Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
L'album "Gringa" sortira le 28 novembre 2025

Retrouvez « Nouvelles têtes » présenté par Daphné Bürki sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/nouvelles-tetes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et il est 9h50 et nous sommes en direct dans le studio de la grande matinale de France Inter.
00:04Ma nouvelle tête s'appelle Bianca Costa.
00:06Elle est chanteuse, artiste multi-territoire, multi-langue, multi-joie.
00:11A tout juste 26 ans, elle affole déjà les plateformes.
00:1450 millions de streams dans le monde, des collaborations avec Sia, Major Lazer ou encore Fali Pupa.
00:20Je n'aime pas, vous le savez, définir les sons, mais disons qu'il y a dedans un mélange très élégant
00:26de rythme urbain, de pop, de bossa nova.
00:28Elle se définit comme un shot de tequila avec un visage de poupée, mais il ne faut pas aller la chercher.
00:33Et le premier titre extrait de son futur album s'appelle Bye Bye.
00:37Un disque solaire, métissé, super libre.
00:58Ça sort le 28 novembre et, chers auditeurs, j'ai eu la chance de l'écouter et je peux vous dire qu'on se demande forcément d'où vient ce feu.
01:06Alors, il y a de l'enfance, il y a des voyages, il y a des sons qui collent à la peau.
01:09Alors, je vous propose qu'on parcourt justement ces sons qui ont construit mon invité pour vous la présenter.
01:16Mais d'abord, cet album, il s'appelle Gringa.
01:18C'est qui ? C'est quoi, Gringa ? Bonjour.
01:20Bonjour.
01:21Bienvenue, Bianca Costa sur France Inter.
01:24Moi aussi, je suis très contente que vous soyez là.
01:26C'est la première.
01:27Première fois sur France Inter pour Bianca.
01:30C'est quoi, Gringa ?
01:31Il n'y a que des gringas dans le studio, je crois.
01:32Je suis gringa aussi.
01:33Moi-même, du coup, finalement, en fait, Gringa, c'est vraiment l'étrangère.
01:38Donc, gringo, masculin.
01:40Et c'est vrai que moi, je suis 100% brésilienne.
01:42Et quand je revenais au Brésil, je le prenais très mal, qu'on m'appelle la gringa.
01:47Et même si j'étais brésilienne, juste du fait de vivre en France depuis petite,
01:51les gens, forcément, ils te voient un peu comme l'étrangère.
01:54Et moi, c'est quelque chose dont j'ai lutté toute ma vie.
01:57Je ne voulais pas être la gringa, je voulais être la brésilienne 100%.
02:00Et en fait, je crois que j'ai fait la paix avec ce terme.
02:02Et je me suis dit, quoi de mieux qu'appeler mon album comme ça, l'étrangère.
02:07Gringa, alors vous faites partie de mes nouvelles têtes.
02:09Celles qui ont toujours su ce qu'elles voulaient faire.
02:12Vous, c'était chanté.
02:13Dès le départ, vous êtes née à Florianopolis en 1999 au Brésil.
02:18Votre mère avait à peine 16 ans.
02:20C'est votre modèle, c'est celle qui vous a tout donné.
02:22Et vous lui avez tout donné.
02:24Un père dont on ne parlera pas, parce qu'aux dernières nouvelles, il est en prison.
02:26C'est vous qui me l'avez dit.
02:27Une famille où la fête est partout, où le rire est fort.
02:30Et où la chanson d'Adriana...
02:32C'est un câlin, là !
02:34Oui, calcaniento, et elle résonne encore.
02:39Cette chanson, elle dit que le soleil sent la lune, la mer sent le sable, le fromage sent la goyave.
02:57Et elle finit par...
02:57Je reste comme ça, sans toi.
02:59C'est une chanson sur le manque, un manque lumineux.
03:02Et vous, Bianca, vous avez donc quitté le Brésil à l'âge de 5 ans.
03:05Quand vous l'écoutez aujourd'hui, ça vous parle du manque de ce pays, alors ?
03:08Mais ça me parle totalement de ça.
03:10Et je l'écoutais beaucoup au Portugal, à l'époque, Adriana Caucagnote.
03:13Et ça me touche énormément, parce que je pensais à mes grands-parents, je pensais à mes cousins.
03:18Et je faisais des petits spectacles dans le salon, je dansais comme ça.
03:22Et je disais, moi, sans toi !
03:24Et aujourd'hui, elle fait toujours le même effet.
03:26C'est fou.
03:27Vous parlez de votre famille, vous parlez du manque de ce pays.
03:31Et c'est vrai qu'il y a une présence forte, j'ai l'impression, aussi, dans votre histoire.
03:33C'est celle du grand-père, celui qui jouait de la guitare.
03:35C'est lui qui, apparemment, mettait quand même de la musique partout.
03:39Et pourtant, vous m'avez dit, c'est lui qui aurait pu me dissuader.
03:42C'est vrai.
03:42Et qu'est-ce qu'il vous disait, votre grand-père ? Qu'est-ce qu'il craignait pour vous ?
03:45Moi, ce qui est très intéressant, c'est que mon grand-père, il ne fait que des chants religieux,
03:50donc des louanges, et ce qui est très formateur, musicalement.
03:53Mais c'est vrai que quand on se construit en tant que femme, à un certain moment, ça peut être un peu enfermant.
03:59Et je pense que c'est vrai que j'ai dû un peu le décevoir, on va dire, pour être moi-même.
04:06Mais aujourd'hui, je sais qu'il est très fier de moi.
04:08Mais c'est vrai que pendant un moment, il aurait préféré peut-être que je fasse un autre style de musique que ce que je fais actuellement.
