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  • il y a 3 mois
Les députés bouclent ce lundi 3 novembre huit jours de débats sur la partie "recettes" du budget de l'État, sans espoir de voter sur ce premier volet mardi comme initialement prévu. Le projet de loi sur les finances de l'État reviendra devant les députés le 13 novembre, qui disposeront de dix jours avant que le texte ne parte, selon les délais constitutionnels, au Sénat.

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Transcription
00:00Tout ça pour rien, on verra bien si ça aboutit à un budget.
00:03Tout ça, surtout, me fait l'effet d'une espèce de pluie d'impôts à l'Assemblée.
00:08Et pardon, mais c'est l'impression qu'on a vu de l'extérieur.
00:11On se dit, les députés, y compris le RN, sont lancés dans une espèce de course
00:16à la création ou à l'augmentation d'impôts, de prélèvements, de taxes.
00:21Ils font preuve d'une imagination inouïe là-dessus.
00:23En revanche, ils sont beaucoup plus secs sur les réductions de dépenses publiques.
00:31Et on a l'impression que les Républicains regardent ça sans rien dire
00:34parce qu'ils n'ont pas envie d'une dissolution.
00:37Et les députés macronistes regardent gentiment s'écrouler
00:41le peu d'héritage de leurs présidents et de leurs mouvements politiques
00:46sous les coups de la gauche, de l'extrême gauche et de l'extrême droite.
00:50Donc je trouve ça assez effarant.
00:53Et je ne suis pas très sûr que les Français comprennent vraiment.
00:56Je pense qu'ils sont impatients de re-voter.
01:00Je ne sais pas si les Français ne comprennent pas vraiment.
01:03Mais vous, manifestement, il y a une chose que vous n'avez pas comprise.
01:05Mais je ne dis pas ça de manière péremptoire,
01:07mais qui explique le sentiment que vous avez.
01:09C'est la manière dont on vote un budget.
01:11Pourquoi est-ce que vous entendez parler de recettes en continu ?
01:13Parce que dans la manière de voter le budget, on commence par les recettes.
01:17Et on passe aux dépenses dans un deuxième temps.
01:20Ce sera dans un mois à l'Assemblée nationale.
01:22Ça peut paraître très bizarre.
01:23Je le comprends.
01:24Dans un monde normal, on commencerait d'abord par décider des dépenses
01:28dont on a besoin dans le pays.
01:29Et donc des économies à certains endroits
01:31ou des augmentations de dépenses à un autre.
01:34Et puis après, on ajusterait en fonction des choix de dépenses
01:36qui ont été faits par les recettes.
01:38Donc juste pour expliquer à Charles Consigny son sentiment d'allergie fiscale,
01:41c'est juste que depuis 15 jours, en effet,
01:44à l'Assemblée nationale ne sont examinés que la partie recettes.
01:47– Oui, mais il n'y a que des hausses d'impôts.
01:49– Vous pourriez baisser les recettes.
01:49– Il y a des hausses ou des créations d'impôts.
01:51– Vous pourriez baisser les recettes ?
01:52– Oui, mais vous voyez bien la difficulté.
01:54Décider de baisser les recettes, ça veut dire qu'en face,
01:58on sait déjà les économies qui ont été faites.
02:00Le problème qu'on a aujourd'hui, et ça c'est la grande difficulté,
02:02parce qu'on n'a pas ça d'habitude.
02:04Quand il y a une majorité à l'Assemblée nationale,
02:06ou même quand il y a un 49-3,
02:07à la fin, on sait qu'il y a une seule personne
02:09qui va tenir le stylo et qui va réguler.
02:12C'est le gouvernement, quand il est soutenu par sa majorité,
02:14quand il y a une majorité absolue.
02:16J'ai connu, j'ai été député dans une époque où il y avait de la majorité,
02:19et c'était le ministre de l'Économie qui faisait le budget
02:21tout seul dans son coin, si j'ose dire,
02:23et les parlementaires le corrigeaient à la marge.
02:25Là, on vit un truc un peu extraordinaire.
02:26– Oui, mais vous voyez.
02:27– Pour la première fois, les parlementaires tiennent la totalité du stylo.
02:30– Non, non, non.
02:31– On ne peut pas être attaché à la démocratie
02:38et à la démocratie parlementaire et se dire,
02:40oui, mais ils sont en train de tâtonner,
02:41ben oui, ça tâtonne un petit peu.
02:43– Mais là, M. Guelph, si je peux faire une objection…
02:44– Mais ce qu'il faut avoir en tête, je termine ma phrase juste,
02:46ce qu'il faut avoir en tête, là je reviens sur le fond de la remarque
02:49sur la fiscalité, moi je ne suis pas pour la fiscalité,
02:52pour la fiscalité, je suis pour des impôts justes
02:55et des dépenses efficaces.
02:56– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:01– Sous-titrage Société Radio-Canada
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