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  • il y a 9 mois
Le 29 octobre 2025, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat auditionnait le général d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la gendarmerie nationale, en pleine période d’examen du projet de loi de finances pour 2026. Après avoir rappelé la possibilité d’un conflit majeur impliquant la France dans les années à venir et le rôle qu’aurait à remplir la gendarmerie nationale au cours d’une telle situation, il a évoqué les contraintes financières et humaines qui pèsent sur ses services - alors que les équipements dits “militaires” vieillissent et sont trop peu renouvelés, que l’évolution du recrutement ne suit pas la hausse de la démographie et que la durée d’emploi des réservistes baisse elle aussi. Les sénateurs ont par ailleurs interrogé le général d’armée sur l’hébergement des gendarmes et le maillage territorial en termes de caserne sur le territoire national. Pour conclure son intervention, le chef de la gendarmerie nationale a également souligné les progrès effectués par son institution en termes de féminisation. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025

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00:00:00Générique
00:00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:14Une compétence régalienne sans budget, c'est compliqué.
00:00:17Face à un budget 2026 qui s'annonce austère, le directeur général de la gendarmerie, Hubert Bonneau,
00:00:23défend devant le Sénat la nécessité d'investir massivement face à la possibilité d'un conflit armé de plus en plus envisagé.
00:00:31On écoute ensemble son audition.
00:00:34Monsieur le Président, mesdames et messieurs les vice-présidents, mesdames et messieurs les rapporteurs pour avis, mesdames et messieurs les sénateurs.
00:00:42J'ai l'honneur de me présenter aujourd'hui devant vous pour la seconde fois,
00:00:45accompagné de monsieur François Desmadrille, directeur des soutiens et finances de la direction générale de la gendarmerie
00:00:51et du colonel Ronan Lelon qui est le chef du bureau de la synthèse budgétaire.
00:00:56Monsieur le Président, pour reprendre vos termes initiaux, je souhaite revenir rapidement sur le concept qui est le nôtre
00:01:04pour redéfinir un petit peu la gendarmerie, en tout cas depuis un an de présence en tant que directeur général.
00:01:12Je voudrais revenir sur les éléments qui font sa force et nos points de vigilance
00:01:15et ça reprendra une fois de plus les éléments que vous avez portés dans le propos liminaire.
00:01:19Je définis d'abord la gendarmerie, non pas autour de ses missions, sécurité publique, renseignement, ordre public, maintien de l'ordre pour les judiciens.
00:01:31Moi, je redéfinis la gendarmerie comme d'abord une force armée.
00:01:35Il ne faut jamais oublier qu'on est une armée, une force armée dont la vocation, la finalité, c'est la couverture des territoires.
00:01:42Quand je dis couverture des territoires, c'est que la gendarmerie doit d'abord garantir l'accès de tous aux services publics de sécurité.
00:01:48Sur 96% du territoire national, qui est notre zone de responsabilité.
00:01:54La gendarmerie doit garantir la continuité de l'État sur l'ensemble du territoire national, métropolitain et nos Outre-mer.
00:02:02Depuis 2007, la population dans notre zone de compétence a augmenté de plus de 3 millions d'habitants.
00:02:07Les effectifs de la gendarmerie devraient retrouver à peu près leur niveau de 2007, en 2026, avec l'arrivée de, normalement, 400 ETP sur la loi de programmation,
00:02:23la LOGMI, qui correspond aux 58 brigades qui n'ont pas pu être faites cette année et qui sont programmées l'année prochaine.
00:02:29Vous voyez, on revient à peine au niveau de 2007.
00:02:31Au cours de la période, néanmoins, on a constaté une hausse massive des interventions et de la délinquance.
00:02:38Sur 10 ans, c'est plus de 25% d'augmentation de la délinquance générale dans notre zone de compétence.
00:02:44Plus de 25%.
00:02:45Les interventions ont augmenté de plus de 53%.
00:02:48Les gardes à vue ont augmenté de plus de 40%.
00:02:52C'est aussi l'augmentation du niveau de violence subie par la population et par les forces de l'ordre.
00:03:00Depuis le début de l'année, 6 gendarmes sont décédés en service ou en mission.
00:03:044100 gendarmes ont été victimes d'agressions.
00:03:078000 gendarmes ont été blessés.
00:03:09C'est une augmentation, par rapport à une dernière, notable, de 3,5%.
00:03:12On constate sur le territoire national et dans nos rumeurs, un phénomène qui ne peut nous échapper.
00:03:20C'est la montée de la criminalité organisée qui, je dirais, connecte toutes les formes de délinquance.
00:03:28Je dis souvent qu'il n'y a pas de narcotrafic s'il n'y a pas de point de deal.
00:03:35Il n'y a pas de narcotrafic si vous n'avez pas de Ubercheat.
00:03:37Vous n'avez pas de gang organisée criminelle de l'Est itinérant, comme l'Evory-Vésacone,
00:03:44si vous n'avez pas des phénomènes de cambriolage au niveau local.
00:03:47Donc on a une espèce de verticalité dans la délinquance entre le niveau de base et la grande criminalité.
00:03:54Nous avons des problématiques majeures d'immigration illégale et nous avons, je l'ai dit, des vols en bande organisée.
00:03:59Autre phénomène majeur que nous vivons encore actuellement, notamment depuis mai 2024,
00:04:07c'est la multiplication des crises dans nos Outre-mer, qui entraîne un niveau d'engagement inédit de la gendarmerie mobile.
00:04:16Au moment où je vous parle, c'est 39 escadrons de gendarmerie mobile, soit exactement 2730 gendarmes mobiles,
00:04:25qui sont détachés en permanence dans les Outre-mer, auxquels il faut ajouter en permanence 165 gendarmes départementaux
00:04:33sur des missions de courte durée pour amener une compétence supplémentaire, notamment dans le domaine de la police judiciaire.
00:04:39Ces escadrons Outre-mer ne sont pas engagés au quotidien dans le maintien de l'ordre,
00:04:44mais bien dans la sécurité publique générale, dans des départements comme la Guyane, les Antilles,
00:04:50et bien évidemment en Nouvelle-Calédonie, où nous engageons en permanence, en Nouvelle-Calédonie, 20 escadrons en permanence.
00:04:58Sur le plan budgétaire, le contexte est marqué par les contraintes, vous l'avez rappelé, M. le Président.
00:05:02Ces contraintes justifient des efforts à tous les niveaux, qui se traduisent sur le programme gendarmerie,
00:05:07par certains renoncements, j'en parlerai.
00:05:10Nous avons bien conscience de tout cela.
00:05:12Et je voudrais vous dire, dans un premier temps, et ça revient aussi à votre propos liminaire,
00:05:18les efforts qui sont faits par la gendarmerie, ce sera ma première partie,
00:05:23pour justement s'adapter, chercher des gains, trouver des gains, dans un budget contraint et avec des effectifs contraints.
00:05:29Et dans un deuxième temps, je voudrais revenir sur l'appui essentiel que doit être le budget pour notre modèle.
00:05:37Alors je l'ai dit, la gendarmerie, c'est une force de couverture des territoires.
00:05:40La réponse opérationnelle de la gendarmerie repose en fait sur quatre forces essentielles.
00:05:46Je passerai très vite.
00:05:47La gendarmerie départementale, c'est notre système d'armes, je dirais.
00:05:51La couverture territoriale, les 3 700 implantations et les 3 100 brigades territoriales
00:05:57constituent pour moi les points d'appui essentiels de la gendarmerie.
00:06:03C'est ce qui nous permet d'ailleurs la concentration des moyens et la montée rapide en puissance
00:06:07autour de ces 3 100 brigades territoriales.
00:06:11On reparlera d'immobilier.
00:06:12Il n'y a pas de brigade territoriale sans immobilier.
00:06:15Donc c'est essentiel pour moi.
00:06:20Deuxième force essentielle de la gendarmerie, ce sont ces moyens spécialisés.
00:06:24Nous avons développé des chaînes spécialisées qui viennent appuyer, dès que cela est nécessaire, nos unités territoriales.
00:06:31En fait, c'est une espèce de double maillage.
00:06:32Vous avez un maillage territorial et un maillage qui vient en subsidiarité renforcer le travail des unités territoriales.
00:06:40Un exemple, vous avez un trafic identifié au niveau local par une brigade territoriale.
00:06:44S'il y a des ramifications au niveau départemental, c'est une brigade de recherche qui va prendre.
00:06:49Le niveau régional est pris en compte ou zonal par les sections de recherche.
00:06:54Et aujourd'hui, on a augmenté, on a exaucé en quelque part le niveau avec un niveau national dont je reparlerai,
00:07:01qui est l'unité nationale du poli judiciaire qui vient d'être créée, la fameuse UNPJ.
00:07:05Troisième grande force, c'est évidemment la gendarmerie mobile, qui fait face, je l'ai dit, à un taux d'engagement particulièrement soutenu,
00:07:13en particulier dans les Outre-mer.
00:07:14Pour être à l'équilibre, quand je parle d'équilibre, c'est la nécessité de faire, entre guillemets, souffler les forces,
00:07:21un taux d'indisponibilité, de repos, de permission, mais aussi la nécessité de maintenir en condition opérationnelle les forces par un entraînement.
00:07:31Eh bien, on estime que l'engagement maximum devrait être de 68 escadrons jour.
00:07:41En fait, la réalité est toute autre, puisque nous montons pratiquement en moyenne à 77 escadrons jour.
00:07:46Vous voyez la pression qui existe aujourd'hui sur nos escadrons.
00:07:51Et une quatrième force, qui est pour moi essentielle, c'est la réserve opérationnelle.
00:07:56La réserve opérationnelle, qui est un apport précieux, un atout majeur dans les territoires, j'y reviendrai.
00:08:05Alors, je vous l'ai dit, M. le Président, pour faire face, la gendarmerie a mis en œuvre des adaptations.
00:08:11Je vais vous les brosser rapidement.
00:08:14Pour faire face au niveau d'engagement, nous avons repensé les dispositifs opérationnels.
00:08:18Je vous donne deux exemples qui touchent les territoires.
00:08:20C'est par exemple les dispositifs de renforts estivaux et les dispositifs de renforts hivernaux.
00:08:27Donc, en gros, dans les stations de ski, les stations balnéaires, en hiver et en été.
00:08:31Donc, je suis incapable actuellement de détacher pour ces renforts des gendarmes mobiles.
00:08:37Trop compliqué, trop d'emplois sur la gendarmerie mobile.
00:08:40Donc, nous avons pris, sur un peu l'exemple des Jeux olympiques, aujourd'hui, un renfort sous forme de compagnies de marche déplacées.
00:08:52Pour caricaturer, en gros, l'hiver, ce sont des gendarmes de plaine, départementaux, qui ont une activité locale, qui montent en renforcement des stations de ski.
00:09:01Et l'été, ce sont des gendarmes de l'intérieur qui viennent renforcer les gendarmes de la côte.
00:09:06Alors, ça se fait au niveau régional, zonal, mais ça peut se faire aussi au niveau national.
00:09:11Donc, tout ça se fait sous plafond d'emploi, bien évidemment.
00:09:15J'ai aussi pris le parti, puisque la gendarmerie, c'est une force de couverture territoriale.
00:09:23Notre finalité, c'est d'abord le contrôle des flux, la surveillance et le contrôle sur le ruban routier, mais pas que.
00:09:32La gendarmerie doit être efficace en surveillance et en contrôle sur le trait de côte, dans les ports de plaisance, dans les ports secondaires, dans les ports de pêche.
00:09:40La gendarmerie doit être performante en surveillance et en contrôle sur les canaux.
00:09:45La gendarmerie doit être performante en surveillance sur les aérodromes secondaires.
00:09:49On doit être performant également sur la voie ferrée, parce qu'en fait, tout passe par les flux.
00:09:54Donc, pour faire ça aujourd'hui, sous plafond d'effectifs, j'ai décidé de transformer nos escadrons départementaux de sécurité routière, qui ont été dissous.
00:10:05Et on a recréé, en lieu et place, à compter du 1er octobre de cette année, les escadrons départementaux de contrôle des flux.
00:10:13C'est-à-dire que ces unités gardent un cœur de métier, qui est la sécurité routière, mais on exauce les compétences des gendarmes.
00:10:19Donc, ces gendarmes, ces motards, pour là aussi caricaturer, sont capables aujourd'hui, non seulement d'être en contrôle sur les axes routiers, mais de monter dans les trains,
00:10:29d'avoir une surveillance particulière sur le trait de côte, j'en ai parlé, et d'avoir des compétences supplémentaires, y compris sur l'immigration illégale.
00:10:38Donc, vous voyez, ce sont ces efforts qu'on a faits.
00:10:40Ces efforts ont été répercutés également sur notre chaîne de police judiciaire.
00:10:44Tout à l'heure, je vous ai donné le modèle de subsidiarité.
00:10:46Il nous manquait un niveau essentiel, qui est le niveau national.
00:10:53Donc, nous avons pris une approche, qui est d'abord l'approche du renseignement judiciaire et administratif, ce qu'on appelle le renseignement criminel.
00:11:01On a changé l'état d'esprit des gendarmes, leur façon de travailler en judiciaire, où on a rapproché partout, dans toutes nos structures,
00:11:08les responsables de la police judiciaire et du renseignement.
00:11:12On les a fondus.
00:11:12Je demande aujourd'hui aux gendarmes de travailler plus sur les criminels que sur la criminalité.
00:11:19Plus de ciblage, orientation sur le terrain pour une meilleure efficacité.
00:11:24Et ça se retrouve dans notre organisation, dans nos structures.
00:11:27Nous avons créé, à compter du 1er septembre 2025, après huit mois de préfiguration, l'unité nationale de police judiciaire.
00:11:39L'UNPJ regroupe 1 200 enquêteurs, à Pontoise, des spécialistes de la police judiciaire,
00:11:46dans le cyber, dans le numérique, dans la délinquance financière, dans tout ce qu'on appelle FinTech, c'est-à-dire par exemple les crypto-monnaies.
00:11:56C'est une unité qui vient en appui des sections de recherche au niveau local.
00:12:02Je vous donne un exemple.
00:12:03On a beaucoup travaillé, ça a été un peu médiatisé ces derniers temps, par exemple avec les sections de recherche du sud de la France,
00:12:10autour de la DZ Mafia.
00:12:14Pour que la section de recherche de Marseille soit plus efficace,
00:12:17on a détaché en permanence des dizaines d'enquêteurs sur des mois
00:12:20pour augmenter le niveau d'expertise de la section de recherche.
00:12:25C'est ça qu'on fait aujourd'hui.
00:12:27Et cette unité nous permet également d'avoir une vision nationale de tous les événements judiciaires,
00:12:34de tous les événements judiciaires de la gendarmerie,
00:12:37et nous permet de remonter en rapprochement.
00:12:40C'est d'ailleurs cette unité qui fait le point de liaison vers l'état-major de Criminité Organisé
00:12:44qui a été créée sous la direction de la DNPJ en tant que chef de file de la Criminité Organisé.
00:12:51Vous voyez, donc, c'est ça qu'on cherche à faire aujourd'hui,
00:12:54se réorganiser, se restructurer pour être plus performant.
00:12:59Nous avons fait la même chose, M. le Président en parlait,
00:13:02dans ce que moi j'appelle le continuum sécurité-défense.
00:13:07Alors on parle souvent de DOT, de défense opérale du territoire.
00:13:14On en parle, mais moi je veux agir.
00:13:17C'est-à-dire que j'ai déjà demandé à mes réservistes,
00:13:20partout dans les territoires, sous contrôle de la gendarmerie départementale,
00:13:24des commandants de groupement, des commandants de région, voire des commandants de zone,
00:13:28d'organiser des dispositifs, dès maintenant, d'une meilleure connaissance du terrain.
00:13:35Mes gendarmes doivent être en mesure, d'ici la fin de l'année,
00:13:38d'avoir refait un état complet de ce qu'on appelle les OIV,
00:13:42les organismes d'importance vitaux, les PIV, les points d'importance vitaux,
00:13:47l'industrie de défense, partout,
00:13:50de mieux connaître les bases de défense dans la profondeur des territoires.
00:13:54C'est ça qui compte.
00:13:56C'est que dès maintenant, nous sachions exactement ce qui se passe dans les territoires gendarmerie,
00:14:01mieux les couvrir pour être plus réactifs en cas d'une hypothèse,
00:14:05d'un engagement majeur des forces armées à l'extérieur.
00:14:08Et donc on a déjà commencé ce travail.
00:14:11Donc tout ça, c'est déjà bien entamé.
00:14:16Et j'ai parlé tout à l'heure de ce qu'on fait aussi sur les Outre-mer,
00:14:19parce que c'est important, en renforcement à partir du territoire métropolitain.
