00:00Je ne vais pas aller chercher quelqu'un qui n'existe pas,
00:01je vais vous parler de ma vie, ok ?
00:03Donc, moi, j'ai été dans les écoles où on était en ZEP, etc.
00:08Il n'y a pas de souci, mes parents ouvriers, salariés,
00:11mes parents, ils avaient même leur carte,
00:12enfin, ma mère, mon père qui s'en foutait,
00:14ma mère, carte de communiste,
00:15mes grands-parents ont voté Mitterrand,
00:18voilà, issus de socialistes.
00:21Je viens de l'apprentissage.
00:23Moi, j'ai commencé, non pas à 1 200, mais à 480 euros.
00:26J'ai travaillé, je suis monté, petit à petit, petit à petit.
00:28Mon mari, plombier.
00:30Donc, autant vous dire qu'il a commencé au même stade que moi.
00:33Plombier de père en fils, de génération en génération.
00:36On s'est retrouvés à un moment donné avec un choix
00:38pendant que tous nos amis, ils partaient en Thaïlande,
00:42au ski, à Disney.
00:44Nous, on s'est dit, on va taper dedans,
00:45mais on va taper dedans sévère.
00:47C'est-à-dire que pendant 10 piges,
00:48entre le premier voyage que j'ai fait avec mon mari
00:50quand on s'est mis ensemble
00:50et le dernier voyage, il y a eu 10 ans.
00:54Et pendant 10 ans, je n'ai pas vu la lumière du jour.
00:57Avec mon mari, on a tapé dedans.
00:58Ce qui fait que maintenant, parce qu'on a décidé...
01:00Tapé dedans, ça veut dire travailler.
01:02La queue.
01:05Non, mais...
01:06C'est vous qui cherchez.
01:07C'était le tapé dans la butte de tout à l'heure.
01:09Mais pour...
01:10Et attends, juste, excuse-moi.
01:12En parallèle de ça, vous avez mon beau-père
01:14qui a décidé pour ses enfants,
01:17pour qu'on puisse avoir quelque chose,
01:19de construire une résidence.
01:20Mon beau-père, actuellement,
01:21il est cassé de partout par son métier,
01:24mais il continue d'aller travailler dans sa résidence
01:26pour l'entretenir.
01:27Et moi, j'ai la chance.
01:28Là, je me dis...
01:29Mon mari, lui, il continue.
01:30Moi, j'estime que ça va.
01:32Ma fille, le jour où je ferme les yeux
01:33le plus tard possible,
01:34ma fille, elle est à l'abri.
01:35Qu'est-ce que vous allez venir me dire...
01:37Attendez, je finis,
01:37parce que depuis tout à l'heure,
01:38vous me dites...
01:38Je n'ai pas fini, moi non plus.
01:40Qu'est-ce que vous allez venir me dire
01:41à moi,
01:42qui pendant 10 piges,
01:43j'ai cumulé deux boulots,
01:45que je n'ai pas vu mon mari,
01:47que mes beaux-parents se saignent au 80...
01:48Je n'ai toujours pas fini.
01:49Attention.
01:50Que je me saigne au 80...
01:51Il faut conclure à un moment donné.
01:52Vous allez venir me dire
01:53à moi
01:54que ma fille,
01:56ça lui tombe du ciel,
01:57mais ma fille,
01:57elle n'a pas vu ses parents.
01:58Ce n'est pas de vous dont j'ai parlé.
01:59Ben si.
02:00J'ai pris un exemple
02:00à 100 millions d'euros de patrimoine.
02:01Mais monsieur,
02:02on va y arriver.
02:03C'était pas...
02:03Mais non, mais c'est pas moi.
02:06Vous allez descendre.
02:07Vous allez descendre.
02:08À chaque fois,
02:09vous descendez.
02:10Alors, si au lieu d'hériter
02:11de 100 millions,
02:12on hérite de 90 millions,
02:13vous reconnaîtrez
02:13qu'on vit quand même bien
02:14et qu'on vit quand même heureux.
02:15Mais pourquoi ?
02:16Mais Guillaume, Guillaume, Guillaume,
02:18on parle d'un pays
02:19où il n'y a pas assez de médecins.
02:20On parle d'un pays
02:21où il n'y a pas assez de médecins.
02:22S'il vous plaît, Benjamin Lucas,
02:22s'il vous plaît,
02:23on vous retrouve la rue.
02:23Mais maintenant,
02:24c'est qu'à la couper.
02:25S'il vous plaît.
02:25Éduisez vos budgets.
02:26Moi, je vais.
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