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  • il y a 9 mois
L'inflation a nettement ralenti et le pouvoir d'achat augmente. Pourtant la consommation des ménages se maintient à un niveau beaucoup plus faible qu'avant la crise sanitaire. Comment expliquer ce paradoxe ? L'analyse de Xavier Timbeau, économiste et directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques. Crise du pouvoir d'achat, préoccupation environnementale : les Français plébiscitent la seconde main et le marché du réemploi. Ca tombe bien, La Venelle, une rue commerçante nouvelle génération vient d'ouvrir en ile de France. Enfin certains grands patrons s'engagent en faveur d'une consommation plus durable. Enrique Martinez, le directeur général de Fnac Darty, nous explique comment il aide au quotidien consommateurs et fabricants à être plus vertueux. Année de Production :

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00:00Générique
00:28Générique
00:28Bonjour, nouveau numéro de Pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'écho responsable sur Public Sénat.
00:34Aujourd'hui, on se demande pourquoi est-ce que les Français peinent à retrouver, c'est vrai, le chemin des magasins.
00:39Alors que l'inflation a nettement ralenti et que le pouvoir d'achat augmente,
00:42la consommation des ménages se maintient à un niveau qui est beaucoup plus bas, beaucoup plus faible qu'avant la crise sanitaire.
00:48La faute à l'incertitude politique, mais pas seulement, vous verrez.
00:52Et puis, crise du pouvoir d'achat, préoccupation environnementale,
00:55les Français plébiscitent la seconde main et le marché du réemploi.
01:00Et ça tombe bien, puisque une rue commerçante nouvelle génération vient d'ouvrir en Ile-de-France visite guidée dans cette émission.
01:08Enfin, certains grands patrons s'engagent justement en faveur d'une consommation plus raisonnée, plus durable.
01:13Enrique Martinez, le directeur général de FNAC d'artistes, sera notre invité.
01:17Il nous dira comment ce qu'il aide au quotidien consommateur et fabricant à être plus vertueux.
01:25Le pouvoir d'achat qui reste, sondage après sondage, la principale préoccupation économique des Français.
01:31Bonjour Xavier Thimbaud.
01:32Bonjour David Jaco.
01:33Economist, c'est le directeur principal de l'OFCE.
01:35On a 7 ménages sur 10 qui déclarent limiter leur consommation et plus d'un tiers le fait.
01:40Pour boucler son budget, il nous a dit, il y a quelques mois, l'INSEE.
01:44Les fins de mois deviennent de plus en plus compliquées pour les Français.
01:48C'est ça la réalité aujourd'hui ?
01:49C'est en tout cas la réalité telle que les ménages la racontent et la perçoivent.
01:55Il y a quelque chose de tout à fait objectif dedans.
02:00La raison qu'on peut identifier, c'est qu'on sort d'une période très particulière avec des niveaux d'inflation très élevés.
02:08Et des niveaux d'inflation très élevés, ça veut dire que vous voyez les prix de ce que vous achetez augmenter.
02:14Alors beaucoup, parce qu'il y a eu une année où le taux d'inflation a dépassé 10%.
02:19Au total, on a presque 20% d'augmentation des prix des biens à la consommation.
02:23C'est un petit peu derrière nous ça maintenant.
02:25Alors c'est derrière nous, mais cette augmentation, elle a eu lieu.
02:29Et pendant cette période, les ménages ont vu les prix augmenter, mais pas leurs revenus.
02:34Et donc encore aujourd'hui, les revenus sont en train de rattraper cette inflation, ces prix.
02:40Mais ce qui fait que l'habitude prise de faire attention aux prix,
02:44qui était une absolue nécessité quand les prix avaient augmenté de 20% et que les revenus n'avaient pas bougé,
02:49qui est un peu moins nécessaire aujourd'hui.
02:51mais malgré tout, on n'est pas sorti encore de ce moment où votre pouvoir d'achat en termes réels a effectivement diminué.
02:59Ça fait que oui, les ménages sont sensibles, attentifs et préoccupés par la question de leur pouvoir d'achat.
03:07Donc ils ont raison de broyer du noir en matière de pouvoir d'achat.
03:11Et donc ils ont raison de broyer du noir en matière de pouvoir d'achat.
03:13Si on se projette dans le futur, le rattrapage des revenus va se faire.
03:18On va plutôt entrer aujourd'hui dans une phase où les prix vont...
03:23On est à 1,2% d'inflation en France.
03:27Voilà, ce qui est une des inflations les plus bases d'Europe.
03:30Exactement. Et en projection, on peut anticiper que ça va plutôt continuer à des rythmes plutôt faibles.
03:38Donc on va plutôt rentrer dans une phase, au contraire, qui sera plus bénéfique,
03:41dans laquelle il y a plutôt une stabilité des prix, voire certains prix qui redescendent.
03:46Et donc du pouvoir d'achat qui...
03:48D'abord, il y a les prix de l'énergie qui sont revenus à leur valeur d'avant la crise.
