- il y a 2 mois
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00:00Il est midi 3, vous êtes en direct sur Europe 1 pour Eliott Deval et vous, 01, 80, 20, 39, 21 pour réagir en direct bien sûr.
00:11On est toujours avec Estelle Lafon, Georges Fenech, ancien député, ancien magistrat, Alexandre Devecchio,
00:17rédacteur en chef des pages débat au Figaro Magazine.
00:21Autre sujet aujourd'hui, et c'est une question vraiment de société, c'est une question essentielle qu'on doit se poser,
00:28comment aujourd'hui les femmes peuvent prendre les transports en commun en toute sécurité.
00:36Et vous savez qu'il y a une tribune qui a été publiée pour que les wagons soient réservés aux femmes et aux enfants
00:44dans les trains, dans des zones sensibles.
00:46Il y a déjà quasiment 30 000 signataires.
00:50Les wagons pour femmes, c'est un cri d'appel, c'est un cri d'appel à l'aide, pas une solution.
00:57Nous ne voulons pas être séparés, nous voulons être protégés, mais de fait, il y a une telle insécurité dans les transports en commun
01:03qu'aujourd'hui, on appelle justement à se mobiliser.
01:08Par exemple, Estelle, vous seriez favorable à ce qu'il y ait des wagons réservés aux femmes ?
01:11Moi, tout à fait. En plus, ayant déjà effectué un voyage au Japon, il y a au Japon des wagons réservés aux femmes
01:17dans certains métros, dans les transports.
01:18Mais vous n'y voyez pas une sorte de faillite sécuritaire ?
01:22C'est-à-dire que...
01:22C'est dommage, en fait, qu'on soit obligé de se poser cette question.
01:25Qu'on en arrive là, bien évidemment.
01:27Mais étant effectivement confronté aujourd'hui, quotidiennement, à ces agressions sexuelles,
01:33vous avez des agressions de toutes parts, d'ailleurs.
01:35Vous avez des femmes qui ont changé leurs habitudes.
01:38On était avec Charlotte Dornela ce matin, qui nous expliquait à quel point elle avait changé ses habitudes.
01:43Elle ne prenait plus le métro à une certaine heure.
01:48Et c'est une parole qu'il faut entendre.
01:50Hier, on était avec le ministre des Transports, Philippe Tabarro.
01:54Et lui, il refuse de s'y résoudre.
01:56Il veut trouver toutes les solutions préventives, coercitives,
01:59qui permettraient, finalement, de ne pas arriver jusqu'à, finalement, avoir une séparation entre les hommes et les femmes
02:05dans certaines zones, dans les transports en commun.
02:09Je vous propose qu'on voit d'abord, et qu'on écoute ce sujet,
02:12qui va tout expliquer, retracer.
02:14Et puis, vraiment, n'hésitez pas à prendre votre téléphone et nous appeler pour savoir ce que vous en pensez.
02:19C'est une initiative lancée comme un cri d'appel.
02:22Le 24 octobre dernier, une pétition est créée pour réclamer des wagons réservés aux femmes et aux enfants
02:27dans les transports en commun en Ile-de-France.
02:29Signé par près de 30 000 personnes, l'objectif est clair, pouvoir voyager en toute sécurité.
02:34Les wagons pour femmes, c'est un cri d'appel à l'aide, pas une solution.
02:38Nous ne voulons pas être séparés, nous voulons être protégés.
02:42Proposez-nous des solutions, pas des promesses.
02:45Mais s'il n'existe pas de solution efficace, il faudra peut-être sérieusement envisager
02:50des wagons séparés, une mesure extrême, désespérée et sauvage.
02:54Une proposition qui fait suite à la tentative de viol d'une jeune femme brésilienne
02:58dans le RERC le 27 octobre dernier.
03:00Mais le ministre des Transports, Philippe Tabarro, y est pour l'instant opposé.
03:03Moi, je n'arrive pas à me résoudre encore qu'en France, on opère ce séparatisme.
03:09J'entends que ce soit pour des raisons de sécurité, de tranquillité, mais je me dis
03:15que quelque part, là où ça peut se faire, c'est un autre message qui est passé.
