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  • il y a 6 semaines
Éric Zemmour, président du parti Reconquête!, était l'invité de BFMTV ce dimanche 7 décembre

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00:00Bonsoir Eric Zemmour. On va parler des dernières attaques d'Elon Musk et de Donald Trump contre l'Europe dans quelques instants.
00:06On parlera aussi du voyage d'Emmanuel Macron en Chine. Il en revient et il menace aujourd'hui la Chine de taxes dans les mois qui viennent.
00:13On évoquera aussi les derniers propos de Nicolas Sarkozy dans son livre qui semble enterrer le front républicain contre le Rassemblement National.
00:20Mais d'abord, si vous voulez bien, ce qui s'est passé hier soir à Lyon lors de la fête des Lumières.
00:24Des messages hostiles à la police ont été brièvement projetés. La police blesse et tue non à l'état policier.
00:30D'après la préfète du Rhône qui était tout à l'heure sur BFMTV, ce sont les soulèvements de la terre qui auraient revendiqué cette action.
00:38Soulèvement de la terre, mouvement d'ultra-gauche. Quelle est votre réaction ?
00:41Vous savez, j'ai régulièrement affaire à tous ces gens-là qui se prétendent antifascistes, qui pourrissent mes meetings, mes signatures de dédicaces.
00:49Ils sont insultants, véhéments, parfois même violents. Je les ai vus à Brest et dans d'autres régions vraiment frapper des vieilles gens, des enfants.
01:04C'est vraiment de la racaille. Et je peux vous dire, vous parlez des soulèvements de la terre, je me souviens que le ministre de l'Intérieur avait voulu les dissoudre
01:12et qu'à l'époque, le Conseil d'État avait retoqué cette dissoudre. Et par ailleurs, vous savez, toute cette mouvance qui se prétend antifasciste,
01:23parce que c'est ça, c'est les antifascistes, ils ont un député LFI avec Raphaël Arnaud et ils ont pignon sur rue.
01:30Moi, je me souviens toujours, vous savez, d'une phrase du grand cinéaste Pasolini qui disait dans les années 70,
01:35le fascisme reviendra sur la scène à condition qu'il s'appelle antifascisme. Nous y sommes.
01:41Vous considérez que c'est une association fasciste, les soulèvements de la terre ?
01:44Ce sont des... Oui, tous ces groupuscules-là. Pour moi, je les mets tous dans le même sac. Voilà.
01:50Il y a un homme, Éric Zemmour, qui ne décolère pas depuis deux jours.
01:54C'est Elon Musk, le patron du réseau social X, qui vient de se voir infliger une amende de 120 millions d'euros
02:00par l'Union européenne pour trop prix sur son réseau social. En réponse, il multiplie les attaques contre l'Europe.
02:07Il dit qu'elles devraient être abolies. Il a même reposté ces dernières heures un message mélangeant le drapeau étoilé européen
02:13au drapeau du Troisième Reich. De quel côté vous êtes ?
02:17Écoutez, moi, je suis du côté de ce que les Américains appellent le free speech.
02:23Donc du côté d'Elon Musk ?
02:24Non, je ne suis pas du côté d'Elon Musk. Je suis du côté de la liberté d'expression.
02:28Et je considère que la Commission européenne, les autorités françaises,
02:33toutes les lois qu'on a accumulées depuis 50 ans pour brider cette liberté d'expression,
02:39devraient être abolies. Donc je suis pour la liberté d'expression totale.
02:43Vous êtes clairement du côté d'Elon Musk ?
02:45S'il est pour le free speech, lui aussi, on est d'accord.
02:48Donc ça veut dire, la loi de la jungle et les lois, même si elles sont votées, adoptées par le Parlement européen
02:53et par tout le monde, elles n'ont pas de valeur pour vous ?
02:54Ah non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas dit ça.
02:56Il s'agissait de respecter la loi européenne.
02:59La Commission européenne qui a respecté sa loi, elle a raison, ce n'est pas mon problème.
03:02Non, je me passe sur un plan philosophique et de philosophie politique.
03:07En Europe, il y a des lois, tout le monde doit les respecter.
03:09Mais moi, je suis pour abolir les lois qui enrégimentent la liberté d'expression.
03:14Vous voyez, ce n'est pas la même chose.
03:15J'avais déjà dit ça pendant la campagne présidentielle.
03:18J'estime qu'en France, on a trop corseté la liberté d'expression.
03:23En gros, si vous voulez, sous prétexte de, ouvrez les guillemets, du discours de haine,
03:28fermez les guillemets, qui ne veut rien dire.
03:30On a, et j'en suis une des principales victimes, on a judiciarisé le débat idéologique et politique.
03:38Je trouve ça pas normal.
03:38Donc ce que vous dites, c'est qu'il ne faut pas de règles ?
03:41En tout cas, c'est ce que vous dites.
03:43Non, je dis, sous la Troisième République, d'accord ?
03:48Il n'y avait pas X.
03:49Non, il n'y avait pas X, bien sûr.
03:50Il n'y avait pas la télévision, bien sûr.
03:51Mais il y avait, vous savez, les affrontements politiques étaient durs dans la presse écrite.
03:56Tout le monde lisait la presse écrite.
03:57Ça revient au même.
03:59Il y avait une loi de 1881 qui disait, l'imprimerie est libre.
04:04Et bien là, je veux la même chose.
04:06Et cette loi de 1881, elle a été...
04:08Libre de dire, de faire circuler n'importe quoi.
04:12Mais pourquoi n'importe quoi, c'est marrant ?
04:15Qui va décider ce qu'est n'importe quoi ?
04:18Là, en l'occurrence, pour rentrer dans le dossier X, l'amende, elle est infligée à X
04:22parce que, sous couvert de certifier des comptes, c'est-à-dire de les approuver,
04:27de dire que ce sont des comptes crédibles, en fait, Elon Musk a simplement fait payer.
04:30Et des gens qui pensent suivre des comptes sérieux suivent, en fait, des comptes de gens qui ont payé.
04:35Vous comprenez ?
04:36C'est pour ça que je ne veux pas rentrer dans le détail de cette bataille.
04:40Moi, je me place sur le plan des principes.
04:44Sur le plan des principes, j'estime que la liberté d'expression est par trop.
04:48Quand c'était en Europe.
04:50Et que nous devrions prendre exemple sur les Etats-Unis.
04:52Voilà, c'est tout.
04:52Mais par exemple, quand vous voyez qu'Elon Musk reçoit le soutien sur X,
04:55justement, de Dmitry Medvedev, ancien Premier ministre russe,
04:59bras droit officieux de Vladimir Poutine, ça ne vous inquiète pas ?
05:03Il m'en faut plus pour m'inquiéter, je vous assure.
05:05Pas du tout ?
05:06Non, ça, ça ne m'inquiète pas du tout.
05:08Je vous dis, on ne va pas épiloguer trois ans là-dessus.
05:12C'est un sujet, je vous ai répondu, je n'ai pas envie de vous en dire plus.
05:15Mais c'est vrai que vous êtes patriote, mais sur ce coup-là, vous êtes du côté des Américains.
05:19D'abord, là, il n'y a pas la France, c'est l'Europe, l'Union Européenne,
05:23les institutions de l'Union Européenne, ce n'est pas la France.
05:24Et Elon Musk, de l'autre côté.
05:25Et Elon Musk.
05:26Je me place sur le plan des principes.
05:27Je ne vais pas, parce que je suis patriote, je ne vais pas donner raison contre mon avis quand même.
05:34Dans un document officiel publié vendredi dernier, l'administration Trump a mis en garde l'Europe
05:39contre un risque, je cite ce document, d'effacement civilisationnel d'ici 20 ans,
05:44notamment du fait du document de l'immigration massive sur l'Europe.
05:48Là-dessus, vous êtes d'accord ?
05:48Alors là aussi, vous allez me dire que je ne suis pas patriote parce que je donne raison à l'administration Trump.
05:52Ça fait 30 ans que je dis ça.
05:53Alors, parce que Trump le dit, parce que l'administration américaine le dit,
05:58je ne vais plus avoir le droit de le dire.
05:59Vous voyez bien que c'est ridicule.
06:01Oui, l'administration Trump a raison.
06:03Quand on dit, d'ailleurs vous l'avez présenté, je ne suis pas d'accord avec votre présentation.
06:05Pourquoi ?
06:06Vous dites, c'est une hostilité à l'Europe.
06:09Mais au contraire.
06:10J'ai dit des attaques contre l'Europe.
06:11Voilà, des attaques contre l'Europe.
06:13C'est le contraire, monsieur.
06:15Il n'y a que lui qui aime l'Europe.
06:17Il n'y a que lui qui défend l'Europe européenne.
06:19C'est un patriote européen, Donald Trump.
06:19Non, il n'y a que lui qui défend la civilisation européenne.
06:23C'est-à-dire, c'est les gouvernements français et européens
06:27qui, en laissant rentrer des millions d'immigrants
06:30venus des contrées arabo-musulmanes
06:32qui sont en train de changer le continent européen
06:35qui était une terre chrétienne en une terre musulmane,
06:37ce sont eux qui détestent l'Europe.
06:39Ce sont eux qui détruisent l'Europe.
06:41Donald Trump, lui, il prend acte.
06:44Vous avez vu ce qu'il écrit ?
06:46Il écrit, pourquoi être allié avec des Européens
06:49qui ne seront plus Européens ?
06:51C'est le bon sens.
06:51Ça fait des années que je l'annonce.
06:54L'Europe est en train de devenir un continent
06:56africain et maghrébin et arabo-musulman.
07:00Ce n'est plus l'Europe, l'Amérique.
07:01L'Amérique était alliée aux Européens
07:03parce que l'Amérique était la fille de l'Europe.
07:05Ce n'est plus l'Europe ou ce ne sont plus les États-Unis ?
07:08Non, ce n'est plus l'Europe.
07:09Ce sont justement toujours les États-Unis.
07:11Quand Donald Trump menace de rompre les alliances
07:13avec l'Europe, c'est lui qui menace ?
07:14Non, vous savez, ça c'est une autre question.
07:17C'est jusqu'à quel point les Américains
07:19se sentent concernés par les guerres en Europe ?
07:21Vous savez, je me souviens, en 1940,
07:24Paul Reynaud suppliait les États-Unis
07:26de venir nous soutenir parce que les Allemands
07:29étaient en train de nous battre.
07:31Et ils ne sont pas venus.
07:33Ils ne sont venus qu'en 1944.
07:35Vous voyez, c'est une vieille histoire.
07:36Pareil pour la guerre de 1914.
07:38Ce n'est pas la même chose.
07:39Là, vous mélangez tout.
07:40Ce que je vous dis, c'est que l'avis du département d'État,
07:44est tout à fait pertinent.
07:46Je dis la même chose, je vous dis depuis des décennies.
07:49L'Europe est en train de s'effacer,
07:51de ne plus être l'Europe.
07:52Et ce sont les gouvernements européens
07:54qui sont coupables.
07:56Dans son livre Apparaître la semaine prochaine,
07:58Nicolas Sarkozy raconte les quelques jours
08:00qu'il a passé à la prison de la santé récemment.
08:03Et il regrette que certains,
08:04comme le président des Républicains Bruno Retailleau,
08:06n'aient pas pris le temps de l'appeler.
08:08Est-ce que vous, vous lui avez parlé à ce moment-là ou depuis ?
08:10Non, je lui ai envoyé un message
08:13quand j'ai appris sa condamnation à la prison.
08:15Il vous a répondu ?
08:16Oui.
08:17Oui, vous avez eu un échange téléphonique, vous n'en diriez pas ?
08:20Non, je n'en dirais pas plus.
08:21Voilà, on avait un échange.
08:22Nicolas Sarkozy raconte dans les extraits de ce livre
08:24qu'a pu consulter BFM TV et qu'a pu consulter la tribune également
08:28qu'il a parlé à Marine Le Pen avant son entrée en prison.
08:31Et il affirme qu'il lui a dit qu'il ne soutiendrait pas
08:33un front républicain à l'avenir face au Rassemblement national
08:37et qu'il est prêt à le dire, à l'assumer publiquement.
08:40Quelle est votre réaction ?
08:42Je suis content que Nicolas Sarkozy dise ce que j'ai dit
08:48pendant, là aussi, 30 ans.
08:50Vous savez, quand j'étais journaliste politique,
08:53je fus le seul, à l'époque de Jacques Chirac,
08:55avant même Nicolas Sarkozy,
08:57à dénoncer ce qu'on appelait le cordon sanitaire.
09:00À l'époque, j'avais tous les journalistes contre moi
09:03et j'avais toute la droite contre moi.
09:05À part quelques exceptions comme Charles Pasqua ou Alain Perfitte.
09:09Donc, c'est une vieille histoire pour moi.
09:11J'ai dit depuis le début que c'était une bêtise.
09:14Qu'on tombait dans ce que j'appelais le piège de Mitterrand.
09:16Oui, pardon, le front républicain.
09:18Que la gauche n'avait pas à décréter les alliances de la droite.
09:22Jacques Chirac, ce n'était pas la gauche.
09:24Le front républicain de Jacques Chirac, ce n'était pas la gauche
09:26qui décrétait ce qu'il disait.
09:28Si, j'ai connu cette époque, si vous me permettez.
09:31C'était la gauche qui avait dit que l'alliance
09:34avec le Front National de l'époque, Jean-Marie Le Pen,
09:37eût été immorale.
09:39Et il y avait des gens à droite, comme Michel Noir et d'autres,
09:42qui disaient, oui, la gauche a raison.
09:43Donc, vous voyez, c'est sur pression de la gauche.
09:45Et Chirac a fini par céder et à se soumettre à ce diktat de la gauche
09:48que je dénonçais à l'époque.
09:50Donc, moi, je n'ai pas changé.
09:52Mais pour vous, que Nicolas Sarkozy dise ça,
09:54ou plutôt qu'il l'écrive aujourd'hui, ça change quelque chose ?
09:56Ben, ça change quelque chose, c'est important,
09:58puisqu'il a été président de la République,
10:00il a été patron de la droite.
10:01À l'époque, il était très hostile à toute alliance
10:04avec le Front National.
10:05Je me souviens de prise de bec, si j'ose dire,
10:08entre lui et moi à ce sujet.
10:10Donc, oui, ça change quelque chose.
10:12Ce n'est pas rien.
10:13Il dit aussi, toujours dans ce livre...
10:15Il est dommage qu'il ne l'ait pas fait quand il était président.
10:17Il dit aussi, le chemin de la reconstruction de la droite
10:19ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement
10:21le plus large possible, sans exclusives ni anathèmes.
10:25ce qui ne veut pas dire exactement ce que vous dites vous,
10:27c'est-à-dire que ce n'est pas l'union des droites.
10:28Il ne dit pas, je veux fusionner tout le monde.
10:31Oui, moi non plus, je ne veux pas fusionner tout le monde.
10:34Qu'est-ce que vous voulez exactement ?
10:34Aujourd'hui, la situation est complètement inversée.
10:37Qu'est-ce que c'est l'union des droites ?
10:38L'union des droites, c'est le rassemblement
10:40des partis qui se reconnaissent de droite.
10:44Très bien, avec les électeurs qui se reconnaissent de droite.
10:46On verra cette distinction après.
10:49Aujourd'hui, si vous voulez, le rassemblement national,
10:53après l'avoir longtemps réclamé quand il était le front national,
10:58n'en veut plus.
10:59Quel est son intérêt ?
10:59C'est le rassemblement national qui n'en veut plus aujourd'hui.
11:04C'est Marine Le Pen et Jordan Mardella qui n'en veulent plus.
11:06Qui ne veulent plus du rassemblement des droites.
11:09Non mais il faut prendre acte.
11:10Peut-être que c'est son intérêt.
11:12Moi je vois l'intérêt de la France, je ne vois pas l'intérêt des boutiques.
11:14Mais peut-être que vous avez raison, je vois bien par exemple
11:17que vis-à-vis de moi et vis-à-vis de Reconquête,
11:19ils font exactement la même chose que ce qu'a fait Jacques Chirac
11:22avec Jean-Marie Le Pen.
11:23C'est-à-dire qu'on ne s'allie pas pour ne pas lui donner des députés.
11:27Et donc une force plus grande qui pourrait nous menacer plus tard.
11:30Très bien, ce genre de choix tactique, on voit où ça a mené aujourd'hui.
11:33Donc le rassemblement national ne veut pas de l'union des droites.
11:36De l'autre côté, à part Nicolas Sarkozy,
11:38mais qui n'a plus de responsabilité à LR,
11:41les gens de LR non plus ne veulent pas de l'union des droites.
11:44Ils disent, j'ai encore lu Retailleau aujourd'hui.
11:46Bruno Retailleau sur ce plateau, il dit qu'il dit que c'est de la tambouille.
11:49Voilà, c'est de la tambouille.
11:50L'union des droites, on ne la fera pas avec une primaire,
11:53on ne la fera pas en se rapprochant.
11:54Laissons les électeurs la faire dans les urnes.
11:57Oui, alors les électeurs, ils la feront en votant pour le rassemblement national.
12:00Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut bien comprendre qu'aujourd'hui,
12:07moi, tous les gens dans la rue, je vais en ce moment partout pour présenter mon livre,
12:12pour signer des dédicaces, je vais partout en France,
12:15tous les gens me parlent de ce rassemblement des droites.
12:17Mettez-vous ensemble, mettez-vous ensemble, c'est ce que j'entends.
12:20Et je dis à ces électeurs-là, il y a un choix à faire.
12:23Soit vous voulez continuer à voter pour le rassemblement national,
12:27puisque c'est lui qui est largement en tête dans les sondages.
12:29Et vous n'aurez pas l'union des droites.
12:32Soit vous voulez l'union des droites.
12:33Et dans ce cas-là, il faut voter pour Reconquête,
12:35car Reconquête est le seul parti qui, si il était en tête,
12:39ouvrirait ses bras et dirait, on fait un accord.
12:43On fait un accord sur quoi, vous allez me dire ?
12:44Attendez, je vais quand même poser les questions.
12:46Ah bon, allez-y.
12:47Je voudrais être bien clair, dans votre union des droites élevées,
12:51il y aurait le RN, mais c'est parce que le RN n'en veut pas aujourd'hui
12:53que ça ne peut pas se faire.
12:54C'est bien ça.
12:55Mais dans un monde idéal, toutes les droites,
12:56de l'extrême droite à la droite, devraient se réunir.
12:59Écoutez, on a demandé aux électeurs du Rassemblement National
13:02s'ils se sentaient de droite ou de gauche,
13:03puisque Marine Le Pen dit, moi j'ai beaucoup d'électeurs de gauche,
13:06à Hénin-Beaumont et ailleurs.
13:08Et donc moi, je ne suis ni de droite ni de gauche.
13:10D'ailleurs, moi je pense qu'elle est de gauche.
13:11On y reviendra sur les affaires budgétaires, j'imagine, et sur d'autres.
13:14On a demandé aux électeurs du RN.
13:1675% des électeurs du RN se déclarent de droite.
13:20Et 5% se déclarent de gauche.
13:23Donc vous voyez que ces gens-là sont de droite.
13:25Donc pour vous, par exemple, le programme économique du RN
13:28ne serait pas un obstacle à une union des droites ?
13:31C'est un programme de gauche.
13:32Donc vous êtes prêts, vous seriez prêts à faire l'union
13:33avec un programme de gauche, avec la retraite à 62 ans ?
13:36Attendez, attendez.
13:37Je vous ai dit, je vous ai dit,
13:39il n'y aura pas d'alliance avec le RN tant que le RN sera en tête.
13:44Il n'y aura d'alliance que si Reconquête est en tête.
13:46Si Reconquête est en tête, il imposera ses thèmes.
13:49Moi, je pense qu'il y a un sujet majeur de rassemblement
13:54et d'accord entre le RN, Reconquête, et les LR.
13:59Enfin, beaucoup des LR.
14:00C'est l'arrêt de l'immigration.
14:02D'ailleurs, c'est même pour cela que beaucoup de gens
14:05sont prêts à voter pour le RN en faisant fi de tout le reste
14:09parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le RN sur les impôts,
14:13sur le travail, sur la cistana, sur l'islam,
14:16puisque Marine Le Pen pense que l'islam est compatible avec la République.
14:19Ce qui n'est pas mon cas.
14:21Et même, ils sont prêts à sacrifier l'image qu'ils se font
14:25d'un président de la République, de son niveau, etc.
14:28Donc, ces gens-là sont prêts à sacrifier tout pour une chose.
14:31Une chose.
14:32L'arrêt de l'immigration.
14:33Ils sont comme Trump, vous voyez.
14:34Et ils sont comme moi.
14:35C'est la condamnation à mort de la France, cette invasion migratoire.
14:41Donc, après, vous avez bien compris qu'on a des différences énormes.
14:44Vous avez pointé l'économie.
14:46La retraite à 62 ans de Marine Le Pen.
14:47La retraite à 62 ans, c'est une évidence.
14:50Tout le sujet économique, ils ont augmenté, ils ont payé,
14:53ils ont inventé huit taxes pendant le débat budgétaire.
14:55Mais j'imagine qu'on va en parler.
14:57Et il y a d'autres sujets, d'ailleurs.
14:58Sur le wokisme, ils sont très désinvoltes,
15:01alors que nous, on le combat.
15:04Qu'est-ce que le RN a de désinvolte sur le wokisme ?
15:06Oui, c'est-à-dire qu'ils pensent que ce n'est pas un sujet.
15:09Moi, je pense que c'est un sujet important.
15:11Qu'est-ce qui vous fait dire ça pour le RN ?
15:12Des réflexions directes, des déclarations de Tanguy, d'autres, etc.
15:17Mais passons.
15:18Sur l'islam, nous avons un désaccord de fond avec les gens du RN.
15:21Les gens du RN pensent qu'ils...
15:23Le RN, l'islam n'est pas l'islamisme.
15:25Moi, je pense que c'est la même chose.
15:27Et l'islam est compatible avec la République.
15:29Je pense le contraire.
15:30Donc, vous voyez qu'on a des désaccords de fond.
15:31Comment vous pouvez dire que l'islam, c'est l'islamisme ?
15:34Que c'est la même chose ?
15:34Comment vous pouvez dire...
15:36On va peut-être faire une parenthèse, mais c'est important.
15:38Parce que c'est le fond de votre pensée,
15:40que vous en avez parlé plusieurs fois ce soir.
15:41Comment vous pouvez dire « islam égale islamisme » ?
15:44C'est-à-dire le simple fait d'être pratiquant aujourd'hui
15:46conduit à l'islamisme.
15:48C'est très simple.
15:49D'abord, étymologiquement, il faut que vous sachiez
15:51que quand le mot « islamisme » a été inventé,
15:53au XVIIIe siècle, il était strictement synonyme d'islam.
15:56Oui, mais il faut que les gens qui croient aujourd'hui
15:58ne regardent pas ce qu'il se passe au XVIIe siècle.
16:00C'est important, l'étymologie.
16:02C'est très important.
16:03Deuxièmement, qu'est-ce que c'est que l'islam ?
16:05L'islam, c'est le Coran, la charia, les hadiths,
16:10qui sont les hauts faits de prophètes.
16:12C'est tout ça, l'islam.
16:12On est d'accord.
16:13Qu'est-ce que c'est que l'islamisme ?
16:16Qu'est-ce que vous mettez dans l'islamisme ?
16:19Vous mettez, par exemple, qu'il faut tuer les homosexuels.
16:24Par exemple.
16:25C'est dans l'islam.
16:26C'est dans le Coran.
16:27C'est dans la charia.