03:53Ce qui n'est pas le cas de tous les produits, en particulier les produits alimentaires.
03:56Mais l'énergie est un des éléments qui est ensuite incorporé dans beaucoup de produits,
04:00par exemple dans les produits alimentaires.
04:02Et donc cette stabilisation, ce retour à la normale des prix de l'énergie,
04:06ça va se traduire par des prix de l'alimentation
04:08qui ne vont pas revenir à leur valeur d'avant la période d'inflation,
04:11mais qui vont quand même baisser par rapport à un niveau le plus élevé.
04:15Et puis il y a un jeu de concurrence qui va jouer.
04:17C'est-à-dire qu'au moment où il y a de l'inflation,
04:18les distributeurs ont tendance à se suivre les uns et les autres
04:22dans l'augmentation des prix.
04:24Ils perdent en marge et donc pour reconstituer leur marge,
04:28ils ne sont pas agressifs sur les prix,
04:30ils ne déclenchent pas des guerres des prix.
04:31Mais au bout d'un moment, cette logique,
04:32elle va laisser place à la concurrence, à des guerres des prix.
04:35Et là, on aura à nouveau des gains de pouvoir d'achat par la concurrence.
04:38Des Français qui consomment moins et donc qui épargnent plus,
04:42c'est évidemment le corollaire.
04:4319% des revenus, le taux d'épargne du jamais vu depuis justement le début des années 80.
04:48Et donc, c'est ça qui entraîne des changements encore une fois
04:51dans la façon de consommer parce qu'on a peur de hausses d'impôts à venir.
04:58On a peur du retour du chômage, le chômage qui est un petit peu augmenté.
05:01On a peur de l'ampleur des efforts budgétaires, des coûts budgétaires possibles.
05:06Tout ça, ça pèse sur les comportements de consommation
05:09et ça incline, ça pousse à thésauriser, à donc épargner.
05:12Oui, alors, il faut faire attention à une chose.
05:15C'est un petit peu trop simple parce que ceux qui perçoivent que les prix sont élevés,
05:20qui craignent pour leur pouvoir d'achat, ne sont pas ceux qui épargnent.
05:24Ceux qui, en fait, subissent les hausses de prix,
05:27ils consomment moins mais ils payent plus cher.
05:30Et donc, en fait, leur pouvoir d'achat diminue
05:32et leurs fins de mois sont plus difficiles à boucler.
05:33Ceux qui épargnent, ce sont ceux qui ont des revenus plus élevés.
05:36C'est ceux qui ont des revenus plus élevés.
05:37Alors, c'est aussi ceux...
05:38Ils devraient être plus sereins, donc ils devraient consommer plus puisqu'ils ont...
05:41Alors, ils sont plus sereins en même temps.
05:43Peut-être qu'ils sont inquiets par la situation budgétaire,
05:46par les impôts, les impôts à venir.
05:48Ce qu'on voit aussi, c'est que les gens achètent beaucoup moins de voitures.
05:52Alors, évidemment, tout le monde n'achète pas une voiture neuve.
05:54Et donc, c'est évidemment les ménages les plus aisés, les plus âgés
05:57qui achètent des voitures neuves.
05:59Mais le marché automobile n'a pas du tout récupéré...
06:02Non.
06:02Loin de là.
06:04C'est des niveaux de vente très loin de là.
06:06Ça, ça se traduit par des ménages qui épargnent,
06:09qui gardent la voiture plus longtemps,
06:11qui achètent des voitures d'occasion.
06:13L'âge moyen d'une voiture a beaucoup augmenté.
06:16Le nombre de kilomètres moyens réalisés par une voiture a beaucoup augmenté.
06:20Il y a une limite physique.
06:21Ça ne pourra pas aller jusqu'à un certain point.
06:23Donc, il y a un moment où, de toute façon,
06:25ce mécanisme qui fait que vous retardez l'achat d'une voiture
06:28va conduire à ce qu'il va y avoir plein de voitures
06:30qu'il va falloir remplacer d'un coup, à un moment.
06:33Les constructeurs attendent avec impatience ce moment.
06:35C'est vrai pour les voitures, mais c'est vrai aussi pour les téléphones.
06:38C'est vrai aussi pour tout l'équipement électroménager.
06:40Et ce comportement-là, il s'explique à la fois
06:44parce que vous pouvez craindre l'avenir,
06:46mais aussi parce qu'il y a des ruptures technologiques,
06:48en l'occurrence dans la voiture électrique,
06:50qui font que vous vous dites que le marché n'est pas stabilisé.
06:54J'attends un petit peu.
06:54J'attends un petit peu.
06:55Les prix sont trop élevés.
06:56Les autonomies ne sont pas convaincantes.
06:58Tout ça est vrai et tout à fait objectif.
07:01Peut-être que dans un an, dans deux ans,
07:03il y aura des propositions plus intéressantes,
07:06moins coûteuses.
07:07Il y aura plus de concurrence.
07:08Peut-être que les constructeurs vont baisser leurs prix
07:11parce qu'ils ne rencontrent pas la demande qu'ils espéraient.