03:19On peut utiliser des agents qui sont formés.
03:22Mais les chiffres sont glaçants.
03:24D'après un rapport du gouvernement publié en mars, 91% des victimes de violences sexuelles
03:28dans les transports en commun sont des femmes.
03:3099% des mises en cause sont des hommes.
03:33Toutefois, le réseau d'Île-de-France Mobilité, contacté par le Parisien, assure
03:37ne pas avoir l'intention de créer un tel projet.
03:39A la place, il réfléchit à différentes alternatives, comme le renforcement des caméras, les wagons
03:44interconnectés, un numéro ou des bandes d'appel d'urgence.
03:48Et nous sommes en direct avec Audrey, une auditrice.
03:52Bonjour, cher Audrey.
03:53Bonjour, Eliott.
03:54Bonjour à tous.
03:55Voilà, je voulais juste vous dire que je vous aime et merci pour cette émission avec
03:59Philippe Devilliers.
04:01Vous avez transformé ma vie, mon quotidien, ma vision.
04:04Écoutez, Audrey, merci.
04:06Merci beaucoup.
04:06Vous changez réellement notre vie, en fait.
04:09Vous changez notre vision et vous donnez la parole.
04:12Et la parole est toujours plurielle chez vous.
04:15Merci Audrey.
04:16Merci beaucoup.
04:16Ça nous touche, bien évidemment.
04:19Je voulais vous parler de ce sujet qui est extrêmement important.
04:22Moi, j'ai grandi en région parisienne.
04:24J'ai subi moi-même des agressions sexuelles.
04:27Et à chaque fois, j'étais en sidération.
04:29Je devais même avoir 18 ans.
04:30J'étais tellement en sidération.
04:31Je ne suis jamais allée à la police ou quoi que ce soit.
04:35Donc, les chiffres qu'on a, je sais qu'ils sont vraiment vus à la baisse.
04:40Il y a plusieurs choses à ça.
04:42Donc, c'est un aveu d'échec.
04:43Nos impôts, ils partent pour qu'on nous protège.
04:47Évidemment qu'on ne nous protège pas.
04:49Les transports en commun, les écolos.
04:51Moi, je vis à Lyon.
04:53Ils nous sont de plus en plus imposés.
04:55Donc, on n'a pas le choix de se mettre en insécurité.
04:57Et Charlotte Dornelance a parfaitement raison.
04:59Et ce n'est pas parce que c'est Charlotte Dornelance.
05:01Demandez aux femmes.
05:02100% des femmes se sont déjà faites harceler.
05:04Donc, qu'est-ce que c'est ?
05:06Aujourd'hui, c'est dans les transports en commun.
05:07Demain, c'est dans les trottoirs, en fait.
05:11Alors, non seulement...
05:11Et donc, vous, vous êtes favorable, par exemple, Audrey,
05:14à ce qu'on ait des wagons réservés aux femmes et aux enfants
05:17dans les trains, dans les zones soucibles ?
05:19En fait, malheureusement, oui.
05:22Parce qu'on n'a plus le choix.
05:23Mais regardez, si on dit que les femmes et les enfants sont là,
05:26qu'ils sont donc des victimes,
05:27qu'ils sont donc un endroit où, voilà,
05:29si on veut agresser des femmes, on sait qu'on va là.
05:30Qu'est-ce qu'on va faire ?
05:31On va mettre ensuite des policiers derrière, dans chaque wagon, etc.
05:35Ce n'est pas possible.
05:36On ne peut pas vivre comme ça.
05:37Maintenant, il y a une chose qui n'est jamais dite.
05:40C'est que la plupart des agressions aussi qui sont faites,
05:44les agressions sexuelles,
05:45la plupart sont faites aussi par des personnes qui sont étrangères.
05:48Moi, ça a toujours été des personnes étrangères.
05:51Donc, des hommes, bien sûr, étrangers.
05:53Et ça, on ne le dit pas parce que ce n'est pas forcément censé être bien pour moi.
05:56Je suis désolée.
05:57Mais vous avez tellement raison, André.
05:59C'est le plus grand tabou sur cette question-là.
