- il y a 2 mois
Éric Zemmour, président du parti “Reconquête”, était l’invité de BFM Politique de ce dimanche 2 novembre. Il a été interrogé notamment sur sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, sur le cambriolage du Louvre ou encore sur les relations entre la France et l'Algérie.
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00:00Générique
00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin c'est Éric Zemmour.
00:08Merci beaucoup d'être notre invité, président de Reconquête à mes côtés.
00:12Pour vous interroger ce matin, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV,
00:17et Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune Dimanche.
00:20Bonjour Guillaume, bonjour Éric Zemmour.
00:21La Tribune Dimanche, notre partenaire de BFM Politique.
00:25Alors avec vous, on va bien sûr évoquer ce livre que vous venez de publier,
00:28aux éditions Fayard, la messe n'est pas dite pour un sursaut judéo-chrétien.
00:32On va parler bien sûr du débat budgétaire qui se déroule en ce moment encore à l'Assemblée nationale
00:38et bien sûr des propos, on le disait, du ministre de l'Intérieur,
00:41le nouveau ministre de l'Intérieur sur la question des relations avec l'Algérie.
00:44Mais d'abord à Amand, on voyait ces informations ce matin,
00:47cette attaque effroyable au Royaume-Uni,
00:49dix personnes blessées lors d'une attaque au couteau dans un train qui reliait Doncaster à Londres.
00:54Neuf d'entre elles sont en danger de mort.
00:56Il y a quelques instants, on l'a entendu, la police anglaise semble écarter la piste terroriste.
01:01Comment vous percevez cette information ?
01:03Écoutez, d'abord, évidemment, comme tout le monde, l'effroi, l'horreur pour ces pauvres gens
01:08qui ont été agressés comme ça au couteau.
01:12Et je ne peux pas, je vous avoue, m'empêcher de regarder et d'écouter les commentaires de la police anglaise
01:20avec un petit sourire narquois.
01:22Pourquoi ?
01:22Parce que je vais vous dire pourquoi.
01:24Parce qu'ils prennent moult précautions pour nous faire croire,
01:30et peut-être que c'est la vérité d'ailleurs,
01:31mais en tout cas, pour surtout qu'on ne pense pas que c'est un Pakistanais
01:36ou un type de cet acabit-là, puisque je me souviens que la police anglaise
01:43a dissimulé pendant des années des viols de centaines de jeunes anglaises
01:48par des gangs d'Afghans et de Pakistanais.
01:52Et donc, moi, je n'ai aucune confiance dans la police anglaise.
01:54Donc, quand elle nous dit, ce sont deux Britanniques nés en Angleterre,
01:59je me dis, ouh, il y a Anguissouroche.
02:01Voilà, c'est tout.
02:02Maintenant, j'attends, comme tout le monde,
02:03de connaître les véritables identités de ces criminels.
02:08Je rappelle que vous étiez présent à Londres début septembre
02:10pour la grande manifestation qui avait été organisée contre l'immigration.
02:14Vous étiez présent sur place.
02:15Donc, vous doutez de la version de la police britannique.
02:18Depuis cette histoire que je vous ai évoquée,
02:21je doute à chaque fois de la version de la police britannique.
02:25Alors, Éric Zemmour, on le disait ce matin,
02:27Laurent Nouniez, le nouveau ministre de l'Intérieur,
02:29se démarque de son prédécesseur Bruno Rotaillot
02:31et montre que le vote de cette semaine à l'Assemblée nationale
02:34ou une résolution du Rassemblement national
02:36pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968 a été voté,
02:41eh bien, ce vote, ça ne lui plaît pas au ministre de l'Intérieur.
02:44Laurent Nouniez regrette, chez nos confrères du Parisien,
02:46je cite, les conditions dans lesquelles s'est déroulé.
02:49Ce vote, lui, considère désormais qu'il faut aller avec l'Algérie
02:53vers une coopération apaisée, dit-il, mais qui doit rester exigeante.
02:57Une coopération apaisée avec l'Algérie, c'est la bonne solution ?
03:01Écoutez, je vous avoue que j'ai lu ce matin l'interview
03:05de notre nouveau ministre de l'Intérieur.
03:08Je me suis dit que c'était absolument lunaire.
03:11Pourquoi ?
03:11C'est un peu du castaner sans l'accent, voyez-vous ?
03:15C'est-à-dire qu'on est revenu à un militant socialiste,
03:18bon teint, qui raconte des boniments aux Français.
03:23Ne vous inquiétez pas, tout va très bien, Madame la Marquise.
03:26Les Algériens sont gentils, d'ailleurs.
03:28Le ministre de l'Intérieur de l'Algérie m'a appelé.
03:30On est ravis pour lui.
03:31Il doit y aller, d'ailleurs, ou pas ?
03:32Comment ?
03:33Il a été invité, est-ce qu'il doit y aller ?
03:34Il fait ce qu'il veut.
03:35De toute façon, il va y aller, il va se coucher devant les Algériens.
03:37Il suffit de lire son interview pour comprendre que Nunez va se coucher devant les Algériens.
03:43Ok, c'est réglé.
03:44Comme ses prédécesseurs.
03:46On a compris aussi qu'il donnait cette interview uniquement pour taper son prédécesseur.
03:51Toute l'interview est faite pour démolir Retailleau.
03:53Je tiens à dire à M. Nunez qu'il dit
03:56qu'on voit bien que le rapport de force n'a pas marché
03:59puisque les Algériens, non seulement, ne nous renvoient toujours pas leurs OQTF,
04:02mais en plus, ils ne collaborent plus avec nous
04:03et ils ont gardé ce pauvre Boalame Sansal en prison.
04:08Il se trompe et il le sait très bien.
04:10M. Retailleau n'a pas établi un rapport de force avec l'Algérie.
04:14Il a parlé d'un rapport de force.
04:16Ce n'est pas exactement la même chose comme tout ce qu'il a fait, pardonnez-moi,
04:19ce qu'a fait M. Retailleau depuis un an en tant que ministre de l'Intérieur.
04:22Il a parlé, oui, comme ça me convenait, comme ça convenait à beaucoup de gens,
04:26mais il n'a pas agi en fonction de ce qu'il a dit.
04:28Mais auparavant, nous avions agi.
04:30Gérald Darmanin, par exemple, avait coupé les visas de moitié.
04:33Ça n'avait pas davantage fonctionné que les paroles très dures de Bruno Retailleau.
04:37Mais, madame, il l'a fait pendant quelques mois et puis après, il s'est couché lui aussi.
04:42Il a renoncé.
04:43Le rapport de force, il faut que ça dure, il faut que ça fasse mal.
04:46Ça inclut quoi votre rapport de force ?
04:48Je vais vous dire, c'est très sain.
04:48Tous les visas ?
04:50Il faut couper tous les visas.
04:51Il faut bloquer les regroupements familiales.
04:54Il faut bloquer l'argent que les Algériens envoient en Algérie par Western Union.
05:01Il faut saisir, si tout ça ne suffit pas, les biens des dignitaires algériens en France.
05:07On l'a fait pour les Russes.
05:08Il faut interdire aux dignitaires algériens de venir se faire soigner en France.
05:13Là, c'est un rapport de force.
05:14Et surtout, tenir.
05:16Parce que je vais vous dire, M. Nunez dit, c'est terrible si on se brouille avec les Algériens.
05:23La coopération sécuritaire sur le Ressage.
05:25Mais ce n'est pas un argument à négliger.
05:28Ce n'est pas un argument à négliger.
05:29Le renseignement algérien permet concrètement d'empêcher des attentats sur notre sol.
05:37Ça a été dit par plusieurs ministres de l'Intérieur et pas seulement M. Nunez.
05:42Oui, vous avez raison.
05:43Je me suis renseigné, imaginez-vous.
05:45J'ai demandé à des spécialistes du contre-terrorisme.
05:50À votre phrase, vous devriez mettre un imparfait ou un passé simple, comme vous voulez.
05:55Ça a permis effectivement une collaboration étroite lors des attentats de 1995.
06:00Vous voyez, ça commence à dater.
06:02Aujourd'hui, ça ne sert plus à rien.