07:14Et donc, les ménages attendent.
07:17Et ça, ça se traduit par de l'épargne.
07:18Un autre mécanisme qui fait que les ménages attendent,
07:20qui concerne aussi plutôt les ménages aisés,
07:23c'est la question des achats immobiliers.
07:26Donc, les taux d'intérêt ont augmenté.
07:29Ils ont rebaissé depuis.
07:29Ils sont en train de baisser.
07:30Mais la production de crédit reste à des niveaux relativement bas.
07:35Et en fait, quand il y a moins...
07:36C'est le rebondi aussi.
07:37C'est remonté aussi.
07:38Mais quand il y a moins d'achats immobiliers,
07:40il y a plus d'épargne.
07:41Parce que tous les candidats à acheter, ils attendent.
07:45Et en fait, quand ils attendent,
07:47ils ont tendance à épargner.
07:48Préparer un apport, mettre de côté ses mensualités,
07:51se préparer aux mensualités.
07:53Et donc, ça, ça fait de l'épargne.
07:54Alors, c'est un phénomène d'attentisme.
07:56Ce n'est pas forcément de la peur.
07:57Mais encore une fois, on est aussi là,
08:00dans un certain nombre des conséquences de cette période d'inflation.
08:02Sauf que la consommation, vous le savez,
08:04c'est le principal moteur de la croissance en France.
08:08Est-ce qu'on peut dire qu'il est quasiment à l'arrêt depuis 18 mois ?
08:11Et ce serait donc là aussi le corollaire d'une espèce de bulle de pessimisme
08:14dans laquelle on est en même temps pour des raisons
08:17qu'on peut largement documenter.
08:18Oui, ça participe effectivement de l'amorosité ambiante.
08:22Alors, il est quasiment à l'arrêt.
08:23Il y a quand même un tout petit peu de dynamisme malgré tout.
08:27On est en train de sortir lentement de cette période d'atomie
08:32du point de vue de la consommation.
08:34Mais c'est vrai que ce n'est pas un boom de consommation.
08:38Comme on avait observé d'ailleurs, peut-être vous vous rappelez David,
08:41on avait observé après, à la fin du Covid,
08:44un retour en consommation très fort.
08:46Le nouveau niveau de consommation avant le Covid,
08:49les dépenses des ménages, la consommation progressait,
08:52je parle sur le contrôle, autour de 1,5% par an.
08:55Aujourd'hui, il semble qu'on soit autour d'un pour cent,
08:58peut-être un petit peu moins pour la hausse de la consommation en France.
09:01C'est ça la nouvelle norme au regard de ces nouvelles habitudes de consommation
09:05et de cette épargne qui est là et qui reste sous le bas de laine ?
09:09C'est probablement à la fois une question d'épargne.
09:11Il y a peut-être aussi une question d'arriver à mieux optimiser sa consommation en valeur.
09:18C'est-à-dire, cette période d'inflation,
09:19elle a obligé les gens à regarder les prix.
09:21Quand vous commencez à regarder les prix, vous vous dites,
09:23tiens, peut-être en achetant de cette façon, en commandant ici tel bien,
09:30en allant chercher dans telle grande surface, bon marché,
09:34mes produits d'entretien que je vais acheter en grande quantité,
09:37en fait, je peux un peu réduire le prix unitaire
09:40et de cette façon-là, consommer de façon plus intelligente
09:45ou en tout cas plus attentive à mon porte-monnaie.
09:47Ce qui n'était pas forcément une habitude, vous voyez, avant,
09:49parce qu'on se considérait comme des gens plutôt aisés
09:52et qu'il n'y avait pas besoin d'aller regarder ces éléments-là.
09:55Donc, c'était une forme de confort et peut-être que ce confort s'est déplacé.
09:59Et ça, ça peut participer à réduire un petit peu
10:01le rythme de croissance de la consommation.
10:03Qu'est-ce qu'on peut faire en finissant là-dessus
10:04pour que la consommation reparte en France ?
10:06Vous allez me dire lever les incertitudes politiques,
10:09mais ce n'est pas seulement ça ?
10:11Alors, ça jouerait quand même un peu.
10:12Oui.
10:13L'incertitude politique, clairement, n'aide pas
10:15à l'activité économique, à la consommation,
10:20à l'investissement et à la projection dans le futur.
10:23Il y a d'autres signes un peu préoccupants,
10:26comme par exemple la baisse de la natalité,
10:28qui est un élément...
10:29Alors, ce n'est pas de la consommation,
10:31mais c'est un des moteurs de la consommation, malgré tout.
10:34Donc, cette baisse de la natalité,
10:36elle peut signifier que les gens ont du mal
10:39à rentrer dans le futur, à se projeter
10:41et à s'engager dans le futur.
10:44Peut-être que ça veut dire ça.
10:44Donc, voilà.
10:46Il y a peut-être aussi des choses à aller chercher
10:49du côté de l'immobilier.
10:50On est dans un moment qui est peut-être profondément en crise,
10:55en fait, par...
10:57Le logement.
10:57Le logement, l'absence de construction,
10:59l'absence de rotation.
11:00Et ça, ça induit aussi beaucoup de rétention,
11:05en fait, de la part des ménages.
11:07Donc, si on voulait s'intéresser à la question de la consommation,
11:10non pas pour aller vers une société de consommation,
11:13d'hyper-consommation,
11:14mais à s'interroger à ce qui préoccupe les gens
11:17et à ce qui pourrait être mis en place
11:21pour améliorer leur bien-être et leur satisfaction,
11:23probablement, il faudrait aller chercher de ce côté-là.
11:28Et peut-être qu'en trouvant les clés
11:30du côté du logement, du côté de la natalité,
11:33du côté de la perspective d'avenir
11:36et donc peut-être aussi l'instabilité politique,
11:39peut-être qu'on trouverait les clés...
11:40Mais en attendant, on est sur un nouveau sentier de croissance
11:42qui est plus bas qu'avant la crise inflationniste
11:45et c'est peut-être parti pour durer.
11:47Et c'est peut-être parti pour durer.
11:49Allez, merci beaucoup Xavier Thimbaud pour ces explications.
11:51Merci à vous.
11:51Merci David.
11:52Économiste et directeur principal de l'OFCE.
11:55Crise du pouvoir d'achat, préoccupation environnementale,
11:58les Français plébiscitent plus que jamais la seconde main
12:00et le marché du réemploi.
12:02Ça tombe bien, une rue commerçante nouvelle génération
12:04vient d'ouvrir à Montreuil.
12:06Manuel Lègre.
12:07Face à la fast fashion et à la surconsommation,
12:10la seconde main s'impose comme une alternative nécessaire.
12:14En 2023, elle ne représentait que 6% de la consommation des Français.
12:19Mais dans les prochaines années,
12:20ce chiffre pourrait bien exploser
12:22grâce à un marché de plus en plus structuré.
12:26Pour l'équitation, tu voulais le bouger ?
12:28Je vais le bouger plus là.
12:29D'accord ?
12:29Ça, on peut bouger ça là, ouais ?
12:30Et ça là, du coup.
12:32Ça, on prend ça du coup, on met ça là-bas.
12:35À Montreuil, 9 associations se sont réunies
12:38pour créer le temple du réemploi.
12:40Un lieu unique en France de 1 800 mètres carrés.
12:44Des acteurs se sont mis ensemble pour faire ce qu'elles ne pouvaient pas faire séparément,
12:47c'est-à-dire acheter leurs locaux et sécuriser leur modèle économique.
12:50Là, elles mettent des moyens en commun pour pouvoir communiquer ensemble
12:53et donner plus de visibilité justement à la seconde main.
12:56Objets de décoration, instruments, vélos, meubles, jouets pour enfants.
13:00Dans cette ruelle, on trouve de tout.
13:02C'est complètement vertueux puisque c'est écologique, c'est économique.
13:09Je m'habille en seconde main.
13:12La plupart des choses que j'achète, c'est en seconde main.
13:16Le réemploi doit devenir la norme.
13:18Ici, le réemploi ne s'arrête pas aux objets.
13:21C'est un véritable état d'esprit ancré jusque dans les murs.
13:24On a fait des travaux d'aménagement des boutiques en réemploi.
13:28Donc tout le placo-plâtre, l'isolant, les luminaires, les sanitaires, les chemins de câbles,
13:32en fait tout ça, c'est du réemploi.
13:34Mais pour réutiliser les objets, il faut savoir prolonger leur vie.
13:38Et ici, on vous apprend à le faire à travers des ateliers de couture,
13:41de réparation d'électroménagers ou de vélos.
13:44Là, on a changé le câble de frein arrière.
13:48Et on a réglé la béquille.
13:52Donc on apprend aussi à le faire soi-même pour des gestes quotidiens d'entretien
13:56qui permettent aussi d'allonger la vie du produit.
14:00Cette ruelle du réemploi se veut écologique, solidaire et aussi profondément humaine.
14:06On a créé une cinquantaine d'emplois ici, faits avec ce projet-là,
14:10dont 70% de personnes qui sont en insertion.
14:13Donc ça veut dire que ce sont des personnes qui sont a priori éloignées de l'emploi
14:16et qu'on accompagne dans la formation de techniques de réparation, de vente, de logistique.
14:22Et qu'on aide, en fait, dans la résolution de leurs problèmes de santé, administratif, de logement et ce genre de choses.
14:28Le réemploi n'est plus seulement une alternative.
14:32Il représente une véritable opportunité économique, sociale et écologique.
14:38À l'horizon 2030, ce modèle pourrait permettre à la France de créer 200 000 emplois
14:42tout en évitant 5 millions de tonnes de déchets.
14:50Entre hyper-consommation et déconsommation, une troisième voie est-elle possible ?
14:55Réponse avec vous, Enrique Martinez. Bonjour.
14:58Bonjour David.
14:58Merci d'être avec nous sur Public Sena.
14:59Vous êtes le directeur général de FNAC Darty.
15:01Vous êtes convaincu que oui, une alternative est possible.
15:05Vous l'avez écrit dans votre livre.
15:06Et si on consommait mieux, vous êtes favorable à une sobriété heureuse.
15:10Mais la sobriété, ce n'est pas bon pour le business et les affaires de FNAC Darty, ça non ?
15:14Vous ne tirez pas une balle dans le pied là ?
15:16Non, surtout pas.
15:17Je pense qu'il faut faire face à la demande des consommateurs,
15:21de bien s'en comporter, donc consommateurs responsables.
15:24Et pour autant, leur donner les moyens de continuer à vivre la vie pleine
15:27avec tous les conforts que la technologie nous apporte.
15:31Donc, c'est à nous, à l'industrie, de trouver la solution, la troisième voie,
15:35pour rendre compatibles.
15:37Nous faisons partie d'une industrie qui est altement polluante.
15:40On pollue 50 millions de tonnes par an de déchets électroniques.
15:46Parce que la technologie est dans notre vie.
15:49On utilise énormément d'appareils.
15:51Donc, chaque année qu'on peut garder le plus un produit,
15:57c'est autant de produits qu'on ne jette pas,
15:59autant de carbone qu'on évite d'émettre.
16:03Donc, il y a une voix.
16:05Après, c'est très simple de dire, après, il faut l'exécouter.
16:08Et tout le monde ne peut pas le faire.
16:10D'ailleurs, vous écrivez que le temps de l'abondance et de l'insouciance est derrière nous.
16:13Pourtant, quand je vois l'appétit des consommateurs face, par exemple, à la fast fashion,
16:18on peut en douter quand même de cette fin de l'abondance,
16:23puisque c'est le contraire de la fast fashion où on peut tout avoir pas cher rapidement.
16:26Ça se saurait si l'être humain serait simple, on est très complexe.
16:29On est très soucieux de futur pour nos enfants, nos petits-enfants.
16:33Et en même temps, on est très soucieux aussi de nos pouvoirs d'achat.
16:37Et parfois, on fait des achats qui ne sont pas très cohérents.
16:39Moi, je refuse de culpabiliser les consommateurs.
16:43Je pense que c'est à nous, à l'industrie, au pouvoir public, de donner un cadre
16:46pour que les personnes puissent évoluer dans ces cadres
16:49et pas culpabiliser les personnes qui, dans l'acte individuel, font ce qu'ils veulent.
16:53J'y crois la liberté de l'individu.
16:55Par contre, il faut que nous, on donne les règles des jeux pour rendre ça compatible
16:59avec une transition écologique qu'on doit faire face.
17:03Enrique Martinez, pour vous, il y a une voie médiane entre surconsommation et décroissance.
17:07La question, c'est comment on y accède, le maître mot, on y revient, c'est la réparabilité.
17:11Au lieu d'acheter à tout va, on répare.
17:14Et c'est un peu, enfin, c'est aussi votre positionnement maintenant depuis plusieurs années,
17:17avec notamment l'abonnement d'Artimax.
17:19Ça, c'est un début de réponse.
17:20Oui, parce qu'il fallait rendre ça accessible en rapidité et en prix pour les consommateurs.
17:27Et je le disais dans mon livre, je pense que la transition écologique,
17:30il ne peut pas être qu'un sujet des celles qui ont beaucoup de moyens pour se les financer.
17:34les mondes où la voiture électrique coûte deux fois plus cher que la voiture à moteur thermique.
17:39On sait très bien que les consommateurs, ils ne vont pas faire cet effort.
17:43D'abord, ils ne sont pas les moyens et après, il faut avoir une motivation forte.
17:46Donc, il faut ramener aux consommateurs, d'une manière générale, des opportunités
17:52d'être responsables sans qu'ils allent coûte plus d'argent.
17:54Donc, la réparation, c'est une arme phénoménale parce que vous faites des économies
17:59et en fait, vous faites du bien pour la consommation dans les planètes.
18:02Et donc, si on est tous d'accord sur ça et ce qui est intéressant, c'est que l'acceptabilité
18:08dans la société sur les produits réparés ou réconditionnés, elle est très importante aujourd'hui.
18:13Et ce n'était pas le cas il y a quelques années.
18:14Donc, il y a une vision récente.
18:16Oui, il y a une acceptabilité.
18:17Aujourd'hui, personne n'a du mal à dire, j'ai acheté un produit réconditionné
18:21ou j'ai fait réparer mon produit.
18:23Il y a quelques années, c'était un signe de déclassement.
18:26Moi, je ne répare pas, j'échange parce qu'il y avait une espèce de fierté, j'ai
18:30les moyens d'eux, pourquoi j'ai…
18:32Et en fait, les réparations étaient vues comme quelque chose qui était… les personnes
18:37qui faisaient parce qu'il n'y avait pas accès à acheter un produit nouveau.
18:39Donc, c'est un changement des mentalités.
18:41Oui, ça, c'est hyper intéressant parce que c'est la matière qu'on va utiliser pour
18:44mettre tout ça en route.
18:46Après, il faut trouver un modèle économique et après, il faut trouver les compétences humaines.
18:49On va en parler.
18:53Parce que si finalement, il est l'acte de la réparation, ce ne fait pas un robot qu'il
18:55a fait aujourd'hui, c'est plutôt des personnes.
18:56Oui, donc il faut des réparateurs.
18:58Juste un mot sur Dartimax, l'objectif, j'ai vu que c'était 3 millions de clients.
19:02Aujourd'hui, on est un million et demi.
19:04En 2026, c'est ça ?
19:05On est un peu plus de millions et demi.
19:07On n'est pas fini l'année, donc ça continue à remplir.
19:10On a dit au marché que tout le système d'abonnement donne Dartimax.
19:14Pour 2030, on doit arriver à 4 millions.
19:17Donc, on doit plus que doubler les parcs d'abonnés d'aujourd'hui.
19:20Donc, vous réparez plus aujourd'hui chez Fnac Darti.
19:22Oui.
19:23Vous vendez moins, non ?
19:24Pas pour autant ? On vend moins, on répare plus ?
19:26Ou est-ce que ce n'est pas aussi binaire que ça ?
19:27Si, il y a parfois des clients, évidemment.
19:29Si on répare, c'est autant des produits qu'il y a des clients.
19:31Ces clients-là, ils ne l'auront pas acheté.
19:33Et pour réparer, il faut qu'il y ait un achat neuf.
19:35Voilà.
19:36Oui, mais on répare des produits qui ont 10-15 ans.
19:38Donc, on est en train d'avoir un impact important dans la durabilité des produits.
19:44Mon objectif, je ne le cache pas, c'est peut-être pour ces clients,
19:48on va vendre un produit à moi, mais je vais attirer plus de clients
19:51qui vont rentrer dans mon modèle à moi aussi.
19:53C'est plus ou moins rentable, plus ou moins, la réparabilité
19:56par rapport à l'achat d'un produit neuf pour Fnac Darti ?
19:59Il faut toujours regarder dans l'ensemble.
20:02C'est probablement plus immédiat à vendre
20:04qu'avoir tous ces chemins d'industrie pour la réparation.
20:07Mais je pense qu'il faut savoir être dans l'air du temps.
20:11Et si nos marques ont vécu 70 ans,
20:14c'est parce qu'à tout moment, ils ont su se mettre un pain d'avant des clients.
20:20Et c'est ça qui fait notre modernité à nous.
20:22Donc, à nous de trouver le modèle économique pour le rendre possible.
20:26Et évidemment, après, il y a des objectifs industriels.
20:30On est quand même un grand employeur.
20:32Donc, il faut qu'on trouve un modèle qui nous permet de continuer
20:34à investir sur nos équipes.
20:36Et les clients d'ailleurs, ils sont satisfaits ou pas
20:37par ce nouveau modèle d'abonnement ?
20:39Parce qu'on entend parfois des couacs ou des délais d'attente
20:42qui sont longs, en lien d'ailleurs avec le sujet des réparateurs,
20:44qui sont des métiers en tension.
20:46Et il faut en avoir suffisamment des réparateurs.
20:50Sinon après, les gens, ils n'ont pas envie d'attendre qu'on vienne réparer leurs biens.
20:53Et donc, ils se diront, la prochaine fois, je vais acheter du neuf.
20:56Les clients sont contents.
20:58C'est la base parce qu'aujourd'hui, les clients,
21:00ils ne supportent pas être contents.
21:02Et comme les clients sont libres à tout moment de quitter l'abonnement,
21:06il n'y a pas d'engagement ou à peine d'engagement,
21:10parce que les clients ne sont pas contents immédiatement,
21:12ils vont partir.
21:13Donc, on a un effort important pour, quand il y a une panne,
21:17on puisse mobiliser rapidement les ressources.
21:19Alors que le pari de la réparation marche et réussi,
21:22s'il faut avoir assez de réparateurs.
21:23C'est tout logique.
21:24Mais sinon, voilà.
21:25Et comment le gagner ?
21:26Parce qu'encore une fois, c'est des métiers qui sont en tension,
21:29qui sont mal valorisés, mal considérés.
21:31Il y a des pénuries aujourd'hui.
21:32Il y a des pénuries.
21:33Il n'y a pas de compétences dans les marchés.
21:34Mais donc, c'est-à-dire qu'il faut les créer.
21:36Et donc, depuis 4 ans, on a formé plus de 1000 personnes
21:39pour nos écoles de formation.
21:40On a une trentaine d'écoles de formation,
21:42ce qu'on appelle des tech-académiciens.
21:44Ce sont des personnes qui, en partant de presque zéro,
21:46des compétences électroniques, électriques,
21:50même des domaines simples, sous la plomberie,
21:55parce qu'il faut savoir, quand on est chez un client,
21:57il y a un problème, il faut savoir gérer.
21:59Des formations qui durent entre 6 et 12 mois.
22:01Ces techniciens, aujourd'hui,
22:02sont déjà en train de réparer les produits.
22:04C'était plus simple avant.
22:05Mais il en faudrait plus encore des réparateurs.
22:07On va continuer.
22:08Parce qu'avec l'orientation du parc,
22:10il y a toujours une courbe.
22:11Il y a plus de techniciens nécessaires.
22:14Après, il faut les rétenir aussi.
22:16C'est un défi énorme.
22:17Ah oui, c'est un défi énorme.
22:18Et je pense qu'on doit mobiliser.
22:21Et ça, c'est un message aussi pour d'autres métiers
22:23pour lesquels l'artisanat, il manque aujourd'hui.
22:26Donc, il y a probablement à revoir
22:28dans toutes les écoles professionnelles
22:30tous les manques de compétences qu'il y a dans le marché.
22:33Et peut-être à attirer des jeunes,
22:35des paquets de jeunes pour ces nouveaux marchés.
22:37Parce que ce marché du travail, il est très florissant.
22:40La réparabilité, c'est important.
22:41Après, il y a aussi l'acte d'achat du bien,
22:44du produit quand il est neuf.
22:45Comment vous aider à éclairer, à guider les consommateurs
22:49dans leur acte d'achat pour qu'ils puissent choisir
22:51des produits les plus durables possibles ?
22:53Oui, ce que je disais tout à l'heure,
22:55il faut mettre ces sujets dans la discussion.
22:58Dans les outils, mais dans les outils que vous leur donnez aux clients.
23:01Oui, aujourd'hui, on a des millions de données.
23:04Et donc, on transforme ça en des indicateurs,
23:07des indices réparation,
23:08on fait un barème chaque année
23:10sur les rankings des meilleures marques.
23:12Donc, les clients, ils ont l'information objective
23:14de ce qu'ils peuvent attendre pour acheter ces produits
23:17par rapport à d'autres de la même famille
23:19ou de la même catégorie.
23:20Donc, ça, c'est l'information objective.
23:21Et ils s'en servent, les clients ?
23:22Ils s'en servent.
23:23Ils sont très curieux.
23:24Ils font confiance.
23:25Parce que ce sont des données
23:26qui ne sont pas des données dictées par les fabricants.
23:29Ce sont des données que nous avons construites.
23:31Qui ne sont pas retraités.
23:32Qui ne sont pas retraités.
23:33Ce qui parfois nous provoque quelques ennuis
23:36avec quelques fabricants qui ne sont pas contents.
23:38Mais ça, c'est le jeu.
23:39Et pour que ces rankings soient objectives,
23:41il faut qu'elles soient transparents.
23:42Et tout le monde est invité à venir voir
23:44les données brutes pour comprendre.
23:46Et ça, c'est une décision que nous avons prise
23:48très courageuse.
23:49De ne pas garder ces informations pour nous,
23:51mais les ouvrir pour informer les consommateurs.
23:53Mais encore plus important,
23:55c'est aider l'industrie à s'améliorer.
23:57C'est ça, en fait.
23:58Est-ce que les fabricants de produits électroménagers
24:00et de high-tech,
24:01ils jouent le jeu de plus en plus
24:03ou pas de la réparabilité ?
24:05Ou est-ce qu'on sait qu'il y a toute la question
24:07de l'obsolescence programmée
24:08qui reste encore aujourd'hui un sujet ?
24:10Non, ils jouent le jeu parce que la pénalité
24:12est sortie dans nos rayons.
24:13En fait, les produits qui ne sont pas…
24:15Vous déréférencez ?
24:16Parce que nous avons aujourd'hui
24:17un alignement d'intérêts entre l'industrie,
24:19les consommateurs et nous.
24:21On prend en charge la réparation
24:22des mauvais produits.
24:23Et c'est à notre charge.
24:24Avant, c'était les clients.
24:25Donc, on pourrait dire,
24:26c'est les problèmes des clients aujourd'hui.
24:28C'est nos problèmes.
24:29Donc, on est très proche de l'industrie.
24:32Les produits qui ne sont pas
24:33dans les bons standards de qualité,
24:35il faut les traiter très vite.
24:37En fait, on donne des alertes très vite
24:39dès qu'on voit des produits qui sont…
24:41Et ça peut arriver,
24:42avoir des mauvaises conceptions,
24:44des problèmes de qualité.
24:45Il faut corriger très vite.
24:46Et celles qui ne corrigent pas,
24:48ils sont d'une pénalité forte
24:50parce que les volumes,
24:51ils ne pourront pas être importants.
24:52Enrique Martinez,
24:53ça veut dire que vous déréférencez même
24:54carrément des produits
24:56que vous jugez comme étant pas assez réparables ?
24:58Pas assez réparables ?
25:00Oui, pas assez réparables,
25:01c'est hyper important.
