- il y a 5 mois
Éric Zemmour, président du parti Reconquête !, était l'invité de BFMTV ce jeudi 4 septembre
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Générique
00:00Bonsoir à tous. Il rêve d'unir les droites, de renverser la table. Il veut une élection présidentielle anticipée.
00:16Lors de la dernière présidentielle, près de 2,5 millions de Français avaient voté pour lui.
00:21Il veut supprimer également France Travail, privatiser les médias publics, supprimer l'aide médicale d'État.
00:25Il promet 60 milliards d'euros d'économie sans prendre un centime dans la poche des Français ni des entreprises.
00:31Il nous dira quelle est sa baguette magique tout à l'heure. Bonsoir Éric Zemmour.
00:35Bonsoir.
00:35Président de Reconquête, vous étiez le quatrième homme, je disais, il y a la dernière élection présidentielle.
00:40C'est votre entrée audiovisuelle aujourd'hui. Merci de la faire sur BFM TV.
00:44Dans quatre jours précisément, François Bayrou ne sera probablement plus à Matignon.
00:49Certains plaident pour un Premier ministre d'une autre couleur politique, d'autres pour une dissolution.
00:54Vous, c'est une élection présidentielle anticipée que vous réclamez. On va en parler tout à l'heure.
01:00D'abord, simplement pour situer le moment politique que nous traversons.
01:02C'est quoi ? Une petite péripétie de plus ? Une crise politique ? Une crise de régime ?
01:07Où est-ce que vous mettez le curseur ?
01:09Alors, je vais vous dire d'après moi, c'est une crise politique qui peut très bien finalement tourner à la crise de régime.
01:16C'est-à-dire ?
01:17Je m'explique. Ça fait des mois que j'observe cette situation depuis à peu près la dissolution et l'arrivée de M. Barnier.
01:24Je pense que nous sommes revenus sous la Quatrième République.
01:27C'est-à-dire ?
01:28Le régime des partis ?
01:29C'est-à-dire le régime des partis, des gouvernements éphémères qui se succèdent, une incapacité à diriger, à décider, à prendre des décisions difficiles,
01:38et une classe politique qui ne s'occupe plus que de ces petites embouilles politiciennes et qui se déchirent à la fois entre partis et au sein même des partis.
01:50Et cette Quatrième République, j'essaye de comprendre pourquoi nous sommes revenus, alors que le général de Gaulle, vous savez, avait combattu et finalement l'avait abattu.
02:00J'y vois trois raisons fondamentales. Je vais essayer d'aller très vite, mais...
02:05On va essayer de poser des bases dans cet entretien.
02:06Très bien. Alors je vous donne les trois raisons, comme ça, on va pouvoir avancer.
02:10Et qui me paraissent les plus profondes et les plus inexpugnables.
02:15C'est pour ça que ça peut tomber en crise de régime.
02:18La première, c'est le choix fait dans les années 80-90 par Jacques Chirac, alors président du RPR,
02:25de refuser l'alliance avec Jean-Marie Le Pen.
02:29Et ce qui a fait que la droite à l'époque, le RPR, l'UDF, en gros LR aujourd'hui, a dérivé vers le centre,
02:36la conséquence étant l'alliance finalement avec la Macronie et avec les socialistes.
02:41Deuxième raison.
02:42Deuxième raison, alors là, moins politique et plus démographique,
02:47c'est l'arrivée, depuis la même période, de millions d'étrangers venus du Sud,
02:52de cultures musulmanes qui, pour la plupart, refusent de s'assimiler.
02:55Mais qu'est-ce qu'ils viennent faire dans la situation politique ?
02:57Mais je vais vous dire pourquoi, si vous me laissez parler, vous allez voir.
03:00C'est que pendant un siècle, le clivage politique majeur a été social.
03:05Est-ce qu'on donne plus aux ouvriers ? Est-ce qu'on paye plus d'impôts ?
03:07Du milieu du 19e siècle jusqu'aux années 70.
03:10Je pense qu'aujourd'hui, avec l'arrivée de cette population qui est devenue une société dans la société,
03:16une espèce de peuple dans le peuple, les questions sont différentes.
03:19Le clivage est devenu identitaire.
03:20La question est, est-ce que les Français resteront majoritaires sur leur sol ?
03:25Ça, c'est le deuxième clivage.
03:27On va venir au troisième point, mais quel que soit finalement le problème,
03:31c'est toujours l'immigration de l'autorité pour vous.
03:33Mais parce que c'est fondamental.
03:34La dette, ce sont les immigrés aujourd'hui ?
03:36Non, pas du tout.
03:36La décision de François Bayreau, ce sont les immigrés ?
03:38Pas du tout.
03:39Mais vous me demandez les raisons profondes.
03:41La troisième.
03:42Je vous dis ça, je vous dis aujourd'hui, les seuls qui acceptent ce clivage,
03:46qui ne restent pas dans le clivage social d'avant qui est dépassé,
03:49c'est d'un côté LFI, qui est le parti de l'immigration musulmane,
03:53et de l'autre conquête, qui est le parti des Français qui veulent que la France reste la France.
03:57Troisième raison, troisième crise.
04:00La crise due au Conseil constitutionnel.
04:03C'est-à-dire que le Conseil constitutionnel est devenu une espèce de théocratie,
04:08de grand-prêtre qui dirige tout, qui se mêle de tout,
04:12qui impose les choses au gouvernement et qui ont remplacé le gouvernement et le Parlement,
04:16en tout cas qui le dirigent.
04:17C'est à la fois un déni de démocratie, car on n'a jamais voté pour ces gens,
04:21qu'on connaît à peine,
04:22et c'est aussi un coup d'État, un coup d'État de droit,
04:25puisque la Constitution...
04:26Un coup d'État de droit qui dépend de la Constitution.
04:28Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout.
04:30La Constitution n'avait jamais...
04:31Pardonnez-moi.
04:32La Constitution n'avait jamais prévu que le Conseil constitutionnel
04:36pût juger au fond des lois.
04:40Le général de Gaulle ne l'aurait jamais permis.
04:41D'ailleurs, cette évolution a commencé après sa mort.
04:43Il disait lui-même, et j'ai fini, il disait lui-même...
04:48On lui posait la question à l'époque, déjà la question se posait dès les années 50.
04:51Et il disait, en France, la Cour suprême, c'est le peuple.
04:55Question toute simple.
04:55Réponse courte, Éric Zemmour.
04:57Que feriez-vous lundi prochain si vous étiez député ?
04:59Pour la confiance, contre la confiance ou abstention ?
05:01Je ne vote pas la confiance à François Bayon.
05:03Vous voteriez contre ?
05:04Oui, ça me paraît évident.
05:05Vous le renverseriez, vous seriez ce que Bruno Retailleau appelle un incendiaire de la République.
05:10C'est lui-même qui s'est renversé, ce n'est pas un incendiaire de la République.
05:13Il a pris les choses à l'envers.
05:16Il a demandé la confiance à des gens qui ne pouvaient pas lui donner.
05:19Alors qu'évidemment, il fallait d'abord présenter quelque chose,
05:21attendre qu'il y ait une motion de censure,
05:23parce que là, il aurait pu avoir des gens qui se seraient retenus.
05:25Ce n'est pas un peu chevaleresque de sa part ?
05:28Ce n'est pas un peu courageux de sa part de mettre ça dans ce sens-là ?
05:31Non, c'est bête.
05:31Excusez-moi, se faire tuer pour rien, ce n'est pas chevaleresque, c'est bête.
05:38Il aurait temps de se faire renverser tranquillement dans un mois ?
05:40Non, vous ne m'avez pas écouté.
05:43On parlait de constitution.
05:45Le 49.1 n'est pas le 49.3.
05:47Le 49.1, je précise pour nos téléspectateurs,
05:50c'est l'article qu'a sorti François Bayrou pour demander un vote de confiance.
05:53Le 49.3, c'est quand une opposition réclame la tête d'un Premier ministre
05:56et tente de l'enverser à partir d'un texte.
05:59C'est probablement le cas dans quelques semaines.
06:00Oui, mais ce n'est pas la même chose.
06:02Parce que sur le 49.3, il peut y avoir des abstentions
06:06qui sauvent le Premier ministre.
06:09Le texte est considéré comme adopté, en l'occurrence le budget.
06:11C'est toute l'habileté du 49.3.
06:13Le 49.1, c'est le régime parlementaire classique,
06:16c'est-à-dire on demande la confiance,
06:18il n'y a pas de majorité pour la confiance, on perd.
06:20Vous voyez, ce n'est pas la même chose.
06:21Donc c'est une maladresse, c'est une inhabileté.
06:24Le Parti Socialiste estime que c'est à lui, aujourd'hui,
06:27de gouverner la France, avec une sorte de pacte de non-agression
06:30des partis du centre actuel.
06:34Est-ce que pour vous, Olivier Faure, serait un bon Premier ministre ?
06:38Il ne serait pas plus un bon Premier ministre
06:42que Michel Barnier et que François Bayrou.
06:44Mais pas un moins bon Premier ministre ?
06:46Pas un moins bon, puisque je vous ai dit tout à l'heure,
06:49on est sous la quatrième.
06:50Sous la quatrième, qui gouvernait ?
06:51C'était ce qu'on appelait la troisième force,
06:53c'est-à-dire des socialistes, des démocrates chrétiens et des radicaux.
06:56Aujourd'hui, qui gouverne ?
06:58C'est la troisième force, c'est-à-dire ce qu'on appelle le bloc central,
07:00c'est-à-dire des socialistes, des chrétiens démocrates,
07:03Bayrou, Retailleau et d'autres.
07:06Si un socialiste est Premier ministre,
07:08c'est la même majorité, en vérité,
07:10que si c'est un démocrate chrétien.
07:11Ce ne serait pas anormal pour vous qu'un Premier ministre arrive à Matignon ?
07:13Ce sont les mêmes.
07:15Ils sont ensemble.
07:16Ce n'est pas la même chose.
07:17Le programme de François Bayrou et le plan d'économie de François Bayrou,
07:20ce n'est pas exactement la même chose que le parti.
07:22La taxe Zuckman n'est pas dans le projet de François Bayrou,
07:24ou alors j'ai raté quelque chose.
07:26Vous avez raison.
07:28Sinon, d'ailleurs, il serait entendu depuis longtemps.
07:29Non, non, non.
07:30Vous confondez des nuances dans une même majorité,
07:34un même bloc et un vrai clivage.
07:37Moi, je pense que, je vous les ai décrits,
07:39le vrai clivage politique du XXIe siècle en France
07:43et dans toute l'Europe est identitaire.
07:45Là, on est dans les nuances d'une vieille politique
07:49qui est dépassée, en vérité.
07:51Ce n'est plus le sujet.
07:52D'ailleurs, vous allez voir, il va y avoir des ministres LR,
07:55et il va y avoir des ministres socialistes,
07:56et il va y avoir des ministres du bloc de Renaissance, etc.
08:00On n'en sait rien pour l'instant.
08:00Il y a un autre scénario, Éric Zemmour,
08:02qui serait moins probable, pour dire les choses,
08:04qui serait qu'Emmanuel Macron appelle à Matignon
08:06un représentant de la première force politique
08:09à l'Assemblée nationale,
08:10c'est-à-dire le Rassemblement national.
08:12Est-ce que...
08:12C'est une idée, par exemple,
08:13qui est relayée par l'ancien ministre Thierry Breton,
08:15qui dit, après tout, c'est le tour du RN.
08:18Est-ce que ce serait une bonne idée ?
08:20Vous faites la même moue
08:21que quand je vous pose la question sur Olivier Faure.
08:23Exactement la même.
08:24C'est pareil, c'est blanc-bonnet, bonnet-blanc,
08:25le RN et Olivier Faure ?
08:27Ils ne sont pas que c'est pareil.
08:27Ils ne sont pas dans le bloc central.
08:29Je le distingue quand même.
08:30C'est votre famille, non ?
08:31Non, ce n'est pas ma famille politique.
08:33Le RN, ce n'est pas votre famille ?
08:33C'est le bloc national.
08:34Nous sommes dans le même bloc.
08:36C'est le même bloc, mais pas la même famille.
08:38Oui, ce n'est pas la même chose.
08:39Je ne suis pas au Rassemblement national,
08:41je n'ai pas ma carte au Rassemblement national.
08:42Ce n'est pas mon histoire.
08:44Je n'ai pas été au Front national,
08:45même si j'avais une amitié réciproque avec Jean-Marie Le Pen.
08:48Mais un Jordan Bardella, par exemple,
08:49il est plus proche de vos idées
08:51que ne l'était Marine Le Pen.
08:52Il n'est plus libéral.
08:54Je ne sais pas très bien le libéralisme de Jordan Bardella.
08:56Vous savez, je pense que c'est plutôt un jeu de rôle.
08:58Je suis désolé.
08:59Je pense beaucoup aux électeurs du Rassemblement national.
09:02Quand il écrit au chef d'entreprise, je vous rassure,
09:04ça ne se passerait pas bien.
09:05Oui, je pense que c'est un jeu de rôle.
09:06Marine Le Pen est socialiste,
09:08donc Jordan Bardella se dit libéral.
09:11Marine Le Pen dit
09:12les baisses de dépenses de fonctionnaires,
09:14c'est un truc de droite.
09:15Jordan Bardella dit non, il faut baisser les dépenses.
09:18Marine Le Pen dit
09:18je n'ai rien de commun avec Millet.
09:20vous savez, le libéral argentin
09:22et Jordan Bardella,
09:24on est presque à dire à Fuera.
09:26Je pense que c'est un jeu de rôle politicien.
09:28Je pense encore une fois
09:30aux électeurs du Rassemblement national
09:32et tout le bloc national.
09:33Alors là, vous avez raison,
09:34c'est ma famille.
09:35Et ces gens-là sont trompés.
09:37Moi, je ne veux pas les tromper.
09:39Une ligne, je n'en ai pas deux.
09:40Je ne fais pas du en même temps.
09:41Est-ce à dire que vous pourriez
09:43ou pas travailler avec Jordan Bardella
09:44s'il est Premier ministre ?
09:46Mais il ne me...
09:47Le même bloc, pas la même famille.
09:49C'est le même bloc.
09:49Ça ne veut pas dire que ce n'est pas
09:50le même parti.
09:51S'il arrive à Matignon,
09:52est-ce que vous travaillez avec lui ou pas ?
09:53Mais moi, je ne suis pas député,
09:54donc je n'ai pas ce choix à faire.
09:55Non, pardon.
09:56Il peut vous appeler
09:56même si vous n'êtes pas député.
09:57Pour être ministre,
09:58il n'y a pas besoin d'être député,
09:59il ne vous appellera pas.
09:59Non.
10:00Mais vous souhaiteriez
10:01travailler avec lui ou pas ?
10:03Non, mais attendez.
10:04Moi, je ne rentre pas
10:05dans ces considérations.
10:06Vous m'excuserez.
10:07Je ne réponds qu'aux questions sûres.
10:09Ça, c'est des hypothèses à la noix.
10:11Vous me permettrez de dire,
10:12je ne vous crois pas.
10:12Eh bien, vous avez tort.
10:13Eh bien, vous avez tort.
10:15Votre présence,
10:16si le RN arrive à Matignon
10:17ou celle de Sarah Knafow,
10:18vous n'y réfléchissez pas ?
10:19Vous n'y avez pas pensé ?
10:20Une seconde ?
10:21Pas du tout,
10:21parce que je ne pense pas
10:22que le RN arrivera à Matignon.
10:25Bon.
10:25Vous plaidez, Éric Zemmour,
10:27depuis des années et des années
10:28pour l'union des droites.
10:29Et pourtant,
10:31y compris même, là encore,
10:32il y a quelques secondes,
10:32quand vous dites Marine Le Pen
10:33est socialiste,
10:33chez vous,
10:34ce n'est pas tout à fait
10:34des louanges que vous lui envoyez.
10:36Vous avez dit socialiste,
10:41qui donne du journal du dimanche.
10:43Son positionnement,
10:44ni droite ni gauche,
10:45l'empêchera de résoudre
10:45les problèmes auxquels
10:46la France fait face.
10:47Les temps de tempête
10:48requièrent des solutions radicales,
10:50pas des demi-mesures,
10:51des caractères bien trempés,
10:52pas des timorés.
10:54Marine Le Pen,
10:54elle est timorée.
10:56Je pense que oui.
10:57Je pense qu'elle a une stratégie
11:00qu'elle qualifie elle-même
11:01d'ailleurs de dédiabolisation.
11:04Elle a passé la campagne présidentielle
11:06à dire que j'étais brutal,
11:09excessif, etc.
11:09qu'elle, elle était modérée.
11:11Je pense que c'est une erreur.
11:14Aujourd'hui,
11:14vous savez,
11:15il y a des temps pour tout.
11:16Il y a des temps
11:17pour des tempéraments modérés,
11:18il y a des temps
11:18pour des tempéraments radicaux.
11:21Parce que la radicalité,
11:22c'est aller à la racine des problèmes.
11:25Moi, je pense qu'aujourd'hui,
11:27aujourd'hui,
11:27les Français sont mûrs
11:28et la situation est suffisamment grave
11:30pour des solutions radicales
11:32et non pas des concessions permanentes.
11:34Je pense que le Rassemblement National
11:36passe son temps au-delà
11:37de sa ligne socialiste
11:39en économie.
11:42Parce que,
11:42vous savez,
11:44on peut mettre
11:45sur un drapeau tricolore
11:46si on est socialiste,
11:47on reste socialiste.
11:48Donc,
11:49moi,
11:49je ne suis pas socialiste
11:50en économie
11:51et en plus,
11:53je pense que sur
11:54l'islamisation du pays,
11:56elle a des positions
11:57que je trouve timorées.
11:59Voilà,
12:00c'est tout.
12:00Éric Zemmour,
12:00la dernière fois que vous vous êtes parlé
12:01avec Marine Le Pen,
12:02c'était quand ?
12:04En juin 2021.
12:06Il y a quatre ans ?
12:07Oui.
12:07Plus aucun contact avec elle depuis ?
12:09Non,
12:09je l'ai eu au téléphone
12:10le lendemain
12:11du premier tour
12:13de l'élection 2022
12:14parce qu'elle a tenu
12:15à me remercier,
12:16elle avait raison d'ailleurs,
12:17parce que j'avais appelé
12:18à voter pour elle
12:19au second tour
12:21sans négociation aucune.
12:23sans négociation aucune,
12:25ce qu'elle n'avait pas fait,
12:26elle,
12:27contre Nicolas Sarkozy
12:28en 2012,
12:29ce qui nous a coûté
12:30cinq ans de François Hollande
12:31et dix ans d'Emmanuel Macron.
12:32Aucun contact non plus
12:33avec Jordan Bardella ?
12:34Aucun contact,
12:35non, non.
12:35Mais du coup,
12:36vous allez la faire avec qui,
12:37l'union des droites ?
12:37Avec vous-même ?
12:40Non, non, pas du tout.
12:40Pas du tout.
12:42Il y a un parti
12:42qui pèse 30% aujourd'hui
12:44et vous dites
12:45le téléphone,
12:45visiblement,
12:46ne passe pas,
12:46ne passe plus
12:47et de toute façon,
12:47ils sont socialistes.
12:48Avec qui vous faites l'union ?
12:49Attendez.
12:50Marine Le Pen
12:53n'a pas souhaité
12:55faire une alliance
12:57avec moi
12:58lors des législatives.
12:59Vous vous en souvenez quand même.
13:00Ni en 2022,
13:01ni ils ont présenté
13:02un candidat contre moi
13:03alors que
13:04je ne savais pas présenter
13:05de candidat contre elle
13:06ni contre Eric Ciotti,
13:09je crois.
13:10Et,
13:11par ailleurs,
13:12ils refusent
13:13toute alliance avec moi.
13:14Très bien.
13:14Marine Le Pen,
13:15de toute façon,
13:15est contre l'union des droites.
13:16Elle le dit elle-même.
13:18Du coup,
13:18vous regardez où ?
13:19Attendez.
13:19Bah,
13:20excusez-moi,
13:20c'est la même question.
13:21Non,
13:21il y a deux élections.
13:22Il y a la présidentielle
13:23et les législatives.
13:23Vous êtes d'accord avec ça ?
13:25Il y en a d'autres.
13:25Oui,
13:26il y en a d'autres.
13:26Allons-y.
13:27La présidentielle,
13:28chacun peut se présenter,
13:30c'est tout à fait légitime
13:31et après le soir du premier tour,
13:33chacun devrait s'engager
13:35à appeler à voter pour l'autre.
13:38C'est ce que j'ai fait
13:38en 2022,
13:40c'est ce que,
13:40je vous le répète,
13:40ce que n'a pas fait
13:41Marine Le Pen en 2012
13:42et ce que n'a jamais fait
13:43Bruno Rotaillot et tout LR
13:45qui ont appelé en 2017
13:46comme en 2022
13:47pour Emmanuel Macron.
13:49On en vient aujourd'hui,
13:50oui.
13:50Après,
13:51c'est les législatives.
13:52Donc,
13:52les présidentielles,
13:53aujourd'hui,
13:54même demain,
13:54en 2027,
13:55il y aura un candidat
13:56de conquête,
13:56il y aura un candidat
13:57du RN,
13:58il y aura un candidat
13:59de LR.
14:00Moi,
14:00je pense qu'il faut
14:01que chacun s'engage
14:02à appeler à voter
14:03pour celui qui sera en tête
14:04sans discuter.
14:06Il n'y a que moi
14:07qui propose ça
14:08et il n'y a que moi
14:08qui le fait.
14:09Vous voyez que
14:10j'essaie d'être cohérent.
14:11Après,
14:12il y a les législatives.
14:13Là,
14:14effectivement,
14:15personne ne gagnera
14:16même le RN à 30%.
14:18Vous avez vu
14:18qu'il ne gagne pas
14:20au second tour.
14:21Ça dépendra
14:22de la solidité
14:22du Front Républicain
14:23ou pas ?
14:23Personne n'en sait rien
14:24aujourd'hui.
14:25Ça fait 20 ans
14:25qu'on me raconte
14:26que le Front Républicain,
14:27ça ne marchera pas
14:28la prochaine fois
14:28et ça marche.
14:29Vous voulez dire
14:29à Marine Le Pen,
14:30sans moi,
14:31vous n'arriverez pas ?
14:32Je n'ai aucune prétention.
14:33Je dis simplement
14:34qu'aux législatives,
14:37il faudrait
14:38s'unir
14:40et s'allier
14:41pour pouvoir arriver
14:42aux 50%.
14:43Ce que je dis,
14:44c'est que Marine Le Pen
14:46ne veut pas
14:46de l'union des droites.
14:48Que LR et Retailleau
14:50ne veulent pas
14:51de l'union des droites.
14:51Qui reste-t-il ?
14:52Écoutez-moi.
14:54Je dis aux électeurs
14:55de tous ces partis
14:56et de Reconquête
14:57qui souhaitent
14:58l'union des droites
14:59et je sais qu'il y en a
15:00beaucoup partout.
15:01Il faut voter
15:02pour les candidats
15:03Reconquête
15:03car seule Reconquête
15:05pourra faire
15:06l'union des droites
15:07car moi,
15:08je ferai
15:09ce que Marine Le Pen
15:10n'a pas fait
15:10en 2022
15:11et en 2024.
15:12C'est-à-dire que
15:13je dirais
15:13que je jette
15:14la rancune
15:14à la rivière
15:15et je propose
15:16une alliance
15:17avec le RN.
15:17Vous faites l'union
15:18avec vous-même ?
15:19Non, pas du tout.
15:20Vous dites
15:20votez pour moi
15:21et les autres
15:22me rejoindront derrière.
15:22Vous ne prenez rien.
15:23Vous faites semblant.
15:24Peut-être.
15:25J'espère.
15:26Je dis simplement
15:27si mes candidats
15:28sont en tête,
15:29moi,
15:30je ferai comme
15:30Mélenchon a fait
15:31avec la gauche.
15:33Il a fait une union
15:33lui des gauches
15:34alors qu'il s'était
15:35étripé.
15:36Je ferai ce que
15:36Marine Le Pen
15:37n'a pas fait
15:37avec la droite
15:38et ce que d'ailleurs
15:39le LR ne veut pas faire
15:40non plus avec la droite
15:41puisqu'elle préfère
15:42l'alliance avec
15:43les macronistes.
15:44Je dirais
15:45il faut une grande
15:46union des droites
15:47et avec le RN
15:48et avec LR.
15:49Mais pour ça
15:50il faut avoir la main.
15:51Il faut être en tête.
15:52Donc j'appelle
15:52tous les électeurs
15:53qui veulent l'union des droites
15:54à voter pour reconquête.
15:55Votre solution aujourd'hui
15:56Éric Zemmour
15:57pour sortir de la crise
15:58c'est une démission
15:59d'Emmanuel Macron.
16:00Vous appelez à une élection
16:00présidentielle anticipée.
16:02Il a déjà fermé la porte
16:03quasiment tous les deux jours
16:04depuis des mois.
16:05Est-ce que ça veut dire
16:06que vous soutenez par exemple
16:07les insoumis
16:07quand ils réclament
16:08sa destitution ?
16:09Non.
16:10Moi je ne veux pas faire
16:10pas la même chose.
16:11Démission oui
16:11mais pas destitution.
16:12Ça n'a rien à voir.
16:13Démission ça dépend de lui.
16:14Il faut que ça vienne de lui.
16:15Démission mais ça n'existe pas
16:16dans la constitution.
16:17Ça s'appelle un coup d'état.
16:18Démission il y a une procédure
16:19parlementaire extrêmement complexe
16:21pour les deux tiers
16:21des parlementaires
16:22mais le résultat serait le même.
16:23Vous auriez une élection.
16:24Mais pas du tout.
16:25Mais pas du tout.
16:25Moi je ne fais pas de coup d'état.
16:26Excusez-moi.
16:27Un coup d'état c'est dans la constitution.
16:28Non ce n'est pas dans la constitution.
16:31C'est uniquement en cas de guerre,
16:32en cas de trahison.
16:33On n'est pas du tout
16:34dans ces cas-là.
16:35Arrêtons.
16:35Bon.
16:36Moi je ne suis pas un insoumis
16:37et je ne fantasme pas
16:39sur Robespierre
16:41et sur le 10 août de 92.
16:43Ok ?
16:44Donc moi je pense
16:45qu'effectivement
16:46seule une élection présidentielle
16:48peut changer la donne,
16:50permettre de trancher
16:51le nœud gordien.
16:53Donc évidemment
16:53j'appelle à Emmanuel Macron
16:56à démissionner
16:57puisque ça rendrait
16:58comme disait le général de Gaulle
16:59un service signalé au pays.
17:01Mais je sais,
17:02je me doute
17:03qu'il ne le fera pas.
17:04Il n'empêche
17:04que c'est la seule solution
17:05que dès les élections législatives
17:07qui sont réclamées
17:08ici ou là
17:09ne régleront rien.
17:10On va recommencer
17:11la triste comédie de 2024.
17:13En revanche
17:13une élection présidentielle
17:15elle pourra régler cette question.
17:17Je voudrais qu'on parle du fond
17:18et de la question
17:19de la dette française.
17:21Simplement pour vous situer
17:22aujourd'hui Eric Zemmour.
17:24Est-ce que sur le constat
17:25celui de François Bayrou
17:26qui dit
17:26trop c'est trop
17:27le bateau coule
17:28est-ce que vous êtes d'accord
17:31sur le constat
17:31ou est-ce que vous faites
17:32vous êtes dans le camp
17:33de ceux qui disent
17:34il n'y a pas le feu au lac.
17:36Après tout
17:36la dette
17:36on peut régler ça
17:37tranquillement
17:38beaucoup plus tranquillement
17:39en tout cas
17:40qu'avec un plan
17:41qui vise à revenir
17:41d'ici 2029
17:42au fameux 3% de déficit.
17:44Vous êtes où ?
17:45Je suis où ?
17:46C'est très simple.
17:46Je ne suis pas du tout
17:48avec ceux que vous venez de décrire.
17:49Vous êtes du côté de Monique
17:50il y a le bateau qui coule.
17:51Absolument.
17:52Vous êtes Monique.
17:52qui coule
17:52et je dis
17:54il y a le bateau qui coule
17:55à cause des gouvernements
17:56depuis 20 ans.
17:57Il y a eu
17:571000 milliards de dettes
17:58entre 2005 et 2015
18:00et 1000 milliards de dettes
18:02entre 2015 et 2025.
18:04Tous les gouvernements
18:05sont coupables
18:05la droite comme la gauche
18:06mais alors Emmanuel Macron
18:07c'est le plus doué
18:08parce que comme il était ministre
18:09à partir de 2015
18:10des finances
18:11et qu'il était président
18:12à partir de 2017
18:13à lui tout seul
18:14il a sur le dos
18:151000 milliards de dettes.
18:16Chapeau
18:17c'est le Mozart de la dette.
18:18Donc moi je pense
18:20que c'est très grave
18:20c'est plus de 110%
18:22de PIB
18:23on était
18:24114
18:25on était
18:26en 1981
18:28quand Giscard a rendu les clés
18:29et la droite gaulliste
18:30a rendu les clés
18:30on était à 20%
18:32du PIB.
18:32Oui vous savez comme moi
18:33que ça avait commencé
18:34avant la gauche
18:34puisque le premier budget
18:35en déséquilibre
18:36c'est 74
18:36et depuis
18:37on les a tous faits
18:39de la même façon.
18:39Il y a une différence
18:40il y a une dip
18:41vous avez raison
18:41mais il y a une différence
18:43entre avoir un très léger
18:45difficile comme il y avait
18:46dans les années 70
18:47on disait à l'époque
18:49l'épaisseur du trait
18:50et avec
18:515-6%
18:52comme les dernières années.
18:54Mais d'ailleurs
18:54pour être honnête
18:56les gouvernements
18:57de François Mitterrand
18:58n'avaient pas 5-6%
18:59ils avaient entre 2 et 3%
19:00mais à l'époque
19:00c'était beaucoup plus grave
19:01parce qu'il n'y avait pas l'euro.
19:02Je vous pose cette question
19:03donc je pense
19:04vous avez raison
19:04que la dette c'est très grave
19:06qu'il faut un plan
19:08alors non
19:08ce que je veux dire
19:09c'est qu'Emmanuel Macron
19:10au début
19:12il a joué
19:13avec la dette
19:14comme à l'époque
19:15la Banque Centrale Européenne
19:17baissait artificiellement
19:20les taux d'intérêt
19:21les taux auxquels
19:22on empruntait
19:22étaient ridicules
19:23parce que 0%
19:24et nos intérêts étaient très faibles
19:24chaque année.
19:25Voilà
19:25donc il est endetté
19:26il a endetté le pays
19:27comme un fou
19:27et quand la BCE
19:29a remonté les taux
19:31pour lutter contre l'inflation
19:33et bien il s'est retrouvé
19:34gros gens comme devant
19:35et pourtant
19:36il n'a pas encore changé
19:37de stratégie
19:38il a continué à dire
19:39que en fait
19:40le problème
19:40c'était pas les dépenses
19:41c'était les recettes
19:42c'est une erreur majeure
19:43alors aujourd'hui
19:44Bayrou dit
19:45ah il faut baisser les dépenses
19:47très bien
19:48sauf que
19:48il fait une deuxième erreur
19:51il s'en prend
19:52aux français
19:53et aux entreprises
19:53hausse d'impôts
19:55baisse d'allocations
19:56etc.
19:57alors qu'il faut
19:58s'en prendre
19:58à l'Etat
19:59ses effectifs pléthoriques
20:01ses gabegies
20:02et
20:03c'est ce que vous dites vous
20:04Eric Zemmour
20:04vous vous dites
20:05François Bayrou
20:06il fait 44 milliards
20:07enfin il fait
20:07c'est ce qu'il dit
20:08il voulait faire
20:09vous vous dites
20:10que vous allez faire
20:1163 milliards d'économies
20:13sans toucher
20:14sans prendre un centime
20:16dans la poche des français
20:16sans prendre un centime
20:18dans la poche des entreprises
20:19vous rasez gratis
20:20et vous faites
20:21une fois et demie
20:21le plan Bayrou
20:22pas du tout
20:23dès le plan
20:24annoncé
20:25dès la déclaration
20:27de Bayrou
20:28avec les 44 milliards
20:29dont vous avez parlé
20:30Sarah Knafo
20:31s'est mise au travail
20:32et elle a élaboré
20:35ce plan
20:35de réduction
20:36de 63 milliards
20:37d'euros
20:38qui est
20:39sur les réseaux sociaux
20:40mais je peux
20:40vous les décliner
20:42si ça vous intéresse
20:43on peut rentrer dans les mesures
20:43mais bien sûr
20:44j'en ai pris quelques-unes
20:46qui sont celles qui rapportent le plus
20:47vous ne voulez pas
20:47que je les donne toutes
20:48d'abord pour les gens
20:48non parce que
20:49je vais quand même
20:50essayer de vous poser des questions
20:51une des mesures
20:52je leur dis
20:53allez sur les réseaux sociaux
20:54ils le feront
20:54pour ceux que ça intéresse
20:55évidemment
20:56supprimer les allocations
20:57non contributives
20:58versées aux étrangers
20:59vous dites
21:0015 et 20 milliards
21:01il vient d'où ce chiffre
21:03ah bah c'est très simple
21:04vous savez
21:05j'en avais déjà parlé
21:05pendant l'élection présidentielle
21:07et à l'époque
21:07les journalistes me posaient
21:09la même question que vous
21:09alors il y a une étude
21:11de l'OCDE
21:12qui a été
21:13je vous renvoie
21:14si si
21:14l'OCDE a réagi à vos chiffres
21:16en disant
21:16ils sont irréalistes
21:17et farfelus
21:18pas du tout
21:18ils donnent eux-mêmes
21:1920 milliards
21:20non
21:20l'OCDE a dit que c'était farfelu
21:22c'est pas vrai
21:23c'est pas vrai
21:23je suis désolé
21:24j'ai passé toute la campagne
21:25présidentielle à les citer
21:26ils n'ont jamais dit ça
21:27bon donc c'est faux
21:28deuxièmement
21:29il n'y a pas que ça
21:30vous savez
21:30quand j'ai débattu
21:31avec Bruno Le Maire
21:32qui était à l'époque
21:33ministre de l'économie
21:34et des finances
21:35il m'a avoué lui-même
21:36qu'il était incapable
21:38de donner un chiffre
21:39parce que son administration
21:40ne voulait pas
21:41établir ces chiffres
21:42en fait on nous les cache
21:43puis je vous donne
21:44une autre source
21:45il dit l'OCDE
21:45c'est pas vrai
21:46la caisse nationale
21:47des allocations familiales
21:49c'est elle
21:49qui verse ça
21:51vous dites 15 à 20 milliards
21:52elle dit
21:53quand on regarde ces chiffres
21:559 milliards par an
21:57pour l'ensemble
21:58des allocations
21:58versées aux étrangers
21:59sachant que ça
22:00en inclut d'autres
22:019 milliards
22:02vous vous dites 15 à 20 milliards
22:03il y a un truc qui cloche
22:04non
22:04la CNA vous dit 9 milliards
22:06parce qu'elle ne prend pas en compte
22:08toutes les dépenses
22:10parce que justement
22:10elle en inclut même d'autres
22:12c'est ce qu'elle dit
22:12elle en inclut même d'autres
22:14non oui c'est faux
22:14en vérité
22:15vous savez on a regardé
22:16beaucoup ces chiffres
22:17parce que déjà
22:18pendant la présidentielle
22:18des gens comme vous
22:21qui venaient pinailler
22:22sur ces chiffres
22:22on en a eu 10
22:23je pinaille pas
22:249 milliards 20 milliards
22:25c'est pas une paille
22:25oui mais moi je vais vous dire
22:26je fais mon boulot
22:27je vais vous dire quelque chose
22:2820 milliards
22:29c'est un chiffre bas
22:30d'après moi c'est davantage
22:32c'est encore plus
22:33absolument
22:33vous savez
22:35vous savez
22:35la CNAV
22:37pour les retraites
22:38avoue aujourd'hui
22:40qu'elle verse
22:4140%
22:42de ses versements
22:44de l'allocation retraite
22:46minimum
22:47aux étrangers
22:48tout est comme ça
22:49je continue
22:50supprimer
22:51la plupart des agences
22:53de l'état
22:53j'en cite quelques unes
22:54non pas la plupart
22:54des agences de l'état
22:55mais beaucoup
22:55pardon
22:56vous avez raison
22:57beaucoup c'est pas la plupart
22:58l'ARCOM
22:58oui
22:59France Travail
23:00l'ADEME
23:01l'agence de l'environnement
23:02pour bien comprendre
23:03pour bien comprendre
23:04l'ADEME par exemple
23:05vous supprimez quoi ?
23:06vous supprimez juste
23:07les frais de fonctionnement
23:07les gens qui y travaillent
23:08ou aussi les subventions
23:09qu'elle verse
23:10attendez c'est pas le même
23:11c'est pas le même régime
23:12ah bah non
23:13bah non
23:13si vous fermez l'ADEME
23:14vous gardez les subventions
23:16vous gardez les subventions
23:17par exemple
23:18les gens qui nous regardent
23:20ce soir se posent
23:20si vous arrivez au pouvoir
23:22ma prime rénov'
23:23qui dépend de l'ADEME
23:24il faut supprimer tout ça
23:25ah on supprime aussi ?
23:26parce qu'en fait
23:27ça ne sert à rien
23:28ça fait des effets d'aubaine
23:29ça coûte énormément
23:31à l'état
23:31et en plus
23:32d'ailleurs ils l'ont arrêté
23:33vous avez vu à chaque fois
23:34ils l'ont réduit
23:34parce que justement
23:35il y avait trop de monde
23:36qui l'a demandé
23:36mais je ne vous le fais pas dire
23:37parce qu'en fait
23:38il faut arrêter de ça
23:39c'est toute une politique
23:40là vous prenez
23:41par le menu
23:42c'est très bien
23:43je vous réponds à chaque fois
23:44il n'y a pas de problème
23:44j'ai pris les principales
23:45pardon
23:46dans celles qui rapportent
23:4715 à 20 milliards
23:48pour le premier
23:48par exemple la politique
23:49de la ville
23:498 milliards
23:50les énergies renouvelables
23:52les subventions
23:538 milliards
23:53on en parlait
23:54j'ai essayé de prendre
23:55dans l'ordre
23:56l'aide médicale d'état
23:581 milliard
23:591 milliard 2
23:591 milliard 2
24:00cette année
24:01pour être précis
24:01ça veut dire que pour vous
24:03une personne en situation irrégulière
24:05ne doit plus pouvoir
24:06se faire soigner en France
24:07ou qu'elle doit pouvoir
24:08continuer à se faire soigner
24:09mais payer
24:10si elle paye
24:13ce n'est pas la même chose
24:13si elle paye
24:14ce n'est pas la même chose
24:14oui bien sûr
24:15mais là pour l'instant
24:16c'est gratuit
24:16mais si elle n'a pas d'argent
24:18elle fait quoi ?
24:19non
24:19elle ne devrait pas être là déjà
24:20elle devrait être
24:21renvoyée chez elle
24:23vous savez
24:24l'AME
24:25nous sommes le seul pays au monde
24:26à avoir un système aussi généreux
24:29le seul pays au monde
24:30dans les autres pays
24:31les gens qui ne travaillent pas
24:33et qui coûtent de l'argent
24:35à la France
24:36quand ils sont étrangers
24:37et en plus
24:38quand ils sont clandestins
24:39doivent être renvoyés chez eux
24:40même quand ils sont réguliers
24:42c'est vous dire les clandestins
24:43donc moi je considère
24:46l'AME date de 1998
24:47il ne faut pas faire peur aux gens
24:49avant 1998
24:51quand il y avait un étranger
24:53même clandestin
24:54qui était vraiment très malade
24:55on le soignait
24:56il n'y avait pas d'épidémie
24:58causée par les étrangers
24:59très malades
25:00mais vous vous dites
25:00on ne doit plus les soigner ?
25:01non
25:01on ne doit plus
25:02les soigner gratuitement
25:03parce que c'est devenu une filière
25:04comprenez
25:05c'est devenu une filière
25:07il y a des filières
25:07les candidats
25:08avant de traverser la Méditerranée
25:09oui absolument
25:10absolument
25:11il y a un rapport
25:12qui a dit exactement la merde
25:13c'est un rapport écrit par
25:14je termine simplement
25:15par un homme de droite
25:17et un homme de gauche
25:17Patrick Stéphanini
25:18qui est un homme de droite
25:20qui était proche de Nicolas Sarkozy
25:22qui ne dit pas exactement
25:24ce que vous dites
25:24et qui dit
25:25nous n'avons pas de preuves
25:26que ça crée un appel d'air
25:27nous n'avons pas de preuves
25:28moi je vous le dis
25:29ça crée des appels d'air gigantesques
25:30parce que moi j'ai étudié
25:31j'ai regardé
25:32il suffit d'aller voir
25:33l'office de l'immigration
25:35l'OID
25:35qui dit très bien ça
25:37allez voir cette sa littérature
25:38et je peux vous dire
25:40que l'AME
25:40mais tout le monde le sait
25:41tous les médecins le savent
25:42ça encombre les hôpitaux
25:44ça encombre
25:45vous n'avez qu'à voir
25:45tous les hôpitaux en France
25:46ils sont absolument
25:47on a l'impression
25:48qu'on soigne toute l'Afrique
25:49tous les français
25:51font cette expérience
25:52ils sont d'ailleurs
25:53souvent mis de côté
25:54pour soigner ces gens là
25:56et d'ailleurs
25:57parfois certains
25:57ne sont pas soignés
25:59et certains
26:00je peux vous dire
26:00j'ai eu des anecdotes ainsi
26:01meurent
26:03parce qu'on préfère
26:04soigner des étrangers
26:05parce qu'ils sont menaçants
26:06ça existe ça
26:07dans les hôpitaux français
26:08c'est la réalité
26:09des hôpitaux français
26:09aujourd'hui
26:10donc il faut arrêter
26:11il y a des filières
26:12d'Algériens
26:13de Kosovars
26:14de que sais-je encore
26:15qui sont organisées
26:17pour faire venir
26:18et pour se faire soigner
26:19gratuitement en France
26:20il nous faut arrêter
26:21le gouvernement vient
26:22de raboter l'AME
26:23vous l'avez entendu
26:24ces derniers jours
26:25ridicule
26:26pourquoi ridicule ?
26:26non mais ce qu'il fait
26:28est ridicule
26:28pourquoi ?
26:28c'est trop peu
26:29il faut la supprimer
26:30la supprimer
26:31bon
26:31il y a un pays
26:31qui a supprimé
26:32l'équivalent de l'aide
26:33médicale d'état
26:34ces dernières années
26:35c'est l'Espagne
26:36il y a eu des études
26:37ensuite sur les effets
26:38de la suppression de l'AME
26:39supprimées entre 2012
26:41et 2015
26:42en Espagne
26:42on a regardé
26:43des études montrent
26:45que ça a augmenté
26:45de 15% la mortalité
26:47des sans-papiers
26:48vous l'assumez
26:48ce chiffre-là
26:49vous dites
26:49ça leur fera peur
26:50ils ne viendront plus
26:50en France
26:51c'est ça ?
26:52je dis
26:52il ne faut supprimer l'AME
26:54et il ne faut
26:55qu'ils ne viennent plus
26:56en France
26:56si ils ont effectivement
26:58s'ils sont
26:59moins
27:00assistés
27:02et dorlotés
27:03ils ne viendront plus
27:04c'est exactement
27:05ce que je veux
27:05on va parler de l'Ukraine
27:06dans un instant
27:07il se passe des choses
27:08aujourd'hui à Paris
27:08simplement précision
27:10sur ce qu'on a dit
27:10tout à l'heure
27:10sur l'élection présidentielle
27:12pour reclamer une présidentielle
27:13anticipée
27:13vous seriez candidat
27:15évidemment
27:15nous verrons
27:16je ne vais pas vous annoncer
27:17ici ma candidature
27:18est-ce que ça pourrait être ?
27:19il y aura un candidat
27:20de reconquête
27:21elle ou vous ?
27:22vous ou elle ?
27:23écoutez
27:23j'adore cette question
27:25parce que
27:26ça prouve
27:27qu'en quelques mois
27:28alors qu'elle était
27:29la seule députée reconquête
27:31elle a prouvé
27:32par son travail
27:33son énergie
27:34son talent
27:35que maintenant
27:36on pouvait
27:38lui demander
27:39d'être candidate
27:39à la présidentielle
27:40j'en suis heureux
27:41mais ça c'est une décision
27:42que vous allez avoir
27:43entre vous
27:43non non mais
27:43ça prouve
27:44écoutez moi
27:45ça prouve
27:46à quel point
27:46les gens doivent voter
27:48pour des députés
27:49reconquêtes
27:49parce que ce sont des gens
27:51travailleurs
27:51et talentueux
27:52avec une députée
27:54regardez
27:54tout ce que ça fait
27:55mais qui va trancher
27:56sur les militants
27:57c'est vous
27:57dans le secret du foyer
28:00nous verrons
28:01nous verrons
28:01vous inquiétez pas
28:02il n'y a pas de primaire
28:03à l'intérieur
28:04de reconquête
28:04non il n'y a pas de primaire
28:05non
28:05bon
28:05lors de votre discours
28:07de rentrée il y a quelques jours
28:08Eric Zemmour
28:08vous avez évoqué le traitement
28:09médiatique
28:10de la guerre en Ukraine
28:12vous avez dénoncé
28:13je cite
28:13l'excessive importance
28:14accordée à la guerre en Ukraine
28:15par la machine
28:16médiatique
28:17ça veut dire quoi ?
28:18ça veut dire que
28:19pendant l'élection présidentielle
28:21à partir du 24 février
28:24les médias ne parlaient plus
28:26que de la guerre en Ukraine
28:28et ils ont occulté
28:29la campagne présidentielle
28:31ou plutôt
28:32ils ont
28:33phagocyté la campagne présidentielle
28:36pour qu'on ne parle plus
28:37que de la guerre en Ukraine
28:38et qu'on définit
28:39les positions des différents candidats
28:40en fonction de cette guerre
28:42et non plus
28:42des sujets qui me paraissaient
28:44plus importants
28:45et que j'avais moi porté
28:46pendant des mois
28:47c'est-à-dire
28:47l'invasion migratoire
28:49et le grand remplacement
28:49ils en ont trop parlé
28:50c'est pas un biais
28:51dans la façon dont ils en ont parlé
28:52c'est pas ça que vous dénoncez
28:53non non c'était ma question
28:54oui c'était votre question
28:54en 2013
28:56il y a très longtemps
28:56je sais il y a plus de 10 ans
28:57vous aviez dit que
28:58Vladimir Poutine
28:59était votre homme de l'année
29:00pour avoir assuré
29:02pour avoir assuré
29:03le sauvetage d'un dictateur
29:04le dictateur surien
29:05Bachar el-Assad
29:06vous l'aviez
29:07vous faites une...
29:09non non
29:09c'est pour ça que vous l'aviez
29:10vous lui avez décherné
29:11le titre d'homme de l'année
29:12vous l'aviez comparé
29:14vous aviez comparé Poutine
29:15à Chirac
29:15tentant d'empêcher
29:16la guerre en Irak
29:17en 2018
29:18vous disiez
29:18rêver d'un Poutine français
29:212018
29:22on est après l'annexion
29:23de la Crimée
29:24par Vladimir Poutine
29:254 ans avant
29:25vous rêvez toujours
29:27aujourd'hui
29:28d'un Poutine français ?
29:29écoutez
29:29moi vous me rajeunissez
29:31parce que
29:31vous voyez
29:32c'était hier
29:33vous voyez c'était ça
29:34la campagne de 2022
29:35à partir du 24 février
29:36on ne pouvait plus parler
29:38des menaces
29:39vraiment existentielles
29:40de ce pays
29:40on devait se positionner
29:42par rapport à Poutine
29:42et par rapport à l'Ukraine
29:44moi je me positionne
29:45par rapport à la France
29:45et du danger existentiel
29:47qui n'est pas la Russie
29:49mais qui est l'invasion migratoire
29:50venue du sud
29:51la Russie n'est pas un danger
29:53vous n'écoutez pas
29:55ou vous écoutez la moitié
29:56ce n'est pas le danger existentiel
29:59pour la France
30:00ça peut être un adversaire
30:01ça peut être un danger
30:03mais que je sache
30:04ce ne sont pas
30:05les soldats russes
30:06qui ont tué
30:07Lola
30:08Thomas
30:09Elias
30:10ou Philippine
30:11voilà
30:12ça ce ne sont pas
30:13des soldats russes
30:14qui tuent
30:15nos jeunes français
30:16donc il faut voir
30:17quel est le danger existentiel
30:19qui menace la France
30:20c'est le grand remplacement
30:21et pas la Russie
30:24maintenant
30:24on peut parler de la Russie
30:26on peut parler de l'Ukraine
30:26allez-y
30:27parlons de l'Ukraine
30:28si vous voulez
30:28il y a une réunion aujourd'hui
30:29à Paris
30:29qui a décidé
30:30le principe
30:31d'une force de paix
30:33une force qui serait composée
30:34d'une grosse vingtaine de pays
30:3526 pour être précis
30:37qui serait prêt
30:38à interdire
30:39sur terre
30:39dans les mers
30:40dans la mer
30:41une fois
30:42un cessez-le-feu
30:43signé
30:44plusieurs pays
30:44dont la France
30:45ont déjà dit
30:45qu'ils étaient prêts
30:46à envoyer des hommes
30:47sur place
30:47dans cette force de paix
30:49vous président
30:50est-ce que vous enverriez
30:51des soldats français
30:52en Ukraine ?
30:55Je pense qu'il ne faut pas
30:56régler cette guerre
30:59comme ça
31:00il faut absolument
31:01arrêter d'abord
31:03cette guerre
31:04elle a déjà tué
31:05beaucoup trop
31:06alors que je pense
31:10que nous aurions
31:11pu l'éviter
31:12et nous savons
31:14aujourd'hui
31:15que l'Ukraine
31:16ne peut pas
31:18gagner cette guerre
31:18et qu'il faut
31:20donc absolument
31:21arrêter
31:22une guerre
31:22et faire une paix
31:23qui soit
31:24acceptable
31:25par tout le monde
31:26Pourquoi vous dites
31:26qu'elle ne peut pas
31:26gagner la guerre ?
31:27Parce que tous les généraux
31:28français le disent
31:29il suffit de lire
31:30les journaux
31:30vous savez
31:31tous les généraux
31:32si on l'aide
31:32militairement davantage
31:33même si on l'aide
31:34militairement davantage
31:35c'est pas un discours
31:35défaitiste ça ?
31:36Non c'est pas défaitiste
31:37vous savez c'est pas la France
31:37Il y a beaucoup de français
31:38qui pendant la seconde guerre mondiale
31:41se disaient
31:41la guerre est perdue
31:43La guerre a été perdue en 40
31:44et on l'a gagnée en 44
31:45avec les américains
31:47mais les américains
31:48ont envoyé des millions
31:49de boys
31:49je vous le rappelle
31:50et les russes
31:50il y a eu 20 millions
31:51de morts face aux allemands
31:52Donc la guerre est perdue
31:53pour les ukrainiens
31:54qu'est-ce qu'ils doivent faire ?