00:14:23Donc vous voyez, M. le Président, c'est déjà beaucoup de travail,
00:14:29beaucoup d'efforts faits pour réorganiser notre dispositif et trouver des marges de manœuvre.
00:14:34Je pense que c'est important.
00:14:36Aujourd'hui, le budget, le PLF, doit soutenir notre modèle.
00:14:42D'abord, je voudrais remercier la représentation nationale, nos ministres,
00:14:46pour les efforts qui ont été faits sur, notamment, l'immobilier de la gendarmerie.
00:14:51C'est essentiel.
00:14:54C'est essentiel.
00:14:55Si nous voulons une gendarmerie pérenne,
00:14:58nous devons assurer le maillage territorial,
00:15:01l'empreinte territoriale de la gendarmerie,
00:15:03à travers ces casernes.
00:15:05C'est absolument essentiel.
00:15:07Donc je remercie pour les efforts qui ont été faits.
00:15:09Nous retrouvons de la marche, M. le Président.
00:15:12Parce que vous l'avez dit, nous dépassons les 300 millions d'euros.
00:15:14Même si c'est encore insuffisant, il faudrait 400 millions d'euros par an
00:15:18pour maintenir le parc en l'État.
00:15:20Mais je vous donnerai quelques pistes.
00:15:22Je remercie également, par rapport à la continuation d'évolution du schéma d'emploi.
00:15:29C'est vrai qu'en 2025, nous n'avons pas eu la possibilité de faire les 57 brigades nouvelles,
00:15:3658 brigades nouvelles, pardon, dans le cadre de la LOPMI,
00:15:40elles seront normalement prises en compte sur le PLF 2026.
00:15:44Alors juste un rappel sur ce sujet.
00:15:47Le schéma, la LOPMI, prévoit en fait la création exactement de 236 brigades.
00:15:53On parle du plan 200 brigades, mais c'est 236 brigades.
00:15:5780 d'entre elles, 80 brigades territoriales, ont été créées en 2024.
00:16:01Ce qui représente un amendement de 595 ETP.
00:16:07En 2025, zéro.
00:16:10En 2026, le schéma d'emploi est prévu à 400 ETP.
00:16:14Il nous faudrait exactement 464 ETP pour faire les 58 brigades supplémentaires.
00:16:20Nous aurons 400 ETP, donc on régularisera par la suite.
00:16:24Il nous resterait à faire, entre 2024 et 2026,
00:16:28ça représente 2395 ETP avec les 58 brigades.
00:16:3470% du schéma d'emploi prévu dans la LOPMI.
00:16:40Donc ça veut dire que si l'année prochaine, on fait ces 56 brigades,
00:16:44il manquera encore, par rapport à la LOPMI,
00:16:471145 ETP pour faire la totalité des 239 brigades.
00:16:52Voilà, je tenais à rappeler ces chiffres, qui sont les chiffres actualisés.
00:16:59Alors, ces 400 ETP, ce schéma d'emploi,
00:17:04ne porte pas totalement le rattrapage des effectifs prévus initialement en 2025.
00:17:09Il manque 64 effectifs.
00:17:10Et ne comble pas nos besoins, notamment par rapport à la hausse de la démographie,
00:17:17particulièrement dans nos Outre-mer.
00:17:19Depuis 2007, pour le site très précis,
00:17:22le ratio gendarme-population pour 1 000 habitants
00:17:26était en 2007 de 3,2 gendarmes pour 1 000 habitants.
00:17:31Au moment où je vous parle, il est de 2,9.
00:17:34Donc ça montre bien l'augmentation de la population,
00:17:40malgré un effectif qui revient à peu près aux normes d'avant 2009.
00:17:45L'enveloppe prévue pour la réserve opérationnelle,
00:17:48qui nous aide au quotidien,
00:17:50là aussi doit augmenter de près d'un tiers.
00:17:53Nous avions 70 millions d'euros sur le PLF 2025.
00:17:57Il est prévu de l'apporter à 100 millions d'euros sur le PLF 2026.
00:18:01C'est une absolue nécessité.
00:18:02Je rappelle les chiffres prévus dans le cadre de la LOPMI.
00:18:07C'est 50 000 réservistes.
00:18:09Aujourd'hui, nous disposons au sein de la gendarmerie
00:18:12de près de 39 000 réservistes.
00:18:16Je pourrais en faire plus.
00:18:19Je pourrais en faire plus.
00:18:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:18:22toutes nos préparations militaires à la gendarmerie sont pleines.
00:18:28Il faut pratiquement un an d'attente
00:18:30pour rentrer dans la réserve gendarmerie.
00:18:34C'est ça, la réalité.
00:18:36Mais je suis contraint.
00:18:37Je suis contraint par le budget
00:18:39parce que, paradoxalement,
00:18:42aujourd'hui, le nombre de jours
00:18:44réservistes par an diminue.
00:18:48On a eu un pic l'année dernière
00:18:49pour les Jeux olympiques,
00:18:51puisqu'on a été abondé.
00:18:52On était à peu près à 28 jours par réserviste sur une année.
00:19:00Là, on est en train de baisser
00:19:01parce qu'évidemment, les budgets ne suivent pas.
00:19:04Mais vous voyez,
00:19:05sur ce sujet,
00:19:07avec 150, 160 millions d'euros,
00:19:10je peux continuer la marche en avant vers les 50 000
00:19:12et employer plus mes réservistes sur une année.
00:19:14Je n'aurai aucune difficulté à le faire.
00:19:16Hors titre 2,
00:19:20le projet de budget
00:19:21de exactement 1,939,000 euros en CP
00:19:26porte sur une évolution
00:19:27de seulement 33 millions d'euros
00:19:29en arbitrage en faveur de l'investissement.
00:19:34Plus 33 millions.
00:19:36Alors, sur l'investissement,
00:19:38je crois qu'il faut revenir
00:19:39tout d'abord sur le parc immobilier.
00:19:41Une fois de plus,
00:19:42je remercie la représentation nationale
00:19:44pour avoir fait cet effort.
00:19:45Je l'ai dit,
00:19:46c'est le socle de notre système d'armes.
00:19:48Il a souffert,
00:19:48vous l'avez rappelé,
00:19:49Monsieur le Président,
00:19:50d'un sous-investissement chronique.
00:19:52Avec votre soutien,
00:19:53nous avons obtenu pour 2025
00:19:54des crédits favorables
00:19:55pour financer des travaux impératifs
00:19:57et urgents.
00:19:59Urgents.
00:20:00Ne serait-ce que pour la qualité de vie
00:20:01des familles,
00:20:02mais aussi,
00:20:03mais aussi,
00:20:04sur ce qu'on appelle les LST,
00:20:06les locaux de services techniques,
00:20:08pour mieux accueillir
00:20:09nos concitoyens.
00:20:12Je pense notamment aux salles de garde à vue,
00:20:13je pense notamment aux locaux dédiés
00:20:16aux problématiques de l'enfance,
00:20:18aux femmes battues, etc.
00:20:21Cette dette grise
00:20:22avait été partagée,
00:20:24d'ailleurs,
00:20:24dans le cadre du rapport du sénateur Bolin.
00:20:27C'est vrai,
00:20:27autour de 2 milliards d'euros,
00:20:29pour être précis.
00:20:30La trajectoire immobilière
00:20:32en T5 immobilier
00:20:34augmente.
00:20:35595 millions d'euros,
00:20:37352,
00:20:38vous l'avez en 2025,
00:20:40352,
00:20:41vous l'avez rappelé,
00:20:41pour 2026,
00:20:43et on irait sur 400 millions
00:20:44pour 2027.
00:20:47Notre schéma directeur immobilier
00:20:49vise à redonner,
00:20:52je l'ai dit,
00:20:54aux familles,
00:20:55aux gendarmes,
00:20:56la vision d'une politique immobilière
00:20:58ambitieuse.
00:20:59Nous avons lancé,
00:21:02Monsieur le Président,
00:21:03Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
00:21:04le projet Cap Satori,
00:21:06qui est un partenariat public-privé,
00:21:08pour remettre en condition
00:21:09le plateau de Satori.
00:21:11Ce sont des travaux
00:21:12qui s'élèveront
00:21:12à plus de 600 millions d'euros
00:21:14qui vont lancer
00:21:18la consultation des entreprises,
00:21:207 ans de travaux
00:21:21et 20 ans d'exploitation
00:21:22avant la dernière tranche.
00:21:26Le retour en immobilier
00:21:28domanial,
00:21:30je pense,
00:21:31est une absolue nécessité.
00:21:32Il faut revenir
00:21:33sur le domanial.
00:21:34Une caserne domaniale
00:21:35coûte deux fois moins cher
00:21:37en exploitation
00:21:38qu'une caserne locative.
00:21:40C'est la réalité.
00:21:41Or,
00:21:42nous n'avons pas construit
00:21:43de brigade domaniale
00:21:44en gendarmerie
00:21:45depuis 2011.
00:21:48Donc,
00:21:48comment faire
00:21:48pour y revenir ?
00:21:50L'investissement
00:21:51ne permettra pas
00:21:52d'y revenir totalement.
00:21:54Là,
00:21:54ce n'est pas
00:21:54le domaine de la loi,
00:21:55mais je vous en parle quand même.
00:21:56nous avons proposé
00:21:59de revoir
00:22:01les décrets
00:22:01qui permettent
00:22:03la construction locative
00:22:04en gendarmerie.
00:22:05Les décrets
00:22:05de 1993
00:22:06et de 2016
00:22:08pour revenir
00:22:09sur un décret
00:22:10un peu différent
00:22:11qui pourrait
00:22:12s'apparenter
00:22:12à une location
00:22:14option d'achat.
00:22:15Il s'agit pour nous
00:22:16de démarcher
00:22:17les collectivités,
00:22:18en particulier
00:22:18les mairies,
00:22:20de trouver un terrain,
00:22:21de construire
00:22:22avec un bailleur
00:22:22et on produirait
00:22:25un emprunt
00:22:25à taux fixe,
00:22:26par exemple,
00:22:26sur 22 ans.
00:22:29A l'issue,
00:22:30la commune
00:22:31ayant retrouvé
00:22:32ses petits,
00:22:33s'étant même
00:22:33enrichie parfois,
00:22:34à l'issue,
00:22:36eh bien,
00:22:36la brigade
00:22:37reviendrait
00:22:38en domanialité
00:22:39à la gendarmerie.
00:22:42C'est ça
00:22:42qui est intéressant
00:22:43dans ce système,
00:22:44c'est-à-dire qu'au bout
00:22:45des 22 ans,
00:22:45on rachèterait
00:22:46à moindre coût
00:22:47la brigade territoriale.
00:22:48Donc,
00:22:49on a lancé
00:22:49ces travaux.
00:22:51Le directeur
00:22:51des soutiens
00:22:52et finances pourra
00:22:52vous en redire
00:22:53un mot
00:22:53si vous le souhaitez,
00:22:54mais ça nous permet
00:22:55de revenir
00:22:56quelque part
00:22:57en domanialité.
00:22:59Sur les véhicules,
00:23:00sur les équipements,
00:23:01un point sur ce sujet,
00:23:03c'est un sujet
00:23:05d'attention particulière
00:23:06pour nos brigadiers,
00:23:08pour nos brigades
00:23:09territoriales.
00:23:10Actuellement,
00:23:12j'ai
00:23:12une durée de vie
00:23:16des véhicules
00:23:17en gendarmerie
00:23:17qui est estimée
00:23:18à 8 ans.
00:23:20Les véhicules
00:23:20sont un élément
00:23:21essentiel
00:23:22dans le travail
00:23:23du quotidien.
00:23:24Donc,
00:23:25je devrais
00:23:26normalement
00:23:27renouveler
00:23:28un huitième
00:23:29du parc
00:23:29chaque année,
00:23:31ce qui correspond
00:23:32à 3700 véhicules.
00:23:35Autre donnée,
00:23:36l'âge moyen
00:23:36du parc
00:23:37en gendarmerie,
00:23:38l'âge moyen
00:23:39du parc
00:23:39est déjà
00:23:40de 7,8 ans.
00:23:42Ça correspond déjà
00:23:43à l'âge
00:23:44de la réforme
00:23:45des véhicules.
00:23:46Donc,
00:23:46en gros,
00:23:46je devrais réformer
00:23:47tous mes véhicules.
00:23:48Déjà.
00:23:48entre 2023,
00:23:512024,
00:23:522025
00:23:53et 2026,
00:23:54normalement,
00:23:55j'aurais dû,
00:23:57je devrais
00:23:57remplacer,
00:23:59renouveler
00:24:0015 000 véhicules.
00:24:04La somme
00:24:04des véhicules
00:24:05renouvelés
00:24:05sur ces années
00:24:06ne sera que
00:24:07de 5 000 véhicules.
00:24:09Voilà.
00:24:09Parce que je n'ai pas
00:24:10les moyens
00:24:11de faire plus.
00:24:13Je n'ai pas,
00:24:13aujourd'hui,
00:24:13les moyens
00:24:13de faire plus.
00:24:14vous voyez,
00:24:15on peut se retrouver
00:24:20si on y prend garde
00:24:21dans 2 ou 3 ans
00:24:22devant un mur
00:24:23d'investissement
00:24:23sur les véhicules.
00:24:27S'agissant
00:24:27de nos équipements
00:24:28stratégiques
00:24:29de projection,
00:24:30les hélicoptères
00:24:31de la gendarmerie,
00:24:33vous l'avez vu
00:24:33dans le petit film,
00:24:34sont une priorité,
00:24:36une capacité
00:24:37clé
00:24:37à préserver
00:24:38impérativement.
00:24:40Nous sommes engagés
00:24:41dans le renouvellement
00:24:42partiel de la flotte
00:24:43par 10 H160
00:24:45dont les premiers
00:24:46devraient arriver
00:24:46cette année
00:24:47et nous avons obtenu
00:24:496 H145,
00:24:52les hélicoptères bleus
00:24:52que vous voyez,
00:24:53notamment pour le secours
00:24:54en montagne.
00:24:55Nous en avons obtenu
00:24:556 cette année,
00:24:56dont 2 payés
00:24:58par les Britanniques
00:25:00dans le cadre
00:25:00de Sanders.
00:25:03Toutefois,
00:25:03le programme
00:25:04ne peut pas couvrir
00:25:04pour l'instant
00:25:05ce qu'on appelle
00:25:06la tranche complémentaire
00:25:07du programme
00:25:08d'acquisition
00:25:09des nouveaux
00:25:09H145 D3.
00:25:11Sans décision
00:25:13d'ici le début
00:25:142027,
00:25:16la gendarmerie
00:25:16connaîtra une rupture
00:25:18capacitaire majeure
00:25:19sur sa flotte
00:25:19d'aéronefs
00:25:20avec un impact
00:25:21particulier,
00:25:22notamment dans
00:25:22les Outre-mer.
00:25:24Pour faire
00:25:25court et simple,
00:25:28nous avons
00:25:28toute une tranche
00:25:29d'hélicoptères
00:25:30qui aujourd'hui
00:25:31ont plus de 40 ans.
00:25:32Ce sont des écureuils
00:25:33qu'il faut impérativement
00:25:34renouveler.
00:25:37Si on ne le fait pas,
00:25:37on aura ce déficit
00:25:38capacitaire majeur
00:25:40avec des choix
00:25:41à réaliser
00:25:42de fermeture
00:25:43de sections
00:25:44aériennes
00:25:44de gendarmerie
00:25:45soit en métropole
00:25:46soit dans
00:25:46les Outre-mer.
00:25:49J'ai eu
00:25:50de nombreuses questions
00:25:51sur ce sujet.
00:25:52Nous sommes
00:25:53déjà obligés
00:25:54de fermer
00:25:56partiellement
00:25:57certaines sections
00:25:58aériennes
00:25:58de gendarmerie
00:25:59par rotation
00:25:59pour garantir
00:26:01le maintien
00:26:03en condition
00:26:03opérationnelle
00:26:04des hélicoptères.
00:26:05C'est déjà
00:26:05une réalité
00:26:06dans les territoires.
00:26:07Sur le volet numérique,
00:26:10120 millions d'euros
00:26:11en crédit de paiement
00:26:12sont prévus.
00:26:13Ils couvrent
00:26:1460% du besoin.
00:26:20Ce n'est pas neutre.
00:26:21C'est-à-dire
00:26:22que je pense
00:26:22qu'aujourd'hui,
00:26:24tout n'est pas sujet
00:26:24d'ETP.
00:26:26Ce qui est important,
00:26:28c'est d'avoir
00:26:29quelque part
00:26:29des gendarmes
00:26:30augmentés.
