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  • il y a 4 mois

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00:00Europa, Eliott Deval et vous.
00:03Et à 11h47 sur Europa, Eliott Deval et vous, ça continue avec un nouveau sujet dans cette partie d'émission.
00:10Mercredi dernier, un homme a été filmé tentant de violer une femme, c'était dans le RERC,
00:15et hier soir, l'auteur présumé a été interpellé dans les Yvelines,
00:18grâce à un dispositif de la Sûreté régionale des transports qui avait identifié le suspect
00:23et mis en place une surveillance dans le secteur.
00:25Toujours avec nous pour en parler en studio, Georges Fenec, ancien magistrat, et Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews.
00:30Et on sera dans un instant avec Fabien Boguet, responsable d'Alliance, Police Alliance, syndicat de police,
00:36donc Paris, pour nous apporter les tout derniers éléments.
00:39Je dis aux auditeurs d'Europe 1, je lui donne les dernières informations,
00:44l'individu accusé par plusieurs femmes d'agression sexuelle dans le RER a été effectivement interpellé hier soir du côté de Mantes-la-Jolie.
00:51Le suspect est un homme d'origine égyptienne, il aurait 26 ans sans domicile fixe.
00:58Parmi ses victimes présumées, une Brésilienne de 26 ans.
01:02Les faits se sont produits le 15 octobre dernier, en début de matinée, a choisi le roi dans le RERC,
01:08et l'auteur a pris la fuite parce que cette jeune Brésilienne a été sauvée par une directrice d'école,
01:14qui a entendu les cris, qui s'est mobilisée, qui a protégé cette jeune Brésilienne,
01:20qui a filmé l'auteur.
01:22La jeune Brésilienne a été mordue, giflée, agressée sexuellement.
01:26Voyez tous les détails et écoutez attentivement Félix Perrault là.
01:30C'est un sans domicile fixe âgé de 26 ans et de nationalité égyptienne qui a été interpellé.
01:37Il est l'agresseur présumé d'une Brésilienne de 26 ans.
01:40Victime d'une tentative de viol, l'agresseur est mis en fuite par une autre voyageuse qui décide de le filmer.
01:49Je vous ai demandé de rester là-bas, vous ne voulez pas rester là-bas.
01:53Donc vous restez là-bas.
01:54Quelques jours plus tard, la victime témoigne sur les réseaux sociaux.
02:01Je me suis levée car j'ai senti que j'allais me faire agresser.
02:04Quand je me suis levée, il a baissé mon pantalon et il a commencé les violences.
02:08Il a commencé à taper mon visage, il m'a serré, étranglé le cou, il a voulu m'étrangler, ça c'est la vérité.
02:14Il a commencé à m'embrasser mais je ne répondais pas.
02:17Alors il m'a mordu la bouche, j'ai la lèvre coupée à un endroit.
02:20J'ai aussi des blessures, des coups que j'ai reçus.
02:22Mais à ce moment-là, l'unique réaction que j'ai eue, c'était de crier au secours.
02:29La vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, montre l'agresseur prendre la fuite à l'arrivée du train en gare.
02:36Une enquête pour tentative de viol a été ouverte.
02:40Et je le disais, nous sommes en direct avec Fabien Boguet.
02:43Merci d'être en direct avec nous, cher Fabien.
02:47Vous êtes responsable de l'Alliance Police Nationale de Paris.
02:50Il est 11h50, je pense aux auditeurs d'Europe 1 qui nous écoutent,
02:54qui découvrent peut-être cette nouvelle affaire et cette nouvelle tentative de viol dans les transports en commun à Paris.
03:02Un homme qui a donc été interpellé dans les Yvelines.
03:05Est-ce qu'on en sait un peu plus ce midi ?
03:08Oui, bonjour.
03:10Alors, évidemment, la garde à vue qui a débuté hier soir aux alentours de 20h avec la nuit.
03:17Pour l'instant, tout ce qui est audition, tout ce qui est avancé sur les déclarations du mise en cause,
03:23à l'heure où je vous parle, rien ne ressort.
03:25Ce qui est tout à fait logique, le secret de l'enquête doit être absolument préservé.
03:29La première des choses, c'est que ce prédateur sexuel est sorti de la rue
03:36et par rapport à la redondance des faits qu'il a pu commettre sur ces derniers temps,
03:42bien heureusement et bravo à mes collègues de la sous-direction régionale
03:46et surtout de la sûreté régionale des transports avec les unités de terrain,
03:52l'unité d'appui des réseaux qui ont interpellé physiquement le mise en cause.
03:56Je tiens à féliciter et souligner ce travail fantastique qu'ils ont fait sur ces quelques jours
04:01en collaboration avec le parquet de Créteil
04:03pour pouvoir retrouver et interpeller ce dangereux criminel.
04:08Alors, je regarde dans les médias, et notamment dans les médias télé,
04:13on n'en parle quasiment pas, on était les seuls ce matin à en parler,
04:16et ensuite dans les médias web, c'est dans la chronique faits divers.
04:20C'est juste insupportable de parler de faits divers.
04:23Je vais vous donner quelques chiffres, ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur.
04:2793% des vols, 63% des agressions sexuelles dans les transports en commun en Ile-de-France
04:33sont commis par des étrangers, Thomas Bonnet.
04:36Parallèlement, les violences sexuelles dans ces espaces ont augmenté de 86%
04:40en 10 ans, atteignant plus de 3000 victimes en 2024.
04:45Toujours, on va continuer de parler de faits divers dans ces cas-là,
04:47où on va enfin poser les bons mots, c'est-à-dire de dire,
04:50là, ça devient un phénomène sociétal, un fait sociétal.
04:54Et malgré ces chiffres qui révèlent la réalité de notre pays,
04:58certains ne veulent pas encore établir le lien qui peut exister
05:01entre une partie de l'immigration et l'insécurité.
05:04En apprenant cette affaire, j'ai eu honte à plusieurs égards.
05:06Honte d'abord par rapport aux touristes étrangers qui viennent dans notre pays,
05:09qui viennent à Paris, plus belle ville du monde,
05:12qui est devenue un endroit dangereux pour certaines d'entre elles.
05:15Évidemment, il y a cette brésilienne dans les transports parisiens.
05:18On pourrait parler du Champ de Mars aussi,
05:19qui est devenu un véritable coupe-gorge pour les touristes.
05:23Il y a eu énormément d'affaires similaires.
05:25Donc, honte parce qu'à l'international, évidemment,
05:27l'image de Paris est écornée.
05:29On n'a pas besoin de ça en ce moment.
05:30On enchaîne vraiment les actualités qui atteignent l'image de la France.
05:36Donc, j'ai honte d'abord.
05:37Et honte aussi de la part de nos dirigeants,
05:39enfin de nos dirigeants qui ne sont pas en capacité de prendre à bras le corps ce sujet.
05:43Si bien qu'aujourd'hui, et toutes les femmes avec lesquelles vous échangez vous le disent,
05:48elles doivent prendre des précautions lorsqu'elles prennent les transports en commun.
05:50Elles doivent s'organiser.
05:51Ce matin, Elliot, dans votre émission L'heure des pros sur CNews,
05:54un policier, Axel Ronde en l'occurrence pour le citer,
05:57disait qu'il fallait désormais s'organiser.
05:59D'une certaine manière, il a raison,
06:00parce que c'est le seul moyen d'échapper à vos agressions.
06:03Mais c'est terrible d'en arriver là.
06:04Le contrat entre les citoyens et l'État,
06:06et on en revient à l'affaire précédente dont on parlait tout à l'heure,
06:08du procès de Lola,
06:09le contrat, c'est que l'État est chargé d'assurer la sécurité des citoyens.
06:14Et la police fait son travail du mieux qu'elle peut.
06:16Mais force est de constater que là, il y a vraiment un manque,
06:19et je ne peux pas me résigner à une société dans laquelle on doit s'organiser,
06:23prendre des précautions avant de prendre les transports en commun.
06:25Mais Georges Fenech, c'est la société de vigilance.
06:27C'était la société de vigilance demandée par la Macronie.
06:31Oui, c'est-à-dire que chacun doit faire attention à soi.
06:34Non, c'est l'État qui doit assurer votre sécurité.
06:36La sécurité, c'est une mission régalienne de l'État.
06:40C'est la première des libertés qui est inscrite dans la Constitution.
06:43Donc ça, c'est clair.
06:44Un fait divers, à partir du moment où c'est un fait isolé,
06:47c'est un fait divers.
06:48Mais à partir du moment où les faits divers commis par des étrangers
06:50deviennent un phénomène de masse,
06:53ça devient un phénomène de société
06:55qu'il faut traiter en tant que telle.
06:57Donc il faut se poser la question.
06:59Et moi, ce qui m'effraie,
07:01et je pense que les Français doivent partager ce sentiment,
07:03c'est que, que se passe-t-il aujourd'hui ?
07:06Alors, nous parlons contre ces OQTF.
07:08On en était resté à l'Algérie,
07:11on discute, on avance.
07:13Non, plus personne n'en parle.
07:15Ni le ministre des Affaires étrangères,
07:18ni le ministre de l'Intérieur.
07:20On ne sait pas ce qui se passe.
07:22On ne sait pas, les OQTF, qu'est-ce qu'ils deviennent ?
07:25Qui s'en occupe ?
07:27On est au point mort, manifestement.
07:29Et donc, on subit une situation,
07:32ce qui est quand même, pour la sixième ou septième puissance du monde,
07:34quand même, un échec mais cuisant,
07:38de ne pas pouvoir expulser des étrangers
07:40qui présentent une menace pour l'ordre public.
07:42Et heureusement qu'il y avait une héroïne dans ce drame,
07:45elle s'appelle Marguerite,
07:47elle est quadraginaire,
07:48directrice d'établissements scolaires.
07:49C'est elle qui a filmé la scène,
07:52le visage de l'agresseur qu'elle a ensuite interpellé.
