- il y a 3 mois
Les clefs d'une vie - Marie-France Brière
Directrice de chaines de télévision, elle est à l’origine d’ émissions mythiques comme « Fort boyard ». Un parcours qu’elle raconte dans un livre
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-10-29##
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Catégorie
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, c'est de mon invité.
00:06Vous avez vécu le temps où à la radio comme à la télévision,
00:09on inventait ce qu'on n'appelait pas encore des concepts
00:12plutôt qu'en adapté d'autres venus d'ailleurs.
00:15Vous en racontez des coulisses dans un livre
00:17qui devrait faire réfléchir les dirigeants de bien des médias d'aujourd'hui.
00:21Bonjour Marie-France Brière.
00:23Bonjour.
00:23Alors, vous êtes une pionnière de la radio et de la télévision.
00:26On va évoquer avec vous à travers ce livre
00:28Quétal, la vie d'artiste, sorti chez Kéros.
00:31On va évoquer une période mythique de la radio et de la télévision
00:35dont vous avez été un témoin
00:36et on en a finalement peu de traces aujourd'hui.
00:39Et on va le faire à travers des dates clés
00:40puisque c'est le principe des clés d'une vie, si vous êtes d'accord.
00:43Ok.
00:44Alors, première date que j'ai trouvée,
00:4524 septembre 1959,
00:48première d'une émission mythique.
00:49Salut les copains,
00:52Europe 1,
00:54écoutez bien,
00:56Salut les copains,
00:57C'était France qui chantait.
00:59Exactement.
01:00Et c'était la première d'une émission qui a changé votre vie
01:03et qui a changé la vie d'une génération.
01:05Oui, mais en fait, moi je n'ai pas assisté à la naissance,
01:08naissance, puisque moi j'étais en Argentine à cette époque-là
01:10et je suis arrivée en France en 61.
01:15Et c'est là où j'ai découvert effectivement
01:17plein d'émissions que je ne connaissais pas.
01:19Une radio d'abord que je ne connaissais pas,
01:21qui n'existait pas quand j'étais partie.
01:22et puis toutes les émissions de cette radio.
01:27Alors, il se trouve que cette émission est née par hasard.
01:30En fait, Daniel Philippaqui était arrivé à Europe numéro 1
01:33un peu parce qu'il était photographe au départ.
01:36Oui, il était photographe à Paris Match.
01:37Voilà, et il avait une collection de disques de jazz.
01:39Je ne sais pas si vous le savez.
01:40Et lorsqu'ils ont lancé, pour ceux qui aiment le jazz,
01:42avec Fronteno, il n'y avait pas assez de disques.
01:45Donc il est venu pour ça.
01:47Et puis, salut les copains,
01:48ça se passait la chose suivante.
01:51Ils avaient engagé une jeune animatrice américaine,
01:53je ne sais pas si vous vous en souvenez, Cindy,
01:55qui parlait à son chat pour lancer des disques.
01:57Ah bon, non, mais je n'ai pas connu ça.
01:59Et bien, ça ne marchait pas.
02:00Et c'est comme ça qu'ils ont appelé Daniel Philippaqui
02:01pour aider Cindy.
02:03L'émission passait une fois par semaine,
02:05le jeudi, pendant une demi-heure.
02:07Et ensuite, il a repris l'émission
02:08avec le succès que l'on connaît.
02:09Oui, et en plus, il est passé en quotidienne.
02:11Moi, je l'ai découvert en quotidienne déjà.
02:14Exactement.
02:14Bon, alors, il se trouve que ça passait le jeudi,
02:16le jour de congé des enfants.
02:18Et cette époque, vous l'avez assurée, je crois,
02:21en faisant des interviews,
02:22en assurant le montage d'interviews.
02:24Oui, mais non, au début, je rangeais les disques.
02:27Oui.
02:28Je les sortais des pochettes suivant la programmation.
02:32J'en profitais pour les écouter.
02:34Et puis, une fois l'émission passée,
02:36je rangeais les disques.
02:37Je les mettais bien dans la pochette.
02:40Il fallait qu'ils soient.
02:41C'était un travail fastidieux au départ.
02:43Ah ouais, non, c'était vachement bien.
02:44J'écoutais tout.
02:46Je suis née avec eux, quoi.
02:47Exactement.
02:48Et après, vous avez été occupée, effectivement,
02:50des interviews, de montage.
02:51Alors après, j'ai commencé, oui.
02:53Puis en plus, j'ai commencé à trouver des choses, quoi.
02:57C'est parce qu'il y avait quand même un fatradier qui sortait.
03:00Mais le nombre de dix, c'était hallucinant.
03:02Oui.
03:02Et des 45 tours, il y avait un 45 tours tous les trois mois.
03:06Et le 33 tours réunissant les chansons de l'année.
03:08Et puis, il y avait aussi le 33 tours qui faisait 25 centimètres.
03:11Oui.
03:11C'est le fameux que j'ai échangé contre la fameuse chanson que j'avais ramenée du Brésil.
03:17Et j'ai échangé cette chanson contre G.I. Blues d'Elvis Presley.
03:22Et les femmes, c'est du chinois de Gainsbourg.
03:24Ce qui a fait dire à Gainsbourg toute sa vie, vous êtes une catastrophe ambulante.
03:28Il se trouve que cette chanson, c'est le point de départ de votre carrière.
03:32Et bien, c'est Brigitte Bardot.
03:34Brigitte, beijo, beijo.
03:38Là-dedans du cinéma, tout le monde s'en fout.
03:41Il se trouve que ce sont deux compositeurs brésiliens, Georges Vega et Michael Gustavo,
03:46qui ont écrit cette chanson pour le carnaval de Rio, en hommage à Bardot,
03:50qui venait d'être connu qu'avec Dieu créa la femme.
03:53Oui, c'était ça.
03:54Mais moi, une fois de plus, j'étais en Amérique du Sud.
03:57Donc, Rio était l'escale des paquebots de lignes qu'on prenait pour rejoindre la France.
04:04Et à l'escale de Rio, effectivement, on avait été se balader Roua-Ovidor,
04:09qui est la rue où il y a toutes les maisons de disques.
04:11Et elles passent toutes des disques différents.
04:13Il y a une espèce de tintamarre dans cette rue.
04:15Et c'était l'époque du carnaval, donc toutes les samba du carnaval passaient.
04:19Et au-dessus de tout, j'ai entendu Brigitte, beijo, beijo.
04:23Quand vous n'avez pas été pendant un an en France, ça fait drôle, quoi.
04:28Oui, et en même temps, ça a été un déclic pour vous.
04:30Vous avez acheté le disque et vous l'avez rapporté en France.
04:33Ma mère qui l'a acheté, c'est à elle que je dois tout ça.
04:36Et vous êtes revenue en France en disant, personne ne la connaît en France, et vous avez eu une idée ?
04:40Non, mais c'est parce que j'ai commencé à écouter Europe numéro 1 que je ne connaissais pas.
04:44Il y avait un monsieur qui s'appelait Lucien, qui présentait une émission qui s'appelait Le Disque au bol,
04:48où il passait des disques qui étaient inconnus, comme genre Le Clair de lune à Maubeux, je ne sais pas si vous vous souvenez de ça.
04:56Et puis, il y avait aussi Toutifluti, d'un dénommé Jean-Philippe Smet.
05:04Oui, mais en même temps...
05:05Il a dit, on va casser le disque, c'est la seule fois où il s'est gouré.
05:09Vous savez pourquoi il l'a cassé ?
05:10Parce qu'il y avait aussi, sur le même 45 tours, Itsy Bitssy Petit Bikini, qui était une chanson de Dalida, la fiancée de Lucien Maurice à l'époque.
05:18De sa femme, même.
05:20Oui, ils étaient mariés.
05:21Ils n'étaient pas encore divorcés.
05:23Alors, il se trouve aussi que ce clair de lune à Maubeux, on en a retrouvé la trace.
05:28Non !
05:28Cette chanson, Le Clair de lune à Maubeux, c'est un succès mondial, ce qu'on n'imagine pas aujourd'hui.
05:45Pierre Perrin l'a écrite, et tout le monde l'a repris, de Bourville à Anicordie.
05:48Et aux Etats-Unis, même, elle est devenue un succès.
05:50Non !
05:51Si, si.
05:51Elle a été traduite, c'est devenu un hymne à cette ville.
05:54Et Pierre Perrin, on l'a oublié aussi, il était chauffeur de taxi.
05:57Mais il avait commencé à faire de la télévision avec Aimé Mortimer.
06:00Et il a collaboré avec le romancier James Adléchaz pour la version musicale de Pas d'enquilée pour Miss Blandiche.
06:06Non !
06:07Si, si.
06:07Mais c'est formidable.
06:08C'est incroyable.
06:09Oui.
06:09Alors, vous découvrez...
06:11Mais donc, je me dis...
06:12Mais moi, je ne sais toujours pas que celui-ci qui présente le disque-bol, c'est le patron de la station.
06:17Comment je peux savoir ça ?
06:19Donc, je dis à ma mère...
06:20Et ma mère me dit, mais tu écoutes ce disque 50 fois par jour,
06:23puis tu écoutes cette émission qui te plaît beaucoup, pourquoi tu ne vas pas leur proposer le disque ?
06:27Et donc, j'appelle, je trouve une numéro au téléphone et j'appelle la radio.
