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  • il y a 3 mois
Les députés continuent d'examiner à l'Assemblée le projet de budget, tandis que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est arrivé en commission des Affaires sociales.

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Transcription
00:00En fait, ce budget, c'est quoi ? C'est un non-sens économique.
00:03À un moment donné, on a un taux de défaillance des entreprises.
00:05En septembre, je le rappelle, 6 800 entreprises.
00:09Une croissance qui est très faible.
00:11Des investissements qui diminuent.
00:12D'ailleurs, même des consommateurs qui épargnent.
00:14On a un taux d'épargne très élevé.
00:15Donc, une confiance qui est érodée depuis la dissolution.
00:18Dans ce moment-là, on a une compétition internationale effroyable,
00:22quand même, avec des surcapacités chinoises, des droits de douane américains.
00:24Dans ce moment-là, on choisit d'augmenter les prélèvements,
00:27les impôts, les taxes sur les entreprises.
00:30Et donc, c'est un non-sens économique.
00:31Et en plus, c'est un reniement.
00:33C'est un reniement, c'est même une trahison.
00:34Parce que le gouvernement, la parole publique, c'est important,
00:37avait dit, on va faire une année un effort avec des surtaxes d'IS.
00:41Non, mais il n'y a bien que vous qui les avez vus.
00:42On n'est pas totalement naïf.
00:43On avait dit qu'en France, la fiscalité, le temporaire,
00:46quand même, c'est la parole de l'État.
00:47Non, parce qu'effectivement, vous faites référence.
00:49La parole publique.
00:50Non, mais je vais vous dire, on n'est plus à sa presse.
00:51C'est la parole de l'État, c'est la parole du gouvernement.
00:53C'est d'ailleurs la question que je posais tout à l'heure à Maud Bréleau.
00:56J'avais bien du mal à comprendre quelles étaient ses convictions.
00:59Je lui disais, jusqu'où êtes-vous prêt à aller
01:02dans le reniement de vos propres convictions
01:05qui ont fait que vous vous êtes engagés en politique,
01:07puisque désormais, elle se retrouve, elle, macroniste, issue de la droite,
01:10à défendre la suspension de la réforme des retraites.
01:12Et probablement, malgré tout, demain,
01:14un gouvernement qui aura fini par se faire rattraper
01:17par une forme de taxe Zuckmann.
01:18et qui, cette nuit, je voudrais quand même vous en poser la question,
01:22a pérennisé cette surtaxe que vous disiez,
01:25qui devait être supprimée, qui ne devait être que temporaire,
01:28surtaxe sur les grandes entreprises.
01:30Mais c'est pareil sur la contribution sur les hauts revenus.
01:32Je veux dire, avec tous les mécanismes qui étaient temporaires,
01:35mais on le sait, avec la C3S, avec la CRDS en France,
01:37on a une histoire fiscale où tout ce qui est temporaire
01:39dure 10, 15, 20, 30 ans.
01:41Et ça cumule.
01:42Mais le problème, c'est quoi ?
01:43C'est que l'année dernière, il y a eu déjà 14, 15 milliards d'euros
01:46sur les entreprises, 6 milliards d'euros sur les ménages.
01:48Donc on voit bien que l'effort, il est porté sur les entreprises.
01:51Pourquoi ? Parce que c'est plus facile de taper les entreprises.
01:53Parce qu'on le voit moins.
01:54Mais à moyen, long terme, c'est dangereux.
01:56Parce qu'elles n'investissent pas, et on le voit dans les chiffres,
01:59elles n'investissent pas, elles n'embauchent pas.
02:00On voit le chômage qui monte.
02:02Et donc, si on ne recrute pas, le pouvoir d'achat,
02:04il ne va pas s'améliorer.
02:05Mais il est venu.
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