00:26:32Le numérique,
00:26:32le cyber,
00:26:33l'IA doivent le permettre.
00:26:35Mais tous ces programmes
00:26:36ont un coût.
00:26:37On ne fait pas
00:26:38de l'IA
00:26:38sans hébergement,
00:26:41sans structure
00:26:41d'hébergement
00:26:42pour les systèmes
00:26:44d'information.
00:26:45Un programme
00:26:46d'IA
00:26:47coûte de l'argent,
00:26:48forcément.
00:26:49Vous voyez,
00:26:51avec 120 millions
00:26:51d'euros,
00:26:52aujourd'hui,
00:26:53là aussi,
00:26:53il me faut faire
00:26:54des choix.
00:26:55J'ai des difficultés
00:26:56à renouveler
00:26:56certains équipements,
00:26:58certains ordinateurs,
00:26:59certains terminaux
00:27:00portables
00:27:01de la gendarmerie,
00:27:02ce qu'on appelle
00:27:02les NEO,
00:27:03seront assez compliqués
00:27:04à rénover
00:27:05cette année.
00:27:06Voilà.
00:27:11Enfin,
00:27:12et pour terminer,
00:27:13la gendarmerie,
00:27:14en tant que force armée,
00:27:16porte des missions
00:27:17spécifiques
00:27:17du niveau militaire.
00:27:19Et là aussi,
00:27:20il nous faut garantir,
00:27:21il nous faut garantir,
00:27:22Monsieur le Président,
00:27:23Mesdames et Messieurs
00:27:23les Sénateurs,
00:27:25un niveau d'équipement
00:27:26acceptable
00:27:27pour la gendarmerie.
00:27:28Alors,
00:27:29je ne parlerai pas
00:27:29des moyens technologiques
00:27:30pour renforcer
00:27:31l'action du quotidien,
00:27:32mais ce sont aussi
00:27:33des plans capacitaires
00:27:34que nous devrons prendre
00:27:35en compte
00:27:36pour notamment
00:27:37le renouvellement
00:27:38des équipements,
00:27:40des armes,
00:27:40des gendarmes.
00:27:42Je crois que nous sommes
00:27:42aujourd'hui la seule armée
00:27:44encore dotée de FAMAS,
00:27:45des équipements
00:27:45qui ont plus de 40 ans,
00:27:47qui bientôt
00:27:47ne seront plus soutenus.
00:27:50Ils seront plus soutenus
00:27:51parce que plus personne
00:27:51ne saura les entretenir.
00:27:52Il faut qu'on pense
00:27:56au renouvellement complet
00:27:58des FAMAS.
00:27:59Il faut qu'on dote
00:27:59nos unités territoriales
00:28:00de moyens modernes,
00:28:02notamment de vision nocturne,
00:28:04de protection individuelle.
00:28:05Je vais parler
00:28:06de la violence
00:28:06qui s'exerce,
00:28:08mais c'est aussi
00:28:08dans le cadre
00:28:09de la montée
00:28:09aux puissances potentielles,
00:28:12dans le cadre
00:28:12d'un engagement majeur
00:28:14de nos armées
00:28:15sur l'extérieur.
00:28:16Voilà ce que je pouvais
00:28:18vous dire,
00:28:18Monsieur le Président,
00:28:19en propos liminaire,
00:28:20avant de répondre
00:28:21à vos questions.
00:28:22A mon tour,
00:28:23mon général,
00:28:24je vous remercie
00:28:24de cette analyse complète
00:28:26et franche
00:28:27du programme Gendarmerie
00:28:28qui montre les réalités
00:28:30qui se cachent
00:28:31derrière les chiffres
00:28:32sur lesquels
00:28:32nous aurons à nous prononcer.
00:28:34Je vous avoue
00:28:34que j'ai visionné
00:28:35votre audition
00:28:36devant nos collègues
00:28:37de l'Assemblée nationale,
00:28:38tout à si franche
00:28:39et complète
00:28:40que ce matin.
00:28:41Et je me suis,
00:28:42moi aussi,
00:28:42demandé,
00:28:43à l'issue
00:28:44de votre présentation initiale,
00:28:45quelles questions
00:28:46je pourrais vous poser
00:28:47ce matin.
00:28:49Je reviens néanmoins
00:28:50sur certains sujets
00:28:51qui nous sont apparus
00:28:53à mon collègue
00:28:53Philippe Pauble
00:28:54et à moi-même
00:28:55comme majeur
00:28:55ou particulièrement sensible,
00:28:57ce qui vous donnera
00:28:58la possibilité
00:28:59de compléter
00:29:00ou de préciser
00:29:01vos propos intradictifs.
00:29:03Auparavant,
00:29:03je veux rendre hommage
00:29:05à l'engagement
00:29:05et au dévouement
00:29:06de nos gendarmes
00:29:07qui,
00:29:08vous l'avez rappelé,
00:29:09paient un lourd tribut
00:29:10à la montée
00:29:11de la violence
00:29:12et continuent pourtant
00:29:13d'imposer partout
00:29:15sur le territoire national
00:29:16leur présence rassurante.
00:29:18Ma première question
00:29:19porte sur la réserve opérationnelle.
00:29:21Comme vous l'avez rappelé,
00:29:23après une baisse
00:29:24de 90 à 75 millions
00:29:26en 2025,
00:29:27le budget
00:29:28de la réserve opérationnelle
00:29:29est remonté
00:29:29à 100 millions
00:29:31dans le projet
00:29:31de loi de finances,
00:29:32ce qui est à saluer.
00:29:34Mais si depuis 2023,
00:29:36le nombre de réservistes
00:29:37est passé de 33 à 38 000,
00:29:39marquant une évolution
00:29:40significative,
00:29:41la marche pour atteindre
00:29:43l'objectif de 50 000
00:29:44fixée par la LOPMI
00:29:45demeure haute
00:29:46et comme vous l'avez noté,
00:29:48faut-il encore disposer
00:29:50des moyens
00:29:51d'équiper
00:29:51et d'employer
00:29:52cette réserve ?
00:29:53Pensez-vous être en mesure
00:29:54de mobiliser nos réservistes
00:29:56à l'avenir
00:29:56plus de 20 jours par an,
00:29:58ce qui est,
00:29:59selon vos propos,
00:30:00le seuil minimal requis.
00:30:03Pour le schéma d'emploi
00:30:04comme pour la réserve,
00:30:05après une année blanche
00:30:06en 2025,
00:30:07nous reprenons
00:30:08dans le PLF
00:30:092026
00:30:10la trajectoire
00:30:10de la LOPMI
00:30:11avec 400 recrutements,
00:30:14mais le déficit
00:30:14de 2025 demeure
00:30:16et avec les 58 brigades
00:30:17déployées en 2026,
00:30:19il en manque encore
00:30:20une centaine,
00:30:21laissant apparaître
00:30:22comme difficilement
00:30:23atteignable
00:30:24au terme prévu
00:30:25l'objectif
00:30:25des 239 brigades
00:30:27annoncées.
00:30:27Les implantations
00:30:29se poursuivront-elles
00:30:30néanmoins
00:30:30jusqu'à atteindre
00:30:31l'objectif ?
00:30:32Et craignez-vous
00:30:33une démotivation
00:30:34des communes
00:30:34qui ont engagé
00:30:35des projets immobiliers
00:30:36pour l'accueil
00:30:37de brigades ?
00:30:38Je sais qu'un certain
00:30:39nombre de collègues
00:30:40sont inquiets
00:30:41sur cette question
00:30:42et le nouveau dispositif
00:30:43de location
00:30:44avec option d'achat
00:30:45leur sera-t-il
00:30:46rapidement proposé ?
00:30:48Ma deuxième question
00:30:49porte sur l'outre-mer.
00:30:50Comme vous le savez,
00:30:51nous accordons cette année
00:30:52dans notre rapport
00:30:53une attention particulière
00:30:54à l'outre-mer
00:30:55car la dimension
00:30:56ultramarine
00:30:57de l'action
00:30:57de la gendarmerie
00:30:58qui constitue
00:30:59l'essentiel
00:31:00de nos forces
00:31:00de sécurité
00:31:01intérieures
00:31:02dans ces territoires
00:31:03est très spécifique
00:31:04comme l'ont démontré
00:31:05les événements
00:31:06auxquels nos gendarmes
00:31:07ont été confrontés.
00:31:09En Guyane,
00:31:10à Mayotte,
00:31:11en Nouvelle-Calédonie,
00:31:11des conditions
00:31:12de maintien de l'ordre
00:31:13particulièrement difficiles
00:31:14ont nécessité
00:31:15et nécessitent encore
00:31:16un suremploi
00:31:17de la gendarmerie mobile
00:31:18avec un surcoût
00:31:19évalué à 130 millions
00:31:20hors titre 2
00:31:21pour la seule Nouvelle-Calédonie.
00:31:22Dans ces conditions,
00:31:24est-il envisageable
00:31:25de repenser globalement
00:31:26le déploiement
00:31:26des effectifs
00:31:27et des matériels
00:31:28outre-mer
00:31:29afin de ne pas avoir
00:31:30à sursolliciter
00:31:31les renforts
00:31:32de gendarmerie mobile
00:31:33au prix sans doute
00:31:34d'une dotation
00:31:36en matériel
00:31:37et d'un coût logistique
00:31:38qui peuvent être importants.
00:31:40La question suivante
00:31:40porte sur l'équipement
00:31:41en véhicule léger.
00:31:43Il faut souligner
00:31:43la progression
00:31:44des crédits
00:31:45du programme
00:31:46et en particulier
00:31:46l'effort important
00:31:47sur l'investissement
00:31:48immobilier,
00:31:49mais cet effort
00:31:51se paie d'un recul
00:31:52de 100 millions
00:31:53d'investissements
00:31:53dans les autres postes.
00:31:55Ainsi,
00:31:55le budget réservé
00:31:56à l'acquisition
00:31:57des véhicules
00:31:57ne permettra pas
00:31:58d'acquérir
00:31:59que 600 à 700 véhicules
00:32:05face à un besoin
00:32:06annuel
00:32:06de 3 750 véhicules
00:32:09pour le seul renouvellement.
00:32:12S'ajoutent
00:32:12des problèmes
00:32:13de fiabilité
00:32:14de ceux qui ont été
00:32:15acquis entre 2020
00:32:16et 2022.
00:32:16La succession
00:32:18des années maigres
00:32:19aura entraîné
00:32:20un vieillissement
00:32:20du parc
00:32:21de 2 à 3 ans
00:32:22entre 2023
00:32:23et 2026
00:32:24avec la clé
00:32:24des immobilisations
00:32:25de plus en plus
00:32:26fréquentes.
00:32:28Enfin,
00:32:29sur la réserve
00:32:30opérationnelle,
00:32:31je compléterai
00:32:32si vous voulez bien
00:32:33la question
00:32:35de mon collègue
00:32:35Philippe.
00:32:37A propos
00:32:37de l'état-major commun
00:32:38qui a été constitué
00:32:39par la gendarmerie
00:32:40et les forces amées
00:32:41en Guyane,
00:32:42il semble particulièrement
00:32:43bien fonctionner.
00:32:45Peut-il être considéré
00:32:46comme la préfiguration
00:32:47d'un dispositif
00:32:48de défense opérationnelle
00:32:50du territoire
00:32:50et être appliqué
00:32:51à l'avenir
00:32:52sur l'ensemble
00:32:53du territoire national ?
00:32:54Je vous remercie,
00:32:55mon général.
00:32:55Je vous propose
00:32:58de répondre
00:32:59à ces questions
00:33:00de nos collègues
00:33:01rapporteurs
00:33:02et ensuite
00:33:03nous passerons
00:33:03aux questions
00:33:04des membres
00:33:05de la commission.
00:33:06Vous avez la parole.
00:33:06Bien,
00:33:07monsieur le sénateur.
00:33:08Je vais revenir
00:33:09d'abord,
00:33:10si vous permettez,
00:33:10sur l'immobilier
00:33:11parce que c'est un sujet
00:33:12évidemment très,
00:33:13très important.
00:33:15Je laisserai d'ailleurs
00:33:16la parole
00:33:18au directeur
00:33:18des soutiens
00:33:19et des finances
00:33:19sur deux points.
00:33:21Sur l'insimplification
00:33:21de nos procédures
00:33:22parce que c'est vrai,
00:33:23parfois,
00:33:24on est sur des années
00:33:25en termes d'attente
00:33:28pour la concrétisation
00:33:29d'une brigade territoriale.
00:33:30Donc,
00:33:31des mesures sont prises
00:33:31pour simplifier
00:33:32le process.
00:33:37Et le DSF
00:33:38répondra
00:33:39sur un deuxième point,
00:33:39c'est celui
00:33:40de l'avancée
00:33:40du décret
00:33:41par rapport
00:33:42du décret
00:33:42entre guillemets
00:33:43et loi.
00:33:46J'insiste
00:33:47quand même
00:33:48sur ce sujet
00:33:49parce que,
00:33:51tout à l'heure,
00:33:51je vous l'ai dit,
00:33:51je pense que c'est
00:33:53vraiment le système
00:33:53d'armes
00:33:54de la gendarmerie.
00:33:57Je crois
00:33:57que nous ne vallons
00:33:58que par le maillage
00:34:00territorial.
00:34:02C'est-à-dire,
00:34:03aujourd'hui,
00:34:04on pourrait être
00:34:05amené à penser
00:34:05que dans certains endroits,
00:34:07finalement,
00:34:07les gendarmes
00:34:08ne font pas grand-chose.
00:34:10Il n'y a pas
00:34:10d'activité,
00:34:12peu d'activité judiciaire.
00:34:14Il y a peu de faits,
00:34:14il y a peu de délits
00:34:15constatés.
00:34:17Je pense que ce serait
00:34:17une erreur
00:34:18de casser
00:34:19le maillage territorial.
00:34:20Je vous donne
00:34:21quelques exemples.
00:34:21Dans le sud de la France,
00:34:26le trait de côte
00:34:27est particulièrement occupé.
00:34:29Côte d'Azur,
00:34:30PACA,
00:34:31et l'intérieur
00:34:32est un peu moins occupé.
00:34:34C'est à l'intérieur
00:34:34du territoire
00:34:35qu'on trouve aujourd'hui
00:34:36une implancation
00:34:37du cartel de Sinaloa.
00:34:38C'est l'exemple parfait
00:34:46d'une installation
00:34:47dans des endroits reculés.
00:34:49Et si les gendarmes
00:34:49ne sont pas au contact,
00:34:50si on n'a pas de remontée,
00:34:52on ne voit pas
00:34:52ce qui se passe.
00:34:54Aujourd'hui,
00:34:55je l'ai dit,
00:34:56je pense que
00:34:56la gendarmerie nationale
00:34:57doit être
00:34:59la force
00:35:00qui surveille
00:35:01et contrôle
00:35:02sur l'ensemble
00:35:03des territoires
00:35:04les flux.
00:35:04Tout passe par les flux.
00:35:08Tous les trafics
00:35:08passent par les flux.
00:35:10Trafic d'êtres humains,
00:35:12trafic d'armes,
00:35:12trafic de stupéfiants,
00:35:15on emprunte des flux.
00:35:17Et je pense
00:35:18qu'aujourd'hui,
00:35:19notre action
00:35:20est améliorable.
00:35:22Grandement.
00:35:24Grandement.
00:35:26J'ai quelques réflexions
00:35:27sur le sujet
00:35:28que je peux partager.
00:35:30Vous voyez,
00:35:31par exemple,
00:35:31les gendarmes,
00:35:32je leur demande
00:35:32beaucoup d'efforts
00:35:33au-delà
00:35:34de ce qu'ils font
00:35:35au quotidien
00:35:36dans les unités.
00:35:37Ils sont déjà
00:35:37très chargés
00:35:39sur la police judiciaire,
00:35:41sur les violences
00:35:42intrafamiliales.
00:35:43Mais je demande
00:35:44aujourd'hui
00:35:44à orienter l'action
00:35:45de présence
00:35:46de voie publique
00:35:46sur des objectifs précis,
00:35:48de contrôle.
00:35:51Regarder
00:35:51ce qui se passe
00:35:52dans les territoires,
00:35:53ramener du renseignement
00:35:54à vocation criminelle.
00:35:56Il y a des constructions
00:35:57qui se font
00:35:57sur le territoire national,
00:35:59parfois
00:35:59dans des conditions
00:36:01particulières.
00:36:02Qui est derrière ?
00:36:03Pourquoi ?
00:36:03Qu'est-ce qui se passe
00:36:05sur le terrain ?