06:03La coopération avec les services marocains ou même israéliens, on le voit pour le Louvre, est beaucoup plus efficace.
06:14Non seulement les Algériens ne nous servent plus à rien, mais en plus, ils jouent double jeu dans le Sahel,
06:19où en vérité, ils ont fait mine de protéger et d'informer l'armée française sur les islamistes au Mali et compagnie.
06:27Et en vérité, ils les montaient contre les Français.
06:30Ça, c'est le double jeu des Algériens.
06:32Par ailleurs, je tiens à vous dire que qu'est-ce que fait le gouvernement algérien aujourd'hui ?
06:37Aujourd'hui, le gouvernement algérien, depuis des mois, affraite des cars, puis débarque pour convoyer des jeunes Algériens pour qu'ils viennent en Europe, en Espagne et en France.
06:49Ça, ça s'appelle l'organisation d'une invasion.
06:52Une invasion ?
06:53Oui, ça s'appelle une invasion.
06:55Quand des gens viennent de l'étranger, sans être demandé de force qu'ils forcent nos frontières, et que c'est organisé par un gouvernement, ça s'appelle une invasion.
07:05Excusez-moi, le terme d'invasion, est-ce qu'il n'est pas excessif ?
07:07Il n'est pas du tout excessif, au contraire.
07:09C'est les gens comme M. Nouniez qui sont dans la dissimulation du rapport de force avec l'Algérie.
07:16L'Algérie se moque de nous, M. Nouniez.
07:18Mais précisément, en fait, elle ne reprend aucun de ses ressortissants, c'est ce qu'explique Léron Nouniez, depuis le printemps dernier.
07:23Ça s'appelle bien.
07:24À cause de la crise dans laquelle nous sommes avec eux.
07:26Non, mais non, elle ne le reprend jamais depuis des années.
07:29Ce n'est pas à cause de la crise.
07:31Ne reprenez pas les éléments de langage de l'Algérie, qui elle-même reprend les éléments de M. Nouniez.
07:37Écoutez-moi, l'Algérie a décidé, et ce n'était pas comme ça dans les années 80-90, mais elle a changé de stratégie.
07:44Aujourd'hui, l'Algérie a décidé que la France était mûre pour une revanche coloniale.
07:52Nous les avons colonisés pendant 132 ans.
07:55Ils veulent désormais nous coloniser et ils font tout pour.
07:57M. Téboune, dans une interview...
07:59Ils veulent nous coloniser ?
08:00Oui, absolument.
08:00Là aussi, c'est excessif, non ?
08:02Ils veulent nous coloniser.
08:03Comment ?
08:03C'est excessif, quand même, non ?
08:04Non.
08:05Je vous pose la question.
08:05S'il y a tout ce que je dis, vous allez me dire que c'est excessif.
08:06Je vous pose la question.
08:07Non, ce n'est pas...
08:08Écoutez, j'appelle un chat un chat.
08:11Ce n'est pas parce que vous avez l'habitude, ici, de gens qui ne disent rien ou qui essayent
08:15de passer entre les gouttes, comme M. Nouniez, que vous allez me dire à chaque phrase
08:19que je prononce, c'est excessif.
08:20Non, je dis les choses crûment.
08:23Et dans votre plan où vous coupez les ponts, Eric Zemmour, que deviennent les deux Français
08:27emprisonnés, Boilem Sansal et Christophe Blaise ?
08:31Mais, chère madame, vous avez raison, mais j'ai fait mon deuil de ces gens.
08:34Ils ne les libéreront pas.
08:36Voilà.
08:37Ils ne les libéreront pas.
08:38Parce que la France compte encore sur une grâce, aujourd'hui.
08:40Mais je sais.
08:40Mais la France passe son temps à quémander.
08:43Il ne faut pas quémander avec les Algériens.
08:45Il faut s'imposer par la force.
08:47C'est contraire à ce que toujours fait la France en matière de...
08:51Lorsque des ressortissants sont à l'étranger, on essaie de les faire libérer par tous les moyens.
08:56C'est même, j'allais dire, une certaine obligation de la part d'un pays comme la France.
09:00Et là, vous les abandonneriez ?
09:02Non, je ne les abandonne pas.
09:03Je dis que le seul moyen de faire céder l'Algérie, c'est la France.
09:08Ce n'est pas quémander et passer sous la table.
09:12C'est tout ce que je dis.
09:12Et ce n'est pas culpabiliser et demander pardon pour une colonisation d'il y a 70 ans.
09:18Surtout qu'aujourd'hui, je vous le répète, le colonisateur, c'est l'Algérie.
09:21Il y a une résolution qui a été votée cette semaine à l'Assemblée nationale,
09:24même si effectivement elle est symbolique, une résolution visant à dénoncer les accords de 1968.
09:29L'accord de 1968, résolution du Rassemblement national, votée effectivement par les troupes d'Edouard Philippe,
09:36votée par les Républicains.
09:37Qu'est-ce que ça dit pour vous ?
09:39Ça dit plusieurs choses.
09:40D'abord, j'ai immédiatement félicité les députés et le Rassemblement national qui avaient eu l'initiative.
09:47J'avais regretté l'année dernière que les députés du Rassemblement national ne fussent pas présents
09:51lors de l'examen de la même résolution.
09:53Donc cette fois-ci, non seulement ils étaient présents, mais en plus, c'est eux qui étaient à l'initiative.
09:57Donc je m'en réjouis.
09:58Ça veut dire une deuxième chose sur le plan intérieur français,
10:01c'est qu'il peut y avoir effectivement des votes communs entre une proposition du Rassemblement national
10:07et des gens qui ne sont pas au Rassemblement national et qui sont de droite.
10:10Moi, par exemple, si j'avais été à l'Assemblée nationale, je leur ai évidemment voté.
10:14Troisièmement, ça ne veut pas dire ce qu'on a voulu leur faire dire.
10:17Ça ne veut pas dire une union des droites.
10:19Une union des droites, ça veut dire un accord électoral.
10:21Avant l'élection.
10:22Ce que refusent, mais on en parlera peut-être, et Mme Le Pen, et les dirigeants de LR.
10:27Quatrièmement, ça ne veut pas dire, et vous l'avez compris,
10:31que ce traité va être dénoncé.
10:34Puisque le gouvernement qui aurait pu le faire, le refuse.
10:36C'est que symbolique.
10:37C'est que symbolique et déclamatoire.
10:39Article 34 de la Constitution, les résolutions ne conduisent pas,
10:44n'orientent pas la politique étrangère française.
10:45Je ne vous dis pas le contraire.
10:47Je vous dis que ça veut dire qu'il y a une majorité à l'Assemblée
10:49qui souhaite, et plus encore dans le pays,
10:52qui souhaite la dénonciation de ce traité.
10:55Un autre point, ça ne veut pas dire non plus
10:58que ce traité, une fois dénoncé,
11:01on réglerait définitivement la question de l'immigration venue d'Algérie.
11:06Ce traité, il faut bien comprendre en deux mots,
11:08ce traité était un traité qui compensait
11:11et qui corrigeait les accords déviants de 1962
11:14qui mettaient une liberté de circulation entre l'Algérie et la France.
11:19Pourquoi ? Il faut se souvenir de ça.
11:21Le général de Gaulle, à l'époque,
11:23croyait, ou voulait croire,
11:24que le FLN respecterait sa parole
11:27et ne massacrerait pas les pieds noirs
11:28et qu'il resterait en Algérie.
11:30Sauf que les pieds noirs ont compris en 24 heures
11:32que c'était, selon le slogan du FLN,
11:35la valise ou le cercueil.
11:35Ils ont préféré la valise.
11:37Donc ils sont arrivés en France.
11:38La liberté de circulation ne concernait que les pieds noirs.
11:43Et évidemment, les Algériens non-pieds noirs,
11:45musulmans, se sont engrouffés dans cette brèche
11:47pour venir en masse en France,
11:50accueillis comme il se doit par les entreprises françaises
11:52qui étaient bien contentes de payer moins cher des ouvriers.
11:54Et aujourd'hui, ça n'aurait aucun sens pour vous
11:56de le renégocier comme dit par exemple Sébastien Lecornu.
