00:13Je leurre très peu cette dernière nuit, et il fait froid.
00:24Le soleil commence à se lever, la pleine lune se couche de l'autre côté.
00:30Attention pour l'arrivée de Charlie Dallin.
00:33Je vois cette ligne d'arrivée devant moi.
00:36Je m'autorise enfin à y croire.
00:39Je me dis que c'est bon, ça y est, ce Vendée Globe est pour moi.
00:44Je prends cette ligne d'arrivée, c'est un moment de bonheur extrême.
00:49Top ! La 6e, 5e, 3e, voyante, vainqueur du Vendée Globe 2024-2025.
00:55Je retrouve l'équipe, je retrouve Perrine, je retrouve Oscar.
01:00Et ça y est, je me dis que c'est bon, je l'ai, je laisse Vendée Globe.
01:10C'était un moment, une journée incroyable.
01:16Il y a eu de la certitude longtemps, et je n'oublierai jamais, c'est sûr.
01:22C'est vraiment hyper inspirant, le parcours de Charlie.
01:29Ce 2e Vendée Globe a été encore peut-être plus dur à atteindre à cause de la maladie
01:35que j'ai découvert pile un an avant le départ.
01:41Je me dis que j'ai envie de profiter vraiment de chaque seconde d'europe.
01:54Le Vendée Globe, c'est le Graal, la course ultime, la course qu'on a tous envie de gagner.
01:59C'est sûrement une des plus dures, tellement inaccessible, tellement incroyable.
02:18On s'est changé d'échelle tout de suite.
02:21Les océans s'agrandissent, tout s'écarte, les distances se découplent.
02:29Et faire un tour du monde, c'est le plus beau parcours qu'on peut imaginer.
02:32On a fait le Cap Horn, quoi ! En tête !
02:37C'est magnifique, hein ?
02:39Imaginez ce qu'ils vivaient sur l'eau, imaginez les performances des bateaux.
02:42C'est sûr que ça fait carrément rêver, donc ça donne envie, oui.
02:46C'est clair, ça donne des idées, en tout cas.
02:54C'était génial cette année, c'était de pouvoir naviguer un petit peu en Nimo 4,
02:58dans ces bateaux-là.
02:59Oui, c'est une super expérience déjà de pouvoir naviguer sur deux bateaux totalement différents.
03:14Ça apporte de la fraîcheur parce que c'est le même sport,
03:18c'est quasiment les mêmes épreuves et au final d'avoir cette variable-là,
03:22tu as l'impression de presque changer un peu d'air.
03:24C'est quoi ?
03:25C'est quoi ?
03:25C'est quoi ?
03:26C'est quoi ?
03:28C'est quoi ?
03:28Je sais pas, I don't got to care in the world right now.
03:33How you didn't see love back into the clouds.
03:36And sunshine on my face.
03:39I got sunshine on my face.
03:42I got sunshine on my face.
03:47Pouvoir retrouver l'envie, la motivation et la niaque.
03:53J'essaie de ne pas les décevoir.
04:03C'est génial.
04:26La Transat, c'était le premier gros objectif en Figaro de la saison.
04:41C'était vraiment génial.
04:43C'était des super émotions en arrivant à Saint-Barthes, de revivre une victoire de Transat, c'était incroyable.
05:02Alors moi, j'ai commencé la saison, laisse-moi me rappeler ça, à la course des Caps.
05:12Une belle bagarre, bord à bord, je me souviens le passage à Douvres, au retour avec Eguiner, à tirer des
05:18bords, à passer juste derrière, juste devant, une course à haletante.
05:23Une bonne préparation pour la suite, mais c'est vrai que c'était une belle course à part entière.
05:36Pour son équipage en IMOCA, ça faisait quand même quelques temps qu'on n'avait pas eu ça.
05:40C'était quand même un niveau de flotte assez relevé, donc ça, c'était plutôt chouette.
05:47Moi, j'ai commencé la saison avec le retour du circuit offshore de la classe Ocean 50.