07:55C'est elle qui a permis de mettre fin à ce calvaire
07:59pour la petite Jordana,
08:01la jeune Jordana de 25 ans brésilienne
08:03qui vient en France en se disant
08:04« je vais vivre les meilleures semaines de ma vie
08:06parce que j'arrive dans la plus belle ville du monde »
08:09et qui est confrontée dans le RER
08:10à un violeur, visiblement le suspect,
08:13attention, on va prendre des précautions,
08:16mais le suspect est un étranger
08:19qui tente de la violer.
08:21Que dit Marguerite,
08:23cette femme qui a permis à la personne
08:27de prendre la fuite ?
08:27« Je voyais sa bouche, ses mains qui la touchaient.
08:30Il fallait faire quelque chose, dit-elle.
08:31Pour moi, c'est inconcevable de ne rien faire.
08:35C'est soit vous l'affrontez,
08:37soit vous le regrettez toute votre vie. »
08:39Dans un instant, on posera 2-3 questions
08:41à Fabien Mourguet, responsable syndicale Alliance,
08:43mais encore une fois, vous êtes très nombreux
08:45à vouloir réagir au 01, 80, 20, 39, 21.
08:48Nicolas est en direct avec nous.
08:50Bonjour Nicolas.
08:52« Bonjour Elliot, et bonjour à vos invités. »
08:54« J'aimerais tellement vous proposer des sujets positifs,
08:57des sujets d'espérance.
08:59J'aimerais tellement qu'on parle de choses,
09:01d'une France qui avance,
09:02d'une France qui marche,
09:04d'un État qui répond aux questions de sécurité,
09:07aux questions migratoires.
09:08J'aimerais tellement, cher Nicolas. »
09:10Oui, mais je pense que là,
09:12c'est de l'utopie pure et simple.
09:15Si on veut zoiler la face,
09:17on peut regarder d'autres médias,
09:18il n'y a pas de souci.
09:19On vit dans un magnifique pays,
09:21où tout se passe bien,
09:22où l'immigration est une véritable chance pour la France.
09:28Il n'y a aucun doute à ce sujet-là.
09:30Et nous serions tous des parias à penser,
09:32ne serait-ce qu'imaginer penser le contraire.
09:34Donc, heureusement que vous êtes là,
09:37vous, CNews,
09:38pour montrer l'envers du décor,
09:44que beaucoup, au niveau politique
09:46et au niveau national, je pense d'ailleurs,
09:50veulent nous cacher et balayer son tapis.
09:52C'est un déni de réalité.
09:54Nicolas, ça veut dire quoi ?
09:56Parce que j'ai l'impression que vous considérez
09:58que les gens doivent être plus vigilants.
09:59Mais pardonnez-moi,
10:00ce n'est pas à nous d'être vigilants, Nicolas.
10:02Ce n'est pas à vous, à vos proches,
10:03je ne sais pas si vous êtes père de famille.
10:06Non, pas du tout, non.
10:07Je n'ai pas d'enfant,
10:08mais c'est vrai que dit comme ça,
10:10ça peut être interprété de différentes façons.
10:13Je voudrais, moi,
10:14je suis professionnel dans la sécurité privée
10:18depuis de nombreuses années
10:20et j'ai vu ce phénomène d'agression,
10:25cette libération de la violence
10:27à dessein,
10:29que ce soit agression, vol ou autre,
10:31j'ai vu cette libération.
10:32Et le problème, c'est qu'on se peut-être repose
10:37un peu trop sur le régalien
10:40et ce que la police ou la sécurité peut apporter.
10:43Parce que justement,
10:44les pouvoirs publics ne donnent absolument
10:47plus aucun crédit aux policiers.
10:50Déjà, les policiers n'en ont plus,
10:52les gendarmes n'en ont plus.
10:53Et nous, en tant qu'agent de sécurité,
10:55moi, je suis agent de sécurité mobile,
10:56donc j'interviens avec un véhicule sur intervention,
10:58sur Alarmes,
11:01mais tous mes collègues, en fait,
11:04il y a un discrédit total des forces de l'ordre.
11:06Il y a un discrédit total.
11:07Et ça, de la part du gouvernement,
11:09de la part des politiques en place.
11:10Je comprends bien.
11:11Et c'est depuis des années.
11:12Donc, moi, ce que je dis par rapport à ça,
11:14par rapport aux gens,
11:15j'essaie de les responsabiliser.
11:17Faites attention à vous,
11:18parce que l'État ne répond pas suffisamment.
11:20Exactement.
11:21Le régalien est là,
11:23et je suis tellement fier
11:25d'avoir un petit drapeau français
11:27sur mon uniforme quand je travaille,
11:29parce que cette France est réellement
11:31un sacré putain de beau pays que j'adore.
11:34Et pourtant, je suis belge.
11:35Ça fait huit ans que je vis en France.
11:36Ça ne s'entend pas.
11:37Ça ne s'entend pas que vous êtes belge,
11:38ça, Nicolas.
11:39Je vous remercie, Nicolas, d'avoir réagi.
11:41On a bien compris.
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