11:59Lui, il n'est pas pour déchirer le traité,
12:01mais pour le renégocier.
12:03Ça n'a aucun sens.
12:03Aucun sens.
12:05D'autant plus, c'est ce que j'allais dire,
12:07que ce traité lui-même,
12:09qui déjà favorisait l'entrée des étrangers algériens en France,
12:14a pris des proportions énormes
12:18à cause de la jurisprudence du Conseil d'État de 2007
12:21qui, en vérité, donne les mêmes droits aux Algériens qu'aux Français.
12:26Quasiment, à part le droit de vote.
12:27Qui est une jurisprudence scandaleuse
12:29et qui nous repose la question que je pose depuis maintenant 30 ans,
12:32puisque j'ai écrit le coup d'État des juges il y a 30 ans,
12:34du pouvoir excessif de ces hauts magistrats,
12:38que ce soit Conseil d'État ou Conseil constitutionnel,
12:41qui, en vérité, sous couvert de droits,
12:43gouvernent le pays.
12:44Il faut remettre ces autorités judiciaires dans leur lit
12:48et pour qu'ils arrêtent de gouverner à la place du peuple
12:52et des représentants.
12:53Évidemment, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
12:55L'Algérie, vous voyez ou non,
12:57ce n'est pas un pays comme un autre pour la France.
12:59C'est un pays avec lequel on doit avoir des relations,
13:02puisque il y a à peu près, je crois qu'il y a un Français sur six
13:06qui a plus ou moins un lien avec l'Algérie.
13:09Vous me mettez dedans ?
13:11Oui.
13:11Ah d'accord.
13:12Un Français sur six, à peu près.
13:14Donc vous voyez, je suis dedans, moi aussi.
13:15Non, mais je veux dire, à vous entendre,
13:17on n'a plus aucune relation avec l'Algérie.
13:19C'est un pays qu'on met au banc.
13:20On ne veut plus en entendre parler.
13:22C'est un peu la vision que vous avez de la relation diplomatique
13:25qui pourrait exister,
13:26parce qu'il faut bien une relation diplomatique.
13:27Pour vous, il n'y a plus rien.
13:29Je vous répète.
13:30Ça paraît impossible.
13:31Bien sûr que c'est impossible.
13:32On a des relations avec les 150 pays qui existent.
13:35Mais l'Algérie, ce n'est pas un pays comme un autre.
13:36Pour moi, c'est un pays comme un autre.
13:38Et par ailleurs, et vous voyez, mes parents y sont nés.
13:41Donc je peux vous dire, c'est un pays comme un autre.
13:43C'est un pays pour lequel je n'ai aucune ni nostalgie ni culpabilité.
13:49Vous voyez ?
13:49Parce que je sais que moi,
13:51quand on nous explique que la colonisation de l'Algérie a pillé l'Algérie,
13:56je me marre doucement.
13:58Parce qu'à ma connaissance, on ne pille pas des marécages et des étangs.
14:01Vous voyez ?
14:02Donc ça, c'est réglé pour moi.
14:04Donc l'Algérie est pour moi un pays,
14:06je vous le rappelle, je vous le redis,
14:09qui est un pays non seulement qui est un pays comme un autre,
14:11mais qui est un pays qui nous agresse,
14:13qui nous envahit,
14:14qui envoie sa jeunesse nous coloniser.
14:16Donc moi, j'estime que c'est un pays ennemi aujourd'hui.
14:19Donc il faut le traiter comme un ennemi.
14:21Et donc après, quand on aura réglé ça,
14:24vous avez raison,
14:25on aura des relations normales,
14:26comme avec n'importe quel pays.
14:27Éric Zemmour, il y a eu ce vote cette semaine à l'Assemblée nationale.
14:30Le débat budgétaire continue évidemment de marquer les débats
14:32également à l'Assemblée nationale.
14:33Quel regard vous portez sur ce débat ?
14:36La sorcellerie fiscale est inacceptable,
14:38juge Roland Lescure, le ministre de l'Économie,
14:40ce matin dans les colonnes de la Tribune dimanche.
14:42Écoutez, je regarde ça depuis une semaine, 15 jours,
14:46avec à la fois effroi et grand intérêt.
14:50Je vous explique.
14:51Effroi parce qu'on voit bien que c'est la foire aux impôts et aux taxes
14:55dans le pays déjà le plus imposé du monde.
14:58Si vous voulez, là on a une orgie d'impôts,
15:01un foisonnement de taxes,
15:04et ça m'effraie parce que je me dis que ce sont les Français,
15:07les entreprises françaises en particulier,
15:09qui vont en pâtir.
15:11Mais, je regarde cela avec un grand intérêt,
15:16parce que comme il n'y a pas de majorité
15:18et comme il n'y a pas de 49-3,
15:20on voit la vérité budgétaire, fiscale et donc politique
15:25de chacun des groupes qui sont représentés à l'Assemblée nationale,
15:29comme si, en vérité, ils gouvernaient déjà.
15:32Bien sûr qu'il n'y a pas une réalité pour tous,
15:34puisqu'il n'y a pas la majorité pour tous.
15:36Et, je finis simplement,
15:38la grande leçon qu'on tire de ces débats,
15:42c'est la convergence fréquente et régulière
15:46et assumée du groupe RN et du groupe LFI
15:51autour de textes signés par ATTAC.
15:54ATTAC, c'est un groupe qu'on connaît bien,
15:56qui est un groupe depuis les années 90
15:58anti-mondialisation, anti-capitaliste d'extrême-gauche,
16:02et qui fait le lien entre les deux groupes,
16:05RN et LFI,
16:06qui ont la même vision
16:08anti-capitaliste de l'économie.
16:11C'est-à-dire que vous voulez dire que le RN est de gauche pour vous ?
16:15C'est-à-dire que c'est du socialisme ?
16:16Est-ce qu'il y a en train de se passer à l'Assemblée ?
16:17Chère madame, quand j'étais à votre place,
16:19sur une autre chaîne, bien sûr,
16:21il y a à peu près 15 ans,
16:22j'étais, je crois,
16:24je parle sur le contrôle de Bruno Jeudy,
16:26le premier à dire que Mme Le Pen était de gauche
16:29et que le nouveau parti,
16:31le Rassemblement National,
16:32qui n'est pas le Front National de Jean-Marie Le Pen,
16:35était de gauche.
16:37Elle dit qu'elle n'est ni de gauche ni de droite.
16:38Elle dit qu'elle est pour la France.
16:40Non, mais tout le monde est pour la France.
16:42Et elle dit qu'elle veut l'unité nationale.
16:44Tout le monde veut l'unité nationale.
16:45Moi aussi, je veux avoir 100% derrière moi.
16:47Ça, c'est sûr que tout le monde veut ça.
16:49Non, elle est de gauche,
16:51elle est socialiste en économie.
16:53Et d'ailleurs, ils sont exactement,
16:55je vais vous dire,
16:56parce que c'est très intéressant ce qui se passe.
16:57Et je ne sais pas si vous suivez,
16:59les débats sur Twitter enflammés
17:02entre M. Jean-Philippe Tanguy et Sarah Knafo
17:05sur le budget et sur la fiscalité,
17:07c'est très intéressant
17:08parce que c'est le vieux débat
17:09qui date des années 90,
17:11que j'ai bien connu en tant que journaliste politique,
17:13entre les souverainistes de gauche
17:15et les souverainistes de droite.
17:16Les souverainistes de gauche,
17:17autour de M. Chevènement,
17:19voulaient absolument,
17:20comme aujourd'hui M. Tanguy,
17:23accumuler les impôts
17:24pour contrôler les entreprises.
17:25Alors, une question très concrète sur...
17:27Je finis ma phrase.
17:28Et les souverainistes de droite,
17:30autour de M. Pasquois,
17:32de M. Philippe de Villiers,
17:33disaient,
17:34il faut protéger à l'extérieur
17:35et libérer à l'intérieur.
17:37Ce débat n'a pas changé de signification.
