00:00Moi, je voudrais juste vous répondre, ok ?
00:02Je fais partie de la classe moyenne la plus moyenne, la base de la base.
00:08Je galère tous les jours parce que je travaille, j'ai monté une entreprise, etc.
00:11Et c'est dur, ok ?
00:13Mais je n'en veux pas aux riches, je n'en veux pas aux riches.
00:16Arrêtons d'opposer, non mais vraiment, s'il vous plaît,
00:19arrêtez d'opposer les gens pour brasser du vent entre vous
00:23et qu'il ne se passe au final rien.
00:26Ces gens-là, demain, s'ils font des optimisations et qu'ils se barrent,
00:29on n'a plus rien, je vous le dis, on n'a plus rien.
00:31Parce que quand eux, ils vont être en Belgique ou je ne sais pas où ailleurs,
00:34je ne m'y connais pas en fiscalité, là, on va tous pleurer
00:37et on n'aura que nos yeux pour pleurer, d'accord ?
00:39Ces gens-là, ils embauchent des gens.
00:41Si on doit parler des grands patrons, les Bernard Arnault et compagnie pour les citer,
00:44ces gens-là, c'est combien d'emplois ?
00:45Ce matin, je voyais sur BFM, il y a un monsieur qui a une société en France
00:49qui fait des prothèses pour dentaires.
00:52Il est à deux doigts de se tirer parce qu'il n'y arrive plus, en fait.
00:55Sauf qu'il y a tous des employés qui vous disent
00:57« S'il fait ça, je ne sais pas comment je vis. »
01:00On est dans un petit village, dans un milieu, je ne sais pas comment.
01:03Donc pourquoi vous continuez en permanence,
01:05que ce soit le RN, la gauche, peu importe,
01:07d'opposer les gens ?
01:08Est-ce qu'on ne peut pas essayer de vivre ensemble,
01:10de discuter, de s'apporter des choses mutuellement,
01:13de faire en sorte qu'il se passe des choses dans ce pays,
01:15plus que de dire « Toi, tu es riche,
01:16ah ouais, donc toi, tu ne mérites pas, tu devrais payer plus.
01:19Toi, tu es pauvre. »
01:20En fait, c'est insupportable.
01:21Non, mais pardon, je n'en veux à personne.
01:22Non, je ne leur en veux pas.
01:24Je dis simplement qu'aujourd'hui, il y a besoin,
01:27on a des besoins, on doit partir des besoins
01:29en termes de services publics, de solidarité.
01:30Pardon, mais on peut prendre le problème à l'inverse.
01:32Bernard Arnault, il est bien content
01:32qu'il y ait des gens qui, tous les matins,
01:33aillent travailler pour lui,
01:34qu'ils l'aident à créer de la richesse.
01:36Et eux, ceux-là, ils ne peuvent pas dire
01:37« Si je ne suis pas content de mes impôts, je m'en vais. »
01:39Parce qu'ils n'en ont pas les moyens.
01:40Pardon, il y a une époque pas si lointaine
01:41où on avait un impôt de solidarité sur la fortune.
01:43Il y avait des gens fortunés dans ce pays,
01:44avec des gros patrimoines.
01:46Ce chantage au départ, pardon,
01:48il est assez problématique.
01:50Donc, vous voulez un chiffre ?
01:52Ces ultra-riches aussi, il reste pourquoi ?
01:53211 milliards de cadeaux fiscaux
01:55aux grandes entreprises chaque année.
01:56On cherche un poste de dépense,
01:57on cherche où passent vos impôts à vous et moi.
02:00Il est donné à des entreprises
02:01dont certaines licencient
02:02tout en distribuant des dividendes à leurs actionnaires.
02:03Moi, j'ai proposé à l'Assemblée nationale,
02:05pas plus tard qu'hier,
02:06un amendement pour qu'on dise,
02:07un truc tout simple,
02:08une entreprise qui verse des dividendes à ses actionnaires,
02:10qui licencie et qui a touché des aides publiques,
02:12c'est-à-dire de l'argent de votre TVA,
02:14de vos impôts,
02:15cette entreprise,
02:16elle doit rembourser l'argent
02:17qu'elle a accumulé
02:19et qu'on lui a donné en exonération en cadeau.
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