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00:00On accueille Jean Garrigue en plateau. Bonjour à vous et merci de nous rejoindre.
00:04Historien, spécialiste d'histoire politique.
00:08Un mot d'abord sur ce Conseil des ministres.
00:10Alors c'est une grosse journée évidemment pour la politique française.
00:13Premier Conseil des ministres de ce gouvernement Le Cornu 2.
00:16On s'est attelé à parler budget et pour cause. Il y a urgence.
00:19Oui, effectivement, il y a urgence.
00:22Si on veut boucler ce budget avant les 70 jours impartis.
00:27Alors est-ce que c'est véritablement le souhait de Sébastien Le Cornu que d'aller faire discuter ce budget avant la date limite ?
00:37C'est une autre question.
00:38Vous n'y croyez pas, vous ?
00:40Alors, moi je n'ai pas à y croire ou pas. C'est possible.
00:44Vous semblez en tout cas en douter.
00:45Oui, parce que je doute de la capacité de nos partis politiques actuels à trouver un compromis et à négocier.
00:53C'est ça dont je doute.
00:55Il est certain qu'il va y avoir des batailles d'amendements mémorables autour de ce projet de budget.
01:01Et on sait bien que ce qui est recevable par le Parti Socialiste, qui a un peu les clés de la non-censure entre les mains,
01:09ne l'est pas de la part des Républicains qui sont malgré tout en position de soutenir ou pas le gouvernement de Le Cornu.
01:17Donc voilà, il y a beaucoup d'incertitudes.
01:19On sait déjà que le Rassemblement National et la France Insoumise censureront quoi qu'il arrive.
01:25Les motions ont été déposées, elles seront examinées jeudi matin.
01:28Voilà, c'est ça, jeudi matin.
01:30Et donc, voilà, il me semble très probable que Sébastien Cornu pourrait échapper à la motion de censure jeudi,
01:39s'il trouve véritablement un accord avec les socialistes.
01:42C'est en bonne voie, mais qui sait ?
01:45Et en revanche, ensuite, sur la discussion du budget, on peut se poser beaucoup de questions.
01:51Alors, il va être évidemment scruté de près, vous me tendez une perche, c'est le sujet qui préoccupe tout le monde aujourd'hui.
01:57Scruté de près par les socialistes, il va lui falloir convaincre les députés dans leur ensemble,
02:01mais surtout les 69 députés socialistes qui n'attendent qu'une seule chose aujourd'hui,
02:06c'est d'être fixés sur le sort qui sera réservé à la réforme des retraites.
02:10C'est une ligne rouge pour le PS et il s'y tient.
02:14Les socialistes qui décideront par la suite de ce qu'ils feront pas, censurer ou non ce gouvernement.
02:19Explication signée Magali Boissin et Thierry Curtet.
02:2334 ministres va l'Elysée pour leur premier conseil.
02:27Budget et retraite sont à l'ordre du jour.
02:30Sébastien Lecornu, lui, s'apprête à remonter dans quelques heures à la tribune de l'Assemblée.
02:36Il l'avait quitté ministre des Armées.
02:38Il est cette fois premier ministre et va prononcer son discours de politique générale à 15h.
02:43À l'Assemblée, la fébrilité règne avant ce rendez-vous à haut risque.
02:48Les réunions de travail de tous les partis s'enchaînent.
02:51Le gouvernement peut-il échapper à la censure ?
02:53Les socialistes posent leurs conditions.
02:57S'il n'y a pas cette annonce autour de la suspension totale et immédiate de la réforme des retraites,
03:03l'ensemble des socialistes censureront sans aucun état d'âme.
03:05Une exigence complètement folle selon les républicains ce matin,
03:10qui craignent que le gouvernement ne cède.
03:12Du côté du modem, on appelle à une certaine sagesse dans les débats.
03:16Il faut de la responsabilité.
03:18Les oppositions, en votant la censure, amènent le pays dans le mur.
03:21Les Français ont besoin qu'on ait de la stabilité.
03:25Mais Marine Le Pen, elle, n'a qu'un mot d'ordre en arrivant à l'Assemblée.
03:28Retournez aux urnes.