17:40Pour être précis,
17:40vous faites allusion
17:41dans votre dénonciation
17:43de la foire aux impôts
17:44et notamment le rapprochement
17:45ou parfois les alliances
17:46qu'il y a pu avoir,
17:47et notamment sur une taxe,
17:49la taxe sur les multinationales.
17:51Alors, oui, absolument,
17:53je fais référence à celle-ci,
17:54mais...
17:54Celle-ci, vous ne l'auriez pas votée ?
17:56Non.
17:56Je vais vous expliquer pourquoi,
17:57si vous me permettez.
17:58D'abord,
17:59ce n'est pas sur cette taxe seulement.
18:00Il y a, je ne sais pas combien,
18:02une dizaine d'impôts nouveaux
18:04qui ont été votés
18:04par LFI et l'UN.
18:05Celle-ci, c'est la plus spectaculaire ?
18:06Vous avez raison,
18:07c'est la plus spectaculaire.
18:0926 milliards attendus,
18:11ça fait un point de PIB.
18:13C'est colossal.
18:14Alors, au départ,
18:18cette taxe est pleine
18:19de bonnes intentions.
18:20On nous dit,
18:21les grands groupes,
18:22français et étrangers,
18:24dissimulent des dépenses,
18:27etc., des recettes,
18:29les envoient à l'étranger
18:30et puis comme ça,
18:31elles payent moins d'impôts en France.
18:33Très bien.
18:34Et M. Tanguy,
18:36pour le Rassemblement national
18:37et les LFI nous disent,
18:39eh bien, c'est très bien,
18:39voilà ce qu'on va faire.
18:41C'est ce qu'ils ont voté.
18:42On va dire que
18:43si une entreprise française
18:45ou étrangère,
18:46je précise,
18:47a des recettes
18:49et a un bénéfice
18:52qui est inférieur
18:54à ses recettes en France,
18:57ça veut dire
18:58qu'ils fraudent
18:59et qu'ils doivent être imposés
19:01comme ces recettes.
19:02En gros,
19:03et c'est là
19:04que je me distingue d'eux,
19:05qu'est-ce qu'ils nous disent
19:06ces gens
19:06qui sont profondément
19:08des marxistes en vérité,
19:09que ce soit au Rassemblement national
19:10ou à LFI ?
19:11Ils nous disent
19:12que toutes les entreprises
19:14doivent avoir
19:15dans tous les pays
19:16la même rentabilité.
19:18Or,
19:18évidemment que la France,
19:20en France,
19:21ils ont une plus faible rentabilité
19:23puisque la France
19:24est le pays
19:25où les taxes
19:25sont les plus élevées,
19:26où les charges sociales
19:27sont les plus élevées.
19:28Donc,
19:29qu'est-ce que ça veut dire ?
19:29Ça veut dire
19:30que les entreprises françaises
19:31vont être encore plus
19:33poussées
19:35à délocaliser.
19:37C'est ce qu'ils font
19:37déjà depuis 30 ans.
19:38Vous savez qu'aujourd'hui,
19:3980% des bénéfices
19:40des entreprises françaises
19:42sont à l'étranger.
19:43Et deuxièmement,
19:44les entreprises étrangères
19:45devront ouvrir leurs comptes
19:47mondiaux
19:48aux agents du fisc.
19:50Ils ne vont jamais accepter ça.
19:51Vous êtes bien sûr
19:53BFM Politique,
19:54notre invité.
19:54C'est Éric Zemmour
19:55à mes côtés, Bruno.
19:56Je dis Amandine Attalaïa.
19:58Nous sommes à 500 jours
19:59de la prochaine élection présidentielle.
20:01L'occasion de dévoiler
20:02ce sondage
20:03réalisé par l'Institut Elab
20:05pour BFM TV
20:06et la Tribune dimanche.
20:08Première leçon,
20:09le Rassemblement National,
20:10quel que soit son candidat
20:11ou sa candidate,
20:13arrive très nettement en tête.
20:1534% pour Marine Le Pen
20:17jusqu'à 37,5%
20:19selon les configurations.
20:2035% dans cette configuration-là
20:22pour Jordan Bardella.
20:24Comment est-ce que vous analysez
20:26ce sondage, Éric Zemmour ?
20:28Vous, vous êtes crédité
20:28entre 4,5% et 6% des voix
20:31jusqu'à 6,5%
20:32si éventuellement c'est Sarah Knafow
20:33qui est la candidate de Reconquête.
20:35Comment vous analysez ce sondage
20:36à 500 jours de la présidentielle ?
20:37Écoutez, il y a plusieurs choses à dire.
20:39On peut dire ça très vite.
20:40La première, toujours,
20:41j'ai une certaine expérience
20:44d'observateur politique.
20:46J'ai toujours vu
20:47que les gens qui étaient
20:49très largement en tête
20:50à, comme vous dites,
20:51500 jours
20:52de l'élection présidentielle
20:53en général
20:54perdaient l'élection présidentielle
20:56et n'étaient pas au second tour.
20:57Ils s'appelaient
20:57Édouard Balladur,
20:59ils s'appelaient Lionel Jospin,
21:00ils s'appelaient
21:00Alain Juppé,
21:02on pourrait même remonter
21:03à plus loin.
21:04Raymond Barre, etc.
21:05Ça, c'est la première chose.
21:07Bon, c'est objectif.
21:09Ça ne veut pas dire
21:10que ça va encore
21:12se passer comme ça,
21:13mais enfin,
21:13c'est comme ça.
21:14Deuxièmement,
21:16on voit bien que derrière
21:18le Rassemblement national
21:19qui rassemble
21:20hors campagne
21:21tous les gens
21:23qui veulent
21:24renverser la table,
21:25je dis bien hors campagne
21:26parce que
21:26les gens,
21:28les électeurs,
21:29la plupart des électeurs
21:30n'écoutent
21:32de façon attentive
21:33et détaillée
21:34que pendant
21:36la campagne présidentielle.
21:37Donc,
21:37pour l'instant,
21:38le Rassemblement national
21:39est le point
21:40de rencontre
21:41de tous les gens
21:41qui se disent
21:42« Ah, il faut balayer tout ça,
21:43il faut balayer Macron,
21:44il faut balayer le système,
21:45etc. »
21:45Très bien.
21:46Mais deux questions
21:46juste sur le Rennes.
21:47D'abord,
21:47est-ce que Jordan Bardella
21:48pour vous a de meilleures chances
21:49de gagner que Marine Le Pen ?
21:51Non.
21:52Pourquoi ?
21:53Parce que je pense
21:54que la campagne,
21:55et je vous l'ai dit,
21:56la campagne électorale
21:57a sa propre vérité.
21:59Et il n'est pas au niveau.
22:01Et que je pense
22:02que Marine Le Pen
22:03a plus d'expérience,
22:05d'épaisseur
22:05et qu'une campagne présidentielle,
22:07j'en ai fait l'expérience,
22:08c'est très difficile
22:09et à la fin,
22:10on voit à travers
22:12du candidat.
22:13Et a-t-il les épaules ?
22:13Et donc, c'est très dur.
22:14Et donc, je dis ça,
22:16mais moi, je vous rappelle,
22:17Marine Le Pen,
22:18en juin 2021,
22:19j'ai retrouvé ça
22:20il n'y a pas longtemps
22:20par hasard,
22:21était à 32%.
22:22Non, mais ils ont déjà
22:24été à 30%.
22:24Mais si on reste
22:25sur Jordan Bardella
22:26qui aujourd'hui,
22:27dans l'hypothèse
22:27d'une Marine Le Pen
22:28inéligible,
22:30serait le candidat,
22:31est-ce qu'il a les épaules
22:32pour être candidat
22:35et être président de la République ?
22:36Ce n'est pas à moi
22:37de répondre,
22:37c'est les Français
22:38qui répondront.
22:39Moi, je dis simplement
22:40que
22:41et je crois avoir
22:43déjà dit cela,
22:44la dernière fois
22:45que dans l'histoire de France
22:46on a donné le pouvoir
22:47à un homme de 30 ans,
22:49il s'appelait
22:49Napoléon Bonaparte.