31:55C'est très simple
31:56ils doivent négocier
31:57avec la Russie
31:58c'est exactement
31:59ce que leur dit Trump
32:00je vous rappelle
32:00et c'est exactement
32:01ce que disent
32:02les généraux français
32:03donc il faut négocier
32:05avec la Russie
32:06en vérité
32:08toute cette histoire
32:08vient du fait
32:09que les occidentaux
32:11ont voulu
32:12que l'Ukraine
32:13rentre dans l'OTAN
32:15ce qui était inadmissible
32:17pour la Russie
32:18en fonction de son histoire
32:19etc
32:19si vous voulez
32:21c'est un vrai problème
32:22l'Ukraine
32:23je les comprends très bien
32:24c'est un peuple européen
32:26surtout à l'ouest
32:27de l'Ukraine
32:28c'est un peuple
32:29qui a vécu
32:29au rythme de l'Europe
32:30depuis le Moyen-Âge
32:31et donc qui se sent
32:32appartenir
32:34à la civilisation européenne
32:35et de l'autre côté
32:36il y a
32:37une partie Est
32:39qui est
32:40très russophile
32:41très russophone
32:41c'est le fameux
32:42Donbass
32:43etc
32:43c'est très difficile
32:44pour l'Ukraine
32:45d'affirmer
32:47son existence nationale
32:48avec
32:49cette ambivalence
32:50donc il faut essayer
32:51de trouver une solution
32:51moi j'avais toujours dit
32:52et je me souviens
32:53que peu de temps
32:54avant sa mort
32:54le grand
32:54Henri Vissinger
32:55l'avait dit
32:56c'est qu'il faudrait
32:57que l'Ukraine
32:58fût un pont
32:59entre le monde occidental
33:01et la Russie
33:02on n'avait toujours pas répondu
33:03à ma question
33:03sur est-ce qu'on envoie
33:04des soldats sur place
33:05en Ukraine
33:06si la paix est signée
33:07si vous voulez
33:08s'il y a une acceptation
33:09par les deux belligérants
33:11c'est-à-dire l'Ukraine
33:12et la Russie
33:13qu'il y ait des soldats français
33:14dans une force
33:15il n'y a aucun problème
33:16moi ce que je ne veux pas
33:17c'est qu'il y ait
33:18que la force française
33:20soit une force de guerre
33:22comprenez
33:22une force d'interposition
33:24et de paix
33:24Eric Zemmour
33:25a venti à Marseille
33:26un homme tunisien
33:27en situation régulière
33:28a blessé six personnes
33:29au couteau
33:29il avait été condamné
33:30au mois de mai dernier
33:31à une peine de prison
33:32de quatre ans de prison
33:33dont infirme
33:34pour avoir poignardé
33:35son neveu
33:36il avait fait appel
33:37de cette décision de justice
33:39il était donc libre
33:39y a-t-il eu pour vous
33:40une faille
33:41une défaillance
33:42une négligence
33:43ou rien du tout
33:44j'ai un peu une idée
33:44de la réponse
33:45mais en tout cas
33:45j'écarte le rien du tout
33:46vous connaissant
33:47vous savez
33:48c'est même plus
33:50complet que votre question
33:51d'abord
33:52je voudrais dire
33:53que je suis très triste
33:54quand je vais
33:55à Marseille régulièrement
33:57et que je vois
33:57ce qu'est devenue
33:58cette ville
33:58qui n'a plus rien à voir
34:00avec non seulement
34:01la ville de Pagnol
34:02mais même la ville
34:03que j'ai connue
34:03dans les années 80
34:04qui maintenant appartient
34:06à l'ère
34:07maghrébine
34:09arabo-musulmane
34:09ce n'est plus vraiment
34:10une ville française
34:11il n'y a plus de sociabilité française
34:12il y a des îlots
34:13de sociabilité française
34:15et le reste
34:16c'est une espèce
34:17de grande ville
34:18arabo-musulmane
34:19qui n'est plus vraiment française
34:21ça c'est une première chose
34:22c'est une ville en plus
34:23qui est une narcosité
34:26ce n'est pas moi qui le dis
34:27d'ailleurs
34:27ce sont les juges
34:29maintenant
34:30vous me parlez
34:31de cet homme
34:32Abdelkader
34:33j'allais vous dire
34:35un de plus
34:36un de plus
34:37qui tue
34:38au nom de
34:39Al-Akbar
34:40on a l'habitude
34:41maintenant
34:42depuis des années
34:42caractère terroriste
34:43non retenu
34:44pour l'instant
34:44au vu du profil
34:45psychiatrique
34:46vous savez
34:46je vais vous dire
34:47vous avez raison
34:48je ne parle pas
34:49de terrorisme
34:49je parle de djihadisme
34:51je pense que ces gens
34:53font le djihad
34:53qui est une des
34:54injonctions majeures
34:56du Coran
34:57c'est à dire
34:58qu'ils tuent des infidèles
34:59c'est tout notre problème
35:00je ne dis pas bien sûr
35:01que tous les musulmans
35:02écoutent ce commandement
35:03mais je dis que
35:05c'est un commandement
35:06coranique
35:07qui s'impose aux gens
35:08et que certains
35:09dans un moment
35:11de folie
35:11ou dans un moment
35:12ou dans une volonté
35:14de revanche
35:16historique
35:16vont tuer
35:18des français
35:19et des infidèles
35:20pour eux
35:21c'est à dire
35:22je vous l'ai dit
35:22c'est à dire
35:23la petite Lola
35:24Thomas
35:25Elias
35:25Philippine
35:26et tant d'autres
35:26c'est ça
35:28le fond de l'affaire
35:28parce qu'on nous dit
35:29à chaque fois
35:30soit c'est du terrorisme
35:32soit c'est de la psychiatrie
35:33non
35:34non
35:35c'est ni l'un ni l'autre
35:36c'est du
35:37le djihad
35:38c'est à dire
35:39la guerre sainte
35:40contre les infidèles
35:42voulue
35:43par le Coran
35:44quand François Bayrou
35:45dit il n'avait pas
35:45sa place en France
35:46peut-être sur la même ligne
35:48que lui ou pas
35:48oui
35:49évidemment
35:50mais qu'est-ce qu'il a fait
35:51pour renvoyer
35:51vous savez
35:52Trump depuis six mois
35:55sur quelle base légale
35:57vous le renvoyez
35:57je vous dis
35:57Trump depuis six mois
35:59a tellement renvoyé de gens
36:02et fait baisser l'immigration
36:03qu'il y a
36:04un million et demi
36:05d'immigrés en moins
36:06par rapport
36:08à son arrivée
36:10au pouvoir
36:10voilà
36:11c'est ça
36:12l'exemple qu'il faut donner
36:13il n'y a pas besoin
36:13de base légale
36:14c'est ça ce que vous dites
36:15non mais il y a une base légale
36:16il y a une base légale
36:16la loi on l'a fait
36:18on la vote
36:18ce que je veux dire
36:19c'est à dire vous renvoyez
36:20quelqu'un qui est en situation
36:21régulière
36:22non
36:22ce que je veux dire
36:23dans ce cas précis
36:23si
36:24non
36:24il était en situation régulière
36:25oui mais avec moi
36:26il n'aurait plus été
36:26en situation régulière
36:28parce qu'il aurait commis
36:28le crime dont vous avez parlé
36:30donc à partir du moment
36:31vous avez fait appel
36:31à partir du moment
36:32j'attendais l'appel
36:34il ne serait pas sorti de prison
36:35parce que moi je suis
36:37il n'était pas rentré en prison
36:38il aurait dû rentrer en prison
36:39c'est à dire qu'il ne faut plus
36:41que l'appel
36:41c'est important
36:42soit suspensif
36:42il ne faut plus que l'appel
36:43soit suspensif
36:44c'est ce que vous demandez
36:45attendez
36:45l'appel est suspensif
36:47mais il faut dans ce cas là
36:49faire une accélération
36:51fondamentale
36:52des procédures
36:54il a été jugé il y a 4 mois
36:55au mois de mai
36:57attendez
36:57alors moi il ne faut pas sortir
36:59il faut qu'il soit
37:00dans des centres
37:00non mais excusez moi
37:02attendez
37:02j'essaie de comprendre
37:04il est condamné en mai dernier
37:06à 30 prisons
37:07dans un ferme
37:07vous faites quoi
37:08je vous dis
37:09à partir du moment
37:09où il fait appel
37:10je vous dis
37:10je vous dis
37:11ces gens là
37:12doivent être expulsés
37:14à partir du moment
37:14où ils sont condamnés
37:15sans attendre l'appel
37:17ils sont
37:17il y a un appel
37:19mais nous devons trouver
37:20des procédures
37:21pour qu'ils restent
37:22sous surveillance
37:23et qu'ils ne sortent pas
37:24ce sont des dangers
37:25ceux qui ont tué
37:27et qui sont étrangers
37:28ceux qui sont étrangers
37:30et qui sont des assassins
