00:00C'est la revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde.
00:02Sommes-nous tous fous, Olivier ?
00:03Écoutez, c'est gentil de me poser la question comme ça,
00:05mais en tout cas, cela nous coûte de plus en plus cher.
00:08Et ce sont les échos qui tiennent les comptes.
00:10Les maladies mentales coûtent 163 milliards d'euros par an à la France.
00:15Vous avez bien lu, répète Yann Verdeau, au lecteur Héberlué,
00:19presque autant que les budgets de l'éducation nationale,
00:22de la défense et de l'écologie réunis.
00:24Un chiffre pris au sens large, avec le coût de tous les dégâts collatéraux.
00:28Mais si on prend juste les chiffres de l'assurance maladie,
00:32on dépense plus pour les maladies mentales que pour les cancers dans notre pays.
00:35Et pourtant, les maladies mentales sont les parents pauvres de la recherche.
00:39Il aura fallu attendre 2025 pour que la France fasse de ce sujet une grande cause nationale, rappelle-t-il.
00:44Et on ne sait pas vraiment ce que cela a changé sur le terrain.
00:48Je redis le chiffre pour bien le méditer.
00:51163 milliards d'euros, le coût des maladies mentales. Incroyable.
00:54La politique, à présent, rend-elle fou ?
00:56Écoutez, en tout cas, il y a certains chiffres qui, sans forcément les rendre zinzins,
01:00affolent quand même les éditorialistes.
01:02Je veux parler, non pas de ces 163 milliards,
01:05mais de ce sondage paru hier dans la tribune sur les intentions de vote pour la présidentielle.
01:10Alors, oui, ce n'est que dans 18 mois.
01:12Non, on ne connaît pas la liste des candidats.
01:14Il n'empêche, selon les différents scénarios testés,
01:16Jordan Bardella ou Marine Le Pen sont crédités de 35 à 37,5 d'intentions de vote.
01:22Édouard Philippe est 20 points derrière.
01:25Glucksmann et Mélenchon se tiennent dans un mouchoir entre 11 et 13%.
01:28A noter que lorsque l'on additionne toutes les voix de gauche,
01:31on arrive péniblement à 33%.
01:34En fait, commande Gauthier Vaillant à la lune de l'opinion.
01:36L'élection présidentielle est donc déjà là sur la scène politique.
01:40Tondelier a d'ailleurs officialisé sa candidature.
01:42Et Retailleau ouvre aujourd'hui le dossier de la primaire chez les Républicains.
01:46La campagne présidentielle a déjà commencé.
01:49L'Assemblée, qui vous date d'être revenu le cœur battant de la vie politique,
01:54n'en est que l'antichambre.
01:55Pendant ce temps-là, que devient Emmanuel Macron ?
01:57Il compte ses rares soutiens, aidé en cela par Louis Osalter du Figaro,
02:01qui en dresse la liste aujourd'hui assez réduite, il faut bien le dire.
02:04Dati, Votrin, Darmanin, vous verrez, c'est vite lu.
02:07Et puis, il y a quand même le cas Dupont-Moretti, un peu à part.
02:10L'ancien garde des Sceaux a même droit à un petit papier de Tristan qui nomme au poil.
02:14Lui, défend mordicus son président et l'héritage de Robert Bannater.
02:19Il flingue à tout va, et principalement Gérald Darmanin.
02:23Mais Gabriel Attal et Edouard Fillu, tout d'entendu, les qualifiés de rats qui quittent le navire.
02:28Le matou Dupont-Moretti, lui, n'entend pas quitter la chaloupe macroniste,
02:32même si elle prend l'eau.
02:34Ses victimes s'amusent de voir Akitator se mettre au service d'une cause qu'il juge perdue,
02:39écrit le journal.
02:40« Arrêtez de dire ça ! » s'énerve l'ex-ténor du barreau.
02:42« Je ne suis pas sur une île déserte avec un mégaphone rouillé »
02:46à dire « Vive Emmanuel Macron ! »
02:48C'est vrai qu'on n'avait pas pensé à ça,
02:50mais maintenant qu'on est à l'image, on la voit quand même assez bien maintenant.
02:54On termine avec d'autres images.
02:55Oui, des photos de Yann Arthus Bertrand,
02:58photos de confrérie gastronomique.
03:00Après avoir photographié les beautés, puis la misère du monde,
03:03le photographe star s'est donné pour mission de shooter
03:05les défenseurs de l'Andouillette,
03:07je m'en étrangle,
03:10du pâté croûte ou des cagouilles.
03:12Est-ce que vous savez, Dimitri, ce que c'est que la cagouille ?
03:15Non, expliquez-moi.
03:15Eh bien, c'est une variété d'escargots que l'on trouve en Charente,
03:19et les membres de la confrérie de la cagouille,
03:21tous deux verts vêtus,
03:22ont donc posé pour Yann Arthus Bertrand,
03:24vous verrez la photo dans La Croix,
03:26qui consacre un long papier à cette initiative.
03:28C'est moins anecdotique qu'il n'y paraît,
03:30parce que ce qui est intéressant,
03:31c'est d'aborder la gastronomie par une confrérie,
03:33parce qu'à chaque fois derrière un produit,
03:36il y a une histoire,
03:37explique-t-il à Pascal Charrier,
03:39il y a des milliers de confrérie dans notre pays,
03:41mêlant de notables locaux,
03:42restaurateurs, agriculteurs et gastronomes.
03:45Le renouveau de ces confrérie,
03:46ça date des années 50,
03:47et c'est en plein boum,
03:49en cette période où mon père peut être un peu sereux de père.
03:52C'est une façon comme une autre
03:53de ne pas devenir complètement fou.
03:56La revue de presse d'Olivier Delagarde,
03:58merci beaucoup Olivier.
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