00:36:06On contrôle mieux
00:36:07les aérodromes secondaires
00:36:08qui sont des endroits
00:36:10névralgiques
00:36:11sur lesquels
00:36:12on peut avoir
00:36:13de l'arrivée massive
00:36:13de produits.
00:36:15Ça a été le cas
00:36:15il y a un an et demi
00:36:16dans un aérodrome secondaire
00:36:18où,
00:36:19parce qu'un avion
00:36:19se trompe de route
00:36:20et est contrôlé,
00:36:21on fait 2 millions
00:36:22de cachets d'ecstasy
00:36:22dans un avion de tourisme.
00:36:26Ce qu'il faut aujourd'hui,
00:36:27véritablement,
00:36:28je pense,
00:36:29c'est avoir la conscience
00:36:29qu'on ne peut pas
00:36:30aller plus loin
00:36:32dans la réorganisation
00:36:36territoriale
00:36:37de nos forces.
00:36:38On pourrait avoir tendance
00:36:39à dire,
00:36:39aujourd'hui,
00:36:40puisqu'il y a des endroits
00:36:41où il y a moins d'activité,
00:36:42il faut redéployer ces unités,
00:36:44notamment dans les Outre-mer.
00:36:46La bascule de force,
00:36:48elle est toujours possible,
00:36:49mais elle se ferait
00:36:49au détriment du contrôle
00:36:51du territoire national,
00:36:52de la profondeur des territoires.
00:36:54Je pense qu'il faut avoir ça
00:36:55en tête.
00:36:55Vous parliez tout à l'heure,
00:36:57avant de revenir
00:36:58sur l'immobilier,
00:36:59vous parliez tout à l'heure
00:37:00de la nécessité
00:37:01de renforcer
00:37:02les Outre-mer.
00:37:04Oui,
00:37:04je suis d'accord.
00:37:06Mais à mon sens,
00:37:07ça ne pourra pas se faire
00:37:07sans ETP supplémentaire.
00:37:09Je ne pense pas.
00:37:11Mais il faut voir
00:37:11la réalité des Outre-mer
00:37:12que vous connaissez.
00:37:14Saint-Laurent-du-Maroni,
00:37:15j'ai connu Saint-Laurent
00:37:16il y a 20 ans,
00:37:17il y avait entre 15 000
00:37:18et 20 000 personnes.
00:37:20Aujourd'hui,
00:37:20à Saint-Laurent-du-Maroni,
00:37:21on parle de 80 000
00:37:22à 100 000 personnes.
00:37:23Et les effectifs gendarmerie,
00:37:25on peut évoluer.
00:37:27Donc,
00:37:27il y a une nécessité
00:37:29autour de ça.
00:37:30Et juste pour terminer
00:37:31sur ce point,
00:37:32avant de laisser la parole
00:37:33sur l'immobilier,
00:37:35je pense,
00:37:36une fois de plus,
00:37:36que tout n'est pas
00:37:38affaire d'ETP.
00:37:39Il faut donner
00:37:40les moyens aux gendarmes
00:37:41d'être plus performants.
00:37:43La technologie,
00:37:44la technique,
00:37:45je pense à l'IA,
00:37:46je pense,
00:37:47vous voyez,
00:37:48le contrôle des territoires,
00:37:49il se fait par des gendarmes
00:37:51présents au quotidien,
00:37:52mais il doit se faire
00:37:53par des outils supplémentaires.
00:37:56On a lancé
00:37:57le STCL,
00:37:58le système de traitement
00:37:59de contrôle d'API,
00:38:00qui est officiel.
00:38:01On peut faire des hits
00:38:02au niveau gendarmerie,
00:38:03police et douane.
00:38:05Je pense que c'est un système
00:38:06qui doit être augmenté.
00:38:07On doit pouvoir,
00:38:08aujourd'hui,
00:38:09grâce au LAPI,
00:38:10mieux cerner ce qui se passe
00:38:11sur nos axes routiers.
00:38:13Le contrôle,
00:38:14avec du l'IA derrière,
00:38:15pour détecter des mouvements
00:38:17anormaux,
00:38:18par exemple,
00:38:19des remontées
00:38:20de produits stupéfiants
00:38:21sur les autoroutes,
00:38:22etc.
00:38:23C'est ça,
00:38:24aujourd'hui,
00:38:25l'axe d'effort
00:38:26de la gendarmerie
00:38:27d'augmenter
00:38:28les capacités du gendarme
00:38:29grâce à la technologie
00:38:30et à l'IA.
00:38:31Je laisse la parole
00:38:32au directeur
00:38:33des soutiens et finances
00:38:34sur l'immobilier.
00:38:34Juste pour revenir
00:38:36sur les constructions
00:38:37de brigades,
00:38:38on constate aujourd'hui
00:38:39qu'entre le moment
00:38:39où on décide
00:38:40la construction
00:38:40et l'inauguration,
00:38:42on est à peu près
00:38:43sur 5 à 6 ans
00:38:44de délai.
00:38:46Là-dessus,
00:38:46il y a une partie
00:38:47qui est incompressible
00:38:48qui est la construction
00:38:48de la caserne elle-même.
00:38:49Ça fait 2 ans
00:38:50sur ce délai-là.
00:38:51Il reste une phase administrative
00:38:52qui fait entre 3 et 4 ans
00:38:54et qui pourrait être simplifiée.
00:38:55On avait regardé
00:38:56il y a un an
00:38:56à peu près
00:38:57comment simplifier ce processus
00:38:59en revoyant
00:38:59les délégations de signature
00:39:00qui décidaient quoi,
00:39:01dans quelle ordre
00:39:01on faisait les opérations.
00:39:03On a gagné
00:39:04à peu près 9 à 12 mois
00:39:05sur ces phases-là,
00:39:06ce qui est toujours
00:39:07appréciable comme délai.
00:39:09L'un des points
00:39:10qui reste par contre,
00:39:11c'est la question
00:39:11du financement
00:39:12avec les collectivités locales
00:39:14parce qu'on se rend compte
00:39:14que le décret
00:39:15de 1993 et de 2016
00:39:17bloque souvent,
00:39:18notamment depuis
00:39:19la hausse d'inflation
00:39:21qu'on a connue en 2022
00:39:22où on n'arrive pas
00:39:23à boucler les financements
00:39:24et ça retarde
00:39:24beaucoup les projets.
00:39:26C'est pourquoi justement
00:39:27on est en train
00:39:27de revoir
00:39:28les décrets
00:39:30comme l'a évoqué
00:39:30le directeur général.
00:39:32L'un des avantages aussi
00:39:33de ce décret LOA,
00:39:34au-delà du retour
00:39:34en domanialité,
00:39:35c'est qu'on envisage
00:39:36de changer de logique
00:39:37à la place d'avoir
00:39:38un plafond
00:39:38qui s'applique
00:39:39à tous les projets
00:39:40de construction
00:39:40de manière indifférenciée.
00:39:42C'est de passer
00:39:43avec ce qui avait émergé
00:39:44dans le cadre
00:39:44des auditions
00:39:45du sénateur Belin
00:39:46l'an dernier,
00:39:48un principe
00:39:49qu'on pourrait appeler
00:39:50redevance transparente,
00:39:50c'est-à-dire qu'on discute
00:39:51avec les collectivités locales
00:39:52sur la réalité
00:39:52de leurs coûts,
00:39:53on compense ces coûts-là
00:39:55avec les frais de gestion
00:39:56correspondants,
00:39:57ça nous donne un peu
00:39:58le reste à payer
00:39:58quand on voudra
00:39:59acquérir la caserne
00:40:00et donc on dit
00:40:00on sait qu'on a
00:40:02quelque chose
00:40:02qui est équilibré
00:40:03puisque les collectivités
00:40:04nous ouvrent un peu
00:40:05leur compte entre guillemets
00:40:06et en échange
00:40:06on leur paye le juste prix
00:40:07et donc ça permettra
00:40:08de lever tous ces blocages
00:40:09qui aujourd'hui rajoutent
00:40:10des délais
00:40:10quand on veut construire
00:40:11des brigades.
00:40:12Donc aujourd'hui,
00:40:13ce décret,
00:40:14il a fait l'objet
00:40:14de pas mal de consultations,
00:40:16il en reste encore
00:40:17quelques-unes à faire,
00:40:18on espère pouvoir
00:40:19représenter le projet
00:40:21au début d'année prochaine
00:40:23et donc le voir
00:40:23rentrer en oeuvre
00:40:24quelque part
00:40:25avant l'été 2026.
00:40:26Donc on touche du bois
00:40:28mais les premiers retours
00:40:30sont assez intéressants
00:40:31parce que,
00:40:32encore une fois,
00:40:33les collectivités locales
00:40:34sont plutôt gagnantes
00:40:34parce qu'elles ont plus
00:40:35au sujet de
00:40:36est-ce que le plafond
00:40:37suffira à couvrir mes frais
00:40:38ou pas
00:40:39parce qu'on paiera
00:40:39le juste prix.
00:40:41Pour l'État,
00:40:41il y a un retour en doménialité
00:40:42qui va diviser le coût
00:40:43de façon assez intéressante
00:40:44à terme,
00:40:45c'est-à-dire une fois
00:40:45qu'on sera
00:40:45au retour en doménialité
00:40:47et le process
00:40:49devrait être accéléré
00:40:50de façon assez substantielle.
00:40:52Donc normalement,
00:40:53on ne devrait pas avoir
00:40:53trop d'opposition,
00:40:54il nous reste à convaincre
00:40:55Bercy
00:40:55mais on a bon espoir
00:40:56d'y arriver.
00:40:57On a bon espoir
00:40:58que l'année prochaine,
00:40:59quand on se reverra,
00:40:59le décret sera en place.
00:41:05Le rapporteur souhaiterait...
00:41:06Excusez-moi,
00:41:06est-ce qu'on peut,
00:41:07c'est pour rassurer les collègues,
00:41:09là où il y a des projets
00:41:10qui étaient prévus en locatif
00:41:11et qui étaient en attente
00:41:12de financement,
00:41:13est-ce qu'on peut considérer
00:41:14que dès que le système
00:41:15sera acté,
00:41:16il pourra leur être proposé
00:41:18et que donc
00:41:18les projets repartiront ?
00:41:21On peut le considérer
00:41:21comme cela ?
00:41:22Oui, oui.
00:41:23Les projets ne sont pas
00:41:24suspendus aujourd'hui
00:41:25donc on continue
00:41:25sur les décrets actuels
00:41:26et dès que les nouveaux décrets,
00:41:27on l'espère,
00:41:28seront sortis,
00:41:28on basculera sur le nouveau
00:41:29qui a priori sera plus avantageux
00:41:31pour tout le monde
00:41:31donc ne devrait pas avoir
00:41:32de difficulté
00:41:32à passer d'un système
00:41:33à l'autre.
00:41:33Merci.
00:41:34Je poursuis sur les besoins
00:41:39en équipement,
00:41:40les besoins en renouvellement.
00:41:41Pour répondre à votre question,
00:41:45c'est 22 000 fusils d'assaut
00:41:46qui doivent être remplacés,
00:41:49changés.
00:41:50Le budget estimé,
00:41:51c'est 110 millions d'euros
00:41:52pour 22 000 fusils d'assaut.
00:41:55L'ensemble du budget estimé
00:42:02pour renouveler les équipements
00:42:04dits militaires de la gendarmerie,
00:42:07aujourd'hui,
00:42:07c'est 800 millions d'euros.
00:42:11Voilà.
00:42:11Si on veut être performant,
00:42:14si on veut être prêt
00:42:14dans le cadre d'un engagement,
00:42:17d'hypothèse d'un engagement majeur,
00:42:20c'est 800 millions d'euros.
00:42:21Tout compris.
00:42:24Et qui servent aussi dans le quotidien.
00:42:26Comment ?
00:42:26Et qui servent aussi au quotidien.
00:42:27Et oui, alors, c'est ça.
00:42:30Mon DSF me le rappelle,
00:42:31mais ces équipements,
00:42:32évidemment, servent au quotidien.
00:42:34C'est-à-dire que quand on se renforce
00:42:35sur les équipements individuels,
00:42:39les monoculaires de vision nocturne,
00:42:40qui n'existent pas aujourd'hui
00:42:41dans la brigade territoriale,
00:42:43évidemment, ça sert à débusquer
00:42:45dans le cadre d'actions de sabotage,
00:42:47mais c'est employable au quotidien,
00:42:50évidemment.
00:42:51Voilà, les rames tactiques,
00:42:53ce que j'appelle les rames tactiques,
00:42:54les véhicules, ça sert aussi, bien sûr,
00:42:57à la gendarmerie mobile.
00:42:58C'est une évidence.
00:43:00Voilà.
00:43:00Donc, c'est aujourd'hui ce budget-là
00:43:03vers lequel il faudrait tendre
00:43:05pour renouveler l'ensemble des équipements
00:43:07de la gendarmerie,
00:43:10à la fois individuelle et collectif.
00:43:12sur la partie hélicoptères.
00:43:17Alors, pour les hélicoptères,
00:43:19nous disposons aujourd'hui
00:43:21de 56 hélicoptères
00:43:23au sein de la gendarmerie nationale,
00:43:2515 EC145, 15 EC135
00:43:27et 26 écureuils.
00:43:2830 bases sont armées,
00:43:31dont 6 outre-mer.
00:43:33Dans le cadre de la logomie,
00:43:35je l'ai rappelé,
00:43:366 H145 D3
00:43:37sur marché commun
00:43:38ont été acquis.
00:43:39Il nous faut une tranche complémentaire
00:43:43aujourd'hui de 22 hélicoptères.
00:43:4622, 145 D3.
00:43:48Cette tranche complémentaire,
00:43:51c'est 355 millions d'euros.
00:43:55355 millions d'euros
00:43:56qu'il faut impérativement signer
00:44:00avant 2027.
00:44:05Sinon, c'est une certitude.
00:44:07Nous ne pourrons plus
00:44:09maintenir les écureuils.
00:44:12Donc, on aura un trou capacitaire
00:44:13à un certain temps.
00:44:14Là aussi, il faudra faire des choix.
00:44:16Mais je vous donne
00:44:17les chiffres réels.
00:44:20Voilà ce que je pouvais vous dire
00:44:21sur les hélicoptères.
00:44:23Sur les besoins automobiles,
00:44:27toujours dans les équipements,
00:44:28tout à l'heure, j'en ai parlé.
00:44:29L'âge moyen du parc,
00:44:31c'est 7,8 ans.
00:44:33Effectivement, vous l'avez rappelé,
00:44:36l'année prochaine,
00:44:37on estime,
00:44:38pouvoir faire 600 véhicules,
00:44:42ce qui, évidemment,
00:44:43sera très inférieur
00:44:46au chiffre du renouvellement annuel
00:44:48autour des 3 700.
00:44:49Mais vous l'avez rappelé.
00:44:51Et enfin, donc,
00:44:52sur la réserve opérationnelle,
00:44:54pour répondre à vos questions,
00:44:56aujourd'hui, je suis capable
00:44:59de faire exactement 22,14 jours
00:45:04d'emploi réserviste par an.
00:45:05Donc 22 jours.
00:45:09Ça baisse chaque année, en fait.
00:45:11Puisque j'ai plus de réservistes
00:45:12et j'ai un budget qui, en fait,
00:45:15reste constant autour des 70 millions d'euros
00:45:18jusqu'à maintenant.
00:45:19Sauf en 2024,
00:45:22pour les Jeux olympiques,
00:45:23on était monté à 110 millions d'euros.
00:45:25Donc là, évidemment,
00:45:26pour les Jeux olympiques,
00:45:27le nombre de jours réservistes
00:45:28était monté à 27.
00:45:29L'idéal, pour moi,
00:45:31et c'est une demande des réservistes,
00:45:34les réservistes de gendarmerie
00:45:35trouvent qu'ils ne sont pas assez employés.
00:45:37Et je les comprends.
00:45:38Je les comprends.
00:45:40Il faudrait qu'on dépasse ces 30 jours.
00:45:42Je pense que ce serait idéal.
00:45:44Ce serait idéal.
00:45:45Je répète un chiffre qui est important.
00:45:48C'est que pour la réserve opérationnelle gendarmerie,
00:45:51elle est constituée à plus de 70 %,
00:45:55pardon de l'expression,
00:45:56par de purs civils.
00:45:59Et pas seulement des jeunes majeurs.
00:46:02On y trouve des mères de famille,
00:46:05des chefs d'entreprise,
00:46:07à tous les niveaux.
00:46:09Je crois que c'est une richesse.
00:46:14C'est une vraie richesse.
00:46:15On parle souvent du lien armée-nation.
00:46:18Là, c'est très concret.
