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🏁 Julien Fébreau, journaliste et commentateur F1 historique de CANAL+, se penche sur les plus grandes scènes de cinéma consacrées aux courses automobiles… et il ne laisse rien passer  !
De #Rush à #Taxi2, en passant par #Driven, #JoursDeTonnerre et bien sûr l'ultime et récent F1® le film avec Brad Pitt, il réagit, commente et juge le réalisme (ou pas) de ces scènes cultes avec son œil d’expert… et un brin d’humour.

🎬 Hollywood et le cinéma maîtrisent-ils vraiment la F1 ? Réponse dans cette vidéo .

#F1lefilm avec #BradPitt est actuellement en salle.

📚 Chapitres :
00:00 Intro
00:39 Driven avec Sylvester Stallone
02:18 Jours de tonnerre avec Tom Cruise
03:57 Seuls Two d'Eric et Ramzy
05:53 Jours de tonnerre, les règlements de compte entre garages
07:29 Taxi 2 avec Jean-Louis Schlesser et Henri Magne
09:13 Ricky Bobby, roi du circuit
11:17 F1® le film, le film de F1 le plus réaliste ?
13:06 Le documentaire Weekend of a champion
14:47 Astérieux aux Jeux Olympiques avec Michael Schumacher et Jean Todt
16:16 Rush, le film préféré de Julien ?
18:30 Pourquoi cinéma et automobile font bon ménage

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Transcription
00:00La course, l'enjeu, l'adrénaline, peut vous mettre dans un état où vous ne vous reconnaissez pas.
00:07Ça suffit, c'est une catastrophe.
00:12C'est mon film culte, personne ne touche à Jour d'automne.
00:17C'est ultra réaliste, mais c'est surréaliste.
00:20À quoi pouvaient penser ces gens ?
00:22Je m'appelle Julien Fébraud, je suis journaliste, grand reporter à Canal+, sur les Grands Prix de Formule 1 que j'ai la chance de commenter.
00:33Et ça fait un peu plus de 20 ans et bientôt 400 Grands Prix que je traîne dans les paddocks de Formule 1.
00:39On a tous une excuse.
00:40Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, le Shadow.
00:45J'ai un pilote débutant. Il a remporté cinq courses. Et voilà qu'il se met à accumuler les faux pas. Tu vas lui donner un coup de main.
00:57Ah là là là là là là là là. J'ai une longue histoire avec ce film. Je l'ai d'abord vue en cassette vidéo VHS.
01:03Donc là, on a perdu toute notre audience qui ne sait pas ce que c'est qu'une cassette vidéo VHS.
01:07Et j'ai pas été au bout, c'est-à-dire que j'ai regardé cette scène-là, j'ai dit « ça suffit, c'est une catastrophe ».
01:12Et puis, quelques années plus tard, j'ai re-regardé ce film avec une approche différente, une approche quasi humoristique.
01:20Et j'ai adoré ce film. Il n'y a rien qui va.
01:23Plus tard dans le film, il décolle les plaques d'égout en centre-ville en roulant sans casque, enfin bref, il n'y a rien qui fonctionne.
01:33Je ne sais même plus qui tu es.
01:34La performance est d'avoir réussi à faire entrer Sylvester Stallone dans une monoplace, parce qu'il est tellement baraque, je ne sais pas comment ils ont fait.
01:41C'est finalement à la base un film qui devait être fait sur la Formule 1.
01:44Donc le film F1 qui sort aujourd'hui avec Brad Pitt, Stallone en a eu l'idée il y a vingt et quelques années.
01:50Il venait souvent sur les Grands Prix de Formule 1 dans les années 90.
01:53C'est d'ailleurs comme ça qu'il a sympathisé avec Jean Alésie, parce que Jean Alésie, évidemment, lui a ouvert comme d'autres, mais les portes de ce milieu.
02:00Et quand il a fallu discuter avec les écuries de Formule 1, tout s'est compliqué, comme toujours.
02:05Et Stallone a fui le milieu de la Formule 1.
02:08Il a fait apparaître Jean Alésie dans son film, qui vient le saluer sur une grille de départ, sur une course aux Etats-Unis.
02:13Mais le pilotage en travers, les pièces qui viennent se coller sur le pneu, c'est merveilleux.
02:30Bon là, attention, c'est Cole Trickell.
02:35On touche au plus grand héros de cinéma lié au sport automobile.
02:40C'est mon héros, c'est mon film culte.
02:42Personne ne touche à Jour de Tonnerre.