22:50C'était un génie
22:51qui avait sauvé la France,
22:53qui avait conquis l'Italie,
22:55qui lisait
22:56je ne sais pas
22:57combien de livres par jour,
22:59etc.
23:00Je ne crois pas,
23:01ce n'est pas être
23:02insultant
23:04pour Jordan Bardella,
23:05qu'il est de cette trempe-là.
23:07Donc voilà,
23:08on verra bien,
23:09je vous dis,
23:09la campagne a sa propre réalité.
23:12Donc nous verrons en campagne.
23:13Et deux questions de plus,
23:15vous disiez à la dernière
23:16campagne présidentielle,
23:17et ça l'avait beaucoup froissé,
23:18que Marine Le Pen
23:18ne gagnerait jamais.
23:20Vous le pensez toujours ?
23:20Est-ce qu'elle a gagné ?
23:21Ça s'applique à Jordan Bardella
23:22aujourd'hui ?
23:23Est-ce qu'elle a gagné ?
23:24Est-ce qu'on m'a expliqué
23:25en 2022
23:26qu'elle devait gagner ?
23:28Elle n'a pas gagné.
23:28En 2024,
23:29on m'a expliqué
23:30que Jordan Bardella
23:31devait être Premier ministre.
23:32Il n'est pas Premier ministre.
23:33Je vous réponds,
23:34est-ce qu'elle a gagné ?
23:35Donc vous n'y croyez pas ?
23:36Ma prophétie sert à Béléré, exact.
23:38Et est-ce que vous avez
23:39des échanges avec eux aujourd'hui,
23:41que ce soit Marine Le Pen
23:41ou Jordan Bardella ?
23:43Non.
23:44Jamais, rien ?
23:44Non.
23:45Alors il y a une autre...
23:46Vous savez,
23:48c'est simple,
23:50on parlait de Jean-Philippe Tanguy
23:50tout à l'heure,
23:51il a dit sur vos confrits
23:52de CNews,
23:53on lui a demandé
23:53pourquoi il acceptait
23:55l'alliance avec Eric Ciotti
23:56et pas avec Eric Zemmour.
23:58Et il a répondu,
23:59Eric Ciotti s'est effacé
24:00et aligné.
24:02Moi, je ne m'aligne pas
24:03et je ne m'efface pas.
24:04Je comprends.
24:05Voilà, c'est un choix.
24:06Vous ne vous effacez pas,
24:07ça veut dire que
24:07vous pensez que vous êtes
24:09en situation,
24:11en situation politique
24:12de pouvoir porter
24:14une nouvelle candidature
24:15présidentielle ?
24:16Moi, ce que je sais,
24:17c'est que je porte
24:18un discours,
24:21des idées
24:21qui ne sont portées
24:24par personne.
24:26Voilà.
24:26Et que ma voix,
24:28notre voix,
24:29puisque désormais,
24:31je suis heureux
24:32de voir que Sarah Knafow,
24:34après 18 mois
24:35de vie politique,
24:36ce qui est quand même
24:37exceptionnel.
24:38Personne ne la connaissait,
24:39enfin, le grand public
24:39ne la connaissait pas
24:40il y a 18 mois.
24:41Elle est crédité de 6%.
24:42Vous voyez, c'est formidable.
24:44Ça serait une bonne candidate
24:44à la présidentielle ?
24:45En tout cas, c'est formidable.
24:47Je peux vous dire,
24:47moi, vous savez...
24:48Et ça serait une bonne candidate ?
24:49La preuve,
24:49ça serait une très bonne candidate
24:50puisqu'elle est crédité
24:52de 6 ou 6%.
24:54Ça peut être elle,
24:54la candidate, au final ?
24:55Écoutez, moi,
24:57si vous voulez,
24:59je suis ébahi par ça.
25:01Je veux qu'on s'arrête
25:01une minute là-dessus.
25:03Parce que c'est quand même
25:04assez extraordinaire
25:05de voir cette femme
25:06qui n'était pas connue
25:07du grand public
25:07il y a 18 mois,
25:08qui aujourd'hui est crédité
25:09de 6 ou 6,5%
25:11dans les sondages
25:11présidentielles.
25:13Ça, c'est...
25:14Ça, c'est...
25:14Qu'est-ce que c'est ?
25:15Mais précisément,
25:16comme dit Guillaume,
25:17il n'y aura pas de primaire
25:17à reconquête.
25:18Donc, en fonction de quoi,
25:19vous déciderez
25:20si c'est vous le candidat
25:21ou si c'est Sarah Knafo ?
25:21Mais ça, ce n'est pas le sujet.
25:23Ah si, c'est important
25:24pour ceux qui vous suivent.
25:24Je vous assure que ce n'est pas
25:25le sujet et que je ne répondrai pas ici.
25:27Simplement, je vous dis simplement...
25:29En tout cas, c'est ouvert.
25:30Tout ce qui est bon
25:31pour Sarah Knafo
25:32est bon pour moi.
25:33Il y a un autre...
25:34Moi, vous savez,
25:34je ne suis pas de ceux
25:35qui veulent autour de moi
25:37des gens médiocres
25:38parce qu'ils n'ont pas confiance en eux.
25:40Moi, j'ai suffisamment confiance en moi
25:41pour avoir autour de moi
25:43des gens brillants
25:44et intelligents.
25:46Mais à priori,
25:46vous serez le candidat.
25:48Nous verrons, nous verrons.
25:50Bien sûr qu'à priori,
25:50je serai le candidat.
25:51Mais nous verrons.
25:52Encore une fois,
25:53je m'y prépare.
25:54Je pense que notre discours,
25:56le discours de reconquête,
25:58est absolument original
25:59dans l'espace politique français
26:02et que donc,
26:03cette voie doit être portée.
26:05Il y a quelques jours,
26:06j'avais entendu
26:07que vous vouliez...
26:08Vous défendiez l'idée
26:09d'une candidature
26:10de Sarah Knafo à Paris
26:11et également à la présidentielle.
26:13Je n'ai rien dit en public.
26:14Non, pas à Paris.
26:15Mais je n'ai rien dit en public.
26:17Sarah y réfléchit.
26:19Elle est sollicitée
26:20de toutes parts
26:20pour être candidate à Paris.
26:22Elle y réfléchit.
26:23Elle n'a pas décidé.
26:25Nous en discutons ensemble.
26:29Voilà.
26:30Elle est également sondée à Paris.
26:32Elle est également sondée à Paris.
26:33Et ce serait une bonne candidate ?
26:35Ça serait une excellente candidate.
26:36Je pense que ça serait
26:37la meilleure candidate
26:38vu les autres candidats.
26:40Je pense qu'alors là,
26:42il n'y a pas photo.
26:43Éric Zemmour,
26:44il y a le maire de Cannes,
26:45président de l'AMF,
26:46David Lysnard,
26:46qui est toujours membre
26:47des Républicains,
26:48qui est justement
26:48dans la perspective
26:49de la présidentielle,
26:50a dit cette semaine
26:51qu'il faut une primaire
26:52qui irait de l'UDI
26:52à Sarah Knafo.
26:54Vous êtes prêt
26:54à participer
26:56à une telle primaire ?
26:57C'est une bonne idée ou pas ?
26:58Écoutez,
26:58je vais vous dire,
27:00j'ai évolué
27:00en fonction
27:01de l'évolution des choses.
27:02Je vous explique
27:03en deux mots.
27:04Pour moi,
27:04et dans la Ve République,
27:06traditionnellement,
27:07la primaire,
27:08c'est le premier tour.
27:10Mais ce que je vous dis là,
27:11c'est dans le cadre
27:12d'une Ve République classique,
27:14avec de part et d'autre,
27:15à gauche et à droite,
27:16deux grands partis
27:17qui s'imposent,
27:18qui s'affrontent entre eux
27:19avant d'envoyer
27:20leur champion au second tour.
27:21Là, manifestement,
27:22cette situation
27:23n'est plus celle d'aujourd'hui.
27:25Nous avons un paysage
27:26complètement dispersé.
27:27Et je me dis
27:28que la proposition
27:29de Lysnard
27:30est intéressante.
27:31D'ailleurs,
27:31moi-même,
27:32souvenez-vous,
27:32en septembre 2021,
27:34j'avais proposé
27:34de participer
27:35à la primaire de LR.