00:46:20Et je répète aussi quelque chose
00:46:22à l'envie qui me tient à cœur.
00:46:24C'est que nos réservistes sont employés
00:46:26là où ils vivent.
00:46:29Et en fait, le lien, c'est le lieu.
00:46:34C'est ça qui est intéressant.
00:46:35C'est-à-dire qu'on a véritablement,
00:46:38pas l'impression,
00:46:39mais on réalise finalement
00:46:41que nos concitoyens veulent s'engager,
00:46:44veulent servir et veulent être utiles,
00:46:47surtout là où ils sont.
00:46:48Et moi, je peux en témoigner,
00:46:50comme tous mes commandeurs,
00:46:52du niveau d'engagement de nos réservistes.
00:46:56Je leur rends hommage,
00:46:57comme mes gendarmes départementaux et mobiles.
00:47:00C'est juste exceptionnel.
00:47:02Donc on devrait faire plus.
00:47:04ne serait-ce que pour eux.
00:47:06Voilà.
00:47:08Et je crois que j'ai fait le tour.
00:47:11Non, pardon,
00:47:12sur l'idée de la D.O.T. justement.
00:47:16Je ne vais pas revenir
00:47:17dans la loi spéciale, technique,
00:47:19de bascule en D.O.T. etc.
00:47:20Moi, je vais juste vous dire
00:47:22l'idée que nous nous en faisons,
00:47:27notamment par rapport aux armées,
00:47:30comment ça s'organise
00:47:31entre la gendarmerie et les armées.
00:47:33Ce que je vois aujourd'hui,
00:47:35c'est que souvent,
00:47:35les armées nous appuient.
00:47:38On ne peut pas être performant
00:47:40en Nouvelle-Calédonie,
00:47:40on ne peut pas être performant
00:47:41à Mayotte
00:47:43si on n'a pas un pont aérien
00:47:45mis en place par la Medler.
00:47:47Exceptionnel.
00:47:48Exceptionnel.
00:47:49On n'est pas performant
00:47:51en Guyane,
00:47:51et j'y reviendrai tout à l'heure,
00:47:52c'est une question sur la Guyane,
00:47:54si on n'a pas l'appui des armées
00:47:55pour nous faire progresser en forêt,
00:47:57pour aller casser
00:47:58des sites d'orpaillage.
00:48:01Donc, on est beaucoup,
00:48:03aujourd'hui,
00:48:03les armées viennent beaucoup
00:48:05en appui des forces
00:48:06de sécurité intérieure.
00:48:07On l'a vu pour les Jeux olympiques,
00:48:08on l'a vu pour le 80e anniversaire
00:48:10du débarquement.
00:48:11Dans le cas de l'hypothèse
00:48:12d'un engagement majeur,
00:48:13je pense que ce sera juste l'inverse.
00:48:17Je pense que c'est au FSI,
00:48:18c'est à la gendarmerie
00:48:19en particulier,
00:48:20d'appuyer les armées
00:48:21sur la couverture territoriale,
00:48:25sur ce que j'ai dit,
00:48:25la protection
00:48:26de la base industrielle
00:48:28de défense,
00:48:29sur la protection
00:48:31des bases de défense
00:48:33en elles-mêmes.
00:48:35C'est ça qui me paraît important.
00:48:37Si nous avons
00:48:37un engagement majeur
00:48:38à l'Est, par exemple,
00:48:41je pense que ça ne se passera pas
00:48:45sans agitation
00:48:47sur le territoire national.
00:48:49Je pense que nous pourrons
00:48:50avoir l'action de proxy,
00:48:52des actions de sabotage,
00:48:54mais aussi des manifestations.
00:48:58Je ne suis pas sûr
00:48:58que tous nos concitoyens
00:49:00soient favorables
00:49:01à ce type d'engagement,
00:49:02par exemple.
00:49:03Donc je pense qu'on pourra
00:49:04avoir de l'agitation.
00:49:05avant même un engagement,
00:49:07si la France est nation haute,
00:49:09si on fait transiter
00:49:09par la France
00:49:10des matériels sensibles
00:49:11dans le cadre
00:49:12d'un engagement,
00:49:13il faut couvrir
00:49:14les territoires
00:49:14avec des moyens.
00:49:16Et ça, c'est le rôle,
00:49:17je pense,
00:49:17de la gendarmerie nationale.
00:49:19Donc, vous voyez,
00:49:20dans la phase
00:49:21de montée en puissance,
00:49:23je pense que notre gendarmerie,
00:49:25les forces de sécurité intérieure,
00:49:26peuvent être impactées
00:49:26dès le départ.
00:49:28Dès le départ.
00:49:30Sans attendre forcément
00:49:31l'engagement en tant que tel,
00:49:32je pense qu'on aura
00:49:33des manifestations.
00:49:34Je pense qu'on aura
00:49:35des actions,
00:49:36des retours en sécurité intérieure
00:49:37sur le territoire national.
00:49:39Donc, c'est, je pense,
00:49:41à cette hypothèse
00:49:42à laquelle nous devons
00:49:43nous préparer.
00:49:45C'est la vision que,
00:49:48en tout cas,
00:49:49que nous essayons
00:49:50de faire partager.
00:49:51Voilà.
00:49:51Et dernier point,
00:49:52sur la Guyane,
00:49:53oui,
00:49:54c'est un état-major conjoint,
00:49:59alors qu'il ne nous permet pas
00:49:59de...
00:50:01Ce n'est pas forcément
00:50:02une préfiguration
00:50:03de la D.O.T.
00:50:04L'état-major conjoint
00:50:05en Guyane
00:50:05vient dans le cadre
00:50:07de l'opération Harpi.
00:50:08Je l'ai visité.
00:50:10C'est remarquable.
00:50:12C'est remarquable,
00:50:12c'est-à-dire que les gendarmes
00:50:13sont totalement intégrés
00:50:15dans un état-major otanien,
00:50:18dirigé par le ComSup,
00:50:21et énormément de bureaux
00:50:22sont pris par les gendarmes,
00:50:23notamment sur les aspects
00:50:24renseignements.
00:50:26Donc, connaissance des territoires,
00:50:28renseignements criminels,
00:50:30et cet état-major
00:50:30permet aujourd'hui
00:50:31d'orienter les actions
00:50:32contre leur paillage
00:50:33de façon inégalée.
00:50:35Je crois que 85%
00:50:37de toutes les missions
00:50:39programmées
00:50:40font un hit
00:50:41sur le terrain.
00:50:43Parce qu'on échange,
00:50:44parce qu'on voit
00:50:45la répartition territoriale,
00:50:46on fait du renseignement criminel.
00:50:48Donc, c'est un vrai plus.
00:50:50Et là, c'est l'exemple même
00:50:51de ce qu'on peut faire
00:50:52en appui conjoint
00:50:53entre les armées,
00:50:55les forces armées
00:50:56et la gendarmerie
00:50:56dans un département
00:50:58aussi compliqué
00:50:59que la Guyane.
00:51:03Merci, mon général.
00:51:04Je vous propose
00:51:04que nous prenions maintenant
00:51:05les questions
00:51:06des membres de la commission.
00:51:08On va faire deux séries.
00:51:10Quatre premières questions.
00:51:11La première,
00:51:12c'est Olivier Sigolotti.
00:51:14Merci, monsieur le président.
00:51:15Mon général,
00:51:16vous me permettrez
00:51:17de prolonger
00:51:18votre propos
00:51:19sur la Guyane,
00:51:20puisque notre commission
00:51:21a souhaité
00:51:22dernièrement
00:51:23réaliser une mission
00:51:24en Guyane et au Guyana
00:51:26et avec le président Perrin
00:51:27et notre collègue
00:51:28André Eguiol.
00:51:30Nous avons eu l'occasion
00:51:31de partager
00:51:31le quotidien
00:51:33des gendarmes,
00:51:34notamment en forêt.
00:51:36Et devant notre commission,
00:51:38nous tenons à rappeler
00:51:39le travail remarquable
00:51:41et exemplaire
00:51:42qui est réalisé
00:51:43au quotidien
00:51:44par ces gendarmes
00:51:45dans un milieu
00:51:47abrasif
00:51:48et hostile
00:51:49à la fois pour les personnels
00:51:50et pour les matériels.
00:51:52et nous avons pu
00:51:54voir
00:51:55les difficultés
00:51:57liées
00:51:57aux constatations,
00:51:58aux renseignements,
00:51:59à la judiciarisation,
00:52:02notamment
00:52:02d'un certain nombre
00:52:04de trafics,
00:52:05je pense,
00:52:06aux narcotrafics
00:52:06et à la lutte
00:52:07contre leur paillage illégal.
00:52:09Vous venez
00:52:10d'évoquer,
00:52:11mon général,
00:52:12l'organisation,
00:52:13effectivement,
00:52:14en lien
00:52:14avec les forces armées
00:52:16en Guyane.
00:52:18On voit aujourd'hui
00:52:19l'évolution
00:52:20du cours de l'or
00:52:21on voit
00:52:22la montée
00:52:23de la criminalité
00:52:26parfaitement documentée
00:52:28et renseignée
00:52:29par la section
00:52:31de recherche
00:52:32à Cayenne.
00:52:34Est-ce que vous ne pensez
00:52:36pas qu'il est peut-être
00:52:37opportun
00:52:38de revoir
00:52:39le dispositif
00:52:40ARPI
00:52:40comme il a été revu
00:52:42après ARPI 1
00:52:43parce qu'on sent
00:52:45aujourd'hui
00:52:45qu'un certain nombre
00:52:47de compétiteurs
00:52:49et notamment
00:52:50la Chine
00:52:51pour ne pas
00:52:51les citer
00:52:53pille nos ressources
00:52:55naturelles
00:52:55dans ce département
00:52:58dont la superficie
00:52:59est équivalente
00:53:00au Portugal
00:53:01et que notre dispositif
00:53:04même s'il remplit
00:53:05aujourd'hui
00:53:06pleinement
00:53:07les objectifs
00:53:09qui lui sont fixés
00:53:10risque d'être
00:53:11rapidement dépassé
00:53:13par l'intérêt
00:53:14marqué
00:53:15effectivement
00:53:15par l'évolution
00:53:17du cours de l'or
00:53:17et le fait
00:53:19que les guerres
00:53:19imperos
00:53:20puissent être
00:53:20remplacées
00:53:21rapidement
00:53:21par des factions
00:53:22mafieuses
00:53:23et notamment
00:53:23brésiliennes.
00:53:25Nicole Duranton
00:53:26Merci monsieur
00:53:28le Président.
00:53:28Général,
00:53:29je me fais le relais
00:53:30de mon collègue
00:53:31sénateur de Lyon
00:53:32Jean-Baptiste Leouane
00:53:34concernant le plan
00:53:35236 brigades
00:53:36vous l'avez déjà évoqué
00:53:38donc certains départements
00:53:40verront la réalisation
00:53:41de leur première brigade
00:53:43en 2026
00:53:44comme vous l'avez
00:53:45annoncé
00:53:45donc 57 brigades
00:53:47donc est-ce qu'il y en aura
00:53:49plus en 2026
00:53:50est-ce qu'il y aura
00:53:51d'autres ouvertures
00:53:52que les 56
00:53:53que vous avez annoncées
00:53:55mais à défaut
00:53:56est-ce que la cible
00:53:57de 2027
00:53:58pour la réalisation
00:53:59de l'ensemble
00:54:00du plan
00:54:01200 brigades
00:54:02est maintenue ?
00:54:04Je vous remercie.
00:54:05Dernière question
00:54:06de la première série
00:54:07Jean-Pierre Grand
00:54:08Merci monsieur le Président
00:54:11Mon général
00:54:13j'ai un peu sursauté
00:54:16quand vous avez parlé
00:54:17du retour au domanial
00:54:18et je vais vous expliquer
00:54:19pourquoi
00:54:20et vous savez que je suis
00:54:23un fan de la gendarmerie
00:54:25donc
00:54:26la gendarmerie c'est quoi ?
00:54:29ce sont aussi des familles
00:54:30et quand j'ai construit
00:54:33la gendarmerie que vous connaissez
00:54:35où aujourd'hui
00:54:36il y a 220 personnes
00:54:37je l'ai construit
00:54:39autour de la famille
00:54:40de la famille
00:54:42des gendarmes
00:54:43et là
00:54:44on avait la liberté
00:54:45quand demain
00:54:47ça sera des bureaux parisiens
00:54:48qui dessineront
00:54:50la gendarmerie
00:54:50de Trifouille-les-Oies
00:54:51ça sera
00:54:53des couloirs
00:54:53trois étages
00:54:55et tout ça
00:54:57avec des principes
00:54:58et voilà
00:54:58c'est pas comme ça
00:55:00la gendarmerie
00:55:01du 21ème siècle
00:55:02enfin pour moi
00:55:03la gendarmerie
00:55:04du 21ème siècle
00:55:05c'est la gestion
00:55:06de la famille
00:55:07c'est-à-dire la proximité
00:55:08avec les équipements publics
00:55:10les écoles
00:55:11les sports
00:55:12les transports
00:55:15c'est aussi
00:55:16une forme
00:55:18aussi d'hierarchie
00:55:19dans la conception
00:55:21de l'habitat
00:55:22nous avons
00:55:23nous
00:55:24on a fait des villas
00:55:25pour les gendarmes
00:55:26on a regroupé
00:55:28tout le monde
00:55:28de manière à ce qu'à
00:55:29trois heures du matin
00:55:30on soit pas obligé
00:55:31de faire des ramachats scolaires
00:55:33pour faire une opération
00:55:34donc si vous voulez
00:55:36il faut une énorme qualité
00:55:38une énorme qualité
00:55:39une énorme qualité
00:55:41de l'habitat
00:55:41les gendarmes
00:55:44vos gradés
00:55:44sont dans des villas
00:55:47qui sont dans la zone
00:55:49de la gendarmerie
00:55:50donc tout ça
00:55:53si vous voulez
00:55:54c'est quelque chose
00:55:56dont on a vu
00:55:57dont on voit
00:55:58les conséquences
00:56:00positives
00:56:00à l'époque
00:56:02c'était la SNI
00:56:03un de vos
00:56:04prédécesseurs
00:56:05genre
00:56:05après
00:56:07maintenant
00:56:07c'est
00:56:07CDC Habitat
00:56:08alors
00:56:10ça moi
00:56:11j'avoue
00:56:12que je suis extrêmement
00:56:13perplexe
00:56:14sur
00:56:15ce retour
00:56:16si vous voulez
00:56:17à l'autre fois
00:56:19c'est un retour
00:56:21à l'autre fois
00:56:21la deuxième chose
00:56:23dont je voulais parler
00:56:23j'entends parler
00:56:24des communes
00:56:25qui mettraient la main
00:56:26à la poche
00:56:27pour construire
00:56:28des brigades
00:56:29permettez-moi
00:56:31de vous dire
00:56:32qu'aujourd'hui
00:56:32au moment
00:56:34où nous allons voter
00:56:35un budget
00:56:36où il n'y aura plus
00:56:36de DETR
00:56:37etc
00:56:37etc
00:56:38ce sera un peu compliqué
00:56:39quand même
00:56:39de leur demander
00:56:40d'intervenir
00:56:41et puis c'est pas leur rôle
00:56:42moi je me serais
00:56:44totalement refusé
00:56:45malgré mes liens
00:56:46avec la gendarmerie
00:56:47de donner du terrain
00:56:48pour construire
00:56:49une gendarmerie
00:56:50on n'a pas à faire ça
00:56:50surtout dans
00:56:52zone urbaine
00:56:53nous on a vendu
00:56:54le terrain
00:56:54il a été intégré
00:56:55dans le prix
00:56:56dans le prix global
00:56:57du projet
00:56:58et puis ensuite
00:57:00écoutez
00:57:00il y a le management
00:57:01financier
00:57:02il y a un certain
00:57:03nombre de choses
00:57:03à étudier
00:57:04et puis comme c'est
00:57:06l'état
00:57:06des deux côtés
00:57:08côté CDC
00:57:09côté gendarmerie
00:57:11écoutez
00:57:12moi je veux bien
00:57:14tout ce qu'on veut
00:57:14mais si les loyers
00:57:16sont un peu chers
00:57:16il faut un peu discuter
00:57:17avec eux
00:57:18voilà
00:57:20et puis après
00:57:21quand vous avez
00:57:22un bâtiment
00:57:23domanial
00:57:24et que vous voulez
00:57:24le faire réparer
00:57:25vous savez comment
00:57:26ça se passe
00:57:27ici pour changer
00:57:28un robinet
00:57:28il faut deux ans
00:57:29alors vous imaginez
00:57:30la gendarmerie
00:57:31bon excusez-moi
00:57:32monsieur le caisseur
00:57:33mais
00:57:34je plaisante
00:57:37je suis extrêmement
00:57:39perplexe
00:57:40non pas si vous voulez
00:57:41par idéologie
00:57:42mais par pratique
00:57:43et
00:57:45je vous invite
00:57:46donc
00:57:47vous imaginez bien
00:57:48que j'allais le faire
00:57:48à venir visiter
00:57:50ce que nous avons fait
00:57:51et voir avec vos hommes
00:57:52et vos femmes
00:57:53puisque naturellement
00:57:54la gendarmerie aussi
00:57:55c'est un merveilleux corps
00:57:56où il y a de multiples
00:57:58personnes
00:57:59de multiples activités
00:58:00vous verrez que les 220
00:58:01gendarmes
00:58:02qui sont dans cette
00:58:03gendarmerie
00:58:04sont extrêmement heureux
00:58:06pour eux
00:58:06pour leur famille
00:58:07d'y vivre
00:58:07et qu'ils ne s'imaginent pas
00:58:08dans un truc
00:58:09fabriqué par
00:58:10des technos parisiens
00:58:12qui naturellement
00:58:13ne ressembleront plus
00:58:15à la vie du 21ème siècle
00:58:16pourquoi ?