05:53On a enchaîné le Fastnet.
05:59Ça a été une belle expérience, beaucoup d'émotions.
06:02La première victoire de Tom en tant que skipper, avec un équipage avec Peter Burling à bord, c'est quand
06:08même des super souvenirs.
06:15Les 24 heures ultimes, c'était un bel événement, ça fait pas mal de bateaux, il y avait du monde
06:19à passer, c'était sympa.
06:21J'étais assez occupé en septembre, en fait.
06:23Et on gagne avec Tom, ça donne 4 heures ultimes.
06:31C'est bien tout ça, ça nous permet de se mettre en confiance.
06:39Et ensuite, on a commencé à naviguer avec Holcim pour préparer le Tour de l'Europe.
06:52C'est sympa, le parcours était chouette, c'était quand même assez intense.
06:55Parcours autour de l'Europe, par étapes, je pense qu'il y a tous les ingrédients pour que ça navigue
07:00au contact.
07:02Je reviens à Monténégro pour faire juste la finale et faire l'inshore.
07:06Paprik Arkea, maintenant avec l'accélération, mais le start ici à Boca Bay.
07:10Paprik Arkea et Holcim, c'est là où cette duel est pour la seconde.
07:14L'inside line va vous aligner pour la lead à la prochaine marque, et Johan Rocham a perdu ça.
07:30Vivre en équipage, ça permet vraiment de partager les expériences et le savoir-faire.
07:35Et ça, c'était chouette.
07:36En tout cas, j'en ai un bon souvenir.
07:48La solitaire du Figaro Paprik, c'est la course majeure du circuit en Figaro.
07:54C'est vraiment, je pense, le plus haut niveau de la monotypie.
08:04Réussir à monter sur le podium en deuxième position, je suis trop fière.
08:09C'est trop chouette.
08:14Alexis, c'était sa 19e participation.
08:17Il avait vraiment le flot sur cette édition-là.
08:19Il était pas intouchable, mais presque.
08:21Un peu bizarre comme arrivée.
08:32On a toujours dans l'état d'esprit de naviguer au mieux, le plus proprement possible,
08:37de faire aller vite le bateau, d'avoir des belles trajectoires.
08:40Puis au final, ça reste très serré jusqu'à la fin,
08:42et ça se joue en arrivant sur la Martinique.
08:46Premier Rocher N50, on a bénéficié d'un accueil assez dingo,
08:49avec beaucoup de Martiniquais qui étaient là à l'arrivée.
08:52Et ça, c'était très, très cool.
09:00C'était important pour le Team SVR, pour Tom.
09:08Bon, c'est pas l'année prochaine qui va être devant.
09:10C'est top.
09:11C'est un signe que la classe est homogène,
09:14et que tout le monde travaille,
09:16et que chaque skipper aussi est mis à rude épreuve sur l'eau.
09:19Mais avant de partir sur l'eau, il y a 80% du boulot qui est fait.
09:35Et on ne gagne pas une transat comme ça tous les jours.
09:39Bon, c'est trop huile.
10:12C'est incroyable, un gap incroyable.
10:15Jusqu'à cette transat-là, on avait toujours des performances assez comparables entre les Ocean 50 et les Imoca.
10:22Sur la fin, on n'était pas très loin d'eux, ils avaient des vitesses moyennes qui étaient nettement supérieures
10:25aux nôtres, du genre de 4 ou 5 nœuds.
10:27Ils barrent beaucoup, ce qui était moins le cas ces dernières années.
10:30J'ai en tête un quart de barre qui est d'ailleurs le dernier quart de barre au coucher du
10:34soleil, je sais que c'est mon dernier quart.
10:36Et là, je m'éclate.
10:41On utilise des Imoca comme des Figaro et ça, moi je trouve ça génial.
10:45C'est sûr qu'il y a la technologie, il y a les ingénieurs, il y a tout ce qu
10:48'on veut, mais à un moment donné, il y a les pilotes.