04:16Vous avez continué votre route.
04:18À cinq ans, vous vous a arraché au Brésil pour le Portugal.
04:20Vous arrivez à Porto avec votre mère.
04:22Premier grand voyage, premier déchirement.
04:23Deux femmes ensemble à reconstruire une vie.
04:25Et ça, forcément, ça m'a fait penser à la chanson que vous citez comme celle qui vous aide à vivre.
04:39Elle s'appelle Pagou, cette chanson.
04:41Et vous entendez Ritaly et Zélia Duncan.
04:45C'est une chanson de résilience et d'identité qui proclame le fait, justement, d'être une femme libre.
04:49Et quand bien même le grand-père ne le voudrait pas.
04:51Qui dit que toutes les sorcières ne sont pas bossues.
04:53Toutes les Brésiliennes ne sont pas que des fesses.
04:56Ma poitrine n'est pas en silicone.
04:58Je suis plus courageuse que beaucoup d'hommes.
04:59Ça parle de résilience, de liberté.
05:01Joyeuse, c'est vous, Bianca Costa ?
05:02C'est moi.
05:03Mais Ritaly, c'est vraiment ma déesse.
05:06Comme elle dit, c'est une sorcière.
05:08Et elle défend toutes les sorcières, toutes les femmes fortes qui ont osé dire autre chose que ce qu'on attendait d'elles.
05:14Et vraiment, je suis trop heureuse d'avoir une femme comme ça, comme inspiration.
05:18À dix ans, vous êtes arrivée à Paris, en France.
05:20Et votre mère, elle offre un cadeau d'intégration hyper chelou.
05:23Le Manuel de la Parisienne.
05:26Vous l'avez encore ?
05:27Je l'ai encore !
05:29Vous l'avez toujours ?
05:29Mais oui !
05:30Mais pourquoi il est mal vu ?
05:31Non, pas du tout !
05:33Mais jamais j'aurais pensé qu'en arrivant à Paris, il fallait apprendre à être parisienne.
05:36Mais en fait, peut-être, peut-être.
05:38Ce livre, en tout cas, il vous a aidé apparemment.
05:40Totalement.
05:41Mais c'est surtout la musique.
05:42Vous le disiez, il y avait des chants religieux.
05:44Donc on les entend d'ailleurs.
05:45Parce qu'à quoi ça ressemble, les chants religieux brésiliens ?
05:46Ça ressemble à peu près à ça.
05:47Je choisis ça, à peu près.
05:50Mais en vrai, Bianca Costa et son Manuel de la Parisienne, ado, en arrivant à Paris,
05:54elle écoutait plutôt ça.
05:55Et ce qui a été fort dans l'histoire de Bianca Costa, c'est qu'elle est très vite passée sur YouTube.
06:07Vous connaissez l'histoire et tous les autres réseaux sociaux.
06:09Et elle fait partie de cette génération qui a posté ces fameuses reprises sur Internet.
06:13Tu prends des chansons que tu adores, tu les poses sur Internet.
06:16Et elle s'est inventée toute seule une communauté avant même d'avoir un disque.
06:20Je suis désolée, on va reposter une reprise d'Angela.
06:24Et on sort les dossiers.
06:26Mais de toute façon, ça attrape.
06:33Je suis pire, même 4-5.
06:35C'est pas Angela, mais c'est Angèle qui l'a repérée.
06:44Et c'est comme ça qu'elle s'est retrouvée à faire des premières parties d'énormes shows.
06:47Et que votre communauté vous a construite, vous a aidée à grandir.
06:50Donc je salue la communauté de Bianca Costa.
06:52Mais aujourd'hui, vous sortez votre premier album.
06:54Il s'appelle Gringa.
06:55Il sortira le 28 novembre prochain.
06:56Et vous pourrez le brûter à ce moment-là.
06:58Mais là, tout de suite, vous nous offrez un titre en exclusivité.
07:02Dans le studio de France Inter.
07:04Est-ce que vous êtes prêts ?
07:04Ça s'appelle Belle âme.
07:07Mon amie, je t'en supplie, ne perds jamais ta belle âme.
07:26Les gens qui t'entourent sont bien plus joyeux quand tu es là.
07:29Ton calme et ta joie valent tous les bijoux, le grain de ta voix.
07:36Un piano qui joue la plus belle des rits, tournelles que je connaisse.
07:41Le temps d'un repas, tes mains qui bougent, le chant de tes pas.
07:47L'éternel purge comme les dernières flammes.
07:51Tu sais pas disparaître.
07:54Vai.
07:54Tout le dia de manhã, je veux un carinho d'elle.
08:01Tout le dia de manhã, je suis carente, je suis allant à elle.
08:06Tout le dia de manhã, je veux un carinho d'elle.
08:12Tout le dia de manhã, je suis carente, je suis allant à elle.
08:17Elle, hum, hum.
08:21Bianca Costello.
08:22Merci France Inter, merci Daphne, c'était trop bien
08:25On est très heureux de vous recevoir
08:27Merci vraiment
08:28Vous pouvez streamer dès maintenant tout ce qu'elle a pu poster
08:31évidemment, mais l'album Green Guy sort le 28 novembre
08:34A bientôt
08:34Merci, à bientôt
08:36Qu'est-ce que c'est qu'une louange chez les Brésiliens ?
08:38Qu'est-ce que c'est qu'une louange ?
08:40C'est un chant religieux
08:42On va chanter vos louanges
08:44Aujourd'hui on chante la bossa
08:46C'est très bien aussi
08:47Allez peut-être sur France Inter, restez avec nous dans quelques instants
08:50Allez réveillez Mathilde Serrel
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations