00:00C'est vrai qu'aujourd'hui, on a le sentiment que c'est un peu le concours lépine des taxations possibles,
00:07et en particulier sur notre industrie du tourisme.
00:10Vous le disiez à juste titre, la Confédération des acteurs du tourisme,
00:13qui représente une vingtaine de fédérations professionnelles,
00:16tous domaines confondus dans notre industrie.
00:19Et on voit bien que ça y va dans tous les sens, de toutes parts, de toutes manières,
00:23avec sûrement une grave erreur d'appréciation des politiques concernées,
00:32c'est de faire des propositions par rapport à une industrie du tourisme,
00:36décidérant que le tourisme, ce sont des gens qui viennent pour le loisir,
00:41de façon extérieure au pays, et puis de façon anecdotique, si ça ne l'était,
00:48qui ne votent pas en plus localement en France.
00:52C'est une grave erreur.
00:54Il faut rappeler que 70% de notre activité touristique française est faite en domestique,
01:01est faite par les Français qui voyagent d'un département à l'autre, d'une région à l'autre.
01:06Et d'autre part, le tourisme, l'économie du tourisme,
01:10est constituée à la fois d'un tourisme de loisirs soit,
01:14mais aussi, et d'une part importante, d'un tourisme d'affaires qui concerne tous.
01:19Et nous considérons que toutes les dispositions qui sont proposées aujourd'hui,
01:23les unes après les autres, ne font qu'à la fois avoir un impact sur l'attractivité...
01:29Parce que c'est du concret pour vous, pardonnez-moi, monsieur l'adjoint au maire,
01:31c'est du concret. Il y a notamment cet amendement,
01:33parce qu'on parle de 3000 amendements, c'est abstrait.
01:36Pour vous, c'est concret.
01:37Un amendement adopté il y a quelques jours,
01:40une proposition qui prévoit une hausse de 33% à 33% de la TVA
01:44sur les prestations dans les hôtels de luxe ?
01:48Alors typiquement, oui, ça fait partie des propositions qu'on voit émerger.
01:56Cet amendement a été adopté.
01:58Oui, alors si on regarde en fait typiquement sur cette typologie,
02:04un, les choses se font dans la précipitation,
02:07sans aucune concertation avec les professionnels.
02:09Aujourd'hui, comment on va définir ce qui est considéré comme luxe ou pas luxe ?
02:16Quand on sait qu'à ce moment-là, vous allez avoir probablement
02:19un certain nombre d'établissements hôteliers
02:21qui vont dégrader en fin de compte leur classement pour des raisons de fiscalité.
02:26Et donc là, l'impact, dans un second temps,
02:28sera un impact sur l'attractivité du territoire,
02:31l'attractivité de la destination France,
02:33puisque nous n'aurons plus ces pavillons,
02:36nous n'aurons plus ces établissements de référence,
02:40parce qu'ils se seront déclassés de façon fiscale.
02:43Et puis on oublie surtout que ce sont des établissements
02:45sur lesquels la masse salariale est de façon très importante,
02:49beaucoup plus importante que des établissements de type plus économique.
02:52Beaucoup d'emplois, beaucoup d'emplois,
02:54et aussi souvent les premières marches de l'escalier social
02:58qui existent encore dans nos métiers.
02:59Et ça aussi, on oublie de le dire.
03:01Donc en fait, aujourd'hui, on est en train un peu de tuer la poule aux odeurs.
03:05C'est qu'on a une filière avec l'industrie touristique
03:08qui est une filière très forte pour la France,
03:11sur laquelle nous avons beaucoup d'atouts.
03:13Et malheureusement, on est en train de donner un coup de fin
03:15à toute cette dynamique économique.
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