03:32Et dans une réunion de travail mise en scène devant les caméras,
03:36la présidente du groupe RN s'offre une tribune.
03:39Nous censurerons maintenant l'intégralité des gouvernements qui seraient présentés par Emmanuel Macron.
03:45Les deux motions de censure déposées par LFI et le RN seront débattues jeudi matin à l'Assemblée nationale.
03:51Voilà, motions qui seront étudiées jeudi.
03:56D'ici là, il va se passer beaucoup de choses.
03:58Vous me disiez joliment à l'instant, c'est pas une ligne rouge pour le Parti Socialiste.
04:02Cette réforme des retraits, c'est plutôt une ligne rose.
04:04Oui, au sens où on sait bien que la plupart des députés socialistes
04:10ne sont pas tout à fait sûrs de retrouver leur siège en cas de nouvelles élections législatives anticipées,
04:17c'est-à-dire en cas de dissolution et d'élections législatives.
04:19Le torchon brûle entre eux et la France insoumise.
04:23Et il peut y avoir un certain nombre d'électeurs
04:26qui ne rejoindront pas le Parti Socialiste lors de ces élections.
04:34Donc voilà, on est quand même dans un...
04:36Ils ont droit à perdre les socialistes, c'est ça que vous êtes en train de dire en cas de dissolution ?
04:38Et c'est pas le scénario qui les arrangerait le plus ?
04:40C'est pas forcément le scénario qui les arrangerait le plus.
04:42Alors c'est vrai aussi que si jamais ils acceptent une sorte de contrat de non-censure
04:47avec les macronistes, ou avec Sébastien Lecornu,
04:52ils risquent aussi d'être accusés par une partie des électeurs de gauche d'avoir trahi leur camp.
04:58Donc ils sont dans un entre-deux total, dans quelque chose de complètement incertain.
05:03En cas de suscension de la réforme des retraites,
05:07quid de la réaction des DLR ?
05:09Là aussi, c'est pas clair non plus.
05:11Ah oui, c'est peut-être même encore moins clair,
05:13parce qu'on a vu cette espèce de psychodrame autour du premier gouvernement Lecornu.
05:19On a vu que...
05:19Que vous imputez, donc vous imputez la responsabilité au LR très clairement.
05:22Ah bah oui, parce que la question de Bruno Le Maire,
05:26qui était le prétexte, n'en était pas véritablement la cause principale.
05:31La cause principale, c'était les incertitudes.
05:33Et alors, à ce moment-là, au départ, vous aviez Laurent Wauquiez,
05:37qui ne voulait pas de participation, mais Bruno Rotaillot qui la voulait.
05:40Et puis, cette histoire de Bruno Le Maire, en fait, a servi de prétexte à Bruno Rotaillot
05:45pour partir, car il a jugé que c'était le moment de se distancier des macronistes.
05:51Et en revanche, Laurent Wauquiez, il était plutôt partisan de rester,
05:55pour utiliser justement les dividendes de la participation au gouvernement.
05:59Mais finalement, la ligne Rotaillot a prévalu.
06:02Oui, c'est quand même... C'est une sorte de feuilleton.
06:06Et la ligne Rotaillot a prévalu, mais vous avez des dissidents
06:10qui, eux, ont accepté d'aller au gouvernement
06:12et qui, depuis, d'ailleurs, ont été exclus du parti.
06:15Donc, on voit bien que c'est un parti qui est complètement éclaté,
06:18j'allais dire façon puzzle,
06:20et qu'on ne sait pas du tout, finalement,
06:23ce que seront les comportements des députés LR
06:26dans leur grande majorité au moment de la motion de censure
06:30ou ensuite au moment des débats budgétaires, s'ils ont lieu.
06:34On entendait François-Xavier Mélamis, ce matin,
06:36dire ne pas prendre position
06:38et ne pas dire, d'ailleurs, ce qui serait fait au sein d'Elia.
06:41Il n'y a pas de consigne.
06:41Mais c'est ce qui est fou,
06:43c'est que c'est quand même un parti qui a une tradition,
06:46qui a une histoire,
06:48et le fait de ne pas avoir de consigne,
06:52c'est complètement, je dirais, contre-intuitif
06:55par rapport à ce qui existe sous la Ve République,
06:57où les partis, en général, sont disciplinés.