06:01C'est-à-dire qu'on va donner tous les chiffres d'augmentation
06:04du nombre d'agressions sexuelles dans les transports en commun.
06:08Mais jamais vous verrez dans les médias mainstream
06:12la question des causes
06:16et notamment la question de la surreprésentation
06:20étrangère dans la délinquance sexuelle,
06:24dans les transports en commun.
06:25Par exemple, en Ile-de-France,
06:27ces 62% des actes commis,
06:29des agressions sexuelles qui sont commises,
06:31sont commises par des étrangers.
06:33Vous voyez, ce chiffre,
06:34il est à la disposition de toutes les rédactions de France.
06:38Mais certains préfèrent ne pas le voir.
06:41Parce que ça remettrait en question l'immigration.
06:45Et alors, je vais vous dire,
06:46si on continue à faire venir une immigration
06:48dont les mœurs ne mettent pas au même pied d'égalité
06:51les femmes et les hommes,
06:52qui en plus crée une ségrégation visuelle publique,
06:56c'est-à-dire il y a les femmes pures qui portent le voile
06:58et celles qui ne sont pas pures,
06:59que l'on peut aussi agresser,
07:01eh bien forcément, ce chiffre va augmenter.
07:04Après, on va dire qu'on fait moins d'enfants.
07:05Mais imaginez avoir une fille aujourd'hui.
07:07Nous, les femmes,
07:08100% des femmes se sont faites harcelées dans la rue.
07:11Se sont faites déjà harcelées.
07:12Nous, les femmes,
07:13vous pensez quoi ?
07:14Qu'on a plaisir ?
07:15Hier, j'étais avec une amie qui me disait
07:17« Je suis contente d'avoir eu un garçon.
07:20Je suis désolée,
07:20ce n'est pas en France qu'on dit ça.
07:22C'est en Iran,
07:23c'est en Afghanistan. »
07:23C'est triste d'entendre évidemment une personne qui dit ça.
07:27Alors, vous restez avec nous Audrey,
07:29mais on est en direct avec Mme Steyer.
07:32Mme Steyer, vous êtes avocate.
07:35Là, je vous découvre pour être totalement transparent.
07:38Mme, je suis allée sur votre page,
07:41parce que vous avez plusieurs pages,
07:42notamment une page Instagram,
07:43et vous dites « avocat passionné pour la défense du droit des femmes ».
07:48Alors, quel regard l'avocate que vous êtes porte sur cette proposition
07:53d'avoir des wagons réservés aux femmes et aux enfants
07:55dans les trains des zones sensibles ?
07:57Et puis, on reviendra évidemment sur les causes
08:02de cette explosion du nombre d'agressions.
08:05Je crois en 10 ans,
08:06c'est plus 86% d'agressions sexuelles dans les transports en commun.
08:12Oui, je suis très gênée par cette question
08:16d'une espèce de, finalement, construction
08:18d'une forme de ségrégation de femmes, évidemment,
08:22parce qu'on ne va pas interdire des wagons aux femmes
08:25ou des espaces aux femmes.
08:27L'espace public appartient à tout le monde,
08:30mais c'est aussi parce que l'espace public appartient à tout le monde
08:33à toute heure du jour et de la nuit
08:35qu'il faut assurer une protection des femmes.
08:38Donc, on est dans ce dilemme-là
08:40qui dure depuis très longtemps,
08:43puisque vous savez que les associations,
08:45on m'a vu le jour il y a 30 ans,
08:47parce qu'une femme avait été violée dans le métro
08:50sans que personne n'intervienne
08:52et que 30 ans après,
08:54le problème est non seulement le même,
08:56mais que les personnes commencent à intervenir
09:00et on a d'autres outils
09:01qui sont notamment les téléphones qui filment.
09:04Donc, c'est un outil exceptionnel
09:06en termes de preuves et de contrôles, finalement.
09:08Mais on a une augmentation des chiffres
09:12et on n'a toujours pas de femmes protégées
09:15pouvant aller tout le matin à leur travail,
09:19tard le soir, revenir ou aller d'ailleurs où elles veulent.
09:22Donc, je suis partagée,
09:23mais je pense qu'il faut vraiment assurer
09:25une protection de les femmes.