00:58:17parce qu'aujourd'hui
00:58:17on se bat pour les gendarmes
00:58:19il faut
00:58:20alors je ne vais pas
00:58:21aller plus loin
00:58:22naturellement
00:58:23je ne dis aucun mal
00:58:25de votre idée
00:58:26sur le domanial
00:58:27mais peut-être
00:58:28faudrait-il y réfléchir
00:58:30et revoir ça
00:58:31parce que
00:58:33si vous voulez
00:58:33moi en tant que
00:58:34en tant que praticien
00:58:35de ça
00:58:35avec le recul
00:58:37qui est le nôtre
00:58:37oui bien sûr
00:58:40alors je n'y vais pas plus loin
00:58:41mais vous avez compris
00:58:42que ça me tenait à coeur
00:58:43merci
00:58:43bon en général
00:58:44je vous propose
00:58:45il y a 4 questions
00:58:46d'y répondre
00:58:46et il restera une dernière série
00:58:48de 3 questions
00:58:484 questions
00:58:50je vais répondre
00:58:51par la dernière
00:58:51permettez-moi
00:58:52monsieur le sénateur
00:58:53de ne pas être du tout
00:58:54d'accord avec vous
00:58:54moi je suis un homme de terrain
00:58:55j'ai fait fermer
00:58:57j'ai fait fermer
00:58:58évacuer totalement
00:58:59des compagnies de gendarmerie
00:59:01des compagnies entières
00:59:02de gendarmerie
00:59:03sur du locatif
00:59:04sur du locatif
00:59:07que ce soit
00:59:08au niveau municipal
00:59:09au niveau conseil départemental
00:59:11j'ai un sénateur
00:59:12qui le sait
00:59:13particulièrement
00:59:13je l'ai fait
00:59:14parce que c'était
00:59:15juste indigne
00:59:16je répète
00:59:17indigne
00:59:18et c'est pas
00:59:19à la gendarmerie
00:59:19de fixer le tout
00:59:20des loyers
00:59:20c'est à la DGFIP
00:59:21de le faire
00:59:22et c'est le serpent
00:59:23qui se mord la queue
00:59:23puisque là
00:59:24pour le coup
00:59:25la collectivité
00:59:26me demandait
00:59:26d'augmenter
00:59:27deux fois et demi
00:59:28les loyers
00:59:28ce que je ne pouvais pas faire
00:59:29puisqu'on nous disait
00:59:30ben non
00:59:30il y a un prix de marché
00:59:31donc moi je ne suis pas
00:59:33d'accord avec vous
00:59:33c'est à dire que
00:59:34quand je regarde
00:59:35le prix des loyers
00:59:37en gendarmerie
00:59:38en 2009
00:59:39à notre intégration
00:59:40au ministère de l'intérieur
00:59:41c'est 300 millions d'euros
00:59:42l'année dernière
00:59:43c'est 620 millions d'euros
00:59:45le rapport Belin
00:59:46le dit très bien
00:59:47dans moins de 10 ans
00:59:49c'est un milliard d'euros
00:59:50un milliard d'euros
00:59:52est-ce que notre modèle
00:59:53est supportable
00:59:54sur le locatif
00:59:55moi je n'ai pas l'argent
00:59:56et tout ça
00:59:58je n'ai pas d'équipement
01:00:00je n'ai pas d'investissement
01:00:01donc je pense que
01:00:03et ce n'est pas
01:00:04ce que je vous dis là
01:00:05c'est tout à fait concret
01:00:06une brigade
01:00:07domaniale
01:00:09coûte deux fois moins cher
01:00:10qu'une caserne locative
01:00:11c'est la réalité
01:00:12et moi j'ai ici le techno
01:00:15je ne pense pas
01:00:16qu'on construit des prisons
01:00:17pour nos gendarmes
01:00:18en domaniale
01:00:19ce n'est pas vrai
01:00:21je veux dire
01:00:21on a des normes à respecter
01:00:23comme pour tous
01:00:24nos concitoyens
01:00:25des normes d'accueil
01:00:26des normes pour les familles
01:00:27des normes pour les personnes
01:00:29à mobilité réduite
01:00:30que ce soit
01:00:31dans le locatif
01:00:32ou le domanial
01:00:33ce sont les mêmes constructions
01:00:34donc je ne peux pas
01:00:37aller dans votre sens
01:00:39je crois aujourd'hui
01:00:40que tout simplement
01:00:41le taux
01:00:42le coût
01:00:43du locatif
01:00:44est trop important
01:00:45et ça menace
01:00:46je pense que ça menace
01:00:47l'équilibre
01:00:48de la gendarmerie
01:00:49et tout simplement
01:00:51il faut se poser la question
01:00:52de la soutenabilité
01:00:53du modèle
01:00:54c'est pour ça
01:00:54que je prône
01:00:55un retour
01:00:56vers le domanial
01:00:58et les chiffres
01:01:00sont là
01:01:00le domanial
01:01:01je crois que ça revient
01:01:03à peu près
01:01:03à 75
01:01:0477 euros
01:01:05au mètre carré
01:01:06quand aujourd'hui
01:01:07les brigades
01:01:08locatives
01:01:09on dépasse
01:01:10c'est 160 euros
01:01:11en mètre carré
01:01:11c'est juste la réalité
01:01:14et d'ailleurs
01:01:15je remarque
01:01:16avec les bailleurs
01:01:16et bien
01:01:17c'est une course
01:01:18ils construisent
01:01:20ils nous disent
01:01:20à un moment donné
01:01:21on arrête la construction
01:01:22parce qu'on n'a plus
01:01:23les fonds
01:01:23notamment après Covid
01:01:24parce que le coût
01:01:25des matériaux augmente
01:01:26et on a plein de brigades
01:01:28qui sont enquistées
01:01:28sur ces sujets
01:01:29voilà
01:01:30et enfin
01:01:31le dernier point
01:01:31monsieur le sénateur
01:01:32si vous me permettez
01:01:34si une collectivité
01:01:36ne veut pas
01:01:36installer une gendarmerie
01:01:37c'est son choix
01:01:38s'il n'y a pas de brigade
01:01:39et bien on n'y va pas
01:01:40s'il n'y a pas de terrain
01:01:41on n'y va pas
01:01:41c'est juste le choix
01:01:42il ne faut pas nous demander
01:01:43l'impossible
01:01:44moi je ne vais pas racheter
01:01:45des terrains
01:01:46pour implanter une gendarmerie
01:01:47et donc aujourd'hui
01:01:48je pense d'ailleurs
01:01:49que dans un secteur donné
01:01:50moi je ne mets pas
01:01:52les gens en concurrence
01:01:52mais si un maire
01:01:54parce que notre relation
01:01:56c'est quand même
01:01:56les maires au quotidien
01:01:57c'est ce couple
01:02:00que moi je vois
01:02:01entre la brigade
01:02:02et les maires au quotidien
01:02:03donc un maire
01:02:04qui veut une brigade
01:02:05et bien s'il propose un terrain
01:02:07c'est vers lui qu'on ira
01:02:07si on dit que la brigade
01:02:09d'à côté
01:02:09ne peut pas s'installer
01:02:10parce que le maire
01:02:11ne veut pas donner de terrain
01:02:11et bien on va ailleurs
01:02:13je pense que c'est juste
01:02:14une question
01:02:15de bon sens
01:02:17et moi je vous dis
01:02:19qu'aujourd'hui
01:02:19vu l'augmentation
01:02:23des coûts des loyers
01:02:25l'année dernière
01:02:26je rappelle
01:02:26qu'on a eu des difficultés
01:02:27à payer nos loyers
01:02:29parce qu'on a fait un choix
01:02:31de porter l'effort
01:02:32sur l'opérationnel
01:02:33au passage
01:02:34je rappelle que
01:02:35notre engagement
01:02:36Nouvelle-Calédonie
01:02:36c'est la gendarmerie qui le paye
01:02:37c'est 300 millions d'euros
01:02:40sur deux ans
01:02:41donc à un moment donné
01:02:42je suis obligé
01:02:43de faire des choix
01:02:44et c'est vraiment là-dessus
01:02:45vers quoi je m'oriente
01:02:47sur les sujets
01:02:49pour rebalayer
01:02:50ce qui vient d'être dit
01:02:51notamment sur
01:02:53les crédits
01:02:54de la réserve opérationnelle
01:02:55c'est vrai
01:02:56monsieur le sénateur
01:02:57aujourd'hui
01:02:58nous sommes obligés
01:02:59de ne plus convoquer
01:03:01de réservistes
01:03:02parce que les crédits
01:03:03sont épuisés
01:03:04ce n'est pas forcément
01:03:06un défaut
01:03:08de planification
01:03:09des crédits
01:03:09mais étant donné
01:03:11le taux d'emploi
01:03:12de la gendarmerie mobile
01:03:13j'ai dû faire des choix
01:03:14d'engagement
01:03:15de nos réservistes
01:03:15notamment cet été
01:03:16sur des compagnies de marche
01:03:18j'ai des compagnies de marche
01:03:20de la région parisienne
01:03:21qui sont effectivement
01:03:21venues
01:03:22renforcer
01:03:23les brigades
01:03:24territoriales
01:03:25sur le trait de côte
01:03:26en Bretagne
01:03:26pays de la Loire
01:03:28et Aquitaine
01:03:29donc on a fait ce choix
01:03:31donc aujourd'hui
01:03:32c'est vrai
01:03:33plus de difficultés
01:03:34à convoquer
01:03:35nos réservistes
01:03:36entre le mois d'octobre
01:03:37et la mi-novembre
01:03:39ça reprendra par la suite
01:03:40parce que je ne peux pas
01:03:41non plus convoquer
01:03:42des réservistes
01:03:43sans les rétribuer
01:03:45enfin en tout cas
01:03:46en reportant
01:03:47les paiements
01:03:48à plusieurs mois
01:03:49ce ne serait pas
01:03:50ce ne serait pas logique
01:03:52donc le commandant
01:03:52de la région de France
01:03:53effectivement
01:03:53a reporté
01:03:55sur quelques semaines
01:03:56l'engagement des réservistes
01:03:58c'est une réalité
01:03:58vous parliez également
01:04:01d'un rattachement potentiel
01:04:03de la gendarmerie
01:04:04aux armées
01:04:05ce n'est pas du tout
01:04:06à l'ordre du jour
01:04:07ce n'est pas du tout
01:04:09du tout à l'ordre du jour
01:04:09la gendarmerie
01:04:11je pense a trouvé sa place
01:04:12au sein du ministère
01:04:15de l'intérieur
01:04:15on partage aujourd'hui
01:04:17énormément
01:04:18de
01:04:19de
01:04:20de
01:04:21de
01:04:21de travail
01:04:22au quotidien
01:04:23notamment sur la
01:04:23crimine organisée
01:04:24je vous donne juste un exemple
01:04:26aujourd'hui la gendarmerie
01:04:27c'est parfaitement s'intégrer
01:04:29dans des dispositifs
01:04:30de police judiciaire
01:04:30de crimine organisée
01:04:31le chef de fila
01:04:34aujourd'hui
01:04:35sur la crimine organisée
01:04:36c'est la police nationale
01:04:37c'est la DNPJ
01:04:38on a monté
01:04:40un état-major
01:04:41commun
01:04:41contre la crimine organisée
01:04:43qui est piloté
01:04:44par la DNPJ
01:04:45avec une commissaire
01:04:46à sa tête
01:04:46et c'est un gendarme
01:04:47qui est adjoint
01:04:48donc je pense qu'on a trouvé
01:04:49un équilibre aujourd'hui
01:04:50réel
01:04:51au sein du ministère
01:04:52de l'intérieur
01:04:53sur les grandes missions
01:04:54de la maison gendarmerie
01:04:55ça c'est mon point de vue
01:04:57mais il n'y a pas du tout
01:04:58aujourd'hui à ma connaissance
01:04:59en tout cas
01:04:59de rattachement programmé
01:05:01ou potentiel
01:05:02de la gendarmerie
01:05:03au ministère des armées
01:05:04et puis il y avait
01:05:07une autre question
01:05:08autour de Harpi
01:05:09sur effectivement
01:05:12la montée en puissance
01:05:13des groupes criminels
01:05:14je vous rejoins totalement
01:05:16je vous donne juste
01:05:18à titre d'exemple
01:05:19ce qui a été fait
01:05:20par la section de recherche
01:05:20de Cayenne
01:05:21sur le premier trimestre
01:05:232025
01:05:24par justement
01:05:26le travail
01:05:27autour du renseignement
01:05:28criminel
01:05:29la gendarmerie
01:05:30de Guyane
01:05:31a détecté
01:05:32la présence
01:05:33de ce qu'on appelle
01:05:34les factions armées
01:05:35brésiliennes
01:05:36en Guyane
01:05:36à peu près 500 membres
01:05:38alors vous regarderez
01:05:40aujourd'hui
01:05:41par exemple
01:05:41à Rio
01:05:43vous avez une guerre
01:05:45aujourd'hui à Rio
01:05:45qui est déclenchée
01:05:46entre les factions
01:05:47criminelles armées
01:05:48et la police fédérale
01:05:52ces factions brésiliennes
01:05:54armées
01:05:54ce sont des
01:05:55c'est comme des compagnies
01:05:57de marche en fait
01:05:57avec un chef
01:05:59des lieutenants
01:06:00des exécutants
01:06:01mais à vocation criminelle
01:06:02c'est vrai qu'on les appelle
01:06:05factions armées
01:06:06il y a le commando
01:06:07Vermeillot
01:06:08il y a les fraternités
01:06:08de la MAPA
01:06:09etc
01:06:09et ils sont présents
01:06:11en Guyane
01:06:12donc on s'est posé
01:06:12la question
01:06:13pourquoi est-ce qu'ils sont là
01:06:14et c'est vrai
01:06:15qu'ils ne font pas
01:06:16énormément de trafic
01:06:16de stups
01:06:17en fait
01:06:19ce sont des organisations
01:06:20criminelles
01:06:20des lobbies criminels
01:06:21qui vont là où est l'argent
01:06:23un gramme d'or
01:06:25au moment où je parle
01:06:26aujourd'hui
01:06:27c'est je crois
01:06:28105 euros
01:06:29le gramme d'or
01:06:30partout sur la planète
01:06:32c'est un cours mondial
01:06:33le cours mondial
01:06:35de la cocaïne
01:06:35est fluctuant
01:06:36c'est-à-dire que
01:06:38entre les zones
01:06:39de production
01:06:40et les zones
01:06:41de consommation
01:06:42ça n'a rien à voir
01:06:43donc sur Paris
01:06:44ça doit être autour
01:06:45de 30-35 euros
01:06:46ça doit être 40-45 euros
01:06:48en province
01:06:48mais en Guyane
01:06:49c'est beaucoup moins cher
01:06:51que ça
01:06:51donc on va où est l'argent
01:06:54et on a détecté
01:06:55un trafic
01:06:57organisé
01:06:58en Guyane
01:06:59la plus grosse
01:07:01filière
01:07:02jamais démantelée
01:07:03autour
01:07:04de l'approvisionnement
01:07:05logistique
01:07:05vous l'avez peut-être vu
01:07:07quand vous avez été
01:07:08l'organisation
01:07:10est tenue
01:07:11entièrement
01:07:11par les factions
01:07:12armées brésiliennes
01:07:13donc ça veut dire
01:07:15qu'ils investissent
01:07:15la Guyane
01:07:16pour l'or
01:07:17pour l'or
01:07:19voilà
01:07:20donc c'est la réalité
01:07:21et donc on doit
01:07:23combattre ça
01:07:24d'où
01:07:24la mission
01:07:26Arpi
01:07:26qui a été renouvelée
01:07:27déjà on est sur
01:07:28Arpi 3
01:07:29avec la constituante
01:07:30de l'état-major commun
01:07:31et nous avons
01:07:32de bons résultats
01:07:34nous avons de bons résultats
01:07:35il faut insister
01:07:36parce qu'évidemment
01:07:37il y a des atteintes
01:07:38majeures à l'environnement
01:07:38le mercure fait des dégâts
01:07:40terribles
01:07:41mais c'est aussi
01:07:42l'infiltration
01:07:42des groupes armés
01:07:43et de la crimine
01:07:45organisée en Guyane
01:07:46merci mon général