02:44Bon, clairement, Jour de Tonnerre est un film
03:14hollywoodien qui n'est pas dans le réalisme absolu.
03:17Donc, clairement, dans la scène que l'on voit là, ce serait impossible qu'un pilote soit allé aussi loin,
03:21sans être capable de savoir ce que c'est que le sous-virage ou le survirage.
03:25Il faut qu'un pilote soit intelligent pour pouvoir conduire à ce niveau.
03:29Il faut plusieurs éléments.
03:30Il faut du talent.
03:31Il faut énormément de travail.
03:32Les pilotes qui, sur le seul talent, pensent qu'ils vont faire une grande carrière se trompent.
03:36Il faut aussi une forme de charisme et il faut en imposer pour que toute une équipe derrière,
03:42maintenant les équipes sont de plus en plus grandes, de plus en plus structurées,
03:45donc pour que tout le monde adhère au projet,
03:47le pilote qui est l'élément moteur d'une écurie doit aussi être inspirant sur la piste et en dehors.
03:53L'intelligence en dehors de la voiture amène à la réussite dans la voiture.
03:57Sous-titrage Société Radio-Canada
04:27Sous-titrage Société Radio-Canada
04:57comme ça je trouve j'ai du coup beaucoup de regret de ne pas avoir découvert cette scène
05:03extraordinaire avant du coup ça ferait passer driven pour un film ultra réaliste et ben ils
05:09se sont fait plaisir quoi ils avaient envie de mettre une monoplace dans un film de bloquer les
05:13rues et ils ont dû bien c'est quand même une grosse monoplace c'est une formule renaud 3.5 c'est
05:20une voiture très puissante je pense que conduire comme ça même s'il a des lunettes de soleil ce
05:24serait pas évident c'est très drôle c'est très c'est très décalé et j'imagine que dans le film
05:30le but du jeu n'était pas de faire une analyse profonde du sport automobile donc faut prendre
05:34comme tel et la preuve je découvre la scène et j'éclate de rire donc c'est que ça a marché et
05:39qui n'a pas rêvé un jour d'avoir une ville à soi totalement vide de pouvoir se balader à pleine
05:44vitesse sans aucun contrôle et sans aucun risque bon bah voilà le cinéma lui dit bah nous on sait
05:51le faire et ils le font
05:56on a get one but I don't believe nascar would think much you're trying to eat an ice cream cone
05:59out there you have enough trouble riding around the track as it is
06:02les chocolats glacés c'est là que on
06:32voit que le cinéma c'est subjectif parce que pourquoi entre guillemets critiqué driven et
06:38adoré jour de tonnerre alors qu'il n'y a pas plus de réalisme dans cette scène du pilote qui en pleine
06:42course arrête au stand pour aller casser la figure de son patron mais comme c'est jour de tonnerre on
06:47n'y touche pas c'est très bien c'est très très bien fait il a existé des histoires de règlement de
06:52comptes dans les garages où on n'était pas loin de ce qui se passe là l'adrénaline agit évidemment sur
06:59le corps et sur l'esprit d'une manière assez incroyable qu'on joue une victoire pour le plaisir
07:05ou l'honneur ou qu'on joue sa carrière de sportif de haut niveau donc un pilote fou de rage qui en
07:11temps normal et quelqu'un de calme et raisonné et raisonnable eh bien la course l'enjeu l'adrénaline
07:17peut vous mettre dans un état où vous ne vous reconnaissez pas donc voir coltricule très énervé
07:23moi je lui pardonne tout donc c'est normal il devait pas lui parler comme ça à la radio
07:28je suis désolé monsieur l'homme mais il y a un touriste qui bloque tout
07:34je suis désolé monsieur l'homme mais il y a un touriste qui bloque toute la circulation
07:58devant là on dirait plutôt une voiture de course ça c'est un guignonne qui s'est collé devant
08:03sur les côtés pour amuser les filles je vais le ranger un petit peu parce que sinon on va y passer la
08:17semaine
08:24ah ouais à plein de plein d'éléments légendaires là sur cette scène il ya jean-louis les serres henry
08:31magne et la voiture dans laquelle ils sont qui pour tous les passionnés de rallye est une voiture
08:35absolument mythique qui est la 306 maxi qui a eu un son une sonorité extraordinaire qui a une gueule
08:42fabuleux sébastien lub après son immense carrière à racheter une 306 maxi tellement cette voiture est
08:49hors du commun exceptionnel et a fait des rallye avec là aussi ça n'est pas possible on ne rattrape pas
08:54une 306 maxi comme ça on ne dépasse pas jean-louis les serres comme ça et voilà sami la série s'impatiente
09:00derrière un jean-louis les serres qui est pourtant au taquet mais il n'est pas assez à l'attaque
09:04visiblement il lui en manque il en rajoute qui se fait faire l'intérieur par sami la série à jean-louis
09:09il va falloir travailler là ça va pas
09:39le trouvent pas
09:42la dernière fois
09:44le voyeur
09:45le voit
09:46le car qui s'est resté dans une grande cloud de smoke
09:50Ricky Bobby appears à être OK
09:52c'est un des nasties de wrecks que vous vous aurez vu
09:57c'est ça
09:59c'est pas, c'est ça
09:59tu es pas, tu es pas
10:02je suis un attentif
10:02je suis un attentif
10:04c'est pas, tu es pas à la fin
10:06tu es un attentif
10:06tu es un attentif
10:07Ça n'en finit pas de ne pas finir en fait, la cascade est sans fin.
10:35Au cinéma, ils aiment bien faire s'envoler les voitures, très haut, très longtemps.
10:41Mais là, c'est assumé dans l'absurde, dans le burlesque.
10:44Sa tenue n'est à la fin pas inifugée.
10:47Je ne crois pas que son slip kangourou soit inifugé.
10:50Peut-être quelque chose à lancer.
10:53Ce qui est réaliste, c'est l'arrivée des secours aux Etats-Unis sur les circuits ovales,
10:58notamment que ce soit en Indycar ou en NASCAR.
11:00Effectivement, les interventions des services de sécurité sont ultra rapides.
11:04On voit aussi que malgré les dizaines de tonneaux,
11:07la cellule de survie, ce qu'on appelle aussi la cage, a résisté.
11:11Et voilà, vive la sécurité.
11:13Mais c'est une longue scène quand même.
11:15Elle dure un peu trop.
11:17Alors, j'ai des news pour vous.
11:21Formule 1 est un sport de équipe, c'est toujours été.
11:28Écoute, on va dire ça.
11:31Nous tous perdons nos jobs si tu ne peux pas faire un miracle.
11:34Pas de pression, non.
11:38La seule question ici est, pourquoi est-ce que Sonny Hayes est revenu à F1?
11:42On en arrive au film de sport automobile ultime, dans ce qui est des moyens mis en place.
11:55On a là du réel, dans la mesure où ils ont créé, utilisé des caméras uniques.
12:02Ce sont même eux qui en ont inventé pour le film.
12:05Ils utilisent la technologie du numérique, où ils sont capables d'insérer les voitures de cette écurie fictive
12:12au sein de scènes qui, elles, ont eu lieu.
12:17Donc des scènes de course, qu'on a commentées sur Canal+.
12:19Il y a un travail fait sur ce qu'on appelle les skins.
12:34Les enveloppes des F1, certaines vraies Formule 1 se sont retrouvées avec la peau,
12:41l'habillage des voitures de l'équipe Apex.
12:44Le résultat est quand même assez bluffant, voire très bluffant.
12:47Quand Brad Pitt fait un film sur la Formule 1, il s'immerge dans cet environnement.
12:51Il s'est installé dans une monoplace.
12:53Il a pris des cours de pilotage.
12:55Il a écouté ce qu'on lui a dit.
12:56Il s'est développé.
12:57Et il ne faut pas le prendre comme un documentaire sur la Formule 1.
12:59C'est la démarche intellectuelle qui amène à ce qu'à la fin, le film soit crédible.
13:05Ils ont respecté la Formule 1.
13:09Incroyable.
13:09Là, c'est incroyable.
13:29Là, pour le coup, on passe au documentaire.
13:31C'est ultra réaliste, mais c'est surréaliste.
13:34On oublie qu'il y a quelques années de cela, les Grands Prix de Formule 1 se disputaient de cette manière-là.
13:39La personne qu'on voit à un moment donné sur le trottoir avec une longue caméra, un long objectif,
13:44qui est au bord du trottoir et la voiture est là,
13:46j'aimerais pouvoir aller l'interroger et lui dire
13:48« Mais est-ce que vous vous rendez compte de l'endroit où vous vous trouvez ? »
13:52et du danger que vous prenez, du risque que vous prenez.
13:54À quoi pouvaient penser ces gens ?