09:27Alors, oui, plus de vidéos,
09:30vous vous souvenez, plus de caméras.
09:32Vous vous souvenez qu'il y a déjà des années
09:33dans les transports et dans les villes.
09:37Là, il y avait des oppositions sur les vidéos.
09:39Maintenant, on s'en sert énormément,
09:41notamment dans les enquêtes judiciaires.
09:44Parce qu'il faut effectivement augmenter
09:45le nombre de vidéos
09:45et peut-être assurer,
09:48en attendant que toute la gare,
09:49parce qu'il y a les trains,
09:51mais aussi les couloirs
09:52dans lesquels on est agressé,
09:55assurer à certains endroits
09:57une surreprésentation
09:58des caméras
10:01et peut-être une personne
10:04la nuit
10:04qui soit dans des métros.
10:06Donc, on met plus de moyens
10:08dans les transports en commun
10:09et notamment des caméras.
10:11Pourquoi pas des caméras ?
10:12Vous savez,
10:13c'est le ministre Philippe Tabarro hier
10:16qui en parlait
10:16via les algorithmes
10:18et l'intelligence artificielle.
10:20Essayer d'avoir une reconnaissance
10:21la plus efficace possible
10:24pour savoir si dans les métros
10:26à une certaine heure,
10:28ça avait été utilisé
10:30pendant les Jeux Olympiques,
10:31Georges Fenech.
10:32Ces caméras-là,
10:34il y avait eu une sorte
10:34d'exception pendant les JO
10:36et il faudrait la maintenir
10:38pour pouvoir utiliser.
10:39Mais pardonnez-moi, maître,
10:41dans cette volonté
10:44de protéger les femmes
10:45et les associations,
10:47il y a souvent un non-dit,
10:49pardonnez-moi, idéologique
10:51et il y a une tartufferie XXL.
10:53C'est la question des causes
10:55et des raisons de l'explosion.
10:58Quand on va sur les chiffres
10:59et qu'on voit qu'il y a une surreprésentation
11:00dans la délinquance sexuelle,
11:02dans les transports en commun,
11:04une surreprésentation étrangère,
11:06là aussi, il faut l'aborder,
11:07il faut se poser toutes les questions
11:08autour de cette surreprésentation étrangère
11:11dans la délinquance sexuelle.
11:13Et d'ailleurs, on va se la poser
11:13juste après une courte pause
11:15sur Europe 1.
11:16Maître, vous restez avec nous.
11:18Maître Steyer,
11:19avocate spécialiste
11:20pour la défense du droit des femmes.
11:22Et Audrey, toujours avec nous.
11:23Maître Isabelle Steyer,
11:24cofondatrice du collectif
11:26Action Juridique Féministe.
11:27Et vous avez une pétition
11:29qui a été lancée
11:30il y a quelques semaines
11:31avec déjà quasiment
11:3230 000 signataires
11:34pour des wagons
11:35réservés aux femmes et aux enfants
11:37dans les trains
11:38des zones sensibles.
11:39Je vous propose d'écouter
11:39le témoignage de Charlotte Dornelas.
11:41Elle était avec nous ce matin
11:43sur CNews dans l'heure des pros.
11:44Elle explique à quel point,
11:46évidemment,
11:47son quotidien a changé
11:48et surtout
11:49qu'elle n'est pas favorable
11:52a priori
11:54pour séparer
11:55les hommes et les femmes
11:56dans les trains
11:57ou dans les métros.
11:59Mais que si elle avait
12:00cette possibilité-là
12:01ce soir,
12:03si elle venait
12:04à sortir,
12:05prendre un verre,
12:06rentrer tard
12:06vers chez elle,
12:09elle le ferait.
12:10Elle le ferait sans hésiter.
12:12Écoutez Charlotte Dornelas.
12:13Dans le métro,
12:14j'ai plus peur
12:14en tant que femme
12:15qu'en tant que personnalité publique.
12:17Aujourd'hui,
12:18est-ce que vous seriez
12:19favorable
12:20à ce qu'il y ait
12:21des wagons
12:21uniquement pour les femmes ?
