version
22:33du budget présenté
22:34le 14 octobre
22:35et celle
22:35que le Premier ministre
22:37est en train
22:38de finaliser
22:38par ses arbitrages.
22:40Il n'y aura pas
22:40plus d'impôts
22:42dans la copie
22:42présentée demain
22:43que dans celle
22:44que nous avions présentée
22:44au départ.
22:46La grande différence
22:46effectivement,
22:47c'est qu'il y a eu
22:47des changements
22:48sur qui contribuera
22:50un peu plus en 2026.
22:52Toute la fiscalité
22:53des ménages,
22:53nous avions eu
22:54des projets
22:54sur l'abattement
22:55sur les retraités,
22:56des projets
22:56sur un certain nombre
22:57de révision de niches fiscales,
22:58des projets
22:58sur le gel du barème
22:59de l'impôt sur revenu,
22:59tous ces éléments
23:01ont été retirés
23:01pour qu'il y ait
23:02une fiscalité
23:03strictement stable
23:04ce qui amène
23:05et je conclurai là
23:06à ce que l'effort
23:07de la nation
23:08par ses prélèvements
23:09obligatoires
23:10soit inférieur
23:12en pourcentage
23:12de notre PIB
23:13en 2026
23:14par rapport
23:15à ce qu'il était
23:15en 2019.
23:172019,
23:17c'est la dernière année
23:18où nous étions
23:18sous 3% de déficit.
23:202019,
23:21c'est la dernière année
23:21avant les grandes crises
23:22du Covid,
23:22de l'Ukraine
23:23et de l'inflation.
23:25A l'époque,
23:25nous avions 44%
23:26de prélèvements
23:26obligatoires
23:27dans la richesse nationale.
23:28Il y aura en 2026
23:2943,9%.
23:31Ce qui veut dire
23:31que nous ne sommes
23:32pas dans la folie fiscale,
23:34ce qui veut dire
23:34que nous essayons
23:34de revenir
23:35à un moment
23:36de notre histoire
23:37économique et budgétaire
23:38qui était la dernière année
23:39où nous étions
23:40sous les 3%.
23:40Il nous semblait
23:41que c'était
23:41une bonne boussole
23:42à tenir.
23:43Mais sur les ministères,
23:43vous disiez
23:44que vous alliez utiliser
23:45la réserve,
23:45mais est-ce qu'il y aura
23:46davantage d'économies
23:47qui vont être actionnées
23:49très concrètement ?
23:49Très concrètement,
23:50c'est-à-dire qu'il y a
23:50un milliard et demi d'euros
23:51que les ministères
23:52pouvaient espérer dépenser,
23:54qu'ils ne pourront pas
23:54dépenser en 2026
23:55et nous faisons
23:56de manière extrêmement
23:56transparente.
23:58Et c'est très important
23:59pour que les Français
23:59comprennent qu'en fait
24:01les économies,
24:01ce sont des vraies économies,
24:03pas des économies
24:03d'écriture,
24:05ce sont des vraies économies
24:06qui sont en fait
24:06au-delà de celles
24:07qui sont déjà dans le budget
24:08et comme nous l'anticipons,
24:12dans quelques semaines,
24:13nous aurons,
24:13et j'en suis sûr,
24:14beaucoup de questions
24:14au gouvernement
24:15sur un certain nombre
24:15de mesures,
24:17dispositifs
24:18qui ne seront peut-être
24:20comme certains auraient voulu
24:21et je ne doute pas
24:23que ces mêmes
24:24qui aujourd'hui disent
24:24qu'il en faut plus
24:25d'économies
24:26sont les premiers
24:26à nous demander
24:27où est l'argent.
24:28Et dans quel secteur ?
24:29Les ministres,
24:31évidemment,
24:32conduiront,
24:32et je veux le dire aussi
24:33en réponse
24:33à ce qu'a pu dire
24:34Olivier Faure,
24:35notre engagement,
24:36c'est de financer
24:37pleinement les services publics
24:39que les Français attendent.
