00:00On est parti sur la Transat Café-Lore, on était bien placés sur la ligne, mais les bateaux à foils se sont envolés.
00:13Ça y est c'est parti, Transat Café-Lore, et on se prépare pour une nuit un peu mustée, mais on revient très vite.
00:20Pierre Leroy, skipper, candidat au prochain Vendée Globe, et dans une vie d'avant j'étais météorologue.
00:25Le départ de la Transat Café-Lore pour la flotte Imoca était spectaculaire, parce qu'il y avait un petit bord à effectuer,
00:30avec un angle de vent, une force de vent particulièrement adaptée pour que les Imoca volent, donc c'était chouette à voir.
00:37Il y avait une houle qui était assez forte pour la manche, ce qui rendait le vol assez compliqué,
00:44mais ça a fait des super belles images, et on a vu que les Imoca maintenant, même dans ces conditions difficiles,
00:50maîtrisent assez bien le vol, et ils arrivaient à attendre des vitesses impressionnantes dans ces conditions.
00:55La première nuit, ils devaient négocier des conditions très dures,
01:24parce qu'il y avait un front qui balayait la manche, avec du vent fort, plus de 30 nœuds en vent moyen,
01:29et des rafales à plus de 40 nœuds, une mer raide, donc des conditions très dures.
01:34Ils avaient un choix à faire.
01:35La flotte avait le choix entre aller côte anglaise, ou rester côte française, dans ces conditions où c'était face au vent,
01:45et quasiment toute la flotte a fait le choix d'aller à côte anglaise, et notamment parce que ça permet de faire son virement de bord à l'intérieur d'une baie,
01:56où les conditions de mer étaient un peu moins dures, et de s'assurer qu'il n'y ait pas de problème de manœuvre.
02:01C'est incroyable.
02:02C'est incroyable.
02:03La flotte a fait le choix d'aller à côte anglaise, et notamment parce que ça permet de faire son virement de bord à l'intérieur d'une baie,
02:10où les conditions de mer étaient un peu moins dures, et de s'assurer qu'il n'y ait pas de problème de manœuvre.
02:13L'autorité de l'autorité dans les dernières minutes est de 33 nœuds. C'est assez sportif.
02:2540 nœuds, ça tape de folie. Incroyable.
02:31Je pense qu'on a passé le plus dur, encore des rafales à 37, 38, et normalement après ça ne va faire que baisser.
02:40On peut aussi féliciter Louis Burton, qui fait un super départ, on l'a vu, il était au top sur la ligne quasiment,
02:46et qui a accroché le train des premiers et qui se maintient aux avant-postes, dans ses conditions très dures,
02:52donc avec un bateau qui n'est pas de toute génération, mais quand même un très bon bateau.
02:56Pour l'instant, Louis et Clément font une super course.
02:58Et après, dans les Imoca plus ancienne génération, à dérive, c'est intéressant de voir la trace de Fabrice Amedeo,
03:04qui a fait un intermédiaire, c'est-à-dire qui est passé sous le DST des Cascuets,
03:08qui fait une route plus courte.
03:10S'il arrive à se glisser au large de la pointe bretonne en un bord,
03:14il aura fait moins de route et il sera aux avant-postes avec les bateaux de Louis et de Nico.
03:20Ce qu'on voit sur ces premières 24 heures, c'est qu'on retrouve les favoris aux avant-postes, sans surprise.
03:26Les gens qui ont des bons bateaux, qui sont des très bons marins, qui ont l'habitude de naviguer dans ces conditions dures.
03:31Voilà, on est super content à bord de la Grande-de-Maphaix, c'était magnifique.
03:37Parce qu'on adore faire ce sport, mais bon, des fois c'est un peu bizarre quand même, parce qu'on a bien tapé toute la nuit.
03:44Le bateau est magnifique quand même.
03:48C'était assez tonique, ça a bien tapé depuis le départ.
03:52On s'est en train de s'améliorer tout doucement et on va vers du mieux.
03:56Dernière terre là, Wesson, avant certainement les Canaries.
04:02Allez, allez, allez, allez, let's go !
04:11Dernier mois, on voit Wesson.
04:12Dernier mois, on voit le phare de Wesson, juste là-bas.
04:16Donc on est sorti vers la manche.
04:18Et la nuit était quand prévue, plus costaud.
04:22Louis fait un petit dodo derrière, dans la studette.
04:26Et je viens de faire un petit tour sur ma nav, et voilà, on fait le suite.
04:30Super bouncy night for us.
04:32Very rough.
04:33Just about to go around the corner of Wesson.
04:39The next hour or two.
04:41Really hard to sleep.
04:42Je suis aperçue de ce que l'on dit depuis le départ.
04:47C'est chaud.
04:49Ça plaît !
04:51Là, il y a 35 nœuds.
04:55On avance à...
04:58À 20 nœuds.
05:06Il y a déjà un phénomène intéressant avec ces dorsales, ces axes de vent faible,
05:09qui s'étirent depuis le centre de l'anticyclone qui est plus au large.
05:12Et en fait, les imocas vont devoir se glisser dessous, essayer de passer sous cet axe de vent faible pour récupérer le vent d'est au large du Portugal.
05:24Et ça pourrait créer des écarts assez importants parce qu'en fait, dans les heures à venir, la journée, la soirée, la dorsale devient de plus en plus compliquée à passer.
05:34Et donc peut-être que déjà certains imocas vont réussir à se glisser dessous et s'échapper.
05:40Et d'autres vont soit buter dedans, soit devoir faire un détour pour pouvoir glisser vers le sud.
05:46Donc les premiers qui ont réussi à se glisser sur la dorsale devraient pouvoir accélérer dans le vent portant sur le côté ouest de la dépression.
05:54Alors que les imocas qui n'ont pas réussi à passer la dorsale et qui n'ont pas ces vents portants vont devoir se faire attraper, si on veut, par le système dépressionnaire suivant.
06:04Et des vents qui sont dans une direction moins favorable, donc ça va les rendre beaucoup plus lents.
06:07Ce qu'on peut supposer en revanche, c'est qu'en fin de semaine, la progression en arrivant pile poil sur les Canaries soit très lente pour les premiers.
06:13parce que l'anticyclone qui est au large de l'Afrique étant une dorsale, donc il a un axe de vent faible également vers les Canaries,
06:21ce qui fait que les premiers vont peut-être buter dans du vent très faible, ce qui va permettre à ceux qui sont plus à l'arrière de recoller.
06:28Sous-titrage Société Radio-Canada