01:07:49quatre dernières questions
01:07:50pardon pardon pardon
01:07:54je vous ai oublié
01:07:55sur les briques nouvelles
01:07:56non non mais elle se manifeste
01:07:58nous le dirons-t-on
01:07:59elle a raison
01:07:59je répète
01:08:012024
01:08:0280 brigades nouvelles
01:08:03ont été réalisées
01:08:05on devait en avoir
01:08:06donc 57
01:08:08en 2025
01:08:09qui n'ont pas été réalisées
01:08:10et qui sont reportées
01:08:11sur le PLF 2026
01:08:13donc il nous reste
01:08:14ça a été rappelé
01:08:15une centaine de brigades
01:08:17qui normalement
01:08:19devraient être faites
01:08:21en 2027
01:08:21d'où l'inquiétude
01:08:25quand même
01:08:26parce que ça représente
01:08:261145 ETP
01:08:28donc le sujet
01:08:29et je n'ai pas la réponse
01:08:30madame la sénatrice
01:08:31je n'ai pas la réponse
01:08:32c'est de savoir
01:08:33est-ce qu'il y aura
01:08:34un glissement
01:08:34au-delà de 2027
01:08:35et dans quelle proportion
01:08:37se feront les brigades
01:08:38en 2027
01:08:39aujourd'hui
01:08:39je ne peux pas vous le dire
01:08:40voilà
01:08:41donc ce seront des négociations
01:08:42à lancer
01:08:43mais
01:08:43voilà
01:08:44j'espère
01:08:45que le plan
01:08:47ira au bout
01:08:48j'espère
01:08:48merci
01:08:50Alain Casabonne
01:08:52pour la dernière série
01:08:53merci monsieur le président
01:08:55merci mon général
01:08:56deux questions
01:08:59qui sont
01:08:59portes
01:09:00l'une
01:09:00sur le narcotrafic
01:09:01vous savez que
01:09:03madame Michu
01:09:04on a tous
01:09:04une madame Michu
01:09:05chez nous
01:09:05monsieur Michu
01:09:06elle dit
01:09:06mais je ne comprends pas
01:09:07s'il n'y avait pas de consommateurs
01:09:09il n'y aurait pas de drogue
01:09:09par évidence
01:09:11logique
01:09:12qu'est-ce qui est fait
01:09:14sur le contrôle
01:09:15je dis ça
01:09:16à titre personnel
01:09:16parce qu'en 40 ans
01:09:17de conduite
01:09:18je suis tombé une fois
01:09:19sur un contrôle
01:09:20de stupéfiant
01:09:21négatif
01:09:23mais en 40 ans
01:09:25voilà
01:09:26donc
01:09:27est-ce qu'il y a vraiment
01:09:28des contrôles
01:09:29alors
01:09:30quand j'étais maire
01:09:31de talons
01:09:32j'avais équipé
01:09:32mes véhicules
01:09:33alors municipaux
01:09:35parce que les conducteurs
01:09:36picolaient
01:09:36d'appareils
01:09:38qui empêchaient la voiture
01:09:40puis ils avaient trouvé le truc
01:09:41c'est le voisin
01:09:41qui ne buvait pas
01:09:42qui a fait souffler
01:09:42est-ce qu'il existe
01:09:44des systèmes
01:09:44comme ça
01:09:44qui permettraient
01:09:45d'empêcher
01:09:45de conduire
01:09:46dans cet état-là
01:09:46et la deuxième question
01:09:48c'est sur
01:09:49non
01:09:52lié aussi au trafic
01:09:53j'avais suggéré
01:09:54à mon directeur départemental
01:09:56il y a 15 ou 20 ans
01:09:58de faire une opération
01:09:59coup de poing
01:09:59tel que les allemands
01:10:00en avaient eu fait
01:10:01et les américains aussi
01:10:02au temps de la prohibition
01:10:03on bloque un quartier
01:10:04à 4h du matin
01:10:04et on prévient les habitants
01:10:07qu'on va visiter
01:10:07tous les appartements
01:10:08si vous détenez des armes
01:10:10vous les rendrez
01:10:11il n'y a pas de poursuite
01:10:11si on les trouve
01:10:12chez vous
01:10:13vous les poursuivez
01:10:14aux allemands
01:10:14c'était simple
01:10:14si ils en trouvent
01:10:15ils les tuent
01:10:15mais c'était assez efficace
01:10:17est-ce que ça
01:10:18c'est techniquement faisable
01:10:19et une question perso
01:10:22les rêves partis
01:10:24je suis exaspéré
01:10:26quand je vois
01:10:26qu'on commence à avoir
01:10:27quelques véhicules
01:10:28je dis
01:10:28pourquoi ils ne bloquent pas
01:10:29à l'arrivée des autres
01:10:30ils occupent illégalement
01:10:32un terrain
01:10:32alors est-ce que c'est là aussi
01:10:34faisable techniquement
01:10:35d'empêcher d'arriver
01:10:36pour en avoir 10 000
01:10:36sur le terrain
01:10:37et au bout d'un week-end
01:10:38ou de 3 jours
01:10:39on contrôle
01:10:41quand ils partent
01:10:41ils sont tous pétés
01:10:42la question pratique
01:10:44ça n'engage pas
01:10:45des crédits
01:10:46bien
01:10:48Guillaume Gontard
01:10:49oui merci
01:10:53merci monsieur le président
01:10:54merci monsieur le général
01:10:56pour vos explications
01:10:57très précises
01:10:59moi je voulais juste
01:11:01avoir une
01:11:02intervenir à la fois
01:11:04vous avez parlé
01:11:05du maillage territorial
01:11:06et je partage votre avis
01:11:07sur l'importance
01:11:08de ce maillage
01:11:08notamment en zone
01:11:10en zone rurale
01:11:11vous avez parlé aussi
01:11:13de l'augmentation
01:11:13des violences familiales
01:11:15qui est un sujet
01:11:16qu'on voit très très fortement
01:11:18sur de nombreux secteurs
01:11:20et notamment la question
01:11:22aussi des intervenants sociaux
01:11:23en gendarmerie
01:11:24ce dispositif
01:11:26qui a été mis
01:11:27et qui a été mis en place
01:11:28et l'important justement
01:11:29et le rôle
01:11:30de ces intervenants sociaux
01:11:31auprès
01:11:32auprès justement
01:11:34de ces populations
01:11:36le travail qu'ils peuvent faire
01:11:37sur le terrain
01:11:38mais aussi
01:11:39cette manière
01:11:40de pouvoir aussi
01:11:40décharger les gendarmes
01:11:41et en tout cas
01:11:42que les gendarmes
01:11:42puissent prioriser justement
01:11:44leur action
01:11:44plutôt sur le judiciaire
01:11:46donc je voulais avoir
01:11:47votre avis
01:11:48à la fois
01:11:49et votre regard
01:11:50puisque la LOPMI
01:11:51prévoyait 200 postes
01:11:5340 postes par an
01:11:54supplémentaires
01:11:56est-ce que du coup
01:11:56c'est quelque chose
01:11:57qui avance
01:11:58et qui se met
01:11:58réellement en place
01:12:00à l'échelle nationale
01:12:02et est-ce qu'il existe
01:12:04encore justement
01:12:05des secteurs
01:12:06qui sont dépourvus
01:12:06et je pense notamment
01:12:07en zone rurale
01:12:08notamment aussi
01:12:10en zone rurale
01:12:10avec parfois
01:12:11la problématique
01:12:12en fait d'avoir
01:12:13des lieux aussi adaptés
01:12:14puisque souvent
01:12:15on a fermé
01:12:16des gendarmeries
01:12:18pour plutôt déployer
01:12:19sur le terrain
01:12:20ce qui est plutôt
01:12:20une bonne chose
01:12:21quand on parlait
01:12:21de maillage
01:12:22mais du coup
01:12:22la question de la proximité
01:12:24d'avoir des lieux adaptés
01:12:25justement pour pouvoir
01:12:26accueillir ces personnes
01:12:28est souvent aussi
01:12:29une problématique
01:12:30donc voilà
01:12:30je voulais avoir
01:12:31votre avis là-dessus
01:12:31merci
01:12:32merci
01:12:32merci
01:12:34Akli Meloli
01:12:37s'il te plaît
01:12:38c'est la série
01:12:39pour nous
01:12:39la fin
01:12:39merci mon général
01:12:42pour vos propos
01:12:44éclairants
01:12:45et effectivement
01:12:46vous avez parlé
01:12:47de poursuivre
01:12:49les criminels
01:12:49etc
01:12:50et donc là
01:12:50on a un sujet
01:12:51sur le taux
01:12:51d'élucidation
01:12:52et donc moi
01:12:53je voudrais vous poser
01:12:53une question
01:12:54assez simple
01:12:55mais d'un côté
01:12:55pour le truc
01:12:56c'est comment
01:12:56la gendarmerie
01:12:57compte-t-elle
01:12:57préserver
01:12:57la qualité des enquêtes
01:12:58malgré la baisse
01:12:59des emplois
01:13:00des temps pleins
01:13:01consacrés à la filière judiciaire
01:13:02et l'autre question
01:13:03j'ai vu que vous avez
01:13:04entamé une réforme
01:13:05des OPJ
01:13:05et donc comment
01:13:07la DGN
01:13:07évalue-t-elle
01:13:08la réforme
01:13:09de la formation
01:13:09des OPJ
01:13:10opportunité
01:13:11ou fragilisation
01:13:12du métier d'enquêteur
01:13:13parce que vous savez
01:13:14je ne sais pas
01:13:15vous j'y apprends
01:13:15ce mot général
01:13:16c'est que si on n'élucide pas
01:13:18si la patrouille
01:13:19ne passe pas
01:13:19les gens vont continuer
01:13:20et ils vont aller
01:13:21effectivement
01:13:22comme on l'a vu
01:13:23le glissement
01:13:24on l'a vu sur
01:13:24et d'ailleurs
01:13:25je vous proposais
01:13:25de travailler sur une filière
01:13:26là-dessus
01:13:26on l'a vu
01:13:27ceux qui sont sur le narcotrafic
01:13:28savent que se faire attraper
01:13:30ça coûte cher
01:13:31maintenant ils se lancent
01:13:31dans la procession des mineurs
01:13:32et donc là-dessus
01:13:34parfois on est un peu dépourvus
01:13:35et donc je voulais savoir
01:13:36ce que vous mettiez en oeuvre
01:13:37pour justement
01:13:37améliorer cette élucidation
01:13:39Merci Acly
01:13:41Gisèle Jourdat
01:13:42et il y aura une cinquième question
01:13:43en général
01:13:44Général
01:13:47moi tout d'abord
01:13:47je ne
01:13:48je n'évoquerai pas
01:13:50le maillage territorial
01:13:52puisque pour nous
01:13:53même si l'année dernière
01:13:54ça n'a pas vu le jour
01:13:55mais la construction
01:13:56de la caserne
01:13:57donc de Palaja
01:13:58donc
01:13:59se fera
01:14:00au cours de cette année
01:14:02puisque déjà
01:14:03le permis de construire
01:14:05avait été déposé
01:14:06et obtenu
01:14:06avec de la cession
01:14:08par la mairie
01:14:08donc du terrain
01:14:10pour la dite construction
01:14:11et on avait trouvé
01:14:12une solution transitoire
01:14:14puisqu'il y avait
01:14:15donc des permanences
01:14:18de la gendarmerie
01:14:18donc qui se faisaient déjà
01:14:20dans un local
01:14:20mis à disposition
01:14:21par la commune
01:14:22moi
01:14:22ma question
01:14:23elle porte
01:14:24sur la féminisation
01:14:25des effectifs
01:14:26de la gendarmerie
01:14:26je souhaitais savoir
01:14:28s'ils étaient à la hausse
01:14:31s'ils étaient répartis
01:14:33dans toutes
01:14:34les unités
01:14:36et surtout
01:14:38dans tous les niveaux
01:14:40de commandement
01:14:40voilà
01:14:42mon général
01:14:42les cinq dernières questions
01:14:44sur le dernier point
01:14:45j'ajouterai
01:14:45que moi je suis sénateur
01:14:46du Calvados
01:14:47et j'ai exactement
01:14:48ce cas là
01:14:48où il y a une mise
01:14:49en concurrence
01:14:50de deux communes
01:14:51pour la construction
01:14:52de la brigade nouvelle
01:14:53ça met une pagaille
01:14:54sans nom
01:14:55au niveau local
01:14:56à quelques mois
01:14:57des élections municipales
01:14:59sur une compétence régalienne
01:15:00ça pose question
01:15:02je vous laisse la parole
01:15:03c'est bien vu
01:15:05monsieur le président
01:15:06mais je vous dis
01:15:06la compétence régalienne
01:15:08son budget
01:15:09c'est compliqué
01:15:09je ne peux pas moi
01:15:10et je ne peux pas
01:15:12jeter de terrain
01:15:12donc voilà
01:15:13c'est juste une réalité
01:15:15je ne peux pas
01:15:16être sur autre chose
01:15:17sur les consommateurs
01:15:21et les trafics
01:15:22de stupéfiants
01:15:22alors sur ce sujet
01:15:25monsieur le sénateur
01:15:26je voudrais
01:15:27quelques chiffres
01:15:28l'année dernière
01:15:29c'est 1209 opérations
01:15:31sur 650 points de deal
01:15:32identifiés en gendarmerie
01:15:34qui ont été menés
01:15:34c'est 8300 mises en cause
01:15:37pour le trafic de stupéfiants
01:15:38aux consommateurs
01:15:39c'est 106 000 infractions
01:15:42à la législation
01:15:43sur les stupéfiants
01:15:44ça concerne notamment
01:15:47les AFD
01:15:47les amendes forfaitaires
01:15:48délictuelles
01:15:49et c'est pas anecdotique
01:15:53c'est sur ce qu'on saisit
01:15:54aussi sur les enquêtes judiciaires
01:15:57l'année dernière
01:15:57on a saisi près de 600 millions
01:15:59d'euros d'actifs
01:16:00sur les enquêtes
01:16:01liées aux stupéfiants
01:16:02donc on a un dispositif
01:16:05qui est à la fois
01:16:10de ciblage des trafiquants
01:16:12mais il y a un effort
01:16:14qui est fait aussi
01:16:15sur les consommateurs
01:16:16on demande aujourd'hui
01:16:17notamment
01:16:18de mieux cibler
01:16:21autour des amendes
01:16:23forfaitaires délictuelles
01:16:24bon
01:16:24voilà
01:16:25donc il y a des efforts
01:16:27qui sont faits en la matière
01:16:28et qu'on poursuivra
01:16:30bien évidemment
01:16:31et d'ailleurs
01:16:32c'est le même sujet
01:16:33sur le dépistage
01:16:35d'alcoolémie
01:16:35on ne peut pas
01:16:40être en permanence
01:16:43en contrôle
01:16:44d'alcoolémie
01:16:45donc nos gendarmes
01:16:47sur le terrain
01:16:47font des actions
01:16:48ciblées
01:16:49je pense
01:16:50notamment autour
01:16:52des discothèques
01:16:53autour
01:16:54des points de consommation
01:16:55habituels
01:16:56et les dépistages
01:16:57d'alcoolémie
01:16:58sont toujours
01:17:00aussi nombreux
01:17:00on est à plus
01:17:01de 9 millions
01:17:01l'année dernière
01:17:02de dépistages
01:17:03d'alcoolémie
01:17:04donc voilà
01:17:05je tiens à vous rassurer
01:17:06sur ce sujet
01:17:07si vous n'avez pas été
01:17:08contrôlé souvent
01:17:09mais voilà
01:17:12donc on poursuit bien
01:17:15c'est un axe d'effort
01:17:16identifié
01:17:17sur lequel
01:17:17on ne baissera pas
01:17:19notre vigilance
01:17:20sur le sujet
01:17:22des rêves partis
01:17:23oui c'est un sujet
01:17:24majeur
01:17:25de perturbation
01:17:29au niveau local
01:17:30je pense bien évidemment
01:17:31au maire
01:17:32quand on reçoit
01:17:34une rêve partie
01:17:34sur son territoire
01:17:35c'est compliqué
01:17:36c'est compliqué aussi
01:17:37bien souvent
01:17:38pour nos agriculteurs
01:17:40puisque là
01:17:41pour le coup
01:17:41les rêveurs