16:30Vous mettez qu'il ne faut pas serrer la main des femmes, etc.
16:33Tout ça, c'est dans l'islam.
16:35Quand il y a eu ce sondage, il y a 15 jours maintenant,
16:38ou 3 semaines de l'Iphob...
16:39Ce sondage de l'Institut IFOB qui a été très commenté
16:41et très critiqué aussi.
16:42Absolument.
16:43C'est normal qu'on critique.
16:44Parce qu'évidemment, il dit les choses exactement comme je l'ai dit.
16:47C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une jeunesse musulmane
16:49qui vous dit tout de go
16:51que la charia est supérieure aux lois de la République.
16:54Le mot charia n'était pas dans la question posée.
16:55Alors, qu'est-ce qui était posé ?
16:57Le Coran, les lois de l'islam ?
16:59Les lois de l'islam.
17:00Je précise.
17:00Mais qu'est-ce que c'est les lois de l'islam, cher ami ?
17:02Ce n'était pas non plus défini dans la question.
17:05Qu'est-ce que c'est la charia ?
17:05C'est le code juridique de l'islam.
17:07Donc, c'est les lois de l'islam.
17:08Qui vous dit qu'il ne faut pas serrer la main des femmes ?
17:10Qui vous dit que les femmes doivent être voilées ?
17:12D'ailleurs, on a appris qu'il y avait la moitié des jeunes femmes musulmanes
17:15qui étaient voilées.
17:16Tout ça, c'est l'islamisme ou c'est l'islamisme ?
17:17Mais vous pourriez, dans ce sondage, Éric Zemmour, reprendre un autre chiffre
17:20que vous n'avez pas cité là ?
17:21Allez-y.
17:2273% des musulmans en France, aujourd'hui, sont pour un droit à l'apostasie,
17:27c'est-à-dire la liberté de quitter la religion à tout instant.
17:29Alors, je vous avoue que je n'ai pas vu ce chiffre.
17:3173%.
17:31Et c'est contraire à l'islam.
17:32Ce qui est un signe de...
17:33Oui, ce qui est contraire à l'islam.
17:34C'est contraire à l'islam.
17:35Donc, ça vous réjouit, ce chiffre-là ?
17:36Oui, s'il est vrai.
17:37Ah mais c'est la même étude que vous avez citée à quelques instants.
17:40Très bien, je vous crois, je n'ai pas vu ce chiffre.
17:41Très bien.
17:42Moi, ce que je vois, c'est que dans les banlieues,
17:45ce qu'on me raconte, c'est qu'il ne fait pas bon
17:47être converti de l'islam au christianisme.
17:50Je peux vous dire que les gens que je rencontre,
17:53les témoignages qu'on vient me donner,
17:55c'est que les gens sont vraiment...
17:56pas persécutés, mais ils sont quand même ostracisés,
18:01parfois battus, chassés, etc.
18:04Ce qui n'est pas ce que dit cette enquête, encore une fois,
18:06que vous citiez.
18:07On reviendra, si vous voulez, bien, sur le voile dans quelques minutes.
18:09On n'a pas fini, me semble-t-il.
18:10C'est vous qui m'avez arrêté là.
18:11Oui, vous êtes parti, je ne vous ai pas interrompu.
18:13On essaye de garder une ligne directrice à cet entretien.
18:16La primaire des droites.
18:17Vous avez dit ce que c'était pour vous que l'union des droites.
18:19La primaire des droites, Laurent Wauquiez notamment, dit
18:21je suis, pourquoi pas, favorable à l'organisation
18:24d'une primaire des droites allant de Gérald Darmanin,
18:27donc plutôt dans l'aile macroniste,
18:28jusqu'à Sarah Knafow, qui est votre députée européenne.
18:33Vous l'avez rencontrée il y a un peu moins d'un mois.
18:35Sarah Knafow ?
18:36Non, je l'ai invoqué.
18:37Je précise pour que vous la rencontrez sans doute
18:39plus souvent que ça, parce que c'est aussi votre compagne
18:41Sarah Knafow.
18:42Laurent Wauquiez, vous l'avez rencontrée il y a un mois.
18:44Est-ce que vous avez topé pour l'organisation de cette primaire ?
18:46Non, mais moi, je n'ai pas topé pour l'organisation.
18:49Je lui ai dit deux choses.
18:50Je lui ai dit, première chose, je suis d'accord
18:52pour une primaire des droites,
18:55sans le Rassemblement national,
18:57pour deux raisons.
18:58D'abord parce qu'ils n'en veulent pas,
18:59et deuxièmement parce que, sur le plan économique,
19:01ils sont de gauche, vous voyez ?
19:03Mais je veux qu'elle soit ouverte,
19:06c'est-à-dire ouverte à tous ceux qui se sentent de droite.
19:09Tous les électeurs ?
19:10Tous les électeurs qui se sentent de droite.
19:11Vous n'allez pas se sentir de droite ?
19:12Vous n'allez pas aller vérifier à l'entrée du bureau de vote ?
19:14Parce qu'il y aura une charte.
19:15Une charte, comme pour la primaire de 2016.
19:17Ouverte en tout cas.
19:18Primaire ouverte.
19:19Même les 75% d'électeurs du RN qui se sentent de droite,
19:21ils pourraient venir.
19:22Moi, je ne suis pas hostile, au contraire.
19:25Deuxièmement, qu'elle ne soit pas organisée par LR.
19:28Pourquoi ?
19:28Vous n'avez pas confiance ?
19:29Ah non, je n'ai pas confiance du tout.
19:30Ah bon ?
19:31Vous vous souvenez, la dernière primaire...
19:33Mais attendez, on va partir ensemble.
19:34Ah non, attendez, attendez.
19:35Je ne vous donne pas les clés des urnes.
19:38Ah non, moi j'ai souvenir de la dernière primaire
19:41qui a vu la victoire de Mme Pécresse
19:43parce qu'ils avaient fait voter les chiens.
19:46Et vous vous souvenez, le chien Douglas
19:48et des faux électeurs d'origine asiatique.
19:52Ah non, la confiance n'en règle pas.
19:53Donc, ce n'est pas LR qui doit organiser ?
19:54Non.
19:55Mais d'ailleurs, Wauquiez est d'accord.
19:56Oui.
19:57Maintenant, c'est à lui...
19:59D'abord, je tiens à dire que cette proposition m'a fait plaisir
20:03parce que tout le cirque antifasciste contre Reconquête,
20:07Wauquiez prouvait...
20:09Et Lysnard, d'ailleurs, il ne faut pas...
20:10Vous avez oublié Lysnard.
20:10C'est David Lysnard qui a proposé ça en premier.
20:12C'est Lysnard qui a d'abord proposé.
20:13Le président de l'AMF.
20:14Tous ces deux-là, au moins, disaient que tout ça,
20:16ce n'était que du cirque.
20:17J'essaie de résumer ce que vous a dit Laurent Wauquiez,
20:19et de ce que vous pouvez nous en dire, en tout cas ce soir,
20:21il est d'accord pour l'organisation d'une primaire.
20:23C'est lui qui le propose.
20:24Il est d'accord pour que ce ne soient pas les Républicains qui l'organisent.
20:27C'est ce qu'il m'a dit, maintenant.
20:28On verra bien.
20:29Qui l'organiserait ?
20:31On trouvera.
20:31On trouvera des gens de l'extérieur.
20:33Aucun parti.
20:34Parti socialiste.
20:35Vous vous demandez peut-être...
20:36Il sera garant de l'étanchéité des urnes.
20:39Ils sont très bons aussi, on pourra dire.
20:40J'ai souvenir aussi.
20:42Bon.
20:43Il y a une autre question qui se pose.
20:45À chaque fois que Laurent Wauquiez est interrogé sur cette primaire,
20:46il dit bien, comme je l'ai rappelé, de Gérald Darmanin à Sarah Knafow.
20:50Vous avez remarqué qu'il ne cite pas votre nom.
20:52Jamais.
20:53Pourquoi ?
20:56Je ne sais pas.
20:56Peut-être qu'il est intimidé.
20:58Vous lui avez forcément posé la question ?
20:59Je me souviens de Laurent Knafow.
21:02Oui, c'est intéressant.
21:03De Laurent Wauquiez m'invitant à LR quand il en était président.
21:07Et il a dit devant tous les militants qui m'accueillaient pour un de mes livres,
21:10tu es ici chez toi.
21:12Oui.
21:13Mais il ne donne jamais votre nom.
21:14Il cite Sarah Knafow.
21:16Il faut lui demander.
21:16Mais Sarah Knafow, c'est moi.
21:17Et moi, je suis Sarah Knafow.
21:18Sarah Knafow, c'est vous.
21:19Non, vous n'êtes pas Sarah Knafow.
21:20Non, mais vous avez compris.
21:22Nous sommes exactement...
21:23Oui, mais si Sarah Knafow, c'est vous et si vous êtes Sarah Knafow,
21:25il devrait pouvoir dire jusqu'à Éric Zemmour.
21:28Mais demandez-lui et vous verrez qu'il le dira.
21:29Mais vous savez aussi ce que disent les républicains en off,
21:32comme on dit.
21:33Non, moi, je ne suis pas moi.
21:34Sarah Knafow, c'est Éric Zemmour sans les condamnations.
21:37Ah.
21:39On y vient.
21:39Vous voyez que j'ai bien fait de vous dévoquer tout à l'heure
21:42la conception de la liberté d'expression.
21:45Est-ce que vous pensez que ça joue quand Laurent Wauquiez ne donne pas votre nom ?
21:48Je ne pense que ça ne joue pas et je pense que c'est de l'hypocrisie.
21:52Mes condamnations, je vais vous dire, ce sont des médailles.
21:55Je ne suis pas un délinquant.
21:57Je n'ai pas volé d'argent.
21:58Je n'ai volé personne.
22:00et je n'ai pas tabassé une vieille dame au coin de la rue.
22:04Provocation à la rémunération, c'est une médaille la semaine dernière.
22:07Je vous l'ai dit, ça ne veut rien dire.
22:10Vous savez pourquoi j'ai été condamné ?
22:11J'ai été condamné pour avoir dit que la plupart des délinquants étaient rabénois.
22:15J'ai été condamné pour avoir dit à une dame qui s'appelait Absatoussi
22:18qu'elle aurait dû, et que sa maman aurait dû l'appeler Corinne.
22:21J'ai été condamné pour avoir fait...
22:22Et que son prénom était une insulte à la France.
22:24Parce qu'elle m'avait dit que ce que je disais était une insulte.
22:28Bref, passons.
22:28J'ai été condamné pour des choses comme ça.
22:31Pour avoir fait un grand discours
22:33où j'expliquais qu'il y avait une invasion migratoire
22:36et que l'alliance entre l'islam et le wokisme
22:41était une sorte de pacte germano-soviétique.
22:43J'ai dit exactement ce que dit aujourd'hui Trump
22:45dans son rapport du département d'État.
22:47Mais peut-être que les républicains n'ont pas envie de s'allier avec Trump.
22:49Mais peut-être.
22:51Peut-être que Laurent Wauquiez en fait un obstacle.
22:52Mais dans ce cas-là, il ne faut pas qu'il s'allie à Sarah Knafou.
22:55Parce que Sarah Knafou est d'accord avec moi.
22:56Mais elle n'a jamais été condamnée.
22:57Elle n'a jamais été condamnée.
23:00Parce que ça fait qu'un an qu'elle est dans le débat public.
23:03Et que peut-être qu'ils ne sont pas...
23:04Vous lui souhaitez d'avoir les allocis des médailles ?
23:06Non, je ne le souhaite rien du tout.
23:08Je ne le souhaite vraiment pas du tout d'avoir des condamnations.
23:12Je vous dis, moi, je suis harcelé juridiquement.
23:15Parce qu'on veut me faire taire.
23:16Parce que je suis le seul à droite
23:18à mener le combat idéologique des maux.