13:56Personne, aujourd'hui, n'accepterait de voir ses proches, sa famille,
14:00positionnés là, sur un trottoir sans rail de sécurité,
14:03avec des Formule 1 qui, au moindre problème, vous satellisent et vous pulvérisent.
14:10Ça doit sûrement être un sujet de philosophie au bac,
14:28mais oui, la passion doit être un peu déconnectée de la raison.
14:32Mais on ne peut pas se priver de l'évolution sous prétexte qu'il faudrait que la F1
14:35reste ultra dangereuse pour nous faire vibrer, nous, spectateurs.
14:39Je trouve que ce n'est pas parce qu'ils sont mieux protégés
14:42que ça n'en fait pas moins des gens et des pilotes valeureux.
14:45Donc, il faut les respecter tout autant.
14:48C'est maintenant que tout se joue, les gars !
14:57Jean, j'ai besoin de plus d'allérance !
14:59Ok, montez les roues double allérance !
15:01Tu l'arrêt au stand ! À toi de jouer, Michael !
15:093 dixièmes de Sablier, bien joué ! Bravo les gars !
15:22C'est un métier comédien !
15:27Je trouve ça tellement bien, tellement fort.
15:31Je veux dire, quand on connaît le lien qui unit Jean Todd à Michael Schumacher,
15:36quand on sait ce qu'ils ont réalisé ensemble chez Ferrari, les titres...
15:39Eux aussi ont fait évoluer le sport, la Formule 1, d'avoir réussi à les convaincre.
15:44D'avoir Michael Schumacher dans un film, quand même, ce n'est pas facile.
15:48Et Jean Todd avec son casque en bois ou en granit, je ne sais pas en quoi c'est fait.
15:53Mais voilà, c'est les codes de la Formule 1 et du muret des stands Ferrari,
15:57appliqués au cinéma avec beaucoup de dérision et d'auto-dérision aussi, il en fallait sûrement.
16:02Le pit-stop est bon, l'arrêt au stand est bon, mais il y a dû avoir du travail,
16:07de la recherche de performance et visiblement Michael avait besoin de plus de grippe
16:11et Jean a trouvé la solution, donc ça, c'était réaliste, on y était.
16:31Qu'est-ce que tu as à l'heure de ce moment-là ?
16:341,53.
16:35Ok, alors, put him in my car, and he go round two seconds faster.
16:38Well, that's impossible.
16:40No chance.
16:44We have been working on it all night.
16:46Put Regzern in the car, see what happens.
16:48I don't understand, why am I supposed to do that ?
16:50I don't know, Claire, I just want you to take it for a spin.
16:55Glass, please.
16:57Ah, pour it.
17:03Oh, beautiful.
17:05Oh, a misery, I don't know.
17:11I don't know.
17:23Oh, je ne sais pas.
17:23R.Rush, incroyable.
17:40Pour moi, c'est le plus beau film sur la Formule 1 qui existe.
17:42Et le film m'a appris encore plus profondément et intensément
17:46ce qu'avait été l'histoire de Niki Loda et cette rivalité avec James Hunt
17:51et l'opposition incroyable de caractère qu'ils avaient et qui en même temps les réunissaient.
17:56Il y avait un grand respect entre eux.
17:57Mais j'avoue que R.R.Rush a une place très particulière pour moi
18:01et le cinéma s'est totalement mis au service de l'histoire qui a existé.
18:06Il y a des pilotes comme ça, Niki Loda, Alain Prost, Michael Schumacher, Louis Hamilton,
18:11par leur travail, leur méticulosité, le son apporté à tous les détails,
18:16ont fait évoluer leur sport, que ce soit sur l'aspect technique ou sur l'aspect physique.
18:20ont marqué l'histoire pour plus que les titres et les couronnes.
18:33L'automobile, c'est le moyen de s'évader, de s'en aller, de voyager.
18:38Et le cinéma, pareil.
18:39D'une toute autre manière, mais le cinéma a le droit de créer quelque chose qui n'est pas réaliste.
18:45Il est aussi là pour ça.
18:46et créer du fantasme que la réalité ne peut pas toujours apporter.
18:50Moi, ce qui me touche, c'est quand le respect de ce qui s'est produit
18:54est transcrit dans la beauté du cinéma
18:57et où on a mis l'accent au bon moment, aux bons endroits,
19:02sur la belle photographie, sur le joli son, sur le bel axe
19:06et qu'on a magnifié ce qui était déjà une histoire exceptionnelle dans la réalité.
19:10Merci.
19:11Merci, Julien.
19:12Merci tout le monde.
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