00:00Il n'y a pas de suspension.
00:01Non, mais du coup ce n'est pas une suspension, c'est un décalage.
00:03Ça pourrait être déjà pas mal.
00:04Vous êtes derrière ce que dit Macron, ce n'est qu'un décalage.
00:10Malheureusement oui, puisque Macron désavouant le cornu, le cornu étant nommé par Macron,
00:13ne comprend plus rien.
00:14Vous avez raison de le souligner, c'est incompréhensible et illisible.
00:16Mais, qu'est-ce qu'on nous demande de voter ?
00:19On nous propose un calendrier, c'est-à-dire quelle génération partira à 64 ans.
00:23C'est ça le sujet.
00:24Moi j'ai une réponse simple, je ne veux que personne parte à 64 ans.
00:27Et ce qu'on nous propose de voter tout à l'heure, c'est dans le meilleur des cas,
00:30que les gens partent à 62 ans et 9 mois, déjà maintenant.
00:32C'est-à-dire nous faire avaler un tiers de la réforme des retraites.
00:35Or, dans cet hémicycle qui est juste derrière vous, en image,
00:38il y a une majorité pour abroger la réforme des retraites.
00:41Donc ce qui se passe là, c'est maintenir M. le cornu et ses amis au pouvoir,
00:45leur permettre de faire passer plein d'autres lois en échange.
00:47En échange de quoi ?
00:48En échange d'un décalage de un an de ceux qui partiront à 64 ans.
00:51Moi je ne veux pas que les gens partent à 64 ans.
00:53Je pense à ceux qui nous regardent ce matin
00:57et qui ont la possibilité cet après-midi de gagner 3 mois.
01:01Et vous leur dites, bah non.
01:02Non, je n'en dis pas ça.
01:03Je leur dis, qui dans le texte-là va payer ce décalage de 3 mois ?
01:07On se souvient, ça a été annoncé par M. le cornu.
01:09Le projet initial, c'était le gel puis la baisse des pensions de retraite.
01:13C'est-à-dire on disait aux gens, vous aurez 3 mois que vous allez payer vous-même.
01:16Je ne suis pas très enthousiaste à cette idée.
01:18Puis, on nous a dit, ça allait être les franchises médicales.
01:21Je rappelle d'ailleurs que les franchises médicales ne passent pas dans le texte de loi.
01:23C'est un décret, c'est-à-dire qu'il suffit de 3 macronistes dans un bureau entre eux
01:25pour signer et faire surpayer les médicaments.
01:29Donc, est-ce qu'on peut accepter ça ?
01:30Non, je prends juste un exemple.
01:31Imaginez, il y a quelqu'un qui rentre ici sur le plateau et qui dit,
01:33Madame de Malherbe, enfin vous, mais vous n'êtes pas concerné par ça,
01:36on va vous couper deux doigts.
01:37Moi je ne suis pas d'accord avec ça.
01:38Un socialiste sort de sous la table en disant, on va lui couper qu'un.
01:40Je ne suis pas d'accord non plus.
01:41Voilà, c'est exactement ce qui a se passé tout à l'heure.
01:43Je pense qu'il faut défendre l'abrogation de la réforme des retraites.
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