23:20Mais il y a des juges qui veulent accomplir, affaiblir...
23:25Les juges de gauche, les associations antiracistes
23:26qui me harcèlent.
23:30Je subis un djihad judiciaire.
23:31La cour de cassation qui a confirmé ces condamnations,
23:34elle est aussi contre vous ?
23:35Oui, elle est contre moi.
23:36Absolument.
23:37Oui, oui.
23:38Oui, absolument.
23:40Je suis désolé.
23:41Je ne sais pas ce que c'est qu'un discours de haine, monsieur.
23:43Je ne sais pas.
23:44C'est une invention.
23:45Ça n'existe pas.
23:46Vous ne pouvez pas définir précisément.
23:48Normalement, la justice, c'est des faits précis.
23:51Qui s'applient sur la loi.
23:53Attendez.
23:53Vous avez volé, vous avez tué, vous avez escroqué.
23:57Ça, ce sont des faits précis.
23:58Et on vous condamne là-dessus.
24:00Un discours de haine, ça ne veut rien dire.
24:01Vous considérez qu'un citation à la haine ou un juge raciste,
24:04ça ne devrait pas être répréhensible ?
24:06Non.
24:07Non, parce que ça ne veut rien dire.
24:08Pour personne.
24:08Ce n'est pas au juge d'apprécier ce qu'est un discours de haine.
24:12Ça ne veut rien dire.
24:13Vous comprenez ce que je veux dire ?
24:14Est-ce que vous dites la même chose pour contestation de crimes contre l'humanité ?
24:17Ça ne devrait pas être répréhensible.
24:18Évidemment, je dis la même chose.
24:19Je suis pour la liberté historique.
24:21Je suis pour la liberté historique.
24:23Si on me dit que Napoléon n'a pas existé,
24:25je m'en moque, on ne va pas le condamner en justice.
24:27Pourtant, c'est une bêtise.
24:29Ben voilà.
24:30Si Sarah Knafo, pardon, je reviens à elle,
24:33et vous m'avez dit « elle, c'est moi, et moi, je suis elle »,
24:36si elle est mieux placée que vous, du coup,
24:38vous lui laisserez la place, puisque c'est vous.
24:41Écoutez-moi.
24:42Je pense d'abord, j'ai été journaliste politique 30 ans,
24:47et je tiens à vous dire que
24:48je n'ai jamais vu une telle percée politique en moins d'un an.
24:55Donc je suis admiratif,
24:56et je pense que ça rend justice à son talent,
25:00son brio, son sens de la pédagogie,
25:02et son travail.
25:03Première chose.
25:04Deuxième chose,
25:06je tiens à vous dire que
25:07c'est tout à fait
25:09flatteur pour Reconquête.
25:12Avec un député,
25:13on ne parle que d'elle,
25:14alors qu'il y a d'autres groupes qui en ont 30, 40,
25:16et dont personne ne parle.
25:19Troisièmement,
25:20alors imaginez si on avait plus de députés,
25:22on nous a bassinés avec le vote utile,
25:24qu'est-ce qui était utile ?
25:25J'attends le troisièmement.
25:28Troisièmement, c'est très simple,
25:29tout ce qui est bon pour elle est bon pour moi.
25:32Qui décidera ?
25:33Est-ce que ce sont les militants de Reconquête,
25:35ou est-ce que c'est vous,
25:36chez vous, au coin du feu,
25:37qu'elle est décidée,
25:38c'est toi ou c'est moi ?
25:39Je ne sais pas si vous avez une chemilée, pardon.
25:42Écoutez, je suis le président de Reconquête.
25:44Voilà, point final.
25:45Et si elle est mieux placée ?
25:47Je suis le président de Reconquête.
25:48Je ne vous en dirai pas plus, vous savez.
25:50Ce n'est pas,
25:51si vous vouliez,
25:53quelqu'un qui vous présente sa candidature
25:56tous les quatre matins,
25:57il fallait inviter Xavier Bertrand.
25:58Je suis le président de Reconquête,
26:00ça veut dire,
26:00ça c'est sympa pour Xavier Bertrand,
26:01je suis le président de Reconquête,
26:02ça veut dire,
26:03à l'heure où on se parle,
26:03c'est moi le candidat.
26:05Parce que je suis le président.
26:08Pourquoi vous ne répondez pas ?
26:09Parce que je n'ai pas envie d'en dire plus,
26:10on ne va pas parler trois heures de cette histoire.
26:12Je vous ai dit tout ce que j'en pensais,
26:14je peux vous répéter.
26:15Vous savez,
26:16moi,
26:16je suis,
26:17j'ai discuté avec des chefs d'entreprise
26:19et ils m'ont dit,
26:19il y a deux sortes de personnes,
26:21deux sortes de chefs d'entreprise.
26:23Il y a ceux qui ont confiance en eux
26:24et qui prennent des gens autour d'eux
26:26qui sont au moins aussi brillants qu'eux,
26:29parce qu'ils n'ont pas peur.
26:30Et puis,
26:31il y a ceux qui n'ont pas confiance en eux
26:32et qui prennent des médiocres.
26:33Moi,
26:34je suis de la première catégorie.
26:35Voilà,
26:36je n'ai pas envie d'en dire plus.
26:37Pour être parfaitement clair,
26:38et on va passer ensuite à autre chose,
26:39Éric Zemmour,
26:39vous avez eu des déclarations ambiguës
26:41sur les femmes ces dernières années,
26:42le pouvoir s'évapore au contact des femmes,
26:45les femmes ont une forme d'intelligence différente
26:46de celle des hommes,
26:47les grands génies sont tous des hommes.
26:48Ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas sorti,
26:49tout ça.
26:49Le fait que Sarah Knafo soit une femme
26:51ne change rien.
26:53Elle pourrait faire une très bonne candidate.
26:55Ça ne change rien.
26:56Ça m'amuse parce que
26:57au début de la campagne présidentielle,
27:00on a passé son temps
27:01à me sortir des phrases
27:02sorties de leur contexte
27:03dans un livre écrit il y a 20 ans
27:04où j'annonçais d'ailleurs
27:06un petit peu moins que ça
27:072006.
27:082021,
27:09le s'évapore sur LCI.
27:10Oui,
27:11mais mon livre,
27:12c'est 2006.
27:12Mais la phrase que j'ai citée,
27:132021.
27:14Donc,
27:14c'est pour vous dire.
27:16Et on me disait,
27:17il est misogyne,
27:17etc.
27:18Et maintenant,
27:19on a une jeune femme
27:20qui est avec moi,
27:22à mes côtés.
27:23ce n'est pas moi
27:24qui l'ai empêchée
27:25d'aller à la télévision,
27:27d'être numéro 3
27:28sur la liste des Européennes.
27:29Au contraire.
27:29Mais j'ai une femme
27:29dont vous dites,
27:30elle, c'est moi.
27:31Oui,
27:32elle est très...
27:33Vous pourriez dire,
27:33elle est encore plus brillante
27:34que moi.
27:34Mais on est d'accord
27:36sur l'essentiel.
27:37C'est ça que je voulais vous dire.
27:40On n'en saura pas plus ce soir.
27:41Sébastien Lecornu,
27:42Éric Zemmour a réussi
27:43à faire passer
27:44en fin de semaine dernière
27:45une première partie
27:46du budget
27:47de la Sécurité sociale.
27:48Le grand moment
27:48de la semaine prochaine,
27:49c'est mardi
27:50avec le vote solennel.
27:51Ce budget,
27:52pour vous,
27:52est-il votable,
27:53adoptable ?
27:55Écoutez,
27:56je n'en sais rien.
27:58Je pense qu'on va finir
28:00par garder le budget
28:03de l'année dernière.
28:05J'ai l'impression
28:05qu'on ne trouvera pas
28:07une majorité
28:07pour voter ce budget,
28:08mais je me trompe peut-être.
28:09Mais vous souhaitez
28:10qu'il y ait une majorité ?
28:11Écoutez,
28:11je vais vous dire.
28:12Pour sortir de ce tourbillon ?
28:14Je vais vous dire.
28:14Tout ça n'a pas grand intérêt
28:16parce que ce budget,
28:17c'est n'importe quoi.
28:19avec les exigences
28:22du Parti socialiste,
28:24avec,
28:25vous l'avez dit vous-même,
28:26il y a eu...
28:27Si vous voulez,
28:28je pense que ce budget
28:30est une catastrophe
28:30pour la France,
28:31mais qu'il est très intéressant
28:33pour l'observateur politique.
28:35Je vais vous dire pourquoi.
28:36Parce que,
28:37puisque chaque groupe
28:38et chaque parti
28:39a pu,
28:41sans crainte du 49-3,
28:42sans crainte de n'importe quoi,
28:44dire ce qu'il voulait vraiment,
28:46on a vu la réalité
28:47de chaque parti
28:48au-delà
28:49des déclarations
28:51plus ou moins oiseuses
28:52et des éléments de langage.
28:53Qu'est-ce que vous avez découvert ?
28:54Qu'est-ce qu'on a vu ?
28:55On a vu une orgie de taxes,
28:57une frénésie fiscale,
28:59un concours lépine
29:01de l'impôt.
29:02Et on a vu
29:03trois grands groupes,
29:05l'EPS,
29:06l'ELFI
29:07et le Rassemblement national,
29:09se faire la courte échelle
29:11pour faire adopter
29:11le plus de taxes possibles.
29:14Donc,
29:14c'est là que tout le monde a vu,
29:16puisque avant,
29:17quand je disais
29:17Marine Le Pen est de gauche,
29:19le Rassemblement national
29:20est socialiste,
29:21on me riait au nez.
29:22Là,
29:23tout le monde l'a vu.
29:24On a vu qu'ils ont inventé
29:25huit taxes.
29:26On a vu qu'ils ont taxé
29:27ceux qui avaient
29:29des assurances-vie,
29:30ils ont estimé que...
29:32Comment ?
29:32Ça a été retiré.
29:33Oui,
29:33mais ils l'ont voté.
29:35C'est ça qui est intéressant.
29:35Non, je ne vous dis pas
29:37que tout ça va arriver
29:37dans la réalité.
29:38Je précise,
29:39pour ceux qui nous regardent
29:39et qui pourraient s'inquiéter
29:40pour leur assurance-vie.
29:41Mais vous êtes d'accord ?
29:41Moi, je vous parle
29:42d'un point de vue politique,
29:43c'est intéressant
29:43sur un point de vue politique
29:44pour voir
29:44qu'est-ce que font
29:46les uns et les autres.
29:47Ils ont taxé
29:48les Français de l'étranger,
29:49ils ont taxé
29:50les grands groupes français
29:51multinationaux.
29:53Voilà,
29:53huit taxes.
29:55Nous,
29:55à Reconquête,
29:56nous sommes exactement
29:57aux antipodes de cela.
29:59Nous voulons
29:59baisser les dépenses massivement
30:01pour pouvoir baisser
30:02les impôts massivement.
30:03Vous êtes sur la ligne
30:03Laurent Wauquiez,
30:04si je résume.
30:05Sur la ligne Laurent Wauquiez.
30:06Laurent Wauquiez
30:06qui est sur notre ligne.
30:07C'est la même en tout cas.
30:09C'est la même.
30:10Là-dessus,
30:10c'est la même.
30:11Vous avez raison,
30:12sur l'ISNAR,
30:13Sarah Knafow.
30:13Sarah Knafow a fait
30:14un très bon plan
30:16de réduction des dépenses.
30:19Elle a ciblé
30:20certaines dépenses
30:20qui vont de la politique
30:21de la ville,
30:22de subventions aux éoliennes,
30:24des allocations sociales
30:25aux étrangers.
30:27Vous voyez,
30:27il y a différents thèmes.
30:28La privatisation
30:29du service public,
30:31etc.
30:31Des dépenses massives,
30:34ça montait déjà
30:35à 80 milliards
30:35alors que c'était
30:36un plan d'urgence
30:36pour pouvoir baisser
30:38les impôts massivement.