25:02Parce qu'il y a un technicien
25:03qui doit passer deux heures
25:04pour démonter la porte d'un frigo
25:06pour les réparer.
25:07C'est des coûts et des temps.
25:09C'est vous qui payez en plus.
25:10Et parfois, c'est des clients
25:11quand c'est hors garantie.
25:12Ça peut être une catastrophe.
25:13On peut rendre les produits non réparables
25:15ou un autre exemple,
25:17si les pièces détachées sont trop chères,
25:19ça rend la réparation trop complexe
25:21pour les consommateurs.
25:22Disponible, trop cher.
25:23Voilà.
25:24Donc tout ça,
25:25ça fait partie des indicateurs
25:26qu'on utilise.
25:27Et les fabricants,
25:28ils savent qu'il faut être dans la bonne copie.
25:31Et je pense qu'on les a aidés à améliorer.
25:34On a vérifié.
25:35C'est intéressant
25:36parce que ça fait 7 ans
25:37qu'on sort ces baromètres
25:38et on sent qu'il y a un mouvement.
25:40Il y a une véritable amélioration
25:41de la qualité des produits.
25:42Donc les taux de panne baissent.
25:44Et ça, c'est pas par accident.
25:46Quand un Français, un client,
25:48un consommateur achète un produit d'occasion,
25:50c'est important qu'il soit rassuré.
25:52Oui.
25:53Sinon, évidemment, il va acheter du neuf.
25:54D'où l'importance de la traçabilité.
25:56Oui.
25:57Vous allez lancer dans les prochains mois
25:59le passeport digital.
26:00Oui.
26:01En quoi ça peut changer la donne
26:02pour celles et ceux qui sont craintifs
26:04avant d'acheter un produit de seconde main ?
26:06Oui. En fait, plus on donne la transparence,
26:08la visibilité aux consommateurs,
26:09plus ce produit va être valorisé.
26:11Et on va savoir distinguer les produits
26:13qui ont été bien entretenus,
26:15bien suivis, bien réparés avec les bonnes pièces,
26:17celles qui ne les ont pas.
26:18Donc encore une fois,
26:19je pense qu'on rentre dans un nouveau monde.
26:21C'est le monde de la valorisation des produits
26:23dans la durée, dont la seconde main.
26:25Et pour les faire, il faut que les clients
26:27qui achètent un produit de seconde main,
26:29ils n'ont pas de doute sur la qualité des produits
26:31qu'ils s'achètent.
26:32On les donne la même garantie qu'un produit nouveau.
26:34Ça, je pense que c'est rassurant pour les consommateurs.
26:38Et avoir une traçabilité de tous les produits
26:40avec ces carnets d'identité de produits,
26:42ça permet d'avoir une...
26:44Comme ça existe dans d'autres industries,
26:46comme la voiture, etc.
26:48Ça va permettre de donner plus de crédit
26:51aux produits reconditionnés.
26:53Il y a plus de valeur.
26:55Dans ce combat pour une consommation plus raisonnée
26:57et plus durable,
26:58est-ce que Fnac Darty, vous sentez que vous êtes seul
27:00ou est-ce qu'il y a un mouvement de l'industrie
27:01au niveau des distributeurs ?
27:03J'ai vu que Decathlon, Ikea aussi,
27:04se lancent sur cette voie de la durabilité.
27:06Ouais, je pense que tout le monde a compris les sens.
27:09Vous savez, ces marques que vous avez dit,
27:12et d'autres,
27:13ils ont bien compris l'essence d'être responsable
27:17et d'accompagner les clients.
27:19Après, je pense que l'intensité dans les industries,
27:21il peut être différent.
27:23Nous sommes dans une industrie qui, à mon avis,
27:25est très directement attachée à ce type de phénomène,
27:29dès la réparation.
27:30D'autres, probablement un peu moins.
27:33On sent qu'en France, il y a une sensibilité
27:35qui est plus importante que dans d'autres pays.
27:37Donc, vous ne voyez pas ce mouvement encore
27:40dans d'autres pays en Europe,
27:41même dans d'autres pays occidentaux.
27:42On est un peu avant-gardiste, en France ?
27:44On est très avant-gardiste.
27:45Et on a à la fois les clients,
27:48les pouvoirs publics qui ont fait beaucoup de lois
27:50pour cadrer la loi AGEC, etc.
27:53Ça a donné un coup d'envoi.
27:56Et puis, l'industrie s'est mobilisée fortement,
27:58nous et d'autres.
27:59Et c'est ça qui fait toute la différence.
28:01Allez, merci Enrique Martinez.
28:02Merci beaucoup.
28:03Merci à vous.
28:04Vous êtes le directeur général de FNAC d'Arti.
28:06A bientôt.
28:07Voilà, c'est la fin de Pourvu que ça dure,
28:08l'émission qui rend les co-responsables.
28:10L'émission tournée depuis le bivouac,
28:12chez L'Oréal France.
28:13Pourvu que ça dure, c'est aussi évidemment du replay
28:16sur publicsenin.fr.
28:17À très bientôt.
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