06:59Sous la Troisième, sous la Quatrième République,
07:01ça pouvait exister.
07:02Chacun avait un peu son indépendance de vote.
07:04Mais là, sous la Ve République,
07:07ça paraît complètement absurde.
07:08Et ça montre bien à quel point
07:10ils sont en plein désarroi,
07:12à quel point ils sont en hésitation
07:14dans la ligne à suivre.
07:15Qu'est-ce qu'il faut lire dans tout ça ?
07:16C'est que chacun joue sa propre partition.
07:19Ah oui, c'est très clair.
07:20Aujourd'hui, on voit que chacun joue sa propre partition.
07:22C'est ce qu'avait dit Sébastien Lecornu
07:23la première fois qu'il a démissionné.
07:25Oui, mais c'est toute la difficulté pour lui.
07:27Parce que je pense,
07:28et d'ailleurs, une grande partie de l'opinion publique
07:31semble persuader que Sébastien Lecornu
07:33cherche une voie de convergence,
07:35une voie de compromis, réellement.
07:38Il semblerait qu'Emmanuel Macron
07:40lui ait laissé un peu la bride sur le cou
07:42et qu'il ait cette capacité peut-être à négocier.
07:46Mais on voit bien que tous les partis,
07:48en réalité, sont positionnés dans un axe
07:50et dans une perspective
07:51qui est celle de l'élection présidentielle.
07:53C'est la raison pour laquelle Marine Le Pen veut tout de suite
07:56une dissolution qui amènerait éventuellement
08:00une majorité relative forte,
08:02voire une majorité absolue pour le Rassemblement National
08:04qui les propulserait à Matignon comme un tremplin vers l'Elysée.
08:09C'est la raison pour laquelle, de son côté,
08:11Jean-Luc Mélenchon est déjà parti en campagne
08:13et demande la démission d'Emmanuel Macron.
08:16Donc ils sont tous sur cette ligne-là.
08:18Sauf qu'aujourd'hui, il y a quand même une urgence,
08:20c'est de voter un budget.
08:22Et on voit très bien qu'au fond,
08:24cette nécessité de convergence pour voter un budget
08:28est totalement incompatible avec les lignes politiques
08:31de tous les partis.
08:34C'est ça la véritable impasse aujourd'hui.
08:36Marine Le Pen, d'ailleurs, s'est empressée
08:38de qualifier ce projet de budget de terriblement mauvais
08:42et en même temps, c'est cohérent,
08:44vu sa posture depuis le début de cette crise politique.
08:47Alors, il faut lui reconnaître que demander l'appel au peuple,
08:51le retour au peuple, c'est dans l'esprit de la Ve République.
08:55Ça, il n'y a pas de problème.
08:57Et qu'en plus, elle joue sur du velours
08:58parce que le spectacle qui a été donné par les partis
09:01depuis quelques jours, depuis des semaines d'ailleurs...
09:04On peut commenter la séquence du week-end
09:06qu'on n'a pas eu l'occasion de commenter ensemble.
09:08Moi, je n'étais pas en poste.
09:10J'ai commencé lundi.
09:12C'est vrai que ce week-end, je me suis demandé
09:13quel jour j'étais quand j'ai entendu les consultations
09:15avec Sébastien Lecornu, le voilà de retour.
09:18Ça, c'était complètement inenvisageable.
09:20Ben, c'est... Voilà.
09:22On se demande...
09:23Le principal problème, si vous voulez, dans tout ça,
09:26c'est qu'il y a déjà, on le sait,
09:28un fossé qui s'est creusé entre les Français
09:31et leurs élites politiques.
09:34Et ce fossé-là, depuis quelques jours,
09:36n'a fait que s'amplifier, se creuser.
09:39Et au fond, on ne voit pas très bien d'issue.
09:42Si ce n'est...
09:43Et c'est pour ça que la position du Rassemblement national
09:46est quand même terriblement positive, je veux dire,
09:50est la meilleure.
09:51C'est-à-dire que...
09:52Bon, c'est très clair pour eux.
09:55Dissolution.
09:55S'il n'y a pas de dissolution,
09:56ou après une dissolution des élections législatives anticipées,
10:00s'il y avait un nouveau blocage,
10:01la démission d'Emmanuel Macron,
10:03la position est claire.
10:04Et en plus, je le répète,
10:05il faut le reconnaître,
10:07elle est conforme à l'esprit de la Ve République.
10:11On va aller retrouver Yohann Bonin
10:12qui nous attend toujours à l'Élysée.
10:14Yohann, pendant le compte-rendu de ce Conseil des ministres,
10:18il n'y a pas de pouvoir du gouvernement,
10:19c'est comme ça que ça se passe chaque semaine,
10:21qui a témoigné de ce qui s'était dit autour de cette table.
10:24J'imagine qu'elle a été longuement interrogée
10:26sur la séquence de l'après-midi,
10:27le discours de politique générale.
10:28Qu'est-ce qui en est sorti ?
10:30Oui, tout d'abord,
10:33et je vous rappelle un petit peu l'état d'esprit
10:36de ce Conseil des ministres
10:38où a été présenté ce projet de budget
10:41qui a été enterriné par ce Conseil des ministres.
10:47Un projet de budget qui alterne
10:50entre réduction des dépenses publiques
10:52et mesures pour soutenir le pouvoir d'achat.
10:55Emmanuel Macron qui a affirmé
10:58à l'issue de ce Conseil des ministres
11:00une sorte de menace à l'encontre
11:02des partis du socle commun
11:04qui seraient tentés de se joindre
11:07aux mesures, aux motions de censure
11:10déposées par la France insoumise
11:13ou le Rassemblement national.
11:15Il a dit « censure » voudrait dire « dissolution ».
11:18Emmanuel Macron, le chef de l'État
11:19qui a appelé à la stabilité institutionnelle.
11:22Alors d'ici deux heures, Sébastien Lecornu
11:24va tenir à l'Assemblée nationale son grand oral
11:27sur le discours de politique générale
11:30qui sera également lu devant les sénateurs.
11:34Les motions de censure déposées par LFI
11:37et le Rassemblement national
11:39sur cette ébauche de présentation
11:42du projet de budget
11:43devraient être étudiées mercredi soir
11:46ou jeudi matin.
11:48Et les socialistes laissent toujours planer le doute
11:50sur une troisième motion de censure.
11:53Ils conditionnent leur soutien
11:54à la mise en place de la taxe Zuckmann
11:57sur les très hauts patrimoines
11:58et surtout, surtout, sur la suspension
12:00de la réforme des retraites.
12:02D'ailleurs, ces dernières heures,
12:04deux voix de poids
12:06ont appelé à la suspension
12:07de cette réforme impopulaire.
12:10Il s'agit du tout nouveau
12:11prix Nobel d'économie,
12:13Philippe Allion,
12:15et également l'ancien patron de Bercy,
12:18Éric Lombard.
12:19Les mots de Sébastien Lecornu
12:21devant les parlementaires
12:22sur cette réforme des retraites
12:24seront donc très scrutés.
12:26Tous les regards seront donc tournés
12:29vers les députés socialistes
12:30qui tiennent dans leurs mains
12:32un peu le sort du gouvernement.
12:34Je rajouterai la réaction de l'économiste
12:36Gabriel Zuckmann
12:36qui a déploré sur X
12:37un projet de budget fait pour épargner
12:39Bernard Arnault
12:39et les milliardaires français.
12:42revenons-en à nos moutons
12:44peut-être issus.
12:46Le sort qui va être réservé
12:47à ce gouvernement,
12:49peut-être on va encore battre
12:50un nouveau record.
12:52Un nouveau record de brièveté.
12:53Mais on se retrouve dans une situation
12:55qui ressemble beaucoup
12:56à celle de la 4ème République
12:57où on essayait de faire
12:59des coalitions de partis.
13:01À un moment, ça s'appelait
13:02la troisième force
13:03entre les gaullistes
13:04et les communistes,
13:07mais où les partis
13:07étaient très différents.