30:39Ça, c'est notre philosophie.
30:40Ce n'est pas la philosophie
30:41du Rassemblement National,
30:43de LFI et du PS.
30:44Si le budget
30:46de la Sécurité Sociale
30:47n'est pas adopté
30:47mardi,
30:48faute de majorité,
30:49est-ce que pour vous
30:50le Premier ministre
30:50doit en tirer les leçons
30:52et éventuellement démissionner ?
30:54T'as l'impression
30:55que ça ne m'intéresse pas
30:56plus que ça ?
30:57Non, ça ne m'intéresse pas.
30:58Ça ne m'intéresse pas.
30:58C'est le budget ?
30:59Ce sont les emplois
31:00à l'hôpital dans quelques mois ?
31:02C'est le remboursement
31:03des fauteuils roulants
31:04dans les jours qui viennent ?
31:05On n'est pas aux Etats-Unis,
31:06il n'y aura pas de shutdown.
31:07Personne n'a dit ça.
31:08Mais vous savez
31:09que s'il n'y a pas
31:10de loi spéciale possible
31:11sur le budget
31:11de la Sécurité Sociale
31:12et donc les mesures
31:13qui étaient prévues
31:14dans ce budget
31:14n'existeront pas,
31:16y compris les créations
31:17de postes en EHPAD
31:17par exemple
31:18qui étaient prévues
31:18au 1er janvier prochain,
31:19c'est ce que dit
31:20une note du patron
31:21de la Sécurité Sociale.
31:22des députés,
31:23c'est leur problème.
31:25Moi je ne suis pas
31:25à l'Assemblée,
31:26on me le reproche assez,
31:27donc ils n'ont qu'à voter.
31:28Moi ce que je vous dis,
31:30moi j'observe
31:30si vous voulez
31:31pour l'avenir,
31:33je ne suis pas
31:33ni Premier ministre
31:34ni en charge
31:35de ce budget,
31:36qu'il se débrouille.
31:37Il a voulu
31:37être Premier ministre,
31:38il a négocié
31:39avec le Parti Socialiste
31:40sa pérennité,
31:45qu'il se débrouille.
31:46Mais ça,
31:47qu'il démissionne ou pas,
31:48ça ne vous fait
31:49ni chaud ni froid.
31:49Mais on aura un autre,
31:50le même.
31:51Emmanuel Macron,
31:52vous le savez.
31:52Comme on a eu
31:53Bayrou et Barnier.
31:57J'avais déjà oublié.
31:57Vous alliez dire
31:58Laurent Wauquiez.
31:58Non, non.
31:59Vous avez coupé la parole.
32:00Emmanuel Macron
32:00rentre tout juste de Chine
32:02et il donne un entretien
32:03à nos confrères des Echos
32:04pour dire qu'il hausse
32:06le ton face à Pékin.
32:07Il dit qu'il a expliqué
32:07aux Chinois pendant son voyage
32:08qu'ils doivent prendre
32:09des mesures pour arrêter
32:11d'inonder l'Europe
32:12et la France
32:13de leurs exportations
32:14et que si ce n'est pas le cas,
32:15si la Chine ne le fait pas,
32:17l'Europe augmentera
32:18les droits de douane
32:18dans les tout prochains mois
32:20sur ce point
32:21et uniquement ce point,
32:23vous êtes d'accord
32:24avec Emmanuel Macron ?
32:25Vous allez me dire
32:26qu'il vous rejoint
32:27après 30 ans.
32:28Exactement.
32:28Comme de...
32:29Non, n'exagérons pas.
32:30Mais vous êtes d'accord.
32:31Il faut envisager
32:32de taxer les Chinois.
32:33Je vous assure Marc Fowell,
32:34permettez-moi,
32:35j'ai proposé
32:36pendant la campagne présidentielle,
32:38pendant la campagne
32:39des Européennes,
32:41que l'on fasse
32:42avec l'Union Européenne
32:45ce que faisait
32:45Trump
32:47avec les Etats-Unis.
32:48C'est-à-dire,
32:49il faut se barricader
32:51de droits de douane
32:53contre la Chine,
32:55sinon l'industrie chinoise
32:56va tout raser.
32:59Vous comprenez ?
32:59Donc on fait comme
33:00les Etats-Unis,
33:00on envisage qu'ils sont
33:01à 47% en ce moment
33:03de taxation de la Chine,
33:05on met les mêmes barrières.
33:07Oui,
33:07sinon,
33:08sinon,
33:09l'industrie chinoise
33:10va tout démolir.
33:11Je vais vous donner un exemple,
33:12si vous voulez,
33:13si vous me laissez deux minutes.
33:14Allez-y.
33:15En fait,
33:15nous sommes dans une situation
33:17qui ressemble beaucoup
33:18à la situation
33:19d'avant la guerre 14.
33:21Pourquoi je vous dis ça ?
33:23À la fin du XIXe siècle,
33:25l'Allemagne,
33:25qui s'était unifiée
33:26en 1870,
33:27commence à forger
33:28une industrie énorme,
33:31beaucoup trop importante
33:33et beaucoup trop puissante
33:34pour son territoire national.
33:37Donc,
33:37elle a besoin
33:38d'exporter.
33:40Et pour exporter,
33:41évidemment,
33:42qu'est-ce qu'elle fait ?
33:43Elle va finir
33:43par faire la guerre
33:44pour avoir des débouchés.
33:46Nous sommes exactement
33:47dans la même situation aujourd'hui.
33:49La Chine
33:50a une industrie
33:51beaucoup trop puissante
33:53pour son marché national.
33:55Donc,
33:55elle veut exporter.
33:56Vous allez me dire
33:57pourquoi il n'y a pas la guerre.
33:58Il n'y a pas la guerre
33:59parce qu'il y a la bombe atomique.
34:01Je pense que c'est
34:01la raison principale.
34:03Mais vous voyez bien
34:04que l'Amérique
34:06s'est barricadée.
34:08Elle,
34:08elle fait la guerre.
34:09Et d'ailleurs,
34:10ce qu'on vit aujourd'hui
34:11sur l'Europe
34:11est une des conséquences
34:12des barrières économiques
34:13mises par Donald Trump
34:14qui font que les Chinois,
34:15plutôt que
34:15d'aller dans les ports américains.
34:17Aujourd'hui,
34:17il privilégie
34:19les ports des Pays-Bas
34:20et l'Europe
34:20pour déverser
34:21ce qu'on peut parfaitement comprendre.
34:22Mais on peut imaginer
34:24que si l'Europe
34:25se barricade
34:26comme vous le souhaitez,
34:27la Chine prendra
34:28des mesures de rétorsion.
34:29Les producteurs français
34:30de cognac,
34:31ceux qui cherchent
34:32à vendre
34:32des voitures françaises
34:34en Chine,
34:34ce sera la même chose aussi.
34:35Vous êtes prêts
34:36à payer ce prix-là ?
34:37Vous savez,
34:38je vais vous dire,
34:39je comprends très bien
34:40qu'il y ait des exportateurs
34:41de cognac par exemple.
34:42Je dis le cognac,
34:43mais il vend beaucoup
34:45en Chine
34:46parce que les Chinois
34:46s'en servent
34:47comme d'inventables.
34:48Donc vous avez tout à fait raison.
34:49Mais il faudra s'attendre
34:49à des manifestations
34:50de toutes les professions
34:51concernées les unes après les autres
34:52qui diront
34:53vous nous avez abandonnés.
34:54Je comprends très bien.
34:55Mais ce que je veux vous dire,
34:56c'est que si l'on ne met pas
34:58des taxes importantes
34:59sur le marché européen,
35:01demain,
35:01il n'y aura plus
35:02d'industrie européenne.
35:04C'est clair.
35:04Il n'y aura plus de sidérurgie,
35:06il n'y aura plus d'automobile,
35:07il n'y aura plus rien.
35:08Il n'y aura plus de textile.
35:09Vous avez vu le chêne,
35:10il faut arrêter le chêne.
35:12C'est-à-dire le fermer ?
35:13Il faut le bloquer,
35:14mettre 100% de taxes
35:15pour qu'il ne puisse plus vendre.
35:18Je vous assure,
35:19c'est vital.
35:21Et je suis content
35:22qu'Emmanuel Macron
35:23finisse par le comprendre
35:24parce que pendant des années,
35:25il a été de ceux
35:26avec la Commission européenne
35:27qui vantaient
35:28les mérites du libre-échange
35:29et de la mondialisation heureuse.
35:30C'est la taxe européenne
35:31aujourd'hui qui dit
35:32qu'il va falloir mettre
35:33des droits de douane,
35:33y compris sur les petits colis,
35:35Chine et tous les autres.
35:36Il est temps.
35:37La Commission européenne
35:38a eu un logiciel libre.
35:40Ou c'est un exemple ?
35:41C'est un exemple,
35:42vous comprenez bien.
35:43Je dis 100%
35:43comme Trump disait 100%.
35:45Je ne suis pas
35:45dans les négociations.
35:47Je dis,
35:47il faut des taxes massives.
35:49Il faut que nous soyons
35:51un bloc protectionnisme.
35:53Il y a un autre problème,
35:53c'est les Allemands.
35:54Parce que vous m'avez dit
35:55le cognac et tout.
35:56Mais c'est rien
35:57par rapport
35:58aux ventes
36:01de voitures allemandes.
36:02Les Allemands ont eu
36:03jusqu'à 200 milliards
36:04d'excédents commerciaux.
36:05Et ils ne partagent pas
36:06tout à fait notre inquiétude.
36:08Bien sûr.
36:09Donc qu'est-ce que vous faites ?
36:10Parce que si l'Europe
36:10se barricade,
36:12certains pays
36:12ne voudront probablement pas
36:13aller jusque-là.
36:14Il y a un problème allemand.
36:15Mais je vais vous dire,
36:16les Allemands ont intérêt
36:17à comprendre vite.
36:18D'ailleurs,
36:19entre nous,
36:19ils commencent déjà
36:20à le comprendre.
36:21Déjà,
36:21ils veulent abolir
36:22l'interdiction
36:24des moteurs thermiques
36:25en 2035
36:26parce qu'ils ont compris
36:26que leur industrie automobile
36:27automobile allait se faire
36:28laminer par l'industrie
36:30électrique chinoise.
36:32Ils commencent à comprendre
36:32les Allemands.
36:33Ils sont un peu plus lents,
36:34mais ils finissent par comprendre.
36:35Moi, je pense que même
36:36les Allemands seront laminés.
36:37Vous voyez, Marc Pauvel ?
36:38Même les Allemands.
36:40Bon.
36:40Donc,
36:41on sera obligé
36:42d'en arriver à cela.
36:44Sinon,
36:44il n'y aura plus rien
36:45en Europe.
36:46Ça sera
36:46la terre brûlée.
36:48Et quand je vois
36:49Emmanuel Macron
36:50qui quémande
36:51des accords
36:53technologiques,
36:56de transferts technologiques
36:57comme nous,
36:57nous avons fait
36:58avec les Chinois,
36:58mais ils ne sont pas
36:59aussi bêtes que nous.
37:00Ils ne sont pas
37:01aussi arrogants.
37:02Moi, j'ai connu,
37:03je me souviens,
37:04des ministres
37:04qui me disaient
37:05« Mais t'inquiète,
37:06ils feront toujours
37:07des chaussettes
37:08et nous,
37:08on fera des Airbus. »
37:10Je me souviens
37:10de ces discussions-là.
37:11À l'époque,
37:12je leur disais
37:12« Mais vous êtes
37:12complètement flous. »
37:14Vous voyez ?
37:15Oui, parce que les Chinois
37:16sont montés en gamme,
37:17évidemment.
37:18Et d'autres pays,
37:18on prend le relais,
37:19on prie le relais
37:19des chaussettes
37:20ou des autres choses
37:21que vous avez pu citer.