12:22Moi,
12:23quand je lis
12:24leur pétition,
12:26je la signe.
12:27Je n'ai pas de problème
12:28parce qu'elles reconnaissent
12:29elles-mêmes
12:29que ce n'est pas
12:30une solution
12:31dans le monde théorique.
12:33Mais malheureusement,
12:33nous ne vivons pas en théorie.
12:34Nous vivons en pratique.
12:35Là, la réalité,
12:36c'est qu'il y a plein de femmes
12:37qui, à partir de 22h,
12:39sont en panique totale,
12:40ont le cœur qui baffe,
12:41ont semblant d'être au téléphone,
12:42cherchent une femme
12:42sur le quai
12:43pour se mettre à côté d'elle
12:44dans le métro.
12:44On le fait toutes,
12:46tous les jours.
12:46Bien sûr que je préférais
12:48vivre dans un environnement
12:50où je prends le métro
12:51avec tout le monde
12:52et où, bien sûr,
12:53il peut y avoir
12:53un drame un jour
12:55mais où ce n'est pas systématique,
12:57où ce n'est pas tous les soirs
12:57où j'y vais,
12:58la peur au ventre.
12:58C'est-à-dire,
12:59il y a 10 ans.
13:00Et ça,
13:01c'est partagé
13:01par bon nombre.
13:02Vous avez dit,
13:03Estelle,
13:03vous avez écouté Charlotte,
13:04vous avez dit,
13:04c'est vrai.
13:05Je l'ai déjà fait plusieurs fois
13:06de faire semblant
13:07d'être au téléphone
13:08pour avoir l'impression
13:09d'être occupée
13:10et qu'on fiche
13:11un peu la paix, en fait.
13:12Et nous sommes toujours
13:13avec Audrey Steyer,
13:14donc vous êtes avocate spécialiste,
13:17Isabelle, pardonnez-moi,
13:18Steyer,
13:18avocate et cofondratrice
13:19du collectif
13:20Action Juridique Féministe.
13:23C'est un collectif
13:27avec une orientation politique
13:29maître ou pas ?
13:31Ah non, pas du tout.
13:31C'est totalement impolitique.
13:33Non, non, non, pas du tout.
13:35On a constaté
13:36qu'il n'y avait pas
13:37d'association
13:38sur un questionnement juridique.
13:40Notamment,
13:40on a la question
13:41du consentement
13:42d'ordiol
13:42qui vient d'être voté,
13:44mais on peut avoir
13:45la question
13:46de circonstances aggravantes,
13:47de l'introduction
13:49d'un dossier
13:50de féminicide
13:50dans le code pénal,
13:52une loi globale
13:54concernant
13:55les violences
13:56faites aux femmes
13:57qui est d'ailleurs
13:57en cours
13:58de construction.
14:00J'entends.
14:00Donc c'est vraiment...
14:02Vraiment, on est sûr
14:02de tenter
14:04d'avoir un arsenal juridique
14:05qui soit compatible
14:06avec la société
14:07dans laquelle nous vivons.
14:09Si je vous pose
14:09la question, maître,
14:10c'est qu'aujourd'hui,
14:15vous avez
14:15des collectifs
14:17féministes,
14:18souvent d'ailleurs
14:18financés par l'État,
14:20qui ont une défense
14:21à géométrie variable
14:23sur les questions
14:24de violences faites
14:26contre les femmes.
14:27Je vais prendre
14:27un exemple
14:28très concret.
14:30Claire Géronimi,
14:31cette jeune femme
14:31qui a été violée
14:33il y a quelques années,
14:34trois ans,
14:35par un homme
14:36qui était sous le coup
14:37d'une obligation
14:38de quitter le territoire
14:39français.
14:40Elle a eu le malheur
14:41de prendre la parole,
14:42de se mobiliser,
14:43de dire que ce drame
14:44n'aurait jamais dû
14:44avoir lieu.
14:46Et elle a été
14:47stigmatisée,
14:48mise au banc
14:49finalement des collectifs
14:50féministes.
14:51Et au moment
14:52du procès
14:53de son bourreau,
14:53il n'y avait
14:54quasiment aucun
14:55grand collectif
14:57présent
14:57parce que
14:58le seul collectif
14:59qui soutenait
15:01Claire Géronimi
15:03c'était
15:03le collectif
15:04Némésis.