13:09Et donc, les négociations
13:11pour former un gouvernement
13:12s'éternisaient.
13:14Lorsque quelqu'un
13:15était trouvé,
13:16il y avait toujours
13:17un autre parti de la coalition
13:19qui n'était plus d'accord.
13:22On est dans une configuration
13:24qui est vraiment celle
13:25de la 4ème République
13:27sauf qu'on est dans
13:27les institutions de la 5ème.
13:29Et on dispose effectivement
13:31pour sortir de ce type d'impasse
13:33de plusieurs instruments
13:35qui sont effectivement
13:37la dissolution
13:38voire la démission
13:39du président de la République.
13:41Sauf que la dissolution,
13:43il ne faut pas se le cacher,
13:44livrerait en quelque sorte
13:46les allées du pouvoir,
13:48en tout cas,
13:49la perspective du pouvoir
13:50au Rassemblement National.
13:52C'est-à-dire que ce serait
13:52exactement l'inverse
13:53de ce que Emmanuel Macron...
13:53C'est pour ça qu'il vous a
13:54montré Emmanuel Macron.
13:55C'est pour ça qu'on donne
13:57une nouvelle chance,
13:57une seconde chance
13:58à Sédacien Lecornu.
13:59Tout à l'heure,
13:59j'avais un confrère
14:00de la rédaction anglophone
14:03qui me demandait
14:03mais quelle est la stratégie
14:04du chef de l'État ?
14:06Quel est le jeu
14:06qui est fait aujourd'hui ?
14:07J'étais bien incapable
14:08de répondre.
14:09D'abord, aujourd'hui,
14:10il n'est plus vraiment
14:11le maître des horloges
14:12puisqu'il n'a pas
14:13de majorité absolue,
14:15il n'a que 14% d'appui.
14:17C'est quand même lui
14:18qui a réitéré,
14:19reconduit Sébastien Lecornu.
14:20Ah oui, il a ce pouvoir
14:22de nommer le Premier ministre
14:24et il a une influence
14:25effectivement,
14:26surtout sur quelqu'un
14:27qui a été son proche
14:29depuis très longtemps.
14:31Mais il ne faut quand même pas...
14:34Comment dire ?
14:35Il faut quand même dire
14:36que derrière
14:37tous les comportements
14:39des autres partis,
14:41c'est Emmanuel Macron
14:42qui est visé, justement.
14:43Donc il y a cette fragilité
14:46du président de la République
14:47qui est très forte.
14:48Et donc, voilà,
14:50on attend de voir
14:53ce qui peut advenir
14:55sans bien savoir
14:56où on va.
14:57Il n'y a pas de ligne,
14:58il n'y a pas de véritable...
15:00C'est un louvoiement
15:02à vue pour lui
15:03parce qu'il faut éviter
15:05que ça devrait être
15:08aujourd'hui,
15:08je le suppose,
15:09son obsession
15:09que le Rassemblement national
15:11puisse s'étoffer
15:15ou peut-être même
15:17aller au pouvoir.
15:18Est-ce que ça ne peut pas
15:18prendre le risque
15:18de s'enterrer un peu plus ?
15:20On voit les sondages,
15:21la Côte de Popularité
15:22du chef de l'État
15:23et les critiques
15:23qui fusent
15:24et qui continuent de fuser
15:25malgré le fait
15:26qu'ils se tiennent à distance.
15:28Il était hier
15:28dans une magnifique séquence
15:30à Charmelscher,
15:32la France.
15:33Beaucoup d'experts
15:33saluent le rôle de la France
15:34dans l'issue
15:36qu'on est en train de vivre
15:37en ce moment
15:37au Proche-Orient
15:38et à Gaza.
15:39Mais ça n'empêche pas
15:40ce qui se raconte
15:41sur lui
15:42ici en France.
15:42Ah oui, c'est très frappant
15:44de voir à quel point
15:45les succès
15:46ou demi-succès
15:47parce qu'il y a
15:48une partie des Français
15:49qui le contestent
15:50mais les succès
15:52ou les demi-succès
15:52de politique extérieure
15:54n'ont quasiment aucun impact
15:55sur le prestige
15:57de la popularité
15:58d'Emmanuel Macron
15:59c'est-à-dire le rejet
16:00d'Emmanuel Macron
16:01à l'intérieur.