06:32Et je tombe sur Mireille, qui était la secrétaire de Lucien.
06:35Et je lui dis, j'ai un disque que vous n'avez pas et je voudrais vous le faire écouter.
06:39Et elle me dit, envoyez-le.
06:40Et c'est là où j'ai décidé que le facteur, ce serait moi.
06:43J'ai pris l'autobus d'abord le 21 jusqu'au Châtelet.
06:46Et après le métro jusqu'à Franck-Aronsvelt.
06:49Je suis allée rue François 1er.
06:50Et là, j'ai attendu peut-être trois heures.
06:54J'avais des chaussettes Burlington et une jupe écossaise.
06:58Et pourquoi avoir attendu ?
06:59Vous vouliez vraiment le...
07:00Mais parce que je voulais voir le Lucien en question et on me disait qu'il n'était pas là.
07:03Et moi, j'étais...
07:05J'avais pas beaucoup de temps parce qu'à la nuit tombée, il fallait toujours que je rentre chez moi.
07:09Et donc, finalement, vous voyez le Lucien ?
07:11Je le vois, je le vois arriver.
07:12Je vois arriver un rouquin et un brin.
07:15Ils étaient vieux, ils avaient genre 30 ans.
07:18Et je me précipite sur eux et je leur dis...
07:21J'ai dit, Bardot, c'est moi.
07:23Et Lucien, qui avait été prévenu par sa secrétaire, me dit, bon, allez, venez.
07:27Et c'est là où je suis...
07:28J'ai débarqué dans son bureau.
07:30Je ne sais pas si vous l'avez connu, mais il était...
07:33C'était des gratte-ciels de disques.
07:35J'ai eu l'impression de voir New York pour la première fois dans son bureau.
07:38Et il m'a dit, il a écouté, il m'a dit, c'est pas de temps.
07:41Et il m'a dit, qui est l'éditeur ?
07:45Là, j'ai eu l'impression qu'il ne me parlait pas en français.
07:47Je ne comprenais rien de ce qu'il me disait.
07:49Et il a vu que c'était les Bendiguerres.
07:50Il a appelé au Brésil.
07:52Enfin, avec Barclay, ils ont tout pris.
07:54Ils ont pris les droits.
07:55Et il m'a dit, qu'est-ce que vous voulez en échange ?
07:59Et j'ai donc pris ces deux...
08:01Enfin, un 33 tours et un 25 centimètres.
08:05Et voilà.
08:06Mais il se trouve en plus que cette chanson a été un succès
08:09avec Dario Moreno en français ?
08:11Oui, mais même la version originale a bien marché.
08:14Mais moi, je n'ai rien vu du succès.
08:16Sauf que j'ai eu le culot de demander.
08:20Il m'a dit, mais c'est tout ce que vous prenez.
08:22Et là, j'ai compris que j'avais quand même un trésor entre les mains.
08:24J'ai dit, non, non, je voudrais faire un stage ici.
08:27Et à ce moment-là, Le Brun,
08:29qui était Daniel Philippaqui, mais que je ne connaissais pas,
08:31a dit, mais Lucien, t'es cinglé, c'est une fillette.
08:34Et à l'époque, la majorité était à 21 ans.
08:38Moi, j'en avais 17 et demi.
08:39Et donc, Julien a dit, ramenez-nous une autorisation de vos parents
08:44et puis on vous prendra en stage un mois.
08:47Et résultat, vous êtes resté plus qu'un mois.
08:49Vous avez commencé, je crois, à travailler à la pub.
08:52Oui, alors après, il m'avait...
08:54Parce qu'il trouvait que j'avais le sens du rythme et des jingles.
08:57Et en fait, la pub, c'était un speaker qui les lisait à l'époque.
09:00Et donc, j'ai eu l'idée de mettre des musiques.
09:02Et je mettais toutes les musiques de Salut les Copains, en fait.
09:05Mais les instrumentaux.
09:07Et il y avait des rédacteurs tout à fait inconnus.
09:10Il y en avait un qui s'appelait Jacques Martin.
09:12Il était sinistre.
09:14Il était triste.
09:15Ah bon ?
09:16Ah oui, Jacques, il était très triste.
09:17C'est lui.
09:18Les pattes, les pattes.
09:18Mais les Panzani, c'est lui.
09:20Ça me faisait rire, moi.
09:22Puis un jour, il m'a demandé.
09:24Il m'a dit, écoute, on me propose d'aller faire tout l'après-midi du dimanche
09:29à Antenne 2.
09:31L'époque, c'était Antenne 2.
09:32Est-ce que tu viendras avec moi ?
09:34S'il m'avait dit, est-ce que tu veux travailler avec moi ?
09:36J'aurais dit non.
09:37Mais est-ce que tu viendras avec moi ?
09:39Ça m'a plu.
09:39Il m'a dit, tu amènes ta corte qui te suit partout, tes chanteurs à rythme.
09:46Ça, c'était beaucoup plus tard parce que Jacques Martin, effectivement, a débuté
09:49les années 60.
09:50Il était à Strasbourg.
09:51Et il y a eu un seul article qui a été écrit sur lui et qui a tout déclenché.
09:55C'est Jacques Chancel dans Paris Jour qui a dit, ce garçon a un grand avenir.
09:59C'était vrai.
10:00Il y avait aussi Étienne Rodagille.
10:02Oui, parce que mes parents m'avaient promis que je continuerais mes licences.
10:06Parce que je voulais absolument faire une licence de français et d'espagnol pour avoir exactement l'égalité de culture.
10:13Ne pas paraître moins intelligente dans une langue que dans une autre.
10:16Et donc, j'allais à la fac le soir parce que je travaillais à Europe.
10:22Et dans ma classe, il y avait Étienne Rodagille.
10:25Et il y avait aussi Edi Vartan qui faisait lui une licence de lettres française.
10:31Edi Vartan qui avait demandé à sa sœur Sylvie de l'aider parce qu'il manquait une chanteuse.
10:36Non, mais moi, je leur racontais ma journée à chaque fois.
10:39Et là, un soir, j'ai raconté que Philippe Aguil était embêté parce qu'il avait fait déjà l'orchestration
10:45et que sa chanteuse, Jillian Hill, avait une angine, c'est un tiens de voix.
10:50Et c'est sa femme qui lui prêtait les studios parce que sa femme était assez riche.
10:53La femme de Daniel était assez riche quand elle possédait les studios des cas.
10:57Mais elle connaissait l'énergie et elle ne lui a donné que pour une journée.
11:00Et donc, il était très embêté.
11:03Et je raconte ça le soir à la fac.
11:06Et Edi me dit, mais moi, ma sœur, elle chante.
11:09Et on a été la chercher au lycée Marcel Bizeau, au 13e.
11:12On l'a emmenée au studio.
11:15Et c'était Sylvie Varton, effectivement, qui allait buter.
11:17Je suis restée amie depuis.
11:18C'est ça qui est formule.
11:19Je ne sais pas si vous le savez, elle a vendu son disque sur un grand magasin des Champs-Elysées.
11:22Elle gagnait un peu d'argent de poche.
11:24Mais comme il n'y avait pas de photo sur la pochette de ce disque avec Francky Jordan,
11:29personne ne l'a reconnue.
11:30Mais bien sûr, parce que la photo, elle avait été faite avec Jillian Hicks.
11:33Exactement.
11:34Ça, c'est la première partie.
11:35Une autre date importante dans votre parcours, c'est le 13 novembre 1962.
11:40A tout de suite sur Sud Radio avec Marie-France Brière.
11:43Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:46Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Marie-France Brière.
11:50Vous oubliez Quétal, la vie d'artiste chez Kéraud, un livre qu'on évoque tout au long de l'émission
11:55parce que c'est votre histoire à la radio, à la télévision.
11:58On a expliqué comment à 17 ans, vous avez débuté à Europe numéro 1, forçant un peu la porte.
12:03Et le 13 novembre 1962 est sortie une chanson.
12:07Et je crois que vous avez été la première à repérer que cet artiste avait un grand talent.
12:11Jolie petite Chela, jolie petite Chela.
12:15Mais là, c'est pas en 1962, c'est un peu plus tard.
12:18C'est en 1962, je suis sûre.
12:20Parce que j'étais RTL, j'avais boudé.
12:21Oui, c'est la RTL.
12:23Voilà, c'est Chela, Chela, effectivement.
12:25Vous êtes à l'époque à Radio Luxembourg, je crois.
12:27Oui, parce que j'étais partie, j'avais boudé, parce qu'à Luxembourg, il m'avait proposé...
12:32C'était un journaliste qui s'appelait Pierre Andrault,
12:35qui m'avait proposé de faire toute la programmation d'une émission
12:38qui s'appelait le passe-temps des dames et des demoiselles.
12:41Vous voyez, la modernité du truc.
12:45Et je me suis ennuyée à RTL, sauf que j'ai fait deux découvertes.
12:48Effectivement, Claude Carrère, avec son énorme écharpe,
12:52qui est venu me vendre un disque de sa production,
12:57elle s'appelait Annie Chancel.
12:59En fait, elle s'appelait Chela, après cette chanson.
13:03Et elle vendait des bonbons sur les marchés.
13:08Et puis, c'est RTL aussi, j'ai rencontré les Beatles.
13:13Oui, qui n'étaient totalement inconnus.