27:36et les chapeaux à plumes
27:38de LR
27:38avaient trouvé
27:40des argusies juridiques
27:41pour me refuser
27:43ma candidature.
27:44Et là,
27:44Laurent Wauquiez...
27:45Apparemment,
27:45M. Lysnard,
27:46à moins d'arrière-concés
27:47politiciennes que...
27:48Laurent Wauquiez a dit pareil.
27:49Une primaire de Darmanin
27:50à Knafau.
27:51Je n'ai pas entendu
27:52M. Wauquiez dire ça.
27:53Il l'a dit, effectivement.
27:54Il a dit une primaire
27:55de Gérald Darmanin
27:56à Sarah Knafau.
27:57Eh bien, très bien.
27:58Alors,
27:59organisons-la.
28:01Organisons-la ?
28:02Oui, pourquoi pas.
28:02Chiche, quoi vous voulez.
28:03Chiche, exactement.
28:04On voit que l'autre personne
28:05qui est en dynamique
28:06dans cette étude d'opinion
28:07publiée aussi par la Tribune dimanche,
28:08c'est Jean-Luc Mélenchon
28:09qui progresse de trois points
28:11dans ce sondage
28:11et qui est au coude à coude
28:12pour le second tour.
28:13Jean-Luc Mélenchon,
28:14vous évoquez, effectivement,
28:15dans votre ouvrage,
28:16qui n'est pas un ouvrage politique
28:17et c'est un ouvrage
28:18vraiment historique
28:19sur la perte, justement,
28:21d'influence de la chrétienté
28:22en France.
28:23La messe n'est pas dite,
28:24ça s'appelle,
28:24pour un sursaut judéo-chrétien.
28:26Mais il y a un chapitre
28:27qui s'appelle
28:27Tous coupables
28:28où vous évoquez,
28:29effectivement,
28:30Jean-Luc Mélenchon.
28:31Vous dites,
28:31c'est cette alliance,
28:33je cite,
28:33électorale,
28:34islamo-gauchiste
28:35entre les jeunes des quartiers
28:36et la jeunesse étudiante
28:38que Jean-Luc Mélenchon
28:38a conceptualisé politiquement
28:40pour faire de lui
28:42et de son mouvement
28:43la France insoumise
28:44les nouveaux patrons
28:45de la gauche française.
28:47Comment vous expliquez
28:48cette dynamique-là ?
28:49Vous dites,
28:49finalement,
28:50pour Jean-Luc Mélenchon,
28:52la menace,
28:52aujourd'hui,
28:53ce ne sont plus
28:53les Français qui se disent...
28:55Enfin, pardon,
28:55vous dites, justement,
28:56la menace,
28:57ce sont les Français
28:57qui se disent
28:58de souche
28:58qui constitue à ses yeux
29:00un problème
29:01pour la paix civile.
29:02Oui,
29:02je reprends
29:03une de ses phrases.
29:04Comment vous expliquez
29:04néanmoins
29:05qu'ils sont en dynamique
29:06et qu'on le voit
29:06et qu'il progresse ?
29:07Il est peut-être
29:07en route pour le second tour.
29:08Vous savez,
29:09quand tout le monde
29:11et en particulier
29:13du côté
29:14du Rassemblement national
29:15et de la Macronie
29:16ne jurait que par
29:18le clivage
29:19qu'il disait éternel
29:22entre les patriotes
29:24et les mondialistes,
29:25vous vous souvenez
29:25de cette histoire ?
29:27On entendait beaucoup
29:27et Emmanuel Macron
29:28et Marine Le Pen
29:29sur ce thème-là.
29:30Moi, je disais
29:31non,
29:32le clivage
29:32de deux mains,
29:33c'est entre
29:34Jean-Luc Mélenchon
29:36et ceux qui veulent
29:37que la France
29:38reste la France.
29:39Tout simplement
29:39parce que,
29:40si vous voulez,
29:41il y a une tradition
29:42à gauche
29:42d'inventer
29:45le peuple,
29:45le fameux peuple
29:46de gauche,
29:47avec le nouveau
29:48clivage qu'on impose.
29:50Le peuple de gauche,
29:50ça a été le tiers état
29:51en 1789,
29:52l'alliance entre la bourgeoisie
29:53et la paysannerie
29:54contre les aristocrates.
29:55puis au XIXe siècle,
29:56ça a été la classe ouvrière,
29:58vous vous souvenez de ça ?
29:59Et aujourd'hui,
30:01la nouvelle classe ouvrière,
30:02le nouveau peuple de gauche,
30:03ce sont les musulmans
30:05alliés avec la jeunesse
30:06des écoles
30:07endoctrinées
30:08par le wokisme.
30:10C'est cette alliance-là
30:11qu'incarne
30:13Jean-Luc Mélenchon,
30:13qu'il a compris
30:14avant les autres,
30:15même si elle commençait
30:16déjà à se coaguler
30:18dès le vote
30:19de François Hollande
30:20contre Nicolas Sarkozy,
30:21qui en a déjà profité.
30:22C'est Jean-Luc Mélenchon
30:24qui l'incarne.
30:25En vérité,
30:26qu'est-ce que
30:27Jean-Luc Mélenchon
30:28incarne ?
30:28C'est la vieille tradition
30:29française
30:30du parti de l'étranger.
30:32Aujourd'hui,
30:33Jean-Luc Mélenchon...
30:33Jean-Luc Mélenchon,
30:34c'est le parti de l'étranger ?
30:35Oui, c'est le parti de l'étranger,
30:36c'est-à-dire
30:37le parti,
30:38à chaque fois en France,
30:39vous savez,
30:40que la France est envahie,
30:41il y a des Français
30:42qui se mettent
30:43avec l'envahisseur.
30:44Jean-Luc Mélenchon
30:45est aujourd'hui,
30:47si vous voulez,
30:48notre évêque cochon,
30:48vous savez,
30:49celui qui a donné
30:50Jeanne d'Arc aux Anglais.
30:51C'est la même histoire,
30:52la même répétition
30:54de l'histoire.
30:54Qu'est-ce que vous permet de dire
30:55que Jean-Luc Mélenchon
30:55ne serait pas patriote
30:56pour notre pays,
30:57pour la France ?
30:58Mélenchon n'est pas patriote.
31:00Il n'arrête pas de dire
31:02que les Français de souche
31:04sont un problème.
31:05Il n'arrête pas
31:06de vanter la jeunesse africaine.
31:08Il n'arrête pas de dire
31:09que la culture chrétienne
31:11est complètement misérable
31:12et que nous devons tous,
31:14tout et tous,
31:15à la culture musulmane.
31:16Je pense que Jean-Luc Mélenchon,
31:18je vous le répète,
31:18est l'incarnation
31:20du parti de l'étranger.
31:21L'essentiel de votre livre,
31:22c'est ce que vous appelez
31:23une re-christianisation
31:26de notre pays.
31:27Concrètement,
31:28ça veut dire quoi ?
31:29D'abord,
31:30pourquoi je dis cela ?
31:31Je vous coupe juste pour dire
31:32la France.
31:32Vous dites notamment
31:33la France sans le christianisme
31:34n'est plus la France
31:35et je veux continuer
31:36à vivre en France.
31:37Absolument.
31:38La France,
31:39le christianisme a fait la France.
31:41Je dis,
31:42l'Église a fait les rois
31:43qui ont fait la nation
31:44qui a fait la République.
31:46Donc effectivement,
31:46le christianisme a fait la France
31:48et donc sans le christianisme,
31:50sans l'identité chrétienne,
31:51il n'y a plus de France.
31:53C'est bien ce que pense
31:53Jean-Luc Mélenchon.
31:54Il veut en finir
31:55avec la France chrétienne
31:57et la remplacer
31:57par ce qu'il appelle
31:58une France créolisée
31:59qui est en vérité
32:00le faux-né
32:01d'une France islamisée.
32:03Donc,
32:03concrètement,
32:04le christianisme,
32:05c'est simple,
32:06a deux bras,
32:08si j'ose dire.