16:02Je pense que là
16:02c'est acté.
16:04Les Français
16:04ne veulent plus de lui.
16:06Il y a des tas de raisons
16:07qui l'expliquent
16:08et qui n'ont pas simplement
16:09par sa faute à lui.
16:11Mais en tout cas
16:11c'est comme ça.
16:12Et donc aujourd'hui
16:14je pense que
16:14je le répète
16:15le seul objectif
16:17ce serait d'éviter
16:18ce qu'il a toujours
16:20promis d'éviter
16:21justement
16:22c'est-à-dire
16:22l'arrivée au pouvoir
16:23du Rassemblement National
16:24sauf que
16:25ça veut dire
16:27qu'il
16:28comment dirais-je
16:29il est le principal acteur
16:30du provisoire
16:31de l'instabilité
16:33qui existe aujourd'hui
16:34des incertitudes
16:35et que les Français
16:36lui font grief
16:37de cette instabilité
16:39et de cette incertitude.
16:40Donc il est coincé
16:42dans une sorte
16:42de quadrature du cercle
16:44quoi qu'il fasse
16:45il sera impopulaire.
16:47Même confier
16:48le poste
16:48de chef de gouvernement
16:49à une personne
16:51issue de la gauche
16:52ça ça a été évoqué
16:53on savait
16:53la tournure que ça prendrait
16:55ça ne tiendrait pas longtemps
16:56mais ça lui aurait pas été
16:57plus favorable ça ?
16:59J'en suis pas sûr
17:00c'est-à-dire que
17:01ça aurait pu reporter
17:02pendant quelques semaines
17:04ou quelques jours
17:05la responsabilité
17:07du chaos
17:08à ceux
17:09qui auraient pris
17:10le pouvoir
17:10à la gauche
17:12parce qu'on aurait
17:13très bien vu
17:13d'abord qu'ils n'étaient
17:14pas d'accord
17:14les uns avec les autres
17:16et puis surtout
17:17que leur programme
17:18était totalement
17:19en contradiction
17:20avec ce qui est attendu
17:22aujourd'hui
17:22non seulement
17:23par la société française
17:24mais je dirais
17:24par l'économie française.
17:26Il y a quand même
17:26un très gros paradoxe
17:28aujourd'hui
17:28la gauche au pouvoir
17:30ça voudrait dire
17:30que vous mettez de côté
17:32les trois quarts
17:33de l'électorat français
17:35trois quarts
17:35des électeurs français
17:36et que vous mettez
17:38de côté
17:39cette idée
17:40quand même
17:40qui est devenue
17:41une idée
17:41que partage
17:42une grande partie
17:43des français
17:43c'est-à-dire
17:44la nécessité
17:45de réduire
17:46les déficits budgétaires.
17:49Une dernière question
17:50parce que
17:51l'actualité m'oblige
17:52à prendre la direction
17:53de Téhéran
17:53dans quelques instants
17:55une dernière question
17:56sur ce que pourrait sortir
17:57du chapeau
17:57cet après-midi
17:58Sébastien Le Corneux
17:59si tant est qu'il y ait
17:59encore quelque chose
18:00dans le chapeau.
18:01Ah ben ce qui doit sortir
18:01du chapeau
18:02s'il veut s'assurer
18:03et c'est le minimum
18:04la non-censure
18:06des socialistes
18:07c'est la suspension
18:08de la réforme
18:09des retraites
18:10et ce sont
18:11des taxes
18:12sur les ultra-riches.
18:14Ça ça me paraît
18:15être les conditions
18:15sine qua non
18:16pour le reste
18:17il l'a dit lui-même
18:18d'ailleurs
18:19pour le reste
18:19on verra après
18:20la discussion budgétaire.
18:21Eh ben on écoutera
18:22attentivement
18:23à 15h
18:24merci beaucoup
18:24Jean Garrigue
18:25avant un éventuel
18:27nouveau rebondissement
18:28on y est habitué
18:30on commence à y être habitué
18:31quoique
18:31merci à vous
18:33!
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