13:15Totalement, ils étaient en Allemagne, ils étaient cinq.
13:20Il y avait un autre avec eux.
13:22Ils n'étaient pas connus du tout, du tout.
13:25C'est après que je les retrouvais à Europe.
13:27Oui, en fait, Chantal Goya les avait rencontrés quand elle avait 14 ans
13:30parce qu'ils avaient dîné chez la duchesse de Belfort,
13:33chez qui Chantal habitait.
13:35Mais en France, ils étaient inconnus.
13:37Je crois que vous avez eu un dialogue avec McCartney et Lennon,
13:40et ça s'est terminé par un livre de poèmes de Lennon.
13:42Oui, c'est vrai. Non, mais parce qu'après, évidemment,
13:45quand je suis retournée à Europe,
13:47parce que Lucien Moray s'est venu me chercher pour dompter, disait-il Hubert Vaillard.
13:52On va en parler.
13:54Qui avait épuisé 13 réalisateurs en 15 jours, un truc comme ça.
13:58Et Lucien lui avait dit, écoute, moi je vais te trouver un monstre.
14:01Tu vas voir, tu vas...
14:02Et quand il a vu le monstre, à 1m58, il a décidé de m'appeler King Kong,
14:07qui m'est resté pendant toute l'Europe, en fait.
14:09Et j'en reviens aux Beatles, parce que vous les avez connus avant le succès,
14:13et c'est presque en les écoutant que Bruno Cocatrix a décidé de les engager.
14:18Non, mais il a même attendu plus que ça.
14:21En fait, tous les vendredis, on faisait l'émission depuis le Marquise à Londres,
14:26et là, on les a vraiment bien connus.
14:28Et Hubert était très ami avec Harrison,
14:32et moi j'étais assez copine, effectivement, avec McCartney,
14:35dont la mère me tricotait les pulleux verts, vous savez, à Jacquard, pour Noël.
14:40Donc chaque année à Noël, on avait un pulleux verts tricoté par la mère de McCartney.
14:45Et on les a très bien connus à cette époque-là.
14:47Effectivement, Lennon, il était tout le temps solitaire.
14:50Ils avaient 4 Rolls, Lennon dans une, nous entassés à 10 dans la deuxième,
14:55et la troisième et la quatrième roulaient à vide, mais elles suivaient.
15:00Et il se trouve donc qu'ensuite, ils ont été repérés par Cocatrix ?
15:03Non, il les a repérés parce qu'on les a amenés à Lyon.
15:05Parce que Roger Lamour dirigeait le grand sol de Lyon,
15:10qui s'appelait, je ne me souviens plus quoi,
15:12et il les avait amenés, parce qu'on avait tellement insisté avec Hubert,
15:16et Cocatrix était là, il a vu qu'ils ont tout cassé à Lyon,
15:20ça a été incroyable, ils ont fait Lyon d'abord, et après il les a engagés.
15:24Et après, à l'Olympia, ils sont devenus stars internationales aux Etats-Unis.
15:28Et Hubert, justement, c'est lié à ce générique.
15:36Ça, c'est aussi un grand souvenir.
15:38Hubert Voyab, dans le vent à 20h,
15:40je crois que c'est l'émission la plus surréaliste de l'histoire de la radio.
15:43Déjà, notre association l'était pas mal,
15:46et effectivement, on ne s'est pas rendu compte qu'on faisait de la radio filmée,
15:50parce que ça aurait pu être une émission de télévision tellement c'était fou,
15:54et ça avait un potentiel incroyable.
15:56Hubert était fou aussi, il vous a tout demandé.
16:00Génial.
16:01Mais non, mais on dit aussi pour,
16:03quand on a décidé de faire en plein été une plage rue François 1er,
16:08on a ouvert tous les caniveaux,
16:10et on s'est fait livrer deux tonnes de sable.
16:13Et donc, les flics ont attendu qu'on finisse l'émission,
16:16ils nous ont embarqués tout de suite après.
16:18Mais c'est vrai que ça avait un impact considérable.
16:21Oui, très.
16:22Et en plus, on touchait une population un peu plus vieille que ça lui, les copains.
16:26C'était vraiment les étudiants, les...
16:29Enfin, Bacho plus, quoi.
16:31Et Hubert a transformé le métier des jockeys,
16:34parce qu'il était dans l'aéronaval, à Marrakech,
16:36il écoutait les radios américaines,
16:38et quand il est arrivé à l'Europe, il a inventé ce métier.
16:41Oui, il écoutait beaucoup Radio Caroline.
16:44Exactement.
16:44Donc, c'est une époque où tout était possible,
16:47parce qu'il y avait aussi Maurice Gardette, à l'époque, à Europe 1,
16:50qui arrivait à cheval, au studio, ce qu'on ne peut pas imaginer.
16:52Et Francis Blanche, complètement fou aussi.
16:55Il vous a fait quelques canulars ?
16:57Non, mais il a failli m'écraser, par contre.
16:59Ah bon ?
16:59Oui, parce que moi, je ne regarde jamais quand je traverse,
17:02et il avait une énorme bagnole.
17:04Ce n'était pas une Rolls, mais c'était un genre comme ça.
17:07Et il arrivait à peine où on ne le voyait pas, quoi.
17:12Et lui, il ne voyait pas les gens non plus.
17:14Donc, il a failli m'écraser.
17:16Et d'ailleurs, je crois qu'il a fait quelques gags à l'antenne,
17:18et un jour, il annonce à l'antenne
17:20qu'il a trouvé un médecin formidable qui soigne le hockey.
17:24Et il donne le numéro de Jean Carmé.
17:26Et pendant un mois et demi, Jean Carmé a eu des coups de fil jour et nuit
17:29en entendant hic.
17:31Et à l'époque, il n'y avait pas de répondeur pour empêcher tout ça.
17:33Non, mais il n'y avait aucune limite en plus,
17:35parce que les dirigeants avaient eu l'intelligence de se dire
17:38on va leur faire confiance.
17:40Et puis, si jamais il y a une catastrophe,
17:42on reprend les rênes et on les prive de tout.
17:45Et en fait, moi, c'est là où j'ai commencé à être infusible.
17:49Parce que j'ai continué avec le président Bourges après.
17:52Bien sûr.
17:53Mais effectivement, il fallait non seulement travailler beaucoup,
17:56mais faire preuve d'une imagination permanente.
17:58Ah oui, ils m'ont bossé énormément, ça c'est sûr.
18:00Et c'est ça qui nous relie à la période actuelle.
18:02On est dans une période maintenant où il faut bosser beaucoup.
18:06Mais ils bossaient beaucoup dans la joie à l'époque.
18:08Ah ben, on riait beaucoup.
18:10Mais je pense qu'ils bossent dans la joie.
18:11Enfin, c'est pas pareil, parce qu'il y a l'ordinateur
18:13qui crée quand même une frontière entre les uns et les autres.
18:18Oui, mais en même temps, c'était une époque
18:20où c'était des années dorées, des années yéyées.
18:23On ne se rendait pas compte que c'était des années en or.
18:25On ne se rendait pas compte.
18:27Il n'y a pas très longtemps, dans un festival de Cannes,
18:29on a été Sylvie et moi, et on a été prendre,
18:32je ne devrais pas dire ça, mais enfin bon,
18:34une vodka avec, vous savez, la bonne vodka avec l'herbe dedans.
18:38Oui.
18:40Et on discutait, on a dit, mais on n'a jamais vu...
18:44En fait, on a failli déglinguer tous les chanteurs
18:47avec nos yéyés, nous.
18:48Et on ne s'en est même pas rendu compte.
18:50Moi, Béco, il m'avait dit,
18:51mais t'as failli avoir notre peau, tu ne te rends pas compte.
18:54Parce que vous l'avez...
18:54Mais parce qu'il y avait une déferlante yéyée,
18:57il y a plein de chanteurs qui n'ont pas résisté à ça.
19:01Et puis, un jour, un cousin vous fait entendre une chanson.
19:04Ça aussi, vous y avez cru,
19:15alors que les dirigeants de la maison de disques
19:17ont hésité à sortir le premier livre.
19:18Mais ça, je ne savais pas, moi.
19:19Mais oui, il était élève à la Canale,
19:22avec mon cousin Dominique.
19:24C'est lui qui m'avait parlé de Paul Alain Leclerc.
19:28Et on a été, c'était en plein mai 68,
19:30on l'a été auditionné à la fois.
19:32Enfin, ça a été dingue, quoi.
19:33Ça s'est passé comment ?
19:34C'était évident.
19:37C'était évident, mais...
19:38Et moi, à l'époque, j'étais à Europe
19:40et je faisais une émission avec Jacques Ourevitch.
19:43Non, oui, Jacques Ourevitch.
19:45Et donc, j'avais inventé le truc,
19:49je lui avais fait chanter
19:50Jacques Ourevitch est là, Jacques Ourevitch est là.
19:53Et on a lancé le truc.
19:55En détournant l'indicatif de l'émission.
19:58Et c'est vrai que Julien Clerc débutait timidement, d'ailleurs,
20:01parce qu'il n'était pas sûr de faire carrière.
20:03Oui, mais enfin, il a été vite coaché par Bertrand de Labbé.
20:08Ça a changé quand même beaucoup de choses.
20:10Oui, et en plus, vous avez vécu le moment
20:14où il a accepté de jouer R.