32:08D'abord,
32:09le bras de la foi,
32:11c'est même la seule religion,
32:12la première religion
32:14à fonder son message
32:16sur la foi.
32:17Les autres religions,
32:18que ce soit
32:19le paganisme d'avant
32:20ou le judaïsme
32:22ou l'islam,
32:23sont des religions
32:23qui sont fondées
32:24sur l'appartenance
32:25à une cité,
32:25un peuple
32:26et un code juridique
32:28d'interdit
32:29et de prescription
32:30positive.
32:32Le christianisme,
32:33par la voix de Saint Paul,
32:34a dit
32:34la foi en Jésus-Christ
32:36préexiste à tout.
32:37Ça, c'est la première
32:38spécificité
32:40qui va fonder
32:41l'individu libre
32:42de l'Occident,
32:43qui est unique
32:44dans le monde.
32:45Mais le christianisme
32:46est aussi une identité.
32:48L'identité,
32:49tout simplement,
32:50qui s'exprime
32:51par tout ce que l'Église
32:52a apporté
32:52à la littérature,
32:54l'architecture,
32:55la musique,
32:56la peinture,
32:57mais aussi le droit,
32:59l'État,
33:00les hôpitaux,
33:02l'école,
33:02etc.
33:03Ça, c'est une identité
33:04chrétienne.
33:05Or, nous vivons
33:05un moment historique
33:07effrayant
33:08qui est que nous arrivons
33:10au terme
33:11d'une évolution
33:13de plus de deux siècles
33:14de déchristianisation
33:15qui a commencé
33:16sous les lumières
33:17et qui s'achève aujourd'hui.
33:18Jérôme Fourquet,
33:19dans le débat que j'ai avec lui,
33:20vous savez,
33:20ce week-end,
33:21dans le Figaro Magazine,
33:22dit qu'il n'y a plus
33:23que 0,2% des filles
33:24qui s'appellent Marie.
33:25Et il y a 40%
33:27des gens
33:28qui se font incinérer,
33:29qui ne se font pas enterrer
33:30selon les rites chrétiens,
33:32etc.
33:33Ça, c'est le choix des gens.
33:34Qu'est-ce qu'on fait contre ça ?
33:35Mais je suis d'accord avec vous.
33:37Mais je vous dis,
33:38c'est l'aboutissement
33:38d'une évolution
33:39de deux siècles et demi.
33:41Et parallèlement,
33:42nous avons,
33:42à la place de ce vide chrétien,
33:45nous avons un plein musulman
33:46porté par la démographie
33:48et l'agressivité
33:50des jeunes musulmans.
33:52Mais on ne va pas obliger légalement
33:53les gens, je ne sais pas,
33:54à se faire incinérer ?
33:55Vous avez tout à fait raison,
33:56cher monsieur.
33:57Et c'est bien ce que je dis.
33:59Comme la foi chrétienne
34:00a porté un individu libre,
34:02on ne peut pas inoculer
34:03des sérums de foi aux gens.
34:04En revanche,
34:05et c'est la responsabilité
34:07de l'État,
34:08puisque la République,
34:09depuis un siècle et demi,
34:10a porté le fer
34:11contre le christianisme,
34:13je pense même
34:13que le grand projet républicain
34:15a été celui
34:17de la déchristallisation.
34:18Donc je pense,
34:19je vais vous répondre.
34:19Vous oubliez la loi de 1905
34:20quand même dans ces deux siècles.
34:22Pas du tout.
34:22Je ne l'oublie pas du tout.
34:24Une loi fondamentale
34:25sur les 120 dernières années.
34:27Vous avez tout à fait raison.
34:28Ça a été une arme de guerre
34:30contre le christianisme.
34:31Il ne faut pas se cacher.
34:32La laïcité n'est pas
34:34ce qu'on nous raconte.
34:34Acceptée par tous les Français
34:36depuis 120 ans.
34:38Je ne vais pas la remettre en cause.
34:39Je vous dis ce que ça a été.
34:40Je vous dis qu'aujourd'hui,
34:41la laïcité doit être utilisée
34:43contre l'islamisation du pays.
34:44Avec autant de force
34:45qu'elle l'a été
34:46contre le christianisme.
34:47Maintenant,
34:47je veux répondre à votre question.
34:49Pour re-christianiser,
34:50il faut redonner force
34:52à l'identité chrétienne.
34:54C'est-à-dire
34:54apprendre aux enfants
34:56des écoles
34:57tout ce qu'ils doivent
34:58au christianisme.
35:00Je vous le répète,
35:01l'architecture,
35:02la peinture,
35:03la musique,
35:05la littérature,
35:05etc.
35:06Vous savez,
35:07vous connaissez ce mot
35:07que j'aime beaucoup
35:08de Cioran
35:09qui disait
35:09« Dieu doit beaucoup
35:10à Jean-Sébastien Bach ».
35:12C'est un mot délicieux
35:13qui dit tout.
35:14Le christianisme
35:15est fort
35:17par son identité,
35:18par le charme
35:19qu'il dégage,
35:21par l'émotion
35:22qu'il suscite.
35:23Il faut absolument
35:24se réapproprier ça.
35:25Il faut même,
35:26et mon livre en parle,
35:27que l'Église
35:27se réapproprie ça.
35:28Parce que l'Église
35:29depuis 1922
35:30a eu le tort
35:31de trop protestantiser
35:32son message,
35:33de trop passer
35:34par la raison froide
35:35et non plus
35:36par l'émotion.
35:36Vous évoquez
35:37il y a quelques instants
35:37effectivement
35:38la culture,
35:39l'histoire,
35:39les arts.
35:40Les derniers jours
35:40ont été marqués
35:41par ce casse du siècle
35:42au musée du Louvre.
35:43Qu'est-ce que ça dit
35:44de notre rapport
35:45au patrimoine ?
35:45De nouvelles personnes
35:46ont été effectivement
35:48mises en examen,
35:49les policiers
35:49continuent de travailler.
35:50Est-ce que vous jugez
35:51que les réponses
35:52apportées par la ministre
35:54de la Culture,
35:55par la patronne du Louvre
35:55sont à la hauteur ?
35:57Alors,
35:57les seuls qui sont
35:58à la hauteur
35:59dans cette histoire,
36:00ce sont les enquêteurs,
36:01les policiers
36:02qui ont été absolument
36:03admirables d'efficacité
36:04et de célérité.
36:06Deux,
36:06les deux leçons
36:07que je...
36:07Vous saluez le travail
36:07du ministère de l'Intérieur alors ?
36:08Non.
36:09C'est lui qui les dirige.
36:12Ouais.
36:12Allez,
36:13je salue le travail
36:14du ministère de l'Intérieur
36:14si vous voulez.
36:15Mais c'est un bon fonctionnaire,
36:19vous savez,
36:20simplement,
36:21je savais ce que j'en ai dit.
36:22Rachida Dattiel
36:23dit que ça fait plus de 20 ans
36:24que les risques
36:24d'intrusion de vol
36:25ont été sous-évalués
36:26au Louvre.
36:27Oui,
36:28c'est elle la responsable.
36:29Et c'est comme
36:30la patronne du Louvre.
36:31Elle a du culot quand même.
36:32C'est-à-dire que pour vous...
36:33Elle est ministre de la Culture.
36:34Elle devrait partir pour vous ?
36:35Mais bien sûr.
36:35Non, mais la patronne du Louvre...
36:36La patronne du Louvre
36:37et la ministre de la Culture
36:38auraient dû démissionner
36:38depuis longtemps dans un pays qui...
36:39Elle n'a rien à voir
36:40avec ce qui s'est passé,
36:41Rachida Dattiel.
36:41Pourquoi elle n'a rien à voir ?
36:42Elle n'est pas ministre de la Culture ?
36:43Si, elle est ministre de la Culture.
36:45Elle n'est pas la supérieure
36:45de la directrice du Louvre ?
36:46Mais attendez,
36:47je veux répondre
36:47à ces deux questions
36:48parce qu'elles sont intéressantes,
36:50si vous me permettez.
36:51Les deux leçons que je tire
36:52de ce casse,
36:54c'est deux leçons d'ailleurs
36:55qui n'ont rien à voir
36:56l'une avec l'autre.