15:04Et là,
15:05dans le sujet
15:05que nous traitons
15:06actuellement,
15:07c'est-à-dire
15:07l'insécurité
15:08dans les transports
15:09en commun,
15:10la délinquance
15:10sexuelle
15:11dans les transports
15:12en commun,
15:12il y a une
15:12surreprésentation
15:13des étrangers.
15:16Alors,
15:16question toute bête
15:18et je pense
15:18aux auditeurs
15:19évidemment
15:20et je me dis
15:21mais attendez,
15:22un délinquant sexuel
15:23déjà c'est
15:24casse-prison
15:25directement,
15:26il n'y a même
15:27pas à réfléchir,
15:28mais alors
15:28un délinquant sexuel
15:29étranger,
15:30c'est casse-prison
15:33rapidement si vous voulez
15:34mais c'est surtout
15:34casse-avion,
15:35c'est l'expulsion
15:36automatique
15:37du délinquant
15:37sexuel étranger
15:38et ça,
15:39ça n'est pas appliqué
15:40aujourd'hui ?
15:41Alors,
15:42vous savez,
15:43quand on commence
15:43ce métier d'avocat,
15:45on est souvent
15:45en permanence,
15:46y compris en permanence
15:46concernant le droit
15:47des étrangers
15:48et le droit
15:50d'être maintenu
15:50en rétention.
15:52Alors,
15:52les étrangers
15:53sont,
15:55comparaissent
15:55devant un juge
15:56qui va
15:58ordonner
15:59ou pas
15:59leur maintien
16:00en rétention
16:01administrative
16:01et la prorogation.
16:02Donc,
16:02c'est un juge
16:03de l'ordre judiciaire
16:04qui va d'abord
16:05statuer sur son maintien,
16:07savoir s'il a des garanties
16:08de représentation
16:09ou pas.
16:11Et ensuite,
16:11il s'agit
16:12au pays
16:12dont il est supposé
16:14avoir la nationalité
16:16de le reconnaître
16:17ou pas.
16:18Et ça,
16:20la France
16:21est tributaire
16:21de cette reconnaissance-là.
16:23C'est-à-dire que
16:24certains pays
16:24reconnaissent
16:25ou pas
16:25leurs ressortissants
16:26et certains étrangers
16:28donnent ou pas
16:29la nationalité
16:30dont ils ont
16:31l'origine.
16:33Parfois,
16:33ces personnes-là
16:34vont d'un consulat
16:35à l'autre
16:36Donnent une nationalité
16:38qui n'est pas la bonne,
16:40etc.
16:40Voilà.
16:41On n'a pas la bonne
16:41nationalité,
16:42on n'a pas la bonne
16:43non plus identité.
16:45Et certains pays
16:46ne reconnaissent pas
16:47non plus les étrangers.
16:48Donc,
16:49on est vraiment
16:50confrontés
16:50à cette problématique-là.
16:52Et une autre problématique
16:53globale,
16:54c'est que
16:55lorsqu'on a,
16:56qui est totalement judiciaire,
16:57lorsqu'on a
16:58quand même
16:59des femmes
17:00qui parviennent
17:01à filmer
17:02leurs agresseurs,
17:04eh bien,
17:04on n'a pas forcément
17:05les poursuites
17:06et les poursuites judiciaires
17:08à la hauteur
17:09de ce qu'il devrait y avoir.
17:10Et pourtant,
17:11je croyais que
17:11les violences faites
17:12contre les femmes
17:13étaient la grande cause
17:14nationale
17:14du président de la République.
17:16Donc,
17:17effectivement,
17:17il y a les mots
17:18et il y a les actes
17:19qui manquent.
17:20Maître,
17:20une toute dernière question
17:22et c'est Audrey,
17:22notre auditrice,
17:23qui est toujours avec nous
17:24et qu'on salue Audrey.
17:27Audrey disait,
17:29elle habite
17:30dans la région lonaise,
17:30elle était en région parisienne,
17:32elle disait,
17:32il y a aussi
17:33ce tabou
17:34de la surreprésentation
17:35des étrangers
17:36dans la délinquance sexuelle
17:37dans les transports en commun.