20:16Ah oui, mais R, on l'avait vu à New York.
20:18J'avais vu à New York en off, off Broadway.
20:23Et c'était Nessou Ertégun qui m'avait recommandé d'aller voir R.
20:28Et quand on a été voir R, c'était extraordinaire.
20:32Et à la fin, il y avait sur scène tous les comédiens.
20:36Et puis Bertrand Castelli et Annie Farg.
20:39Et moi, je ne les connaissais pas du tout.
20:40Et je me suis précipitée vers eux en disant
20:42« C'est absolument magnifique, vous venez en France,
20:45je suis à Europe numéro un, je peux tout faire. »
20:48J'ai passé ma vie à bluffer, moi, c'est incroyable.
20:51Et ils sont venus en France, et voilà.
20:54Et moi, j'en avais parlé à Bertrand et à Julien,
20:57et effectivement, il a fait le rôle.
20:59Oui, il se trouve en plus que c'est dans sa loge de l'Olympia
21:04que Julien Clerc a vu cette proposition
21:06puisqu'il a eu la première partie de Béco à l'époque.
21:09Oui, absolument.
21:10Et c'est vrai que ça a changé sa vie aussi.
21:12Je ne sais pas, il faudrait lui demander.
21:13Mais en tout cas, c'était une belle étape.
21:15Est-ce qu'avec le recul, vous êtes consciente
21:18de tout ce que vous avez fait en radio ?
21:20Je n'ai aucun recul.
21:22C'est ça mon problème.
21:24Vous l'avez vécu comme ça ?
21:25Mais voilà, c'était jour après jour.
21:28Mais en tout cas, ce que je peux vous dire,
21:29c'est que la radio, je pense que ça reste
21:32mon média favori.
21:35Ça ne vous a pas empêché de passer à la télévision
21:37et on va l'évoquer à travers une autre date,
21:39le 7 juillet 1990.
21:41A tout de suite sur Sud Radio
21:43avec Marie-France Brière.
21:44Sud Radio, les clés d'une vie.
21:46Jacques Pessis.
21:47Sud Radio, les clés d'une vie.
21:48Mon invité Marie-France Brière.
21:51Vos mémoires, Quétal, la vie d'artiste
21:53chez Quairo, on va en parler plus longuement tout à l'heure.
21:55Mais vous évoquez votre parcours en radio,
21:57on l'a expliqué, et parcours à la télévision.
22:00Il y a une date importante dans votre histoire
22:02avec la télévision, c'est le 7 juillet 1990.
22:11Port Boyard, la première d'un jeu.
22:13Vous n'imaginez pas que 36 ans plus tard,
22:15il serait à l'antenne ?
22:17Bon, je ne pense pas à ça.
22:18Moi, si ça me plaît, ça me plaît.
22:20Et voilà, il a été bien entretenu
22:22quand je suis partie.
22:24Mais je crois, et vous le racontez dans ce livre,
22:25que la saison 1 n'était pas performante.
22:28Ah ben, non, mais en plus, la saison 1,
22:31moi, j'avais caché quand même toutes les difficultés.
22:34Je venais d'arriver à France Télévisions,
22:38qui à l'époque s'appelait France 2.
22:41Et avant, j'avais fait la fameuse folie de la 5,
22:45qui était quand même une épopée.
22:48Et Jacques-Antoine était venu avec une carte postale
22:51où il y avait le fort au milieu.
22:52Et au lieu de lui dire, qu'est-ce que c'est ?
22:54Je lui ai dit, c'est un jeu de rôle.
22:56À l'époque, c'était la grande mode des jeux de rôle.
22:58Il m'a dit, ouais, d'une certaine façon, oui.
23:01Et je lui ai dit, écoute, je ne peux pas le faire là.
23:03On est sur la 5, il n'y a plus d'argent,
23:05il n'y a plus rien, il n'y a plus d'avenir.
23:08Mais je te promets que si un jour,
23:09je suis sur une grande chaîne,
23:11le premier que j'appelle, c'est toi.
23:12Et c'est ce que j'ai fait quand je suis arrivée
23:14à France 2, maintenant.
23:17Et Jean-Michel Gaillard m'a accueillie.
23:19Qui était directeur des programmes à l'époque.
23:23Il m'a accueillie, il m'a dit,
23:25le bureau est vide, mais en tout cas,
23:26la fenêtre donne sur l'appartement de Marlène Zetrich.
23:29Il y avait une rose dans un vase.
23:32Oui, et d'ailleurs, cet appartement,
23:34elle se cachait pendant 15 ans.
23:35Elle échappait au paparazzi,
23:37mais elle téléphonait à tout le monde.
23:39Moi, elle m'appelait de temps en temps
23:40pour commenter un article du Figaro.
23:41Mais on ne la rappelait pas,
23:42parce que si on la rappelait,
23:43elle disait, ce n'est pas moi.
23:45Ah bah oui, d'accord.
23:45Mais moi, je ne voyais que des lumières
23:48au travers des rideaux.
23:52Et jamais des lumières directes.
23:54C'était toujours des petites lampes
23:55sur lesquelles elle mettait un truc,
23:57en plus, par-dessus le marché,
23:58pour que ce soit vraiment très doux.
24:01Mais je ne l'ai jamais vue.
24:02Je n'ai jamais vue.
24:03Comme une silhouette très loin,
24:04mais je n'ai jamais vue.
24:06Mais ça me faisait rêver.
24:07Oui, parce qu'en plus,
24:08elle refusait des paparazzi.
24:09Il y en a qui ont essayé de monter
24:10sur les arbres avec une grue
24:11pour tenter de la photographier.
24:13C'est pour ça qu'elle avait mis des rideaux
24:14pour empêcher qu'on la voit.
24:16Alors, il se trouve que vous arrivez
24:17avec Jacques-Antoine.
24:18Jacques-Antoine, il faut savoir,
24:20c'est un pionnier de la radio.
24:21Il a inventé toutes les grandes émissions.
24:22Oui, et puis il a surtout écrit
24:24La vache et le prisonnier.
24:25C'est formidable.
24:26Il a écrit des feuilletons
24:27pour la radio et la télévision.
24:30Et il a vu une folie totale.
24:32Et Fort Boyard,
24:33il a eu l'idée, je crois,
24:34en voyant sur la piste de Zapatan.
24:36Non, non, la piste de Zapatan,
24:38c'était après.
24:39Il a eu l'idée en voyant
24:41Les Aventuriers, le film.
24:43Et il se trouve qu'il a voulu...
24:45Il a racheté le fort, en plus, ce fou.
24:47Un dentiste.
24:47Il a racheté un dentiste, oui.
24:49Et moi, quand j'ai vendu l'émission
24:51en disant que ça allait être formidable,
24:53je n'ai jamais dit
24:53qu'il fallait mettre des câbles
24:55pendant 19 kilomètres dans la mer.
24:57Je n'ai jamais dit ça.
24:58J'ai dit que ça allait être formidable
25:00et génial.
25:01Et le directeur de la production,
25:03à l'époque,
25:04il s'appelait Jean Rosa,
25:05qui après a été sur Arte.
25:07Je serais toujours reconnaissante
25:09puisqu'il est sorti de La Réunion
25:11en disant, écoutez,
25:12on ne le fera
25:13que si vous arrivez à convaincre
25:15Jacques-Antoine
25:15de revendre le fort.
25:18Parce que,
25:18un franc symbolique
25:20au département.
25:22Parce que sinon,
25:22vous allez ruiner
25:23France Télévisions.
25:25Et vous irez en prison
25:26parce que c'est quand même
25:27le service public.
25:28Donc, j'ai convaincu
25:29Jacques de le revendre
25:31un euro
25:31au département de la Charente,
25:33de la Charente-Maritime.
25:34C'était le sénateur Bello
25:37qui était président
25:38du département.
25:40Et c'est eux
25:40qui ont fait tous les travaux.
25:42Mais enfin,
25:42ils ont récolté
25:43la femme,
25:44comme on dit
25:44en Argentine,
25:47c'est-à-dire la gloire.
25:48Oui.
25:48Et en même temps,
25:49il y a de nouveaux travaux
25:50aujourd'hui.
25:51Ils ont investi
25:5244 millions d'euros
25:54pour que le fort
25:55soit même visitable
25:56par les nombreux touristes.
25:58Moi, je me suis toujours
25:58opposée à ça.
25:59Et ça, c'est une bêtise
26:01de faire visiter le fort.
26:02En tout cas,
26:02on n'y est pas encore.
26:03Je le redis.
26:04Mais Jacques-Antoine,
26:05d'ailleurs, au départ,
26:06même sa famille,
26:07ne voulait pas
26:08qu'il se lance
26:08de sa aventure.
26:09Sa femme lui a dit
26:10« Mais tu es fou ! »
26:11Il a dit
26:11« Si ce n'est pas le fort,
26:12on ira faire
26:12notre prochaine émission
26:13au sommet de l'Himalaya. »
26:15Oui, je ne sais pas,
26:15mais lui,
26:16il était persuadé
26:16que ça allait marcher.
26:17Vraiment,
26:18on a vécu cette aventure
26:20comme la piste de Zapata
26:21après qui a moins bien marché,
26:23mais qui était aussi
26:25une aventure.
26:26Alors, il se trouve
26:27que vous avez repéré
26:27Patrice Laffont,
26:29mais que vous lui avez
26:29adjointe une jeune femme
26:31qui était à la météo,
26:33qui était Sophie Davant.
26:34Oui, mais en plus,
26:34je ne la connaissais pas,
26:35mais en tout cas,
26:36elle m'avait sauvée la vie
26:37parce que la première année,
26:39j'ai enregistré
26:41toutes les émissions d'un coup.
26:43Et c'est une erreur colossale
26:44parce que tout d'un coup,
26:48il y a eu un samedi
26:48où il faisait
26:49mais beau temps,
26:50mais un beau temps incroyable.
26:52Nous, on avait de la pluie
26:54sur le fort pendant tout le temps.
26:55Ce n'est pas possible.
26:56Et donc, je l'ai appelée
26:58à la météo
26:59et j'ai dit
26:59vous ne pouvez pas dire
27:00qu'il y a une espèce
27:00de dépression
27:01au-dessus de Foura
27:02et qu'il y a une tempête
27:04au-dessus de Foura
27:04et elle l'a fait.
27:07Et donc, moi,
27:07j'ai trouvé dingue
27:08et voilà,
27:10ça a marché.
27:11Mais aujourd'hui,
27:12Foura se réjouit d'ailleurs
27:13que quand on se promène
27:14dans la ville,
27:16chaque commerçant
27:17a quelque chose
27:18qui se rapporte
27:18à Fort-Moyard.
27:19C'est évidemment.
27:20Ça fait quoi ?
27:2135 ans ?
27:2236 ans.
27:2236 ans.
27:23C'est fou.
27:24Alors, il se trouve
27:25que Patrice Laffont
27:25un jour a décidé d'arrêter
27:26et là, il a fallu
27:27trouver un remplaçant.
27:28Oui, et puis alors vraiment,
27:30il était irremplaçable,
27:31Patrice, quand même.
27:33C'est là où j'ai eu l'idée
27:34de demander à Jean-Pierre Castaldi
27:36qui était un comédien
27:37qui faisait des feuilletons
27:38qui étaient assez connus,
27:41des chaînes.
27:42Et par contre,
27:43on a décidé avec le père Foura
27:45de lui créer un personnage.
27:48Et donc, tout était écrit.
27:50Et il n'avait pas l'habitude
27:51de la télévision.
27:52Donc, il marchait à l'oreillette.
27:54J'ai dit ce qu'il fallait faire
27:55à chaque fois.
27:55Il disait merci Marie-France.
27:57Il a fallu couper à chaque fois.
27:59Et merci Marie-France.
28:01Mais ouais, c'était un vrai personnage.
28:03Je pense que le fait
28:04d'avoir fait un personnage
28:05a permis après
28:06d'avoir un autre animateur
28:09qui ne serait pas qu'animateur.
28:11Olivier, il a aussi créé
28:13un personnage après.
28:15Et à l'époque,
28:15Jean-Pierre Castaldi
28:16était très connu
28:16parce qu'il avait tourné
28:18Caius Bonus
28:19dans Astérix et Obélix
28:20avec un costume
28:22fait à sa taille.
28:23Ce qui n'était pas simple
28:24parce qu'il avait quand même
28:24quelques rondeurs
28:25et que ça a été sa gloire
28:27pendant des années.
28:28Oui, oui.
28:29Alors ça, c'est Fort Boyard
28:30qui a bien marché.
28:31Et puis, il y a quelqu'un d'autre
28:32que vous avez découvert.
28:33Bernard Tapie,
28:34comme vous êtes le roi
28:34de la tchatche,
28:36vous allez finir mes phrases.
28:37Je vous donne le début,
28:38vous me donnez la fin.
28:38Thierry Ardisson,
28:39vous le voit beaucoup,
28:40Marie-François.
28:40Mais Bernard Tapie aussi.
28:42J'en vais en parler aussi,
28:42mais Thierry Ardisson.
28:44Oh, mais c'est un ami très cher.
28:47Mais non,
28:47mais je lui dois beaucoup.
28:49C'est Philippe Aki
28:50qui me l'avait envoyé.
28:51Il m'avait dit
28:51je t'envoie un mec de pub.
28:53Moi, je n'arrivais pas
28:53à visualiser
28:54ce que ça pouvait être
28:55un mec de pub.
28:56Sauf que quand il est rentré
28:57dans mon bureau,
28:59il avait un langage
29:00tellement différent
29:02et tellement moderne.
29:05Et puis en plus,
29:06c'était un bosseur.
29:07Alors lui,
29:08incroyablement bosseur.
29:10Et non seulement
29:11il était formidable,
29:13mais il faisait
29:14tous ses habillages.
29:17Il était très...
29:19Il était multitâche.
29:22Mais à l'époque
29:23où vous le rencontrez,
29:24il fait de la pub
29:24et il se prépare
29:26à lancer la campagne
29:27« Touche pas à mon pote
29:28pour un rêve désir ».
29:29C'était son actualité.
29:32Et il se trouve qu'au début,
29:33à la télé,
29:33il est très mauvais.
29:34Mais non,
29:35ce n'est pas qu'il est mauvais.
29:36Il a un tract terrible
29:37et la première émission
29:39qu'on fait,
29:40on l'a fait en direct,
29:40ça s'appelle
29:41« Scoop à la une ».
29:41Et dès le premier numéro,
29:43je lui ai dit
29:44« On ne fera plus jamais
29:44de direct et je te conseille
29:45de ne plus jamais en faire
29:46dans ta vie ».
29:47Et il a suivi ce conseil
29:49parce qu'il transpirait,
29:50on remplissait des cuvettes entières.
29:52On avait des grandes éponges,
29:54on lui a pourgé le front
29:55et il n'a jamais plus
29:57fait de direct.
29:57Et d'ailleurs,
29:58la première émission,
29:59c'est Henri Salvador
29:59qui l'a sauvé
30:00en arrivant sur le plateau
30:01et en le faisant sourire.
30:03Oui.
30:04Et puis,
30:05il se trouve aussi
30:05que vous avez découvert
30:06Guillaume Durand.
30:08Non,
30:08je n'ai pas découvert.
30:09Il faisait le journal
30:11de 8h du matin
30:13sur Europe numéro 1.
30:14Oui.
30:14Et on avait eu l'idée
30:16avec justement,
30:16avec Thierry
30:17et Catherine Barma
30:18de faire une émission
30:19qui prendrait
30:21des témoins inconnus.
30:24En fait,
30:24c'était le début
30:25pour juger des événements.
30:28Et j'avais pensé
30:28que c'était bien
30:29qu'un journaliste
30:30comme Guillaume
30:30le fasse.
30:31Et j'étais chercher
30:32Europe numéro 1
30:33à 8h du matin.
30:35On était prendre un café
30:36et puis voilà.
30:36Et c'était face à la France
30:38sur la 5
30:39qu'il y a quand même
30:40une formule
30:41qui a été inventée
30:42et reprise depuis
30:43Marie-France Brière.
30:44Par qui ?
30:44Le même principe
30:46de ces débats.
30:47C'est sur toutes les chaînes
30:48aujourd'hui.
30:49Et puis Bernard Tapie,
30:50vous en parliez.
30:51Là aussi,
30:51ça a été aussi un combat.
30:53Pas un combat, non.
30:54Un combat avec
30:55la haute autorité
30:55et l'équivalent de l'ARCOG.
30:56Ah oui, mais Thierry
30:58m'avait déjà ouvert la voie.
30:59J'avais été convoquée
31:01plusieurs fois quand même
31:02dans des centres de police.
31:04Une émission qui avait
31:04fait scandale.
31:05On l'a même arrêtée
31:06parce que c'était
31:07où on arrêtait l'émission
31:08et on avait un certain avenir
31:10où on ne l'arrêtait pas
31:11et on se faisait virer
31:12tous les deux définitivement.
31:14Et donc Bernard Tapie ?
31:16J'avais rendez-vous
31:18avec Michel Sardou
31:19parce qu'on devait retransmettre
31:20son spectacle
31:22au Palais des Congrès
31:23pour le voir,
31:25pour voir ce qu'il voulait faire,
31:27quelles chansons
31:27il allait chanter,
31:28où aller mettre les caméras,
31:29enfin des détails
31:30un peu techniques.
31:32Et je suis arrivée
31:32en avance.
31:33Je me suis trompée d'heure.
31:34C'est la première fois
31:35que je suis arrivée
31:35en avance quelque part.
31:37Et je suis tombée
31:38sur un espèce de fou furieux
31:39qui donnait une conférence.
31:41j'ai cru que c'était
31:42un grand oral de Sciences Po
31:43moi au début.
31:45Et il expliquait
31:46à des étudiants en délire
31:47qu'on pouvait réussir
31:48si on le voulait.
31:50Et à la fin,
31:51j'étais vers lui
31:51et je me disais
31:52je m'appelle Marie-France Brière
31:53parce que vous voulez
31:53faire de la télévision.
31:55Toujours ce bluff imbécile.
31:57Il m'a dit
31:57bah ouais.
31:59J'étais tellement sidérée
32:00que j'ai dit
32:00mais on appellerait ça
32:01Ambition.
32:02Il me dit
32:02on a déjà le titre
32:03il n'y a qu'à faire l'émission.
32:05Et c'était Bernard Tapie
32:06qu'on ne connaissait pas
32:07à l'époque.
32:08Non, je ne savais même pas
32:08ce qu'il faisait moi.
32:09Il avait fait des chansons
32:11d'ailleurs, il avait fait un disque.
32:12Ouais, mais alors
32:12il l'avait caché celui-là.
32:14Enfin, ça m'avait échappé
32:15parce que je m'occupais
32:16moins de musique à l'époque.
32:17Enfin, moi
32:17je n'écoutais pas
32:19tous les disques.
32:19Et ça, cette émission Ambition
32:21a vraiment lancé
32:22médiatiquement
32:23Bernard Tapie
32:24et Marie-France Brière.
32:25Mais nous tous.
32:26On se lançait mutuellement
32:27parce que c'était
32:28on a quand même fait
32:2946% de part de marché
32:31avec une jeune fille
32:32qui voulait faire
32:33un élevage
32:33de verre de terre.
32:34Mais parce qu'il y avait
32:35le bagout de Bernard Tapie.
32:37On le faisait à trois.
32:38Il y avait Jean-Louis Borloo
32:39et puis
32:40comment il s'appelle ?
32:41Jacques Seguela.
32:42Jacques Seguela
32:43qui coachait Bernard Tapie.
32:45Et Jean-Louis
32:46qui lui évitait
32:47et qui était avocat
32:48et qui lui évitait.
32:50C'est comme ça
32:51qu'on savait exactement
32:52ce qu'on pouvait faire
32:53et ce qu'on ne pouvait pas faire.
32:53Oui, parce qu'il était
32:54capable de tout lui.
32:55Moi aussi,
32:56je ne me rendais pas bien compte.
32:58Alors, il se trouve aussi
32:59que quelqu'un
33:00vous doit beaucoup
33:00et quand j'ai vu
33:02la six centième
33:03de ta ratata,
33:04je me suis dit...
33:05Mais il m'a forcée
33:06à y aller en plus.
33:07Ah bon ?
33:07Oui, il m'a dit
33:08il faut que tu viennes.
33:09J'ai dit
33:09il m'attend au bout de six cents.
33:11Et j'ai découvert là
33:12que j'étais toujours au générique
33:14ce qui m'a mis
33:14dans une colère noire.
33:16Et il m'a dit
33:17mais tu...
33:18Non, mais jusqu'à la fin
33:19tu seras au générique.
33:20J'ai dit
33:21t'as tort ?
33:21C'est quand je serai morte
33:22qu'il faudra me mettre
33:23parce que là
33:23ça n'a aucun intérêt.
33:25Mais alors, Nagui,
33:26justement,
33:26vous l'avez découvert ?
33:27Non, je ne l'ai pas découvert.
33:29Il existait déjà.
33:30Moi, je ne veux pas dire
33:31que j'ai découvert.
33:32Pour la télévision aussi ?
33:34Oui, c'est vrai.
33:34Il était dans une radio
33:35dans le sud.
33:37Je ne sais pas
33:37si c'est à Marseille.
33:40Je l'avais repéré là.
33:42Et puis,
33:42c'est la seule fois où...
33:43Non, ce n'était pas la seule fois
33:45parce qu'après,
33:45il y en a eu plein.
33:46Mais c'est la première fois
33:47où on faisait des études
33:48de marché
33:48pour savoir
33:49si on mettait
33:49les gens à l'antenne
33:50ou pas.
33:51Et Hervé Bourges
33:52avait commandé
33:52une étude de marché.
33:53Déjà, moi,
33:54ça m'avait surpris
33:55qu'ils fassent ça.
33:59Parce que quand même,
34:00le délit de Faciès,
34:01ce n'était pas son genre.
34:03Et au fur et à mesure
34:05que la dame
34:06lisait son rapport,
34:08donc on avait chacun
34:09le rapport
34:09et moi,
34:10je déchirais
34:11page par page.
34:13Alors, Bourges
34:13a trouvé ça
34:14à la fois très mal élevé
34:15mais gonflé quand même
34:16et il m'a fait confiance.
34:18Et Nagui a commencé
34:19avec un jeu
34:20qui a marqué une génération
34:21et Taratata
34:22parce que Taratata,
34:23c'est né aussi.
34:24Alors, le jeu,
34:24c'était
34:24que le meilleur gagne
34:25et ce n'était pas
34:26une idée de moi.
34:27Donc, j'étais absolument
34:28furieuse.
34:29C'est une idée
34:30de Pascal Joseph.
34:31Par contre,
34:32j'ai eu l'idée
34:33d'en faire des mensuels
34:34avec des artistes.
34:36C'était toujours
34:36moi le même principe.
34:37Je prenais des gens connus
34:38pour faire des trucs
34:39que des inconnus
34:40auraient très bien pu faire.
34:42Et ce qu'a fait
34:43la télévision après,
34:44de prendre des inconnus
34:45pour tout.
34:46Et ça,
34:47ça a été effectivement
34:48notre point de départ
34:49dans la carrière
34:50de la télévision
34:51et tout ça
34:52a été évoqué
34:52dans ce livre
34:53qu'on va évoquer
34:54à travers la date
34:55du 20 août 2025.
34:57A tout de suite
34:57sur Sud Radio
34:58avec Marie-France Brière.
35:01Sud Radio,
35:03les clés d'une vie,
35:04mon invité
35:04Marie-France Brière.
35:05Alors,
35:06on a évoqué
35:06votre parcours
35:07à la radio
35:08et à la télévision
35:09assez novateur.
35:11Et tout ça
35:11est résumé
35:12dans ce livre
35:12Quétal,
35:13la vie d'artiste
35:14chez Quairo
35:14que vous avez sorti
35:16le 20 août 2025.
35:17D'abord,
35:17pourquoi raconter
35:18aujourd'hui
35:19ce parcours
35:20Marie-France Brière ?
35:21Je n'en sais rien.
35:22Je suis incapable
35:23de répondre
35:23à cette question,
35:24même elle me fait peur
35:25et je me demande
35:26pourquoi j'ai écrit
35:27un livre.
35:27On vous l'a proposé ?
35:29C'est Dominique
35:30Bessnéart
35:31qui m'a beaucoup poussée
35:31à le faire.
35:33Parce que vous avez
35:34oublié quand même
35:34la troisième mi-temps
35:36qui est peut-être
35:36la plus importante.
35:37On va en parler
35:37tout à l'heure,
35:38je n'ai pas oublié.
35:40Et j'avais commencé
35:42il y a quelques années
35:45et puis il m'a dit
35:47mais tu écris bien
35:49donc pourquoi
35:50tu n'écris pas ?
35:52Et moi ce qui m'a amusée
35:53c'est effectivement
35:54de l'écrire.
35:55Alors écrire justement
35:56votre parcours
35:57au-delà de la télévision.
35:58Je crois que dans vos ancêtres
35:59il y a un grand-père
36:00chercheur d'or
36:01au Brésil.
36:02Mato Grosso, oui.
36:04Et vous êtes née
36:05avec une mère née
36:06en Argentine
36:07et un père en fleurs
36:09qui serait un petit neveu
36:10d'Alphonse Allais ?
36:11C'est ce que me disait
36:12ma grand-tante paternelle.
36:14C'est fou ça ?
36:14C'est peut-être que
36:16mon sens de l'humour
36:17vient de très loin
36:18du côté d'en fleurs
36:20j'en sais rien.
36:21Et Alphonse Allais
36:22qui avant de devenir
36:23ce journaliste humoriste
36:24qu'on connaît
36:25a été photographe
36:26avec son ami Charles Croix
36:27et comme ça n'a pas marché
36:28il s'est tourné
36:29vers les textes humoristiques.
36:31Et votre père je crois
36:32il a été à Londres
36:33pendant la guerre.
36:34Oui absolument.
36:35Il était condamné à mort
36:36par contre Humas.
36:39Pourquoi ?
36:39Parce qu'il y avait Vichy
36:41quand même
36:42comme gouvernement.
36:43Mais il avait des fonctions.
36:45Parce qu'il faisait...
36:46Ben oui
36:46parce qu'il était parti
36:47d'abord il était...
36:48Oui il était parti à Londres
36:50et il ne suivait pas de Gaulle
36:51lui il était...
36:52Il était psu.
36:56En même temps
36:56de Gaulle a été très important
36:58dans votre vie
36:58c'est l'image de votre enfance.
36:59Par contre ma mère
37:00il avait casé ma mère
37:02qui arrivait d'Argentine
37:03qui l'avait épousée
37:04et puis après
37:05elle ne l'a pas vue
37:05pendant un an
37:06puisqu'il est parti
37:07et il l'avait casée
37:11dans une gentillemière
37:13de mes tantes
37:14et je dis mes tantes
37:16parce que c'était...
37:17Ma grand-tante vivait
37:19avec une femme
37:22elle était...
37:24Ce qui à l'époque
37:25était quand même révolutionnaire
37:26et donc c'était mes deux tantes.
37:30Et donc même je crois
37:31que vous auriez pu mourir
37:33deux jours après votre naissance ?
37:35Ben oui
37:35d'abord parce que je suis née
37:36sous les bombardements
37:37et qu'effectivement
37:40je ne devais pas naître
37:40je n'ai pas dû naître
37:42à neuf mois
37:42et que ma mère
37:44je faisais un bruit terrible
37:45et ma mère avait demandé
37:46qu'on mette le berceau
37:47dans le couloir
37:47parce que ça m'empêchait
37:48de dormir
37:49et donc
37:51le berceau
37:53et la bonne soeur
37:56quand elle est partie
37:56elle a dit
37:57mais vous l'emportez
37:59elle est encore vivante
38:01ben oui
38:01j'adore ma mère
38:03j'aurais...