01:17:44rentrent sur
01:17:45parfois des parcelles
01:17:46cultivées
01:17:47etc
01:17:47voire des parcelles
01:17:49protégées
01:17:49comme ça a été le cas
01:17:50dans le sud-ouest
01:17:51il y a peu de temps
01:17:52suite à un incendie
01:17:52d'ailleurs
01:17:53donc il y a une vraie
01:17:56perturbation
01:17:56souvent ça arrive
01:17:57le week-end
01:17:57moi je rends
01:18:00alors un hommage
01:18:01tout particulier
01:18:02à mes gendarmes
01:18:04parce que
01:18:05finalement
01:18:06c'est eux
01:18:06qui sont au contact
01:18:07c'est eux
01:18:08qui doivent absorber
01:18:09la foule
01:18:11qui arrive
01:18:11traiter
01:18:13nos concitoyens
01:18:14qui sont mécontents
01:18:15en appui
01:18:16avec le maire
01:18:17et qui sont
01:18:19en fait
01:18:19dans un service
01:18:20qui va être
01:18:21totalement dérégulé
01:18:22pendant 48
01:18:23à 72 heures
01:18:24ça veut dire
01:18:25que toute la brigade
01:18:26va s'engager
01:18:26sur ce domaine
01:18:27sur cet événement
01:18:28mais bien au-delà
01:18:29de la brigade
01:18:30parfois c'est la compagnie
01:18:31le groupement
01:18:32de gendarmerie
01:18:32et je le rends hommage
01:18:34parce que
01:18:35on nous dit
01:18:38c'est jamais assez
01:18:38mais quand on arrive
01:18:40à mettre
01:18:40dans un tout petit département
01:18:42comme le Lot
01:18:42en moins de 3 heures
01:18:4580 gendarmes
01:18:47en pleine nuit
01:18:48sur le dispositif
01:18:50moi je trouve
01:18:52que c'est remarquable
01:18:53je trouve que c'est remarquable
01:18:55c'est un département
01:18:56qui fait à peu plus
01:18:57de 300 gendarmes
01:18:58et vous arrivez
01:18:59à mettre
01:18:59en moins de 3 heures
01:19:00de nuit
01:19:00un week-end
01:19:0180 gendarmes
01:19:02sur le terrain
01:19:02et c'est régulier
01:19:04mais à 80 gendarmes
01:19:05le temps d'avoir
01:19:06les renforts
01:19:07les renforts
01:19:08notamment de gendarmerie
01:19:09mobile
01:19:09ou des CRS
01:19:10il faut tenir
01:19:11et quand vous avez
01:19:13face à vous
01:19:14des centaines de personnes
01:19:15qui arrivent
01:19:16et il ne s'agit pas
01:19:18
01:19:18monsieur le sénateur
01:19:19de bloquer
01:19:20de la circulation
01:19:20on la bloque
01:19:21la circulation
01:19:21mais les gens
01:19:23abandonnent leur véhicule
01:19:24sur la voie publique
01:19:25et viennent à pied
01:19:26traversent
01:19:27pour arriver
01:19:28sur les lieux
01:19:28donc ce sont
01:19:30des vrais dispositifs
01:19:31on a quand même
01:19:32bien l'habitude
01:19:33des rêves partis
01:19:34dont le berceau
01:19:35c'est l'ouest de la France
01:19:36au départ
01:19:36mais je salue
01:19:40le travail
01:19:40des gendarmes
01:19:40parce que
01:19:41la montée en puissance
01:19:43elle est réelle
01:19:44donc ensuite
01:19:45on doit travailler
01:19:46avec l'autorité administrative
01:19:47pour des saisies préalables
01:19:48en administratif
01:19:50et maintenant systématiquement
01:19:51pratiquement systématiquement
01:19:53sur les technivales
01:19:54qui se tiennent
01:19:55avec l'autorité judiciaire
01:19:57il y a un dialogue
01:19:58un suivi permanent
01:19:59pour relever
01:20:01toutes les infractions
01:20:02alcoolisme
01:20:03stupéfiants
01:20:04travail sur les trafics
01:20:05mais aussi
01:20:06sur les saisies
01:20:07de matériel
01:20:07alors souvent
01:20:09à l'issue
01:20:10de la rêve partie
01:20:10parce que le rapport
01:20:12de force est inversé
01:20:12quand vous avez
01:20:1310 000 tuffeurs
01:20:14et quand vous avez
01:20:15en face
01:20:16200-300 gendarmes
01:20:18bon
01:20:19le rapport de force
01:20:20est défavorable
01:20:21mais en fin de rêve partie
01:20:22on sait saisir
01:20:23les matériels
01:20:23donc c'est
01:20:24mais c'est un vrai sujet
01:20:26sur
01:20:28la problématique
01:20:30des violences
01:20:30intrafamiliales
01:20:32ça reste
01:20:33ça demeure un sujet
01:20:34de préoccupation
01:20:36pour les gendarmes
01:20:38sur
01:20:39le sujet
01:20:40de la lutte
01:20:41contre les violences
01:20:41intrafamiliales
01:20:43aujourd'hui
01:20:44d'abord c'est une problématique
01:20:46aussi de prévention
01:20:47nous avons sensibilisé
01:20:49autour des violences
01:20:51intrafamiliales
01:20:52des violences sexuelles
01:20:53et sexistes
01:20:53rien que dans le milieu scolaire
01:20:57en 2024
01:20:58450 000 personnes
01:20:59450 000 personnes
01:21:02nous avons aujourd'hui
01:21:04280 intervenants sociaux
01:21:06aux gendarmeries
01:21:07dont une petite partie
01:21:0885 sont mixtes
01:21:09entre la gendarmerie
01:21:10et la police
01:21:11il faut absolument
01:21:11les préserver
01:21:12je sais que le financement
01:21:13est complexe
01:21:14entre l'état
01:21:15les collectivités
01:21:16mais c'est un outil
01:21:17essentiel
01:21:18les ISG
01:21:19sont un outil
01:21:20essentiel
01:21:21ça permet
01:21:22de créer le lien
01:21:24avec les associations
01:21:25tout ce qui va être
01:21:26social derrière
01:21:28c'est un apport
01:21:30majeur
01:21:31pour nos gendarmes
01:21:32sur le terrain
01:21:32les vifs
01:21:34en matière de formation
01:21:36interne
01:21:37gendarmerie
01:21:3721 500
01:21:40gendarmes
01:21:41ont subi
01:21:42enfin subi
01:21:43ont fait la formation
01:21:44ont suivi la formation
01:21:45initiale
01:21:46concernant les vifs
01:21:47nous avons formé
01:21:49820 experts
01:21:51au niveau national
01:21:52pour les violences
01:21:53intrafamiliales
01:21:54qui représentent toujours
01:21:56à peu près
01:21:56un tiers
01:21:58de l'ensemble
01:21:59des gardes à vue
01:22:00un tiers
01:22:01de l'ensemble
01:22:01des gardes à vue
01:22:02pour la gendarmerie
01:22:03et c'est
01:22:04c'est normal
01:22:05c'est très chronophage
01:22:06parce que
01:22:07on n'entend pas
01:22:08une personne battue
01:22:09une femme battue
01:22:10un enfant
01:22:11il faut du temps
01:22:14il y a une approche
01:22:16il y a une écoute
01:22:17et donc évidemment
01:22:18c'est très chronophage
01:22:19pour nos unités
01:22:19mais il faut le faire
01:22:21voilà
01:22:22donc
01:22:23pour les ISG
01:22:24il faut absolument
01:22:25les maintenir
01:22:26sur les problématiques
01:22:28ça rejoint les problématiques
01:22:28judiciaires
01:22:29monsieur le sénateur
01:22:30moi je tiens à dire
01:22:31que je n'ai pas de difficultés
01:22:32je n'ai aucune difficulté
01:22:37en termes d'OPJ
01:22:37on a à peu près
01:22:3935 000 OPJ
01:22:40en gendarmerie
01:22:41cette année
01:22:42on en a encore fait
01:22:431900
01:22:44d'ailleurs il va falloir
01:22:46que je limite
01:22:47le nombre d'OPJ
01:22:48en gendarmerie
01:22:48parce que quand on est
01:22:50OPJ en gendarmerie
01:22:51il y a une prime
01:22:51et là les primes
01:22:53ne sont pas extensibles
01:22:54vous voyez
01:22:54donc
01:22:54mais
01:22:56au-delà
01:22:57du trait d'humour
01:22:59mais
01:22:59l'OPJ
01:23:02en gendarmerie
01:23:03ne pose aucun problème
01:23:05car il est consubstantiel
01:23:06de l'avancement
01:23:07pour être gradé
01:23:09en gendarmerie départementale
01:23:10il faut être OPJ
01:23:11moi je n'ai aucune difficulté
01:23:14aucune difficulté
01:23:16j'ai un taux d'encadrement OPJ
01:23:17qui est parfois
01:23:18très important
01:23:19dans les brigades
01:23:21de Bretagne
01:23:21par exemple
01:23:22le taux d'OPJ
01:23:23pour l'unité
01:23:24est à plus de 65%
01:23:26d'OPJ
01:23:26je n'ai pas de difficulté
01:23:30je n'ai pas de difficulté
01:23:32et nous avons
01:23:33des écoles
01:23:34de formation
01:23:34formation continue
01:23:37formation de spécialistes
01:23:38dans le domaine
01:23:39de l'APJ
01:23:39et on continue
01:23:41aujourd'hui
01:23:41de former
01:23:42sur le haut du spectre
01:23:43par exemple
01:23:44là je vous donne
01:23:44un exemple
01:23:45nous avons
01:23:46ce qu'on appelle
01:23:47des diplômes techniques
01:23:48spécifiques
01:23:49autour de
01:23:50ce qu'on appelle
01:23:50FinTech
01:23:51financier
01:23:51nouvelle technologie
01:23:52et on forme
01:23:54chaque année
01:23:55200 spécialistes
01:23:56capables
01:23:56de travailler
01:23:57sur les circuits
01:23:58financiers
01:23:58et la crypto-monnaie
01:24:00c'est ce qu'on a fait
01:24:01par exemple
01:24:01sur l'affaire
01:24:02Ledger
01:24:02donc je voulais
01:24:03vous rassurer
01:24:04sur les sujets
01:24:07liés à la police
01:24:08judiciaire
01:24:09Val-de-Marne
01:24:16en fait
01:24:17on a peu
01:24:18d'implantation
01:24:18en gendarmerie
01:24:19on a peu
01:24:20d'implantation
01:24:21moi je vous parle
01:24:22des OPJ
01:24:23sur la gendarmerie
01:24:24nationale
01:24:25dans nos brigades
01:24:27de recherche
01:24:27dans nos sections
01:24:28de recherche
01:24:28dans notre
01:24:29UNPJ
01:24:30je n'ai pas
01:24:34de difficultés
01:24:35aujourd'hui
01:24:35liées par exemple
01:24:36au traitement
01:24:37des procédures
01:24:37là aussi
01:24:38on a cherché
01:24:39des gains
01:24:39pour essayer
01:24:42d'être plus performant
01:24:43notamment sur le retard
01:24:44de procédure
01:24:45on a pris
01:24:46des dispositifs
01:24:47volontaristes
01:24:48de dire
01:24:49aujourd'hui
01:24:49les procédures
01:24:50ne sont plus
01:24:50traitées
01:24:51par un gendarme
01:24:53sur les petites
01:24:53affaires
01:24:54mais par un groupe
01:24:55de gendarmes
01:24:56on confie
01:24:57l'enquête
01:24:58à des enquêteurs
01:24:59et chacun
01:25:00va aller sur le terrain
01:25:01pour entendre des personnes
01:25:02prendre des auditions
01:25:03donc on accélère
01:25:05le traitement
01:25:06de la procédure
01:25:07pour que
01:25:09nos concitoyens
01:25:10aient une réponse
01:25:10la plus rapide
01:25:11par la justice
01:25:12et ça permet
01:25:13d'écouler
01:25:13le temps moyen
01:25:14de traitement
01:25:15des procédures
01:25:15vous voyez
01:25:16donc moi sur ce sujet
01:25:17je n'ai pas
01:25:18véritablement
01:25:18de difficulté
01:25:20et comment
01:25:23et la féminisation
01:25:25alors oui
01:25:26la féminisation
01:25:26important
01:25:27alors le taux
01:25:28de féminisation
01:25:28madame la sénatrice
01:25:29aujourd'hui
01:25:30en gendarmerie
01:25:30c'est 22,9%
01:25:32pour les militaires
01:25:36je parle des militaires
01:25:37donc sous-officiers
01:25:39officiers
01:25:39le taux de féminisation
01:25:40pour l'ensemble
01:25:41des personnels
01:25:41parce que je vous le répète
01:25:42on a 5000 camarades
01:25:44qui sont des personnels
01:25:46civils
01:25:46dans la gendarmerie
01:25:47qui font un travail
01:25:47remarquable
01:25:48c'est 24,6%
01:25:51de taux de féminisation
01:25:52pour l'ensemble
01:25:53des personnels
01:25:54pour les officiers
01:25:55supérieurs
01:25:56gendarmerie
01:25:57c'est 12,12%
01:26:01de féminisation
01:26:02alors
01:26:05aujourd'hui
01:26:07l'accès
01:26:09je pense que vous parliez
01:26:10notamment de l'accès
01:26:11au général
01:26:11pour les femmes
01:26:14en gendarmerie
01:26:15chaque année
01:26:16on essaye de faire
01:26:17des officiers féminins
01:26:20qui puissent accéder
01:26:21au général
01:26:21ce qui nous manquait
01:26:23jusqu'à présent
01:26:24c'était la ressource
01:26:24parce que cette ressource
01:26:26elle était essentiellement
01:26:27basée sur
01:26:29les camarades
01:26:30féminines
01:26:31qui venaient
01:26:32des grandes écoles militaires
01:26:33or nous avons ouvert
01:26:34le concours universitaire
01:26:36en gendarmerie
01:26:36il y a une petite
01:26:38vingtaine d'années
01:26:38donc aujourd'hui
01:26:40on va commencer
01:26:41à avoir
01:26:41une véritable ressource
01:26:43de colonel
01:26:45féminin
01:26:46pour l'accès au général
01:26:47donc ça va augmenter
01:26:48je vous rassure
01:26:49et sur les promotions
01:26:51d'élèves officiers
01:26:52qui rentrent chaque année
01:26:53à l'académie militaire
01:26:55de la gendarmerie
01:26:56à Melun
01:26:57le taux d'intégration
01:27:00des femmes
01:27:01est tout à fait remarquable
01:27:02on est au-delà
01:27:03de 40%
01:27:04donc voilà
01:27:05il faut vraiment
01:27:06être rassuré
01:27:07sur la ressource
01:27:08qui arrive
01:27:10maintenant en gendarmerie
01:27:11pour l'accession
01:27:13et cette année
01:27:14vous verrez que
01:27:14dans le vivier d'aptitude
01:27:17comme on dit
01:27:17la liste d'aptitude
01:27:18il y aura des femmes
01:27:19cette année
01:27:19générales de gendarmerie
01:27:20et oui
01:27:22tu peux bien le rappeler
01:27:23pour la première fois
01:27:24cette année
01:27:25nous avons fait
01:27:25la première femme
01:27:284 étoiles gendarmerie
01:27:29à la tête
01:27:30d'une zone gendarmerie
01:27:32donc la générale
01:27:34Florence Guillaume
01:27:35commande
01:27:36à 20 000 gendarmes
01:27:38dans le Grand Est
01:27:39Merci d'avoir suivi
01:27:41cette audition
01:27:42vous l'aurez compris
01:27:43les ambitions françaises
01:27:45en matière de défense
01:27:46se heurtent
01:27:47aux exigences budgétaires
01:27:48un budget
01:27:49qui continue
01:27:50d'être discuté
01:27:51en ce moment
01:27:51à l'Assemblée nationale
01:27:53et l'on suit son examen
01:27:54tous les jours
01:27:55sur Public Sénat
01:27:56à très vite
01:27:57donc
01:27:57et belle journée
01:27:58sur les chaînes parlementaires
01:27:59Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:01Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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