37:22Vous avez,
37:22il y a quelques minutes,
37:23parmi les pistes d'économie
37:25en France,
37:25cité l'audiovisuel public.
37:27Éric Zemmour,
37:27je voudrais qu'on s'arrête
37:28quelques instants
37:28sur cette question.
37:29Je ne sais pas
37:30si vous avez lu
37:30le journal La Tribune
37:31dimanche ce matin
37:32qui interroge les Français
37:33sur l'opinion
37:34qu'ils ont des médias
37:36de l'audiovisuel public.
37:37Sept Français sur dix
37:38disent qu'ils ont
37:39une bonne image
37:40aujourd'hui
37:40de l'audiovisuel public.
37:41Est-ce que c'est votre cas,
37:42vous ?
37:43Non.
37:44Il n'y a rien qui va ?
37:45Oh, je n'ai pas dit ça.
37:46Qu'est-ce qui va bien
37:47sur l'audiovisuel public ?
37:47Je ne sais pas,
37:48il y a des émissions
37:48qui sont...
37:50Si vous voulez,
37:52quand ?
37:53Je ne regarde pas
37:55beaucoup la télévision.
37:56Vous pourriez citer
37:57une émission du service public
37:58que vous écoutez,
37:59que vous aimez bien,
38:00que vous regardez ?
38:00Fort Boyard.
38:01Fort Boyard, oui.
38:03J'ai regardé ça
38:03avec mes enfants,
38:04jadis,
38:04et je trouve ça
38:05toujours très sympathique.
38:07Mais je vais vous dire,
38:08ce n'est pas le sujet.
38:08Il y a deux problèmes.
38:11Le premier problème,
38:12c'est Fort Boyard,
38:13ça pourrait être sur Tèvres.
38:14Quelle différence
38:15avec le service public ?
38:15Aucune.
38:16Et deuxième problème,
38:17beaucoup plus grave,
38:19c'est que c'est une machine
38:20de propagande.
38:22Excusez-moi,
38:23quand il y a
38:24des documentaires
38:25ou des émissions,
38:26que ça soit
38:27sur tous les sujets
38:28de l'immigration
38:30jusqu'aux relations internationales,
38:34etc.,
38:34le service public
38:35fait de la propagande.
38:37Et donc il y a 70%
38:38de Français
38:39victimes du syndrome
38:40de Stockholm
38:40et qui adorent la propagande.
38:43Non,
38:44ça ne veut pas dire
38:44qu'ils adorent la propagande.
38:45Ça veut dire
38:46qu'ils trouvent
38:46des émissions
38:47intéressantes,
38:48sympathiques,
38:49etc.
38:50Je ne suis pas sûr
38:51qu'ils aiment la propagande.
38:52Votre solution,
38:53c'est quoi ?
38:54La privatisation.
38:55De tout Radio France,
38:56tout France Télévisions ?
38:57Je pense que vous savez,
38:57je vais vous dire.
38:58Marine Le Pen,
38:59qui il y a quelques années
39:00disait « je privatise tout »
39:01est un peu revenue là-dessus.
39:01Maintenant,
39:02elle dit qu'on ne touche pas
39:02à France 24,
39:04ni à RFI,
39:05qui est un peu la voix
39:06de la France
39:06à l'étranger,
39:08ni même à Arte,
39:09chaîne franco-allemande.
39:10Vous regardez comme moi
39:11les séries d'Arte.
39:12Moi aussi.
39:13Vous, c'est tout.
39:14Vous mettez tout
39:14sur le marché,
39:15vous privatisez tout.
39:15Je vais vous dire.
39:18Je suis un enfant
39:19de l'ORTF.
39:20J'ai adoré l'ORTF.
39:22J'ai...
39:23Ma première culture,
39:25c'était sur l'ORTF
39:26dans les années 60
39:27avec les adaptations
39:28de Balzac
39:28ou les films historiques.
39:30Et après,
39:30j'allais demander à ma mère
39:31qu'elle m'achète
39:32les livres qui correspondaient
39:33aux séries
39:34et aux feuilletons
39:35et aux films.
39:35Vous voyez ?
39:36J'ai adoré l'ORTF.
39:37Mais c'est une époque
39:38révolue, malheureusement.
39:39Si vous voulez,
39:40c'était la technologie.
39:41À l'époque,
39:41il n'y avait que...
39:42C'était tellement cher
39:43et tellement une technologie
39:45énorme
39:45qu'il n'y avait que les États
39:47qui pouvaient le faire.
39:47Aujourd'hui,
39:48le privé peut le faire.
39:51Donc,
39:52autant le donner au privé.
39:53Ça fera des économies.
39:54Et je vous assure
39:55qu'en plus,
39:56il n'y aura pas
39:57cette propagande incessante.
39:59Je veux dire,
39:59sur France Inter
40:00et sur France 2,
40:02moi,
40:02je suis choqué
40:03par la propagande permanente
40:04qu'il y a.
40:05Est-ce que tout le monde
40:06pourrait se porter acquéreur ?
40:08Mais pourquoi pas.
40:09Est-ce que,
40:09par exemple,
40:10si un groupe
40:11déjà extrêmement bien implanté
40:12aujourd'hui dans les médias
40:13comme celui de M. Bolloré
40:14voulait racheter
40:14France Inter,
40:15France 2 ou France 3,
40:16il pourrait le faire pour vous
40:17ou est-ce que ça poserait un problème ?
40:18Tant qu'il serait français,
40:19oui,
40:19ça ne me choquerait pas.
40:21Il faut que ce soit français.
40:22Je préférerais.
40:22C'est le seul critère.
40:23Non,
40:24mais je préférerais.
40:25Je me souviens
40:25de la 5 donnée
40:26à l'italien
40:27Berlusconi.
40:28Ce n'est pas scandaleux,
40:29c'est un européen.
40:30Vous voyez,
40:30je fais quand même
40:31des hiérarchies.
40:34Donc voilà.
40:35Un groupe français,
40:36quel qu'il soit,
40:36et vous mettez tout
40:37sur le marché.
40:37Il y a eu une polémique
40:39sur le pluralisme
40:45et puis les critères
40:47que M. Macron
40:48voulait imposer.
40:49Moi,
40:49je trouve ça très frappant.
40:51Aujourd'hui,
40:52il faut quand même le dire,
40:53c'est le groupe Bolloré
40:54qui est responsable
40:56du pluralisme
40:58dans les médias.
41:00Sans le groupe Bolloré,
41:01il n'y aurait pas
41:01de pluralisme.
41:03Il y aurait un discours unique,
41:04un récit unique.
41:05C'est d'ailleurs bien
41:06pour cela que la gauche...
41:07C'est un peu gênant,
41:07mais quand vous venez
41:08sur ce plateau,
41:09vous avez l'impression
41:09vraiment qu'on vous interroge
41:10avec un discours unique ?
41:12Oui,
41:13mais ce n'est pas grave.
41:14C'est-à-dire ?
41:15Je pense que je serai interrogé.
41:16D'ailleurs,
41:16vous avez pris la place
41:17de quelqu'un
41:18qui est maintenant
41:19sur France Inter.
41:20Oui,
41:20et moi-même,
41:20c'est la même chose.
41:21Et avant,
41:22vous étiez sur le service public.
41:23Oui,
41:23ça arrive.
41:23Et encore avant,
41:24j'étais dans le privé.
41:25Non,
41:25mais c'est pas un reproche
41:26que je vous fais.
41:27Mais évidemment que BFM,
41:29idéologiquement,
41:30est proche du service public.
41:33Mais qu'est-ce qui,
41:33dans l'interview
41:34que nous avons le plaisir
41:36de partager ce soir ensemble,
41:37vous fait dire
41:37que c'est idéologiquement...
41:38C'est un ensemble.
41:39Oui,
41:39mais allez-y.
41:40Mais c'est un ensemble.
41:41Ce ne sont pas les questions
41:42qu'on me poserait
41:42sur CNews.
41:43Mais encore une fois,
41:44vous avez travaillé
41:45sur le service public.
41:46Moi,
41:46j'aime bien me confronter aussi.
41:48Moi,
41:48je ne suis pas pour qu'il y ait
41:49un seul modèle,
41:51une seule idéologie
41:52qui règne sur les égards.
41:53Vous avez travaillé
41:54sur le service public.
41:55Je veux une concurrence
41:55des récits.
41:56Vous avez travaillé
41:56sur le service public
41:57avec Laurent Wauquiez.
41:58Avec Laurent Wauquiez.
41:59Avec Laurent Wauquiez.
42:00Décidément,
42:00Wauquiez,
42:00c'est la star.
42:01Il y a Sarah Knafot
42:02et Laurent Wauquiez ce soir.
42:03Avec Laurent Wauquiez,
42:05vous aviez le droit
42:06de tout dire.
42:06Absolument.
42:07Mais c'était tout à l'époque.
42:09Et ils ont fini par me tirer.
42:11Oui,
42:11mais vous avez pu tout dire
42:12pendant des années.
42:13Et vous avez,
42:13à la fin,
42:13comme beaucoup de gens,
42:14vous vous êtes fait sortir,
42:15mais ça arrive
42:15à des gens très bien.
42:16Non.
42:17Moi,
42:17je me suis fait sortir
42:18pour des raisons idéologiques.
42:21Mais...
42:21C'est-à-dire,
42:22qu'est-ce qu'on vous a dit ?
42:22C'est-à-dire que,
42:24tout simplement,
42:25il y avait beaucoup de gens
42:25qui commençaient à l'avoir marre
42:26que je donne,
42:28justement,
42:29un contre-discours.
42:30Et ça a fini par influencer
42:32Laurent Wauquiez
42:33qui a fini par me dégager.
42:37D'ailleurs,
42:37il l'a dit après.
42:38Oui,
42:39il l'a dit quelques années
42:39après,
42:39pas exactement dans ces termes.
42:42Mais c'est la vieille histoire,
42:43tout ça.
42:44On parlait tout à l'heure
42:44de ce fameux sondage
42:46de l'IFOP
42:46sur l'islam de France.
42:49Dans votre dernier livre,
42:50Éric Zemmour,
42:51la messe n'est pas dite
42:51vous plaider pour un sursaut
42:52judéo-chrétien
42:53pour sauver la France
42:54de l'islamisation.
42:56Dans cette enquête
42:57de l'IFOP
42:57qui a fait beaucoup parler,
42:59les chiffres
42:59ne disent pas la même chose.
43:01Quand on regarde les chiffres,
43:02c'est donc une enquête
43:03qui est menée très régulièrement
43:04depuis des décennies.
43:05Non,
43:06je vais vous les montrer.
43:06Là encore,
43:06ils sont publics,
43:07ces chiffres-là.
43:09Alors,
43:09c'est la courbe,
43:10pardon,
43:10c'est la courbe tout en bas
43:11pour ceux qui ont des
43:11très bons yeux,
43:13le nombre de Français
43:13qui se déclarent musulmans.
43:154% de la population
43:16en 2009,
43:185,5% de la population
43:19en 2016
43:20et 7%,
43:21c'est la ligne verte
43:22que vous voyez en bas,
43:24aujourd'hui.
43:25Il n'y a pas
43:25de grand remplaçant.
43:26Oui, oui.
43:27Je vais vous dire quelque chose.
43:29Et j'ajoute simplement
43:30pour être très complet là-dessus
43:31que 20% des musulmans
43:32disent qu'ils ne sont pas pratiquants.
43:33Donc,
43:34les 7% que vous voyez là,
43:35les pratiquants,
43:35en fait,
43:36c'est 5%.
43:37Je vais vous dire.
43:37parce que j'ai eu
43:39une discussion
43:41avec mon ami
43:44Jérôme Fourquet
43:44là-dessus.
43:45Je ne crois pas
43:45à ce chiffre.
43:46C'est-à-dire que les Français mentent.
43:48Quand on les interroge,
43:48ils ne disent pas,
43:49ils sont cachés.
43:50Je vais vous dire.
43:51Comment vous expliquez...