17:39Il y a un tabou
17:40dans le tabou,
17:41c'est que
17:41quand vous importez
17:42une immigration
17:44qui ne dispose pas
17:46des mêmes codes culturels,
17:47sociétaux,
17:48où finalement,
17:49la femme
17:50n'est pas forcément
17:51l'égal de l'homme
17:52dans certaines cultures,
17:54vous arrivez à des situations
17:56où des femmes
17:57sont agressées en France
17:58par des hommes
17:59qui vont
18:01agir de la sorte
18:03parce qu'ils ne les considèrent pas
18:05d'égal à égal.
18:06Il y a aussi une question
18:07sociétale et culturelle
18:09à travers ça.
18:09Il y a une question aussi
18:11d'éducation
18:12de tous les hommes
18:13qui ont un titre de séjour,
18:17alors il y a la question
18:18de ceux qui n'en ont pas,
18:19mais ceux qui ont un titre
18:21de séjour
18:21devraient être éduqués
18:22à l'égalité.
18:24Et ça me semble être...
18:25Il ne semble pas qu'on m'a éduqué
18:28à agresser les femmes,
18:30pardon,
18:31mais il me semble que quand même
18:32dans la culture occidentale,
18:33alors je ne dis pas
18:33qu'il y a certains hommes
18:35qui dérogent à la règle,
18:38ils sont des délinquants,
18:39mais je crois qu'à l'école,
18:40dans notre culture,
18:41on nous apprend
18:41à respecter les femmes.
18:44Moi, ce débat,
18:45et je trouve surréaliste
18:47et hallucinant
18:48qu'on en soit arrivé là,
18:49si vous voulez.
18:50Moi, je connais ça,
18:52les métros
18:52avec des wagons séparés,
18:54c'était en Inde.
18:55Donc, si vous voulez,
18:56ça veut dire qu'on est en train
18:57de devenir un pays
18:57du tiers-monde,
18:58en réalité,
19:00par importation
19:01d'une population
19:01du tiers-monde.
19:04Donc, peut-être qu'il va falloir
19:05se résoudre à ça,
19:07mais je trouve que c'est
19:08un thermomètre
19:09de l'état du pays
19:09et que notre pays
19:11va extrêmement mal
19:12et que la première mesure,
19:13ça ne suffira pas
19:14pour régler le problème
19:15dans l'immédiat,
19:16mais c'est de fermer
19:16les frontières.
19:17Très honnêtement,
19:18c'est de faire en sorte
19:19qu'il y ait une réduction
19:20massive des prix migratoires.
19:21Mais d'expulser automatiquement,
19:24d'expulser automatiquement,
19:25et de mettre à l'ombre
19:29l'agresseur sexuel étranger,
19:31de le mettre à l'ombre
19:32tant qu'il n'est pas expulsé,
19:33il reste à l'ombre.
19:34Et comme on protège
19:35les femmes sur notre sol,
19:38ce n'est pas toute l'immigration,
19:40bien évidemment,
19:40qui se...
19:41Je répète
19:42qu'il y a une surreprésentation
19:44des étrangers
19:46dans la délancance sexuelle,
19:47dans les transports en commun,
19:48notamment en Ile-de-France.
19:49C'est 62%.
19:50Ce que vous suggérez
19:52de manière très juste,
19:53ce heurte à un obstacle,
19:54c'est l'impossibilité
19:56d'obtenir des laissés-passés
19:58consulaires aujourd'hui.
20:00C'est ça la difficulté.
20:01Les décisions,
20:02elles sont prises.
20:03Interdiction d'obligation
20:05de quitter le territoire,
20:07mais le problème,
20:07c'est que l'Algérie,
20:08entre autres,
20:09ne les reprend pas.
20:10Eh bien,
20:10on remercie Isabelle Steyer,
20:12avocate et cofondatrice
20:13du collectif Action Juridique Féministe,
20:16d'avoir réagi en direct
20:17sur Europe.
20:18Sous-titrage Société Radio-Canada
20:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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