36:57La première,
36:58c'est que depuis des années,
37:01on a une conception
37:02qu'on veut moderne,
37:03qu'on veut nouvelle,
37:04transgressive,
37:05du patrimoine,
37:06qui n'est plus la simple
37:07préservation et protection
37:09du patrimoine,
37:09mais la mise en relation
37:12avec un art contemporain,
37:16la plupart du temps affreux,
37:17qui joue avec les arts
37:21et les superbes œuvres du passé.
37:25La vérité,
37:26c'est que ça ne permet
37:27qu'à des artistes contemporains
37:30le plus souvent minables
37:32de profiter de l'aura
37:34des œuvres sublimes du passé.
37:36Madame la directrice du Louvre
37:40a été et tout à fait
37:42la représentante de ce courant
37:45et d'ailleurs a été choisie
37:47par M. Macron pour cela.
37:49C'est pour ça que M. Macron
37:50refuse sa démission,
37:51parce qu'ils sont en vérité
37:52en phase.
37:52Moi, je m'inscris en faux
37:54contre cette conception
37:55que je trouve ridicule
37:56et je pense qu'il faut revenir
37:59à une conception traditionnelle
38:00du patrimoine,
38:01de défense du patrimoine
38:02pour le patrimoine,
38:04de suppression du ministère
38:05de la Culture
38:06et de...
38:07Il faut supprimer
38:07le ministère de la Culture.
38:08Absolument.
38:08Et oui, qui est devenu
38:09un entre à wokiste
38:11et absolument à gauchiste lamentable.
38:16Je pense qu'il faut supprimer
38:17le ministère de la Culture
38:18et remettre un secrétariat d'État
38:20comme c'était avant Malraux,
38:21un secrétariat d'État
38:22aux beaux-arts et aux patrimoines.
38:24Deuxième leçon que je tire,
38:25mais encore une fois
38:26qui n'a rien à voir
38:26avec la première.
38:27Quand on voit les profils,
38:32c'est comme notre histoire
38:33de crimes anglais.
38:36Vous nous avez dit tout à l'heure
38:36qu'en fait, c'était un Soudanais.
38:37Une personne qui a pris la...
38:38qui allait prendre la fuite
38:39vers l'Algérie.
38:40L'Algérie,
38:40qui était un franco-algérien.
38:42Un autre qui était un Malien,
38:44franco-malien, peu importe.
38:47Qu'est-ce que j'en déduis ?
38:48J'en déduis ce que je dis
38:49depuis des années.
38:51Parfois, d'ailleurs,
38:52sous l'incompréhension
38:55même de mes amis.
38:56nous subissons en vérité
38:58ce que les féministes,
39:00je leur emprunte cette expression,
39:02appelle un continuum de violence.
39:04C'est-à-dire ?
39:04C'est-à-dire des vols,
39:07des pillages,
39:08le loup,
39:09des viols,
39:10des crimes,
39:12des meurtres,
39:12des émeutes.
39:13Tout ça,
39:15pour la plupart,
39:18qui sont proférés
39:21et qui sont mis en œuvre
39:24par les mêmes,
39:25par la même population,
39:27par les mêmes enfants
39:28de l'immigration arabo-musulmane.
39:30Et pour moi,
39:31c'est exactement lié.
39:32C'est-à-dire que tout cela,
39:34ce sont des pratiques,
39:35je parlais tout à l'heure
39:36d'invasion et d'occupation,
39:38je pense que ce sont des pratiques
39:39d'une armée d'occupation.
39:40Qu'est-ce que fait une armée d'occupation ?
39:41Une armée d'occupation ?
39:42Qu'est-ce que fait une armée d'occupation
39:43dans l'histoire ?
39:44Mais un voleur,
39:45c'est un voleur.
39:46Un voleur,
39:48c'est un voleur.
39:49Vous savez,
39:49vous me rappelez les barbouzes.
39:51Un barbu,
39:51c'est un barbu.
39:52Trois barbus,
39:53c'est des espions.
39:54Un voleur,
39:54c'est un voleur.
39:56Mille,
39:56dix mille voleurs
39:57arabo-musulmans,
39:58c'est un fait historique.
40:01C'est-à-dire que
40:02nous avons là
40:04une sorte de milice
40:05qui affirme,
40:06sans uniforme,
40:07une milice et de rouelle.
40:10Laissez-moi finir
40:11ma démonstration,
40:12je vous assure.
40:13Il faut laisser finir
40:14et vous verrez.
40:14qui agit exactement
40:16comme une armée d'occupation
40:18parce que pourquoi ?
40:20Parce qu'elle considère,
40:21et nous en revenons
40:22à la discussion
40:22sur l'Algérie,
40:23les Algériens enseignent
40:25à leurs enfants
40:26depuis 60 ans
40:28que la France
40:29a pillé l'Algérie
40:30et que
40:31nous devons,
40:32ils doivent absolument
40:33se rembourser
40:34et se revancher.
40:36Donc,
40:37non seulement
40:37ils colonisent la France,
40:39mais ils pillent.
40:40Ils volent,
40:41ils violent,
40:42ils tuent.
40:43Bien sûr,
40:43pas tous les Algériens,
40:44sur pas tous les musulmans.
40:46Une immense minorité.
40:47Non,
40:47c'est pas une...
40:47Déjà,
40:48c'est un oxymore,
40:49une immense minorité,
40:50mais c'est pas grave.
40:51Et alors,
40:51vous seriez président,
40:52en quoi ça changerait ?
40:53Parce que la France
40:53serait la même demain.
40:54Ah non,
40:55elle ne serait pas
40:55la même demain,
40:56chère madame,
40:56si j'étais président.
40:57Si j'étais président,
40:58tous ces gens,
40:59tous ces gens
40:59qui seraient arrêtés
41:00comme trafiquants de drogue.
41:01Tous ces gens qui sont
41:03trafiquants de drogue.
41:04Il y a des trafiquants de drogue.
41:05Pour la plupart,
41:05ils sont arabo-musulmans.
41:07On ne peut pas
41:07vous pépanier ça.
41:08Tous ces criminels,
41:10tous ces voleurs,
41:11tous ces pillards,
41:12tous ces émeutiers
41:13après le match
41:14du Paris Saint-Germain,
41:15ces gens-là seraient déchus
41:16de la nationalité française
41:17et ils reprendraient
41:18leur seule nationalité
41:19algérienne,
41:20marocaine,
41:20tunisienne,
41:21malienne,
41:21et ils rentreraient chez eux.
41:23Ben non,
41:23ils ne rentreraient pas.
41:24Si,
41:24ils rentreraient.
41:25En tout cas,
41:25ils seraient expulsés.
41:26Je me débrouillerai
41:27pour avoir soit
41:28ils rentreraient chez eux
41:28parce que leur pays
41:29les reprendrait,
41:30soit je trouverai
41:31un endroit où les envoyer.
41:32Je vous assure que ça se fait.
41:34On ira au Kosovo,
41:35on ira n'importe où,
41:35mais on trouvera.
41:36Quand on veut,
41:37on peut.
41:38Donc ça,
41:38vous voyez,
41:39ça fait un changement fondamental
41:40avec ce que d'ailleurs
41:41veulent tous les partis,
41:43y compris le Rassemblement National,
41:45puisque le Rassemblement National
41:46ne veut pas de ça,
41:47puisque j'appelle
41:48la remigration
41:48et qui est en train
41:50d'être mise en œuvre
41:51par le président Trump.
41:52Éric Zébourg,
41:53je vous le rappelle.
41:53On verra ça
41:54si dans votre campagne
41:55présidentielle de 2027,
41:56c'est ce que vous portez,
41:57pour laquelle vous serez
41:58a priori le candidat
42:00de reconquête.
42:00C'est ce que vous nous avez dit.
42:01La messe n'est pas dite,
42:03c'est aux éditions Fayard
42:04pour un sursaut judéo-chrétien.
42:05C'est votre dernier ouvrage.
42:07Merci d'avoir été
42:07notre invité ce matin.
42:08Merci à tous les deux.
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