38:03Ils auriez pu finir
38:05sous les bombardements
38:06et puis vous êtes arrivée
38:07en France
38:07et je crois que
38:09après avoir vécu...
38:10Non c'est d'ailleurs
38:11que je suis partie
38:11dès que la guerre
38:12était finie
38:13le premier bateau
38:14en partance
38:15pour l'Argentine
38:16ma mère l'a prise
38:18l'a pris avec moi
38:19et mon frère
38:20Voilà
38:20vous avez vécu
38:21dans une grande maison
38:22là-bas
38:22et quand vous êtes revenue
38:23en France
38:24je crois à Oudan
38:25ça vous a posé
38:26quelques problèmes
38:27à l'école
38:27Ah ben complètement
38:28d'abord même
38:29le château de Oudan
38:32il y avait quand même
38:32le bro dans le lavabo
38:35et puis
38:38ouais ben moi
38:39j'habitais
38:40une grande maison coloniale
38:41c'est là où on s'aperçoit
38:42que l'Amérique du Sud
38:43était en avance
38:43par rapport à la France
38:44terriblement
38:45parce que nous
38:46on avait une chambre
38:47une salle de bain
38:48une chambre
38:48une salle de bain
38:49une chambre
38:49une salle de bain
38:50donc quand j'ai fait
38:51ma première dictée
38:52française
38:53on m'a demandé
38:54quelle était la piège
38:55la plus indispensable
38:56et j'ai dit
38:57une salle de bain
38:57donc à l'époque
38:58où naissaient les HLM
39:00avec une douche
39:01qui était un progrès terrible
39:02j'ai été
39:04subversive à mort
39:06quoi
39:06et puis on a beaucoup
39:07ri à l'école
39:08quand on vous a interrogé
39:10sur la capitale
39:11de la France
39:11parce que moi
39:12j'avais
39:12mon grand-père
39:14mon grand-père
39:16chercheur d'or
39:17il me racontait toujours
39:18les aventures
39:20de Hans
39:21qui était un
39:23conteur alsacien
39:25et donc il y avait
39:27toujours ces filles
39:27à coiffe
39:28et moi
39:29quand j'étais
39:30chez les bonnes sœurs
39:31en Argentine
39:32je croyais que c'était
39:33les gens de Hans
39:34je croyais que c'était
39:36les coiffes
39:37des Alsaciennes
39:38et donc
39:41pour moi
39:41ce qui était important
39:42c'était Strasbourg
39:43on m'avait montré
39:44l'église
39:45avec un seul clocher
39:46on m'avait dit
39:47que c'était exprès
39:48tout ça
39:48j'avais pris tout ça
39:49et
39:50jamais on m'a parlé
39:52de Paris
39:52jamais
39:53jamais
39:53et donc quand je suis arrivée
39:55on m'a demandé
39:55la capitale de la France
39:56et j'ai dit Strasbourg
39:58voilà
39:58c'est embêtant quand même
40:00parce que
40:01parce qu'en plus
40:01je parlais très très bien français
40:02mais
40:03parce que j'avais appris
40:05à l'Alliance française
40:06mais par contre
40:06à l'Alliance
40:07on vous apprend pas
40:08la grammaire
40:09ni
40:09on vous apprend Molière
40:11mais pas la grammaire
40:12et donc je ne savais
40:13ni lire
40:14ni écrire
40:15en français
40:15ce qui m'a valu
40:16des galères épouvantables
40:19ça s'est arrangé ensuite
40:20puisque vous avez découvert
40:21la littérature
40:22et le théâtre
40:23et je crois que
40:24votre premier choc théâtral
40:25c'est une pièce
40:26avec Serge Reggiani
40:28que vous avez vu au quart
40:29Les séquestres d'Altona
40:31oui
40:31ça vous a marqué ?
40:32j'étais en philo
40:33bah oui
40:34ça m'a orientée
40:36à tout jamais
40:37en tout cas
40:37cette pièce
40:38il l'a jouée 520 fois
40:40et c'était tellement épuisant
40:41pour Serge Reggiani
40:42qu'il a arrêté
40:44après avoir perdu
40:4510 kilos
40:45c'était un travail phénoménal
40:48et puis
40:49il y a eu
40:51ce parcours
40:51à la radio
40:52à la télé
40:52et vous racontez
40:53quand vous étiez
40:54à la radio
40:55un concert mythique
40:56qui vous a valu
40:57quelques soucis
40:58Astrojet
40:59Whisperjet
41:00Clépad
41:01Jet Turbo
41:02à propos
41:03je ne suis pas rendu
41:04Gilbert
41:04Robert Charlebois
41:06Louis Forestier
41:06à l'Olympia
41:07alors j'avais suivi
41:08mon mari à Montréal
41:09parce que Gilbert Bécot
41:10se produisait
41:11à la place des arts
41:13c'est la première fois
41:14que j'ai vu
41:14une standing
41:15ovation de 4 minutes
41:16ou 5 minutes
41:17de 5000 personnes
41:19debout
41:20à Clément Gilbert
41:21et donc
41:24le soir
41:25je ne pouvais pas dormir
41:26j'ai écouté
41:27sur la radio
41:28qui s'appelait
41:29CKLM
41:29je crois
41:30justement
41:31Lindbergh
41:32avec
41:33avec
41:35un garçon
41:36qui chantait
41:36et une fille
41:37et je ne connaissais pas
41:38le nom
41:38parce que
41:39la désannonce
41:40c'était
41:40la troupe
41:41de l'hostie de chaud
41:42Robert Charlebois
41:44et donc
41:44j'ai révolutionné
41:45la station de radio
41:48pour savoir
41:49le numéro de télé
41:50qui chantait ça
41:51on me disait
41:52le stichot
41:53oui mais
41:53qui chante ça
41:54c'est un garçon
41:56qui s'appelle Robert Charlebois
41:57une fille qui s'appelle
41:58Louis Forestier
41:59et j'ai dit
42:00ils ont un agent
42:00et donc
42:02c'était Guy Latraverse
42:03donc j'ai appelé
42:04Guy Latraverse
42:05c'est ça qui est bien
42:06en Amérique
42:06c'est qu'on vous donne
42:07toujours une première chance
42:08on vous donne toujours
42:09les détails
42:11qu'il faut pour continuer
42:12et Guy
42:14je lui ai dit
42:15je suis à l'Europe
42:16numéro 1
42:17je le trouve formidable
42:18je peux lancer le disque
42:19c'était un bluff
42:20et à nouveau
42:20complètement ridicule
42:22enfin non
42:23parce que
42:23il y avait quand même
42:24Lucien Maurice
42:25qui connaissait mon pif
42:27et donc
42:29il m'a dit
42:30mais c'est dommage
42:30parce qu'ils sont
42:31à Chicoutimi
42:32c'est assez loin
42:34et c'était en hiver
42:35en plus
42:35et puis je lui ai dit
42:36écoutez je viens de Paris
42:37donc aller à Chicoutimi
42:38c'est rien
42:39ce que je savais pas
42:39c'est qu'on a mis 8 heures
42:40dans une neige absolue
42:42et on est arrivé
42:43donc à Chicoutimi
42:44et il y avait
42:45ce spectacle
42:46qui ressemblait beaucoup
42:48à air
42:48à la même époque
42:49c'était le même courant
42:50et
42:51j'ai trouvé ça
42:53je les ai trouvés
42:54mais absolument
42:54formidables
42:55et donc j'ai dit
42:57venez à l'Olympia
42:57je vais me démerder
42:58et j'ai oublié
43:00et 4 jours
43:024 mois
43:03ou 5 mois après
43:04l'agent m'appelle
43:05en me disant
43:05ben voilà
43:06on peut venir
43:07à l'Olympia
43:08une semaine
43:08et moi
43:09au lieu de leur dire
43:10mais non c'est pas possible
43:11etc
43:12toujours dans ma démence
43:13je dis d'accord
43:14et je vais voir
43:15Cocatrix
43:16et je lui dis
43:18je crois beaucoup
43:19à Robert Charlebon
43:20entre temps
43:21le disque
43:21passait beaucoup
43:22sur Europe
43:23donc je savais
43:23que je me trompais pas
43:24et il m'a dit
43:26écoutez la seule date
43:27qui reste à l'époque
43:28qu'ils peuvent venir
43:28c'est en première partie
43:29de Georges Etplana
43:30et au lieu de dire
43:32non c'est pas possible
43:33etc
43:33je dis oui très bien
43:34j'ai jamais dit à Robert
43:36qu'il passait
43:37derrière un caniche nain
43:38qui sautait dans les flammes
43:40d'un cerceau
43:41et qui finissait la première partie
43:44non il y avait Antoine après
43:45et donc
43:47il est venu répéter
43:49à l'époque où quand même
43:51il prenait pas que
43:52que des
43:53que des nourritures célestes
43:56et donc il est venu répéter
44:00tout seul
44:00donc il s'est pas rendu compte
44:01de ce qu'il y avait
44:02dans le spectacle
44:03et c'est que
44:04au moment de passer
44:05qu'il s'est rendu compte
44:06de la dichotomie
44:08du programme
44:09et donc
44:10quand il est arrivé
44:11oui effectivement
44:12il a
44:12il a commencé
44:13ordinaire