43:52Vous pensez vraiment
43:52que les Français,
43:53quand on leur décrit...
43:53Allez-y,
43:54je vous en prie.
43:55Vous êtes sur BFM,
43:56vous avez le droit de répondre
43:56tranquillement
43:57à toutes les questions.
43:58Comment vous expliquez
43:59que Jérôme Fourquet lui-même,
44:02dans un de ses précédents livres,
44:04a comptabilisé 20%
44:06de prénoms musulmans.
44:08Et il n'y aurait que 7% de musulmans.
44:10Parce que ça n'a pas forcément
44:11grand-chose à voir.
44:12Ah, ça n'a rien à voir.
44:13Pas forcément grand-chose à voir,
44:15j'ai dit.
44:15Vous pensez qu'un Français
44:17non musulman
44:18va donner un prénom musulman ?
44:19On peut appeler son fils David
44:21et ne pas être de...
44:22Vous savez très bien
44:23que ce n'est pas la même chose.
44:24Non.
44:24On n'appelle pas son fils Mohamed
44:25si on n'est pas musulman.
44:26C'est pas vrai.
44:27Ah bon ?
44:27Non.
44:27C'est faux.
44:28Donc là,
44:29les 7% de gens qui ont dit
44:31je suis musulman...
44:32Excusez-moi,
44:33confronte à vous-même.
44:34Je donne un autre chiffre.
44:35Confrontez-moi.
44:3730%
44:3830%
44:39des enfants nés en 2023
44:42sont de parents extra-européens.
44:45Ils ne sont pas forcément musulmans.
44:47Et encore moins pratiquants.
44:48Extra-européens.
44:50C'est pas rien.
44:52Non mais...
44:53C'est pour vous donner
44:53qu'on est loin des 7%.
44:55Vous nous citez des chiffres
44:56très bien
44:57et je les entends.
44:58Vous avez demandé à l'IFOP
44:59pourquoi ce décalage ?
45:03Il n'y a pas eu de réponse.
45:05Et donc pour vous,
45:06ces chiffres-là
45:07que nous venons de voir...
45:08Ce chiffre-là...
45:09Je sais, je sais, je sais.
45:11Depuis plus de 20 ans,
45:1125 ans par l'IFOP.
45:14Ce chiffre-là me paraît...
45:14En tout cas,
45:14vous le contestez,
45:15ce chiffre.
45:17Bon.
45:18Est-ce que vous êtes favorable,
45:19Éric Zemmour,
45:20à la proposition faite
45:21par Laurent Wauquiez
45:21et par Gabriel Attal,
45:23donc chez Les Républicains
45:23et chez Renaissance,
45:24d'interdire le voile aux mineurs
45:26en dessous d'un certain âge,
45:2815 ou 16 ans ?
45:29Moi, je suis pour l'interdiction
45:30du voile à tous,
45:33partout,
45:34dans l'espace public,
45:36à l'université,
45:37dans le sport,
45:38dans la rue,
45:39partout,
45:39à tout âge,
45:41mineur ou majeur.
45:42Je pense que le voile
45:44est un signe
45:47d'hostilité
45:48à la société française
45:49et à la France.
45:51Je pense que c'est un signe
45:52d'islamisation,
45:53de conquête
45:54de notre pays.
45:55Vous avez peut-être lu ce matin
45:59les propos de Rahim Korsia,
46:01le grand rabbin de France,
46:01qui n'est pas tout à fait
46:02un islamo-gauchiste
46:03qui dit,
46:04il est interrogé simplement
46:05sur l'interduction du voile
46:06pour les mineurs,
46:07il dit,
46:08c'est du n'importe quoi,
46:09on est dans une sorte
46:10de concours lépine,
46:11si ça continue,
46:11on va interdire
46:12la circoncision avant 16 ans.
46:14Il ne vous a pas échappé
46:15que je n'étais pas toujours
46:16d'accord avec le rabbin Korsia.
46:18En revanche,
46:19je vais vous dire quelque chose.
46:20J'ai vu dans une autre proposition
46:22du groupe sénatorial
46:23l'interdiction
46:25de faire le ramadan
46:26pour les enfants.
46:27Exactement.
46:28Là, vous voyez,
46:28je ne suis en désaccord total.
46:31Moi, je suis pour la liberté religieuse.
46:33Donc le voile,
46:33on l'interdit partout,
46:34à tout âge,
46:35mais le ramadan,
46:36dans l'espace public ?
46:37Chez elles,
46:38elles peuvent mettre le voile.
46:39Moi, je suis,
46:40si vous voulez,
46:41je sais que dans la loi de 1905,
46:44ce n'est pas écrit noir sur blanc,
46:45mais c'est l'esprit de la loi
46:47et c'est surtout
46:48les mœurs républicaines
46:49et françaises.
46:51Il doit y avoir,
46:52ce que Jean-Pierre Chevènement,
46:55quand il était ministre de l'Intérieur,
46:56appelait un devoir de discrétion
46:58des religions
46:59dans l'espace public.
47:01Moi,
47:01quand j'étais enfant,
47:02je l'ai raconté
47:02dans mon livre.
47:04Ce qui n'est pas la loi de 1905.
47:05C'est l'interprétation.
47:07Ce n'est pas une interprétation,
47:08c'est un esprit,
47:09c'est des mœurs.
47:10Vous comprenez ?
47:11Vous savez,
47:11Montesquieu nous a appris
47:13que les mœurs
47:14étaient au moins aussi importants
47:14que les mœurs.
47:15Du coup,
47:15si on fait une procession
47:15avec une grande croix
47:16dans une ville,
47:18ça existe ?
47:18Il y en a beaucoup.
47:19Vous l'interdisez aussi ?
47:20C'est une très bonne question.
47:22Vous avez posé
47:22une très bonne question.
47:24Je finis.
47:25J'allais vous dire
47:25que quand j'étais enfant
47:27et que j'allais,
47:28tout le monde sait
47:28que je suis juif,
47:29que je vais à la synagogue
47:30avec mes parents,
47:32on avait la calotte sur la tête.
47:34Quand on sortait de la synagogue,
47:35ma mère me disait
47:36tu l'enlèves
47:37et tu la ranges dans ta poche.
47:39Mais elle n'avait pas
47:39obligation également de le faire.
47:40Non, c'est ce que je vous dis.
47:42Ce n'est pas qu'elle avait obligation,
47:43ce n'était pas
47:44élégance vis-à-vis des autres.
47:46On n'avait pas à savoir
47:47qu'on était de telle ou telle religion.
47:49Elle avait très bien compris
47:50l'esprit de la laïcité.
47:53Vous comprenez ?
47:53Les mœurs.
47:54Maintenant,
47:54vous me posez
47:55une très bonne question
47:56sur les processions chrétiennes.
47:58Je pense,
47:59et c'est tout le sens
48:00de mon livre,
48:02il y a la France
48:03et d'identité chrétienne.
48:06La France a été façonnée
48:07par le christianisme.
48:08Je l'explique en long
48:08et en large dans ce livre.
48:10Sans le christianisme,
48:11il n'y a plus de France.
48:12Donc, je pense
48:13que le christianisme
48:14est une espèce
48:15de grand frère
48:16qui a des privilèges
48:18culturels.
48:19Je mets bien un R.
48:20C'est-à-dire qu'il faut
48:21défendre l'identité
48:23de la France
48:23et donc il faut défendre
48:24l'identité chrétienne.
48:25Donc, on autorise.
48:26Donc, on autorise,
48:27par exemple,
48:27les crèches partout.
48:28Moi, je suis pour les crèches.
48:30Et les autres religions...
48:31Et la kippa,
48:31elle fait partie
48:32de l'existence culturelle ou pas ?
48:33Non, non, non.
48:33Non, non, non.
48:34Donc, les croix, oui,
48:35les crèches, oui.
48:36Non, pas les croix, oui.
48:37Comprenez ce que je dis.
48:40Vous laissez.
48:40Écoutez-moi.
48:41Vous faites semblant
48:42de ne pas comprendre.
48:43Premièrement,
48:44tous les citoyens
48:45sont libres et égaux en droit.
48:47D'accord ?
48:47Quelle que soit leur religion,
48:48ils sont égaux.
48:50On commence par là.
48:51D'accord ?
48:52Deuxièmement,
48:53il y a une identité chrétienne
48:55qui est consubstantielle
48:57à la France.
48:58Je suis, vous voyez,
48:59comme le rapport de Trump.
49:00Si la France n'est plus chrétienne,
49:02si l'Europe n'est plus chrétienne,
49:03ce ne sera plus la France,
49:04ce ne sera plus l'Europe.
49:05Voilà.
49:06C'est clair.
49:07Donc, il faut le...
49:09Si vous voulez,
49:09je considère que...
49:11Je vous ai cité, évidemment,
49:12dans l'article 1
49:12de la dégradation des droits de l'homme.
49:14Je peux vous dire
49:14que pour moi,
49:16le droit d'un peuple
49:17à sa pérennité culturelle
49:19et historique
49:20est aussi un droit de l'homme
49:21et qu'il faudrait le défendre.
49:23Et en l'occurrence,
49:24la pérennité historique
49:25et culturelle
49:25de la France
49:26et de l'Europe
49:26repose sur le christianisme.
49:28Je vais vous donner
49:28un exemple concret
49:29de ce que je vous dis.
49:30Et après, j'arrête.
49:31Au 19e siècle,
49:33on a construit,
49:34puisque les religions
49:36étaient libres,
49:36on a construit
49:37beaucoup de synagogues
49:38et de temples protestants.
49:40Mais il y avait une règle.
49:40C'était qu'il devait
49:42être construit
49:43derrière des façades
49:45d'immeubles.
49:46Comme ça,
49:47la France est restée
49:48longtemps
49:48ce pays
49:49du manteau blanc
49:50d'église.
49:51Est-ce que vous comprenez
49:52la nuance ?
49:52Les juifs et les protestants
49:54avaient évidemment
49:55toute liberté
49:56pour pratiquer
49:58leur religion,
50:00mais
50:00le catholicisme
50:02restait
50:02la culture...
50:04Une exception revendiquée
50:06pour le catholicisme,
50:07pas pour la kippa.
50:09Absolument.
50:09Pas pour la kippa
50:10et pas pour le voile
50:11interdit dans l'ensemble
50:11de l'espace public.
50:12Et ceux qui porteraient
50:13un voile ou une kippa,
50:15ils ont une amende.
50:16Mais je sais,
50:17je connais les juifs,
50:18ils l'enlèveraient.
50:18De toute façon,
50:19je vais vous dire...
50:19Et les musulmans,
50:20non.
50:20Attendez.
50:21J'espère que les musulmans
50:22aussi.
50:22Oui, vous citez les juifs.
50:23Parce que je les connais.
50:25Je les connais,
50:25ils sont moins nombreux,
50:26je les connais,
50:27j'ai grandi parmi eux
50:28à la synagogue
50:29et je sais très bien,
50:30de toute façon,
50:30je vais vous dire quelque chose.
50:31Aujourd'hui,
50:32il n'y a plus beaucoup de juifs
50:33qui portent la kippa
50:35ou la calotte sur la tête.
50:36Parce que très souvent,
50:37ils se font agresser
50:38le plus souvent
50:39par des musulmans.
50:40Donc ça,
50:40c'est un autre sujet,
50:41voyez-vous.
50:41Mais c'est un sujet important.
50:44Jordan Bardella,
50:45le week-end dernier,
50:46a été agressé
50:47par un homme
50:47qui lui a cassé
50:48un oeuf sur le visage.
50:49Le même homme
50:50qui vous avait agressé
50:51en 2022,
50:52au même endroit,
50:52je crois d'ailleurs,
50:53dans la même ville.
50:53Oui, absolument.
50:54Il avait été condamné
50:55à l'époque
50:55à 500 euros d'amende
50:57avec sursis.
