00:00Les bijoux, le Louvre, pour vous tout ça est lié.
00:03Bien sûr.
00:04Est-ce que vous vous félicitez comme le ministre de l'Intérieur ?
00:07Il a adressé ses plus vives félicitations aux enquêteurs qui ont travaillé sans relâche.
00:11Vous vous félicitez de l'arrestation de deux des quatre casseurs.
00:15Évidemment, je m'en félicite et je remercie et je félicite les enquêteurs.
00:20Ce qui prouve que quand la police peut travailler dans des bonnes conditions,
00:24elle travaille avec efficacité.
00:26Maintenant, il faut regarder au-delà de la discussion qu'on a déjà eue.
00:30Je ne vais pas reprendre la discussion sur les responsabilités,
00:33la démission que j'avais demandé de la directrice ou de la présidente,
00:37peu importe, et de la ministre, du Louvre.
00:40Là, maintenant, on est à ceux qui sont arrêtés, aux voleurs.
00:45Et vous avez vu qu'il y en avait un qui était algérien et qui fuyait vers l'Algérie,
00:49qui a été arrêté.
00:49Je ne sais pas s'il était algérien, il était peut-être tout à fait nationalité française.
00:51En tout cas, il tentait de fuir vers l'Algérie.
00:53La destination, c'était l'Algérie. Et l'autre, la destination, c'était le Mali.
00:57Vous avez raison de préciser, d'ailleurs, parce qu'il était peut-être de nationalité française.
01:00Mais vous savez que dans les pays du Maghreb, ils sont tous de double nationalité
01:03parce que la loi interdit de perdre sa nationalité, même quand on est de parents et de grands-parents.
01:08Vous avez raison, il était peut-être français et algérien, ou français et malien.
01:12À ce stade, on a plusieurs informations.
01:14On sait qu'ils sont tous les deux connus des services de police,
01:17qu'ils ont une trentaine d'années, qu'ils sont originaires de Seine-Saint-Denis.
01:20Vous savez, on m'a beaucoup moqué.
01:23Quand vous dites voilà, ça veut dire quoi ?
01:24Parce que je précise pour ceux qui nous écoutent à la radio,
01:27que vous avez fait un voilà en levant les épaules.
01:30Parce que ce n'est pas étonnant.
01:31Comme si c'était bon, ben voilà, c'est une évidence.
01:33C'est ça que vous dites ?
01:34Oui, absolument, je le pense.
01:35Et je vais vous dire pourquoi.
01:38Si vous voulez, on m'a beaucoup moqué pendant la présidentielle.
01:41Et même à ce micro, je me souviens de vos réactions choquées.
01:45quand j'ai parlé de djihad du quotidien, vous vous souvenez ?
01:48Qu'est-ce que je voulais dire par là ?
01:50Je voulais dire par là qu'un fait divers, c'est un fait divers.
01:54Mille faits divers ne sont plus des faits divers.
01:56Il faut les analyser de façon globale.
01:58Et moi, mon analyse, on peut en avoir d'autres,
02:01mais mon analyse, c'est que tout ça est un continuum de violence,
02:04comme disent les féministes,
02:05avec les vols, les viols, les pillages.
02:11Moi, j'appelle ça un pillage, je n'appelle pas ça un viol.
02:13Avec évidemment les meurtres, avec le trafic de drogue.
02:18Tout ça étant fait par, pour la plupart du temps, la même population.
02:23Je pense qu'il faut analyser tout cela à l'aune de ce qu'ils sont.
02:28C'est-à-dire que c'est, pour moi, une revanche historique,
02:31un djihad du quotidien, une guerre que ces gens-là nous mènent,
02:34que ces gens-là mènent à la civilisation, à la France,
02:39par haine des infidèles, comme ils disent,
02:42et ça nous ramène à mon livre,
02:43et aussi par revanche de la colonisation.
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