44:14il a commencé
44:15à tout casser
44:15oui en même temps
44:17il a fait sa gloire
44:17aujourd'hui il dit
44:19qu'en fait
44:19la batterie
44:20qu'il a lancée
44:20dans la salle
44:21elle est tombée
44:22dans la salle
44:22par erreur
44:23c'est sa version
44:25d'aujourd'hui
44:25non mais oui mais
44:27il a rien contesté
44:28du livre
44:29et on s'adore
44:30et puis vous avez été
44:31le témoin
44:32d'un autre moment
44:32mythique de la télévision
44:34Marie-France Brière
44:35c'est le jour
44:36où Serge Gainsbourg
44:37a brûlé en direct
44:39un billet de 500 francs
44:41un témoin de loin
44:42parce que
44:43Bourges m'avait interdit
44:45de venir dans le studio
44:46parce que c'est moi
44:46qui avais eu l'idée
44:47saugrenue
44:48de dire à Jean-Louis Burgard
44:49qui présentait
44:517 sur 7
44:51ce serait bien
44:53que tu prennes
44:53quelqu'un d'autre
44:54que politique
44:55puis il en avait marre
44:56de tous ces politiques
44:57je dis Gainsbourg
44:58il m'a dit
44:59je voudrais Gainsbourg
44:59je dis tu sais
45:00il est très timide
45:01et très réservé
45:02donc on a été déjeuner
45:03avec Burgard
45:04Gainsbourg et moi
45:06et ça l'a intéressé
45:08donc bon
45:09et au retour
45:10on a dû déjeuner
45:12le vendredi
45:12pour l'émission
45:13qui passait le dimanche
45:14en direct
45:14et au retour
45:16c'était l'époque
45:17où il n'y avait pas
45:18des radiotaxis
45:20et tout ça
45:20et nous on avait
45:21un point commun
45:22parmi tous ceux
45:23qu'on avait
45:23c'est qu'on savait conduire
45:24ni l'un ni l'autre
45:25donc on avait déjeuné
45:27rue Marbeuf
45:27et on allait
45:29à pied
45:30au Champs-Elysées
45:31chercher chacun
45:32un taxi
45:32et il y a une librairie
45:35pas une librairie
45:35une espèce de
45:36marchand de stylo
45:38d'encre
45:39de briquet
45:40qui est toujours
45:42qui existe toujours
45:43et il me dit
45:44attendez-moi
45:45je dois acheter
45:46de l'encre
45:47violette
45:48pour mon blanc
45:49et donc je l'attends
45:51dehors
45:51et je regarde
45:52la vitrine
45:53et je vois
45:53des hippos
45:55moi je fumais
45:56encore à l'époque
45:57c'est marrant
45:58parce que Tony Franck
45:59il a retrouvé
45:59une photo de moi
46:01et de Gainsbourg
46:02et on fume tous les deux
46:02ça m'a fait drôle
46:03et donc je vois
46:07ces hippos
46:07il a dû regarder
46:08à l'intérieur
46:08de la boutique
46:09que je voyais
46:09ces hippos
46:10il est revenu
46:10avec deux paquets
46:11un hippo noir
46:12pour moi
46:13et un pour lui
46:14et comme j'avais
46:15l'interdiction
46:16d'assister à l'émission
46:17c'était de chez moi
46:18que j'ai regardé
46:19et tout d'un coup
46:20je l'ai vu poser
46:20les hippos
46:21sur la table
46:21et j'ai senti
46:22qu'il allait arriver
46:23une catastrophe
46:24et quand la catastrophe
46:25est arrivée
46:26et le coup de fil
46:27est arrivé en même temps
46:28et Herbé Bourge
46:29m'a dit
46:29mais c'est pas possible
46:31c'est pas possible
46:32c'est pas possible
46:34restez dans les variétés
46:35faites vos flonflons
46:36vous faites ça très bien
46:37mais là
46:38je vous suspends
46:39trois jours
46:39c'est pas possible
46:40j'ai été virée
46:41trois jours
46:41voilà
46:42alors aujourd'hui
46:43vous avez une nouvelle responsabilité
46:44c'est-à-dire
46:45que vous avez inventé
46:46un festival
46:47du film francophone
46:48angolais
46:48on est deux
46:48on l'a inventé à deux
46:50avec Dominique Bessnéard
46:50on est ci à moi
46:52vous avez eu l'idée au départ
46:53vous avez vérifié
46:54qu'il n'y avait pas
46:54le festival de ce genre
46:55et vous avez appelé Bessnéard
46:56pour travailler avec lui
46:57avec vous
46:58c'est-à-dire que moi
46:58Dominique Bessnéard
47:00évidemment
47:01il était agent
47:02chez Armédia
47:02je le connaissais
47:03mais lui
47:04il détestait
47:05il détestait
47:06mon parcours
47:07c'est-à-dire que
47:07une fille
47:08qui profite
47:10des sondages
47:10qu'elle fait
47:11pour inviter les stars
47:12pour faire de la promotion
47:13sans passer par les agents
47:14et tout ça
47:15c'était tout ce qu'il détestait
47:17donc
47:18quand j'ai vu
47:20ce concept
47:21de film francophone
47:23je l'ai vu
47:25à Montréal
47:26pas à Montréal
47:27à l'Otaouais
47:28je tournais à Ottawa
47:29une émission
47:30sur les alliances françaises
47:32avec une équipe anglaise
47:33de Radio-Canada
47:34et un soir
47:36ils me disent
47:36de l'autre côté
47:37de la rivière
47:37c'est-à-dire
47:38la dernière ville
47:39qui s'appelle Gatineau
47:40qui parle français
47:41il y a
47:44de l'autre côté
47:45de la rivière
47:45quelqu'un
47:46qui fait un festival
47:46de films francophones
47:48est-ce que tu veux
47:49venir avec nous
47:50donc en fait
47:51pour faire 3 kilomètres
47:53on a mis 3 heures
47:54parce qu'il y avait
47:55une neige épouvantable
47:56et on est arrivé
47:57dans une espèce
47:58d'hangar
47:59entouré par des autoroutes
48:01et en fait
48:01c'était
48:01un exploitant de salles
48:04il avait 10 salles
48:05et pendant un week-end
48:07il ne passait
48:08que des films francophones
48:09avec aucun artiste
48:10ni rien
48:10mais c'est ce
48:12chatoiement
48:13d'affiches
48:14qui m'a rappelé
48:15la francophonie
48:16telle que je l'avais apprise
48:17à Benozer
48:18c'est-à-dire que
48:19la francophonie
48:20ce n'est pas les français
48:21en France
48:22on pense que la francophonie
48:23c'est les français
48:24ce qui n'est pas vrai
48:26et j'ai trouvé ça formidable
48:27et j'ai appelé Bertrand de Labbé
48:28pour lui demander
48:29s'il existait
48:29un festival de films francophones
48:31en France
48:33et il m'a dit
48:34c'est bien une parole
48:35de Bertrand
48:36il m'a dit
48:36je me renseigne
48:38et je reviens vers toi
48:39et quand il m'a re-téléphoné
48:42il m'a dit
48:43mais est-ce que tu as conscience
48:44quand même
48:45que tu n'y connais rien
48:46dans le cinéma
48:46donc là il faudrait peut-être
48:47s'arrêter
48:48je dis mais moi
48:49je ne veux pas le faire toute seule
48:50je ne le fais
48:50que si je le fais
48:51avec Dominique Bessner
48:52et il m'a dit
48:53mais appelle-le
48:53et moi je savais
48:54qu'il ne me prendrait jamais
48:55au téléphone
48:56puisqu'il avait un mépris total
48:57pour la façon
48:58dont je me conduisais
48:59quand même
49:00et donc j'ai dit
49:01à Bertrand
49:02je ne t'ai jamais rien demandé
49:03dans ma vie
49:03je te demande simplement
49:04d'organiser un dîner
49:05avec Dominique
49:07et il m'a dit
49:09est-ce que je dois venir
49:10je dis bah non
49:10parce que si je ne suis pas capable
49:12de lui raconter une idée
49:13c'est qu'on ne le fera jamais
49:15alors il a été très soulagé
49:17il n'est pas venu
49:18on a dîné ensemble
49:19et on ne sait plus qu'il dit
49:21et aujourd'hui ce festival
49:22est un événement
49:23chaque année
49:23à Angoulême
49:25à l'été
49:26c'est-à-dire
49:26si vous pâtes
49:27dès encore la fréquentation
49:28je vous souhaite
49:29le même succès
49:30pour ce livre
49:31Quétale
49:31la vie d'artiste
49:32chez Kéros
49:33mais maintenant que je l'ai écrit
49:34j'aimerais bien finalement
49:35c'est ça qui est terrible
49:36l'addiction
49:37c'est un document
49:39pour l'histoire
49:39en tout cas
49:40pour ceux qui connaissent
49:41les médias
49:41et qui aiment la radio
49:42et la télévision
49:43merci Marie-Franc Brouillard
49:44d'avoir écrit
49:45L'Écule d'une vie
49:46c'est terminé pour aujourd'hui
49:47on se retrouve bientôt
49:48restez fidèles
49:49à l'écoute de Sud Radio
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