50:58Est-ce que vous dites
50:59comme Jordan Bardella
51:00que ça correspond
51:00à une forme de brutalisation
51:02de la vie démocratique ?
51:04Ou est-ce que,
51:05comme le même Jordan Bardella,
51:06quand Emmanuel Macron
51:07s'était pris un oeuf
51:07lorsqu'il était candidat
51:08au salon de l'agriculture,
51:09s'en était amusé,
51:11finalement ?
51:11Est-ce que c'est grave
51:12ou est-ce que ce n'est pas grave ?
51:13Oui, c'est grave.
51:14Et que ce soit Macron,
51:15Bardella,
51:16Tartampion ou moi,
51:17oui, c'est grave.
51:18Franchement,
51:19moi, je vais vous dire,
51:20je vous ai dit
51:21au début de cette émission
51:22que je subis la hargne
51:24vociférante
51:25et parfois brutalisante
51:27des prétendus antifas.
51:30Oui, c'est grave.
51:31Je vous assure que c'est grave.
51:33Moi, j'ai vu
51:34dans des villes
51:35pour des gens
51:36qui venaient se faire dédicacer
51:37un de mes livres,
51:38des gens enceints
51:40parce qu'ils s'étaient fait
51:41tabasser
51:41par ces prétendus antifas.
51:45C'est grave.
51:46Je vous assure que c'est grave.
51:48Donc Jordan Bardella
51:48n'aurait pas dû s'en amuser
51:49il y a quelques années ?
51:50Non, il n'aurait pas dû
51:51s'en amuser.
51:52Pour s'en offusquer aujourd'hui.
51:53Il a raison de s'en offusquer aujourd'hui.
51:55Et moi, je ne m'en suis jamais
51:57amusé pour quiconque.
51:58Vous l'avez appelé ?
51:59Non.
52:00Vous parlez avec Jordan Bardella ?
52:02Comment ?
52:02Vous parlez ?
52:03Non.
52:04Jamais ?
52:06Ben...
52:07Je l'ai croisé...
52:08La dernière fois que je l'ai croisé,
52:09c'était aux obsèques
52:10de Jean-Marie Le Pen
52:11et nous nous sommes serrés la main
52:13chaleureusement.
52:15Et la dernière fois
52:15que vous vous êtes parlé,
52:16que vous avez eu une vraie discussion politique,
52:17c'était quand ?
52:18Oula !
52:19Ça remonte à loin.
52:21On avait pris...
52:22Je crois que je ne sais plus
52:23si on avait déjeuné ou pris un café
52:25dans les années 2020
52:27quand il affirmait,
52:31en rigolant à Sarah Knafou,
52:33qu'il faisait...
52:35Il préparait ses émissions
52:37en me regardant sur ces news.
52:39Quand vous voyez
52:41ce qu'il est devenu aujourd'hui
52:42dans les sondages,
52:43il caracole en tête,
52:44premier tour,
52:44second tour,
52:45donner vainqueur
52:46dans tous les cas de figure,
52:47est-ce que vous pensez
52:47qu'il peut devenir président
52:50dans 18 mois ?
52:52Écoutez, vous savez,
52:53je vous ai dit
52:54que j'avais été journaliste politique
52:55pendant 30 ans,
52:55vous le savez,
52:56quand j'étais enfant,
52:58je regardais déjà beaucoup
52:59la politique,
53:00les présidentielles.
53:01Je me souviens
53:02depuis la présidentielle de 1969
53:04avec Georges Pompidou.
53:06Je vous dis ça,
53:07non pas pour vous dire
53:08que je suis vieux,
53:09mais pour vous dire
53:10que j'ai une certaine expérience
53:11et en plus,
53:12je fus candidat en 2022.
53:14Donc ça me donne...
53:15Je peux vous dire une chose,
53:16première chose,
53:17que à chaque fois,
53:19à chaque échéance,
53:21à 18 mois de l'échéance,
53:23il y a un candidat
53:24qui est largement en tête,
53:26qui est donné largement vainqueur
53:27et qui ne gagne jamais.
53:31Il s'est appelé
53:31Édouard Balladur,
53:33Lionel Jospin,
53:33Alain Juppé
53:34et pour remonter à plus loin,
53:36Raymond Barr,
53:37Alain Poher,
53:39Jacques Chabondelma.
53:40Donc ça va se reproduire
53:40cette fois encore ?
53:41Je le pense.
53:42Ça, c'est une première chose.
53:43Mais c'est juste parce qu'il y a
53:44une sorte de malédiction
53:45de celui qui fait la course en tête
53:46ou il y a d'autres raisons
53:47plus profondes ?
53:48Alors, c'est une bonne question.
53:50Je vous remercie,
53:50M. Zébou.
53:52Vous avez raison,
53:54il y a une malédiction
53:55de celui qui fait la course en tête.
53:56Je vais vous dire pourquoi.
53:57Et je l'ai vu en particulier,
53:59parce que j'étais vraiment
54:00journaliste politique près d'eux,
54:01avec Édouard Balladur
54:03et Lionel Jospin.
54:05En fait,
54:06quand un candidat
54:07est aussi en tête,
54:08il ne dit plus rien.
54:10Il est tétanisé
54:11par le fait
54:12de dire quelque chose
54:13qui lui ferait perdre des voix.
54:14Et vous trouvez
54:14que c'est déjà le cas aujourd'hui ?
54:16Il est trop prudent ?
54:18C'est son problème.
54:19Je vous dis
54:20l'analyse que je fais.
54:22Donc,
54:23je réponds oui
54:23à votre première question.
54:24Et il y a une spécificité
54:26du Rassemblement National
54:26que j'ai observée aussi
54:27en tant qu'observateur
54:29et maintenant
54:29en tant que candidat.
54:31C'est que
54:31autant de Jean-Marie Le Pen
54:33et du Front National,
54:34les gens n'osaient pas dire
54:36qu'ils votaient
54:37Front National.
54:38Et donc,
54:39Jean-Marie Le Pen
54:39commençait très bas
54:40dans les sondages
54:41de présidentielles.
54:43Et il grimpait
54:43dans les derniers jours.
54:44Merci.
54:44Lionel Jospin
54:45en sait quelque chose.
54:46Exactement.
54:48Aujourd'hui,
54:48c'est exactement l'inverse.
54:50C'est-à-dire que
54:50Marine Le Pen,
54:52puisqu'elle était la candidate
54:52et Jordan Mardella,
54:53c'est la même chose,
54:54très haut
54:55avant l'échéance
54:58et il dégringole.
54:59Donc ça va se dégonfler.
55:00C'est une bulle.
55:01Madame Le Pen,
55:02en juin 2021,
55:03était à 32.
55:05Moi,
55:05j'étais entre 3 et 5.
55:07Fin septembre,
55:08elle était à 16
55:09et j'étais à 18-19.
55:11C'est tout.
55:12Est-ce que son âge,
55:1331 ans,
55:1431-32,
55:15quand il arriverait
55:16à l'Élysée,
55:16est un handicap ?
55:18Vous savez,
55:18ce genre de questions,
55:20si je vous dis oui,
55:22vous allez me dire
55:23que je suis un vieux con.
55:24Si je vous dis non,
55:25vous allez me dire
55:25que je suis hypocrite.
55:26donc je n'ai pas envie
55:28de répondre à cette question.
55:29On peut arriver
55:30à l'Élysée à 31 ans.
55:31Les gens jugeront.
55:32On peut arriver
55:33à n'importe quel âge,
55:34on a le droit,
55:34c'est légal.
55:35Après,
55:35les gens jugeront.
55:36Est-ce qu'ils veulent
55:37un président
55:38de une trentaine d'années ?
55:39Je dirais une seule chose
55:40pour quand même répondre
55:41à votre question.
55:43Aujourd'hui,
55:43dans les 10 pays
55:44les plus puissants du monde,
55:46il y a 9 septuagénaires.
55:50Ça vous dit ?
55:51Le septuagénaire
55:51est l'avenir
55:52des grandes démocraties ?
55:53Je pense.
55:54C'est ce que vous voulez nous dire ?
55:55Oui.
55:55Rappelez-nous votre âge ?
55:56Moi, j'ai 67 ans.
55:59Bientôt.
55:59Vous ne dites ça
55:59pour personne.
56:01Pour terminer sur un rejet.
56:03Non, parce qu'il y en a d'autres.
56:03Un tout petit peu plus léger.
56:05Éric Zemmour,
56:06est-ce que vous étiez
56:06parmi les 6 millions
56:08de personnes
56:08qui ont regardé
56:09le concours
56:09et l'élection
56:10de Miss France
56:10sur la télé ?
56:11Ah non,
56:11je n'ai pas regardé.
56:12Non ?
56:13C'est bien,
56:15Miss France,
56:15où il y a un côté
56:16un peu archaïque ?
56:18Voir des jeunes femmes
56:19défiler en maillot de bain
56:20ou c'est
56:21la France éternelle ?
56:22C'est de la beauté ?
56:23Mais moi, je ne déteste pas
56:24l'archaïsme.
56:26Il y a des choses
56:27très belles.
56:27Vous savez,
56:29la place Vendôme,
56:30ça a trois siècles.
56:32C'est magnifique.
56:33Elle n'est pas en maillot de bain.
56:34Non.
56:34Vous avez compris
56:35ce que je veux dire.
56:36Il y a des traditions françaises
56:38que je trouve sympathiques,
56:39chaleureuses.
56:39Et ça en fait partie.
56:40Et ça en fait partie.
56:41Je regrette d'ailleurs
56:42qu'ils aient
56:43cédé aux pressions
56:46des féministes
56:47en faisant
56:48une espèce de
56:49ah, on a le droit
56:51si on a plus de 30 ans,
56:52ah, on a le droit
56:53si on fait
56:54un quiz
56:56ou que sais-je.
56:57Pour vous,
56:57il fallait faire
56:58la beauté
56:58rien que la beauté ?
56:59Oui, c'est Miss France.
57:01Vous savez qui a gagné ?
57:02Non, je n'ai pas regardé.
57:04Je vais vous l'apprendre.
57:05Miss Tahiti.
57:06Miss Tahiti.
57:06Elle s'appelle
57:07Inopoco.
57:08C'est son prénom.
57:09Inopoco de Vez.
57:11Il aurait fallu
57:12qu'elle s'appelle Corine.
57:12Vous savez,
57:16on ne va pas reprendre
57:16cette discussion.
57:18Inopoco.
57:18Moi, je continue
57:19de penser
57:19que les prénoms
57:21sont un...
57:22Et le prénom français,
57:23chrétien,
57:24oui, j'ai compris évidemment.
57:25Donc c'est un peu...
57:25Vous m'avez pris à la marge,
57:27mais j'ai compris
57:28la plaisanterie.
57:29Mais je continue
57:30de penser
57:30que c'est un élément
57:31d'unification
57:32dans une France
57:34qui est complètement
57:35éparpillée
57:37façon puzzle.
57:38Et c'est une des façons...
57:38Mais Inopoco,
57:39ça passe ?
57:40Non, mais parce que
57:41Inopoco,
57:41c'est trois personnes.
57:43Arrêtez de...
57:44On est à Tahiti,
57:45on est à des milliers,
57:46des dizaines de milliers
57:47qui vont mettre de France.
57:48Mais oui.
57:49Inopoco, ça passe ?
57:51Pas que ça passe,
57:52c'est que...
57:53C'est un accessoire.
57:54Ne prenez pas un sujet
57:55par le petit bout
57:56de la lorgnette.
57:57Là, vous faites très BFM.
57:58Ah, ben voilà.
57:59C'était pour vous offrir
58:00la dernière manche.
58:01Merci beaucoup,
58:02Robert Menard.
58:03Oh !
58:04Éric Zemmour !
58:05Non, Robert Menard,
58:06j'essaie de vous appeler.
58:07Merci beaucoup,
58:08Éric Zemmour,
58:08d'être venu ce soir.
58:09Merci à vous.
58:10Sur ce plateau...
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