37:32ou des criminels
37:33il faut les renvoyer
37:34chez eux
37:35d'accord
37:35c'est ça la remigration
37:36donc à la sortie de son procès
37:37où il est donc condamné
37:38vous le renvoyez en Tunisie
37:40je le renvoie en Tunisie
37:42après avoir été condamné
37:43en appel
37:44ah ben non
37:44c'est pas la même chose
37:45de toute façon
37:45je vais vous dire quelque chose
37:46si l'appel
37:48dans ces cas là
37:49je vais vous dire
37:50je ne suis pas sûr
37:51que ça serve à grand chose
37:52mais il y aura appel
37:53on doit respecter
37:54les procédures
37:54ce que je veux vous dire
37:56c'est que
37:56ces gens là
37:57doivent partir
37:58ou doivent être en prison
37:59il faut construire
38:00100 000 places de prison
38:02très vite
38:02parce qu'aujourd'hui
38:04vous savez
38:04il y a deux chiffres très simples
38:05il y a
38:06on nous dit toujours
38:07on n'a jamais aussi emprisonné
38:08c'est vrai
38:09les prisons sont surpeuplées
38:10c'est vrai
38:11on a entre 75 et 80 000 prisonniers
38:14on en avait
38:15il y a 25 ans
38:1660 000
38:17sauf que
38:18on peut dire ça a augmenté
38:20et que c'est à cause de ça
38:20qu'il y a une surpopulation carcérale
38:22sauf que
38:22entre temps
38:23les crimes
38:25et les violences
38:27volontaires
38:28ont augmenté
38:29tenez-vous bien
38:30de 392%
38:32ils sont passés
38:33de 100 000
38:34à 400 000
38:35donc
38:36vous voyez bien
38:37qu'il y a une disproportion
38:38donc il faut
38:39d'une part
38:40construire très vite
38:41100 000 places de prison
38:42c'est possible
38:43si on ne respecte pas
38:44les normes excessives
38:47que nous subissons aujourd'hui
38:48et
38:48les renvoyer
38:50chez eux
38:51Eric Zemmour
38:52vous venez d'être condamné
38:53définitivement
38:54pour injure publique
38:56à caractère raciste
38:57contre l'ex-coniqueuse
38:58de Canal Plus
38:59Absatoussi
38:59c'était sur un plateau télé
39:00en 2018
39:01vous aviez dit
39:03que son prénom
39:03était je cite
39:04une insulte à la France
39:05la cour de cassation
39:06vient de rejeter
39:07votre pourvoi
39:08vous avez été condamné
39:09en première instance
39:09puis en appel
39:10c'est donc fini
39:10vous êtes définitivement
39:11condamné
39:12est-ce que vous souhaitez
39:13profiter de votre présence
39:14ce soir sur ce plateau
39:15pour lui présenter
39:16vos excuses
39:17vous rêvez
39:18pourquoi
39:19parce que
39:21simplement je précise
39:23qu'elle a vécu
39:24après cet épisode
39:25un harcèlement
39:26des menaces de viol
39:28de lapidation
39:29qui ont duré
39:29pendant des mois
39:30et des mois
39:30vous savez
39:31ce n'est pas moi
39:32qui ai décidé
39:33de me provoquer
39:36le jour de l'émission
39:37en me parlant
39:38de son prénom
39:38c'est elle
39:39je vous avais dit à l'époque
39:41ce n'est pas moi
39:42qui ai décidé
39:42votre prénom est une insulte
39:43à la France
39:44je vous avais dit simplement
39:44la France n'est pas une terre vierge
39:46c'est une terre avec histoire
39:47avec un passé
39:48votre prénom n'est pas dans l'histoire
39:49vous êtes dans les tréfonds
39:50de la France
39:50non j'ai jamais dit tréfonds
39:52mais j'ai dit tout le reste
39:53j'ai dit qu'absolument
39:54la France n'est pas une terre vierge
39:56et je maintiens
39:57que les gens qui sont français
40:01devraient donner des prénoms français
40:02c'est une vieille querelle
40:03pendant la présidentielle
40:04c'est une loi
40:04qui a existé
40:05de 1800
40:06à 1993
40:08je vous le rappelle
40:09entre parenthèses
40:10donc
40:11je répète
40:12c'est pas moi
40:13qui ai posé
40:14cette question
40:14c'est elle
40:15c'est pas moi
40:16qui ai parlé
40:17de
40:18honte pour la France
40:20c'est elle
40:20qui m'a dit
40:21que ma position
40:21est une honte pour la France
40:22donc j'ai répliqué
40:23troisièmement
40:24ce n'est pas moi
40:25parce que le producteur
40:26de l'émission
40:26avait coupé ce passage
40:27ce n'est pas moi
40:29qui l'ai fait diffuser
40:29sur les réseaux sociaux
40:30c'est elle
40:31vous voyez
40:32il n'y aura pas d'autre réaction
40:34qui sème le vent
40:35récolte la tempête
40:36je voudrais vous entendre
40:37sur un autre sujet
40:38il nous reste assez peu de temps
40:39Eric Zemmour
40:39c'est un message
40:40qui a été publié
40:41hier je crois
40:42pardon
40:42hier ou avant-hier
40:43sur les réseaux sociaux
40:44qui est signé
40:45de l'antenne de votre parti
40:46l'antenne de Reconquête
40:47en Haute-Garonne
40:48qui évoque le fait
40:50que les deux derniers recteurs
40:52de l'Académie de Toulouse
40:53sont je cite
40:53d'origine maghrébine
40:55et qui poursuit
40:55Toulouse mérite mieux
40:56attendez
40:57simplement tout le monde
40:58ne connait pas le
40:58je vais vraiment vous laisser
41:00le temps de répondre
41:00c'est promis
41:01Toulouse mérite mieux
41:02on commence quand
41:03la Reconquête du pays
41:03pour inverser la tendance
41:04islamo-gauchiste
41:05je précise que le message
41:07a ensuite été retiré
41:08Elisabeth Borne
41:09la ministre de l'éducation
41:10dénonce une honte absolue
41:11simplement pour nommer les choses
41:14ça s'appelle comment ça
41:14c'est du racisme ?
41:16écoutez ce message
41:17a été retiré
41:18vous l'avez dit
41:19ça s'appelle comment ?
41:20écoutez je vais vous répondre
41:21vous me demandez
41:21je vais vous répondre
41:22ce message a été retiré
41:24le candidat s'est excusé
41:26auprès des deux personnes
41:28qui étaient visées
41:28manifestement cette personne
41:31ne devait pas avoir
41:32la clé de sa page Facebook
41:34bref pour moi
41:35c'est une affaire dérisoire
41:37réglée
41:38c'est raciste ou pas ?
41:39je pense que
41:40les deux personnes
41:41qui ont relayé cela
41:42c'est le maire de Toulouse
41:44Jean-Luc Moudinck
41:45et la ministre Madame Borne
41:47je pensais qu'un maire
41:48de la quatrième ville de France
41:50avait d'autres chats à fouetter
41:51manifestement
41:52je vois que les élections
41:53sont proches
41:53et que les clins d'oeil
41:55à la communauté musulmane
41:56très importante à Toulouse
41:58ne sont pas à négliger
41:59par ce maire
42:00soi-disant de droite
42:01qui est en fait
42:02qui a très peur
42:04de sauter
42:05à la prochaine élection
42:06vous n'arrivez pas à dire
42:07que c'est du racisme ?
42:07non écoutez
42:08moi je vous ai répondu
42:10je ne vous dirai pas
42:11d'autres choses
42:11mais c'est ma réponse
42:12vous avez votre question
42:13j'ai ma réponse
42:14je suis venu avec ma question
42:16et vous avec vos réponses
42:16et donc je voudrais dire
42:19je voudrais dire
42:19que monsieur Moudinck
42:21était très connu
42:24pour avoir déclaré
42:25qu'il favoriserait
42:27la création
42:27d'innombrables mosquées
42:29dans sa ville
42:29et qu'il était très proche
42:31de Mohamed Tataï
42:32qui est un imam
42:33qui a été viré
42:34pour propos antisémique
42:34Louis Alliot
42:35qui est du Rassemblement National
42:36vous avez répondu
42:37il y a d'autres personnes
42:37qui ont vu ce message
42:38et qui est lunaire
42:39c'est débile
42:40je rappelle à Eric Zemmour
42:42que beaucoup de soldats
42:42aux patronymies identiques
42:43sont morts pour la France
42:44si maintenant Louis Alliot
42:46peut donner des fonds
42:47au racisme
42:47il devrait mettre
42:48sa petite main jaune
42:50c'est-à-dire
42:51elle souhaite ce racisme
42:52oui
42:52merci beaucoup
42:54merci à vous
42:54Eric Zemmour
42:55c'était un peu tendu
42:56non non pas du tout
42:57on répond
42:58j'essaye de répondre sur le fond
42:59merci à vous
43:00bonne soirée
43:01Eric Zemmour
Commentaires