24:40Maintenant,
24:40sur tout ce qui n'est pas
24:41le cœur des services publics,
24:42tout ce qui n'est pas
24:43le fonctionnement attendu
24:44de notre pays,
24:44nous assumons
24:45de faire des économies
24:46de fonctionnement,
24:47de rationalisation
24:48et d'organisation.
24:49Les éléments notamment
24:50que le Premier ministre porte
24:51pour que nous mettions
24:53un État
24:53dans une capacité
24:54à faire plus efficace
24:56sont évidemment essentiels
24:57à la tenue
24:58de ces économies.
25:01Merci beaucoup.
25:02Merci infiniment.
25:05Il y a une question là, non ?
25:06Merci.
25:07Mais l'opportunité va...
25:09Voilà.
25:10Oui, je reviendrai.
25:12Trois questions.
25:12Encore un mensonge.
25:14Merci à tous.
25:15Alors moi,
25:15je vous propose
25:15qu'on continue
25:16pour la partie plus formelle.
25:19quand même embrayée...
25:25Voilà, le Premier ministre
25:26Sébastien Lecornu
25:28l'a donc annoncé,
25:29Marie Chantré.
25:30C'est avec regret
25:31et amertume
25:32qu'il se présentera demain
25:34au Parlement,
25:35enfin à l'Assemblée nationale
25:36et qu'il utilisera
25:37le 49.3.
25:38Oui, c'est intéressant
25:39d'étudier la sémantique
25:40utilisée par le Premier ministre
25:42ce soir.
25:43Vous avez souligné ces mots
25:44avec regret et amertume.
25:46à la question
25:47qui lui est posée
25:48est-ce que c'est votre échec ?
25:49Est-ce que cela décrédibilise
25:51la parole politique,
25:52la parole publique ?
25:53Il le dit.
25:54C'est un semi-succès.
25:56C'est un semi-échec.
25:57Il est bien l'élève
25:58de son maître,
25:58quand même,
25:59Sébastien Lecornu,
26:00très proche
26:01d'Emmanuel Macron.
26:02On va écouter
26:03la porte-parole
26:04du gouvernement.
26:04à nécessiter
26:07des compromis
26:08et des concessions
26:09de la part de chacun.
26:11Une équation budgétaire
26:12qui permet
26:13de contenir
26:14le déficit
26:14à 5% du PIB,
26:19de garantir
26:20une stabilité
26:21et d'être cohérent
26:22avec la politique
26:23économique suivie.
26:25C'est donc une copie
26:26qui permet
26:27au pays
26:27d'avancer.
26:28Encore une fois,
26:29ce sont ces mots.
26:30La feuille de route
26:31est remplie
26:31et nous devons
26:32toutes et tous
26:33la défendre
26:34en défendre le résultat.
26:35Il parlait là
26:36des membres
26:37du gouvernement
26:37parce qu'il y a
26:39dedans de véritables
26:40éléments de relance
26:41et il faisait
26:42notamment référence
26:43aux crédits
26:44et aux mesures
26:45relatifs
26:46au logement.
26:48Parce qu'il y a
26:49une consolidation
26:50d'éléments de défense
26:51et notamment
26:52sur le régalien
26:53et parce que
26:54la surtaxe
26:55IS,
26:56donc sur les grandes
26:57entreprises,
26:58est plus concentrée
26:59qu'en 2025
27:00et touche moins
27:01d'entreprises,
27:02les ETI,
27:03les TPE,
27:03les PME,
27:04vous le savez,
27:05ne seront pas touchées
27:06en 2026.
27:07Et le président
27:08de la République
27:08a conclu
27:09en saluant
27:09l'engagement
27:10du Premier ministre
27:11et des ministres
27:12concernés,
27:13notamment ma collègue
27:14Amélie de Montchalin,
27:16travail qui a permis
27:17d'avancer,
27:18je cite,
27:18sur ce chemin
27:19de Crète.
27:20un.
27:20logo.
27:20Au revoir.
27:21아무.
27:21Lecline de Montchalin,
27:22des TPE,
27:22les TPE,
27:23les TPE,
27:23les TPE.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations