- il y a 10 mois
Après l’Italie de Giorgia Meloni, la Hongrie de Viktor Orbán ou la Slovaquie de Robert Fico, les Néerlandais appelés aux urnes ce 29 octobre feront-ils des Pays-Bas, le nouveau pays des 27 à plébisciter un gouvernement de droite radicale ? Trumpiste et proche de Vladimir Poutine, Geert Wilders viendra-t-il grossir les rangs de l’extrême droite européenne qui représente déjà un quart de l’hémicycle à Strasbourg ?Caroline de Camaret et Alexandre Poussart lancent le débat et interrogent dans Ici l’Europe des députés autrichiens, espagnols et français. Année de Production :
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00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:15Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires Public Sénat et LCP.
00:23A l'issue d'un sommet européen où les 27 se sont penchés sur l'aide à l'Ukraine et plusieurs autres questions diplomatiques, économiques, écologiques qui ont généré des débats très politiques,
00:34nous allons vous proposer une émission avec un débat en seconde partie qui sera consacré à la montée des droites extrêmes.
00:40Mais pour commencer, nous prendrons la direction de l'Espagne, ce pays de près de 50 millions d'habitants, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez,
00:48à la tête d'une coalition des gauches, fait figure d'exception et de contre-modèle sur la scène européenne dans de nombreux domaines.
00:56On en parle tout de suite avec le ministre des Affaires étrangères, Rosé-Emmanuel Albares. Bonjour.
01:01Bonjour.
01:02Revenons sur les temps forts d'une semaine très dense. Oiana Almandoz vous propose l'Europe en bref.
01:08Le Conseil européen du 23 octobre s'est conclu sur des résultats mitigés.
01:15En Tériné, le 19e paquet de sanctions contre la Russie inclut une interdiction des importations de gaz naturel liquéfier russe,
01:21mais pas de prêts de réparation pour l'Ukraine.
01:23La Belgique, où la plupart des avoirs russes gelés sont conservés, a bloqué la possibilité d'utiliser ces fonds pour prêter 140 milliards d'euros à Kiev.
01:31Le Premier ministre belge, Bardo Weaver, s'en explique.
01:34Si l'argent doit être remboursé, chaque État membre devrait y contribuer.
01:39Les 27 ne reviendront sur le sujet qu'au prochain sommet de décembre.
01:42Les leaders européens demandent à la Commission de vite remettre sur la table la directive omnibus de simplification, soutenue par la droite européenne.
01:49Elle visait à alléger les obligations environnementales et sociales imposées aux entreprises.
01:53Or, coup de théâtre.
01:54Lors d'un vote à bulletin secret le 22 octobre, les députés européens l'ont rejeté à neuf voix près.
01:59Décriée par les Verts car considérée en net recul sur les normes écologiques,
02:02elle a aussi été boudée par l'extrême droite, qui l'a jugée trop timorée.
02:06Quelques socialistes ont joint leur voix pour la faire échouer.
02:08Le même jour, l'hémicycle de Strasbourg célébrait l'indépendance journalistique.
02:12Le prix Sakharov a été attribué aux biélorusses Andrei Pochobut et à la géorgienne Zia Amarlobeli.
02:17La présidente Roberta Metzola a salué leur courage.
02:20Tous deux sont des journalistes actuellement en prison pour des faits inventés de toutes pièces,
02:26simplement pour avoir fait leur travail et dénoncé l'injustice.
02:31Zia Amarlobeli, spécialisée dans les enquêtes sur le gaspillage de l'argent public,
02:35a été condamnée à deux ans de prison après une altercation avec un policier
02:38lors d'une manifestation contre le gouvernement Rêve géorgien,
02:42qui a opéré un virage autoritaire pro-rus.
02:44Andrei Pochobut purge une peine de huit ans d'emprisonnement
02:47pour avoir critiqué la corruption du régime d'Alexandre Loukachenko,
02:50allié de Vladimir Poutine en Biélorussie.
02:52Rosé Manuel Albares, on se concentre sur l'Ukraine d'abord.
02:56Les 27 ne se sont pas accordés pour piocher 140 milliards dans les avoirs russes gelés
03:01pour un prêt de réparation à l'Ukraine, car la Belgique, non pas la Hongrie comme d'habitude,
03:06mais la Belgique a bloqué. Est-ce que vous le déplorez ?
03:09On a été parmi les premiers pays à dire que les savoirs congélés russes
03:14devaient être utilisés pour pouvoir aider l'Ukraine à faire face à cette guerre d'agression
03:20et que les droits internationaux nous permettaient de considérer qu'il y a des réparations à verser
03:26une fois la guerre sera finie par la Russie, que c'était une espèce d'anticipation.
03:31L'Espagne est toujours prête à soutenir l'Ukraine de tous les efforts possibles.
03:35Derrière moi, il y a 70 générateurs d'électricité qui vont partir à l'instant vers l'Ukraine
03:40parce qu'elle fait face à cette agression russe pour un quatrième hiver de suite.
03:46On comprend que la Belgique, les banques belges, ils ont la plupart de ces savoirs,
03:52ils peuvent avoir des craintes légitimes, mais on est prêt à leur donner les réassurances
03:57dont ils seront besoin, parce que ce qui est clair, c'est qu'on doit trouver tous les moyens,
04:02tous les moyens possibles pour aider l'Ukraine à défendre sa souveraineté et sa liberté.
04:09L'Espagne l'est fait, l'est fait à travers l'aide humanitaire, l'est fait à travers l'équipement militaire
04:14avec l'accueil de 250 000 réfugiés ukrainiens et nous sommes prêts aussi à l'utilisation de ces savoirs russes gélés.
04:23Alors l'Espagne le fait, mais enfin, quand je disais que l'Espagne n'est pas alignée sur l'Europe dans tous les secteurs,
04:28précisément, vous refusez d'investir massivement dans la défense au 5% du PIB qu'on vous demande à travers l'OTAN.
04:37Vous avez dit non, en fait, alors qu'il y a eu des survols de drones,
04:41que le chef d'état masor français prévoit une intensification, une intervention russe en Europe sous trois ans.
04:47Vous refusez toujours de monter sur la défense ?
04:50L'Espagne est un pays absolument indispensable pour la sécurité du front est de l'OTAN.
04:57Nous avons une contribution historique.
04:593 000 soldats espagnols déployés dans plusieurs pays de l'est de l'Europe.
05:05Nos avions qui participent à la sécurité, à la police aérienne baltique.
05:09Ils sont intervenus hier face à des drones russes et assurent la sécurité des ciels du Baltic.
05:16On a été présents récemment en Islande, en Slovaquie, en Roumanie.
05:21Je pense que nous sommes et nous allons continuer à être un partenaire, un allié fiable.
05:27Et nous savons rendre à toutes les capacités dont l'OTAN nous demande.
05:33La chose, on considère qu'on n'a pas besoin pour faire cela de 5% des dépenses.
05:38Je suis membre du gouvernement qui a trouvé la dépense militaire au plus bas de son histoire, 0,9%,
05:45et qui l'a ramenée aujourd'hui à 2%.
05:48Est-ce que vous êtes, M. Albares, satisfait du revirement de Trump
05:54qui impose des sanctions sur le pétrole russe désormais ?
05:59Est-ce que vous pensez que ça, c'est en train de changer la donne aussi pour les Européens ?
06:02Ce que nous voulons, c'est que nous travaillions tous, comme l'a fait les présidents des États-Unis en ce moment,
06:07au Moyen-Orient et en Ukraine, en faveur de la paix.
06:12L'Ukraine, travailler en faveur de la paix, c'est faire pression sur les seuls qui n'avaient pas la paix.
06:18Certainement, les Européens, l'Espagne certainement, les États-Unis, l'Ukraine aussi certainement.
06:24Nous voulons la paix, nous voulons un cesse-l'effet.
06:27Le président Zelensky a proposé un cesse-l'effet sans condition.
06:30Mais les Russes, Vladimir Poutine, ne veut pas.
06:33Il ne veut pas de cesse-l'effet, il ne veut pas de paix.
06:36Alors, il faut faire tout ce qui est de nos moyens,
06:39entre nos mains, pour pouvoir mettre tous les choses du côté de la paix.
06:43Les sanctions, c'est une façon de les faire.
06:46C'est pour ça que nous venons d'approuver en Europe
06:48les paquets numéro 19 des sanctions.
06:50Et dans ce sens-là, c'est dans le sens qui s'inscrit la décision du président des États-Unis
06:57qu'évidemment, nous saluons, parce que nous pensons que c'est une vraie contribution
07:02pour laisser ce l'effet, pour arrêter cette guerre et pour faire revenir la paix aux nôtres.
07:06Alors, par contre, nous n'avons pas pris de décision de sanction commerciale
07:09contre la Chine qui exporte tous ses surplus vers nous,
07:14qui ne nous donne pas accès aux terres rares, on le sait.
07:17Et Vladimir Zelensky a dit qu'elle ne voulait pas d'une victoire de l'Ukraine
07:23et elle ne voulait surtout pas d'une Europe forte.
07:26Est-ce qu'il faut faire quelque chose en direction de la Chine ?
07:29Chaque fois que je parle avec les autorités chinoises,
07:33je lui dis qu'ils utilisent tout l'ascendant,
07:37tous les poids diplomatiques qui sont sur la Russie
07:40pour essayer de les faire comprendre
07:44que la meilleure façon de vivre en bon voisinage avec l'Europe,
07:50c'est à travers la paix.
07:51Évidemment, donner des armes à la Russie par n'importe quel pays au monde
07:57est quelque chose qui ne ferait qu'attisser la guerre
08:00et qui, à la fin, ça va à l'encontre de nous tous.
08:03Parce que la guerre qu'il y a aujourd'hui en Ukraine,
08:05évidemment, ça a un impact terrible pour les Ukrainiens.
08:09Ça a un impact aussi sur l'Europe.
08:11Et c'est le monde entier qui est impacté par cette guerre.
08:17Parce que les droits internationaux vont fouer.
08:20Parce que malheureusement, ça voudrait dire
08:21qu'une guerre d'agression,
08:23si la Russie, finalement, a du succès,
08:26on a un prix pour l'agresseur.
08:29Et que la guerre peut être un autre moyen
08:31des politiques étrangères,
08:33comme on a dit, c'était le cas dans le 19e siècle.
08:36Je pense que nous avons tous intérêt
08:38à travailler ensemble pour que cela ne se produise pas.
08:41Alors, José Manuel Albares, en Espagne,
08:43vous allez fêter en 2026
08:45les 40 ans de votre entrée dans l'Union européenne.
08:49Avec quelques réussites,
08:51car le chiffre de cette semaine,
08:53c'est 2,9%.
08:55Votre taux de croissance selon le FMI.
08:59Comment vous expliquez, finalement,
09:01que vous avez un taux de croissance
09:03très au-dessus de celui de la France 0,7%,
09:05de l'Allemagne 0,2% ?
09:08Et avec un tourisme record
09:10des investissements étrangers ?
09:13Et surtout, vous insistez peut-être
09:14sur les réformes structurelles ?
09:16Absolument.
09:16Il y a beaucoup de travail derrière ces chiffres.
09:19On a la plus forte croissance
09:22de toutes les économies les plus avancées.
09:26On est bien au-delà des grands pays de l'Europe.
09:29Aujourd'hui, on a eu le chiffre,
09:31un nouveau record d'emploi en Europe,
09:34presque 23 millions de personnes.
09:35Le chômage qui s'est réduit.
09:37Et en même temps,
09:38le contrôle du déficit qui s'est réduit
09:41et de la dette que nous réduisons aussi.
09:44Mais surtout, ce qui est très important pour nous,
09:47c'est qu'on fait ça avec de la paix sociale,
09:50avec le dialogue social,
09:51avec les syndicats et les patronats.
09:53Et ça nous permet, en même temps,
09:54que la croissance macroéconomique
09:56et le contrôle du déficit de la dette,
09:59une croissance du salaire minimum en Espagne
10:03vient de 60% depuis qu'il y a eu un gouvernement,
10:06des pensions minimales de 12%
10:09les deux dernières années,
10:12des bourses pour l'université
10:14avec des paquets de bourses
10:16qu'on n'a jamais eues dans notre histoire
10:18à telle hauteur.
10:20Et je pense que la réussite vient
10:23de ces dialogues qu'on a
10:25avec les forces politiques,
10:26avec les syndicats,
10:27avec les patronats,
10:28pour aller tous ensemble
10:30dans la même direction.
10:31La croissance économique sert,
10:33mais la redistribution sociale également.
10:37On profite évidemment
10:38d'un tourisme à récord,
10:40comme on n'a pas vu les dernières années,
10:42un investissement étranger
10:43des fonds structurels de l'Union européenne
10:46qui nous permet de mettre l'action
10:48sur les trois transformations
10:49que nous avons mis en marge
10:51depuis notre arrivée au gouvernement.
10:53Une transformation digitale,
10:55une transformation vers une économie verte
10:57et une transformation sociale
10:59pour que tous les citoyens
11:01et les citoyens espagnols
11:02puissent en bénéficier.
11:03Alors justement,
11:04parlons d'un pays méditerranéen
11:06comme vous,
11:06mais aux antipodes politiquement.
11:08L'Italie,
11:08où la droite radicale
11:09gouverne en coalition
11:10avec la droite traditionnelle
11:12après trois ans de pouvoir.
11:14Georgia Meloni
11:15entend d'ailleurs servir de modèle
11:17à ceux qui veulent gouverner
11:19à droite toute.
11:20Rosé-Emmanuel Albares,
11:22cette droite radicale
11:24fait moins peur.
11:24Elle a un déficit public
11:26qui est en baisse,
11:28un discours très dur
11:29sur les migrants.
11:31Est-ce un modèle pour vous ?
11:34Le vrai modèle au niveau
11:36de l'immigration
11:36et le modèle espagnol,
11:38si on prend les chiffres
11:39à des Frontex,
11:40par exemple,
11:40on voit les trois grandes routes
11:42de l'immigration
11:43irrégulière vers l'Europe.
11:46Celle qui passe
11:46à travers l'Espagne
11:47a eu une réduction
11:48de 40% cette année
11:50par rapport à l'année dernière
11:51et de 60%
11:53à travers les îles Canaries
11:54qui est la route
11:55la plus dangereuse
11:56pour arriver en Europe.
11:59Je pense que
12:00face à l'immigration
12:01irrégulière,
12:02il faut dire la vérité
12:03aux citoyens.
12:05Les problèmes
12:06conjuncturels
12:08ont une solution.
12:09Les problèmes
12:09structurels
12:10ont une gestion.
12:12Tant que l'Afrique,
12:14l'Europe,
12:15sont la frontière
12:17la plus inégale au monde,
12:19prenons,
12:20peu importe
12:20si c'est
12:21les revenus par tête,
12:23les PIB,
12:24la santé materno-infantile,
12:25l'éducation.
12:27Il aura toujours
12:28une migration
12:30irrégulière
12:31envers l'Europe.
12:33Mais les modèles
12:34espagnols
12:35reposent
12:35sur trois piliers
12:36et les chiffres
12:38montrent
12:38le succès.
12:39Le premier,
12:40c'est un dialogue
12:40politique
12:41de très haut niveau
12:42avec nos partenaires
12:43africains,
12:44les Marocs,
12:45le Sénégal,
12:46la Mauritanie,
12:47la Gambie,
12:48pour citer
12:49quelques-uns
12:49de plus importants.
12:51Le deuxième,
12:52c'est une aide
12:53au développement
12:54que nous avons
12:54triplé
12:55envers les pays
12:56par exemple
12:56de l'Afrique
12:57et de l'Ouest
12:58pour étayer
12:59leur programme
13:01de réforme économique,
13:02pour donner
13:02des opportunités
13:03à sa genèse.
13:04Et troisièmement,
13:05une coopération
13:05avec ces pays
13:06pourrait être
13:08terriblement dure
13:09avec les mafias
13:10qui trafiquent
13:12avec les êtres humains.
13:14Et c'est cette
13:14combination
13:15qui permet
13:16que nous avons
13:17des chiffres
13:17à qui aucun
13:18autre pays
13:19européen
13:20peut égaliser
13:20par rapport
13:21à la baisse
13:22d'entrées
13:23irréguliers.
13:24Et aussi,
13:25à nouveau,
13:26il faut dire
13:26la vérité,
13:27l'Europe
13:28a besoin
13:28de main-d'oeuvre
13:29qui vient d'ailleurs.
13:32Et la plupart
13:33des étrangers
13:34rentrent en Europe
13:35de façon légale.
13:38L'immigration
13:38irrégulière
13:39est une minorité
13:41et certainement.
13:43Faire l'amalgame,
13:44immigration,
13:46délinquance,
13:47est faux.
13:47L'alliance
13:48de la droite
13:49radicale
13:49et du Parti
13:50populaire
13:51européen,
13:52donc la droite
13:52mainstream,
13:53elle se fait
13:54aussi au Parlement
13:55européen
13:55sur des textes
13:56du Pacte Vert.
13:57Et puis,
13:58il y a des coalitions
13:58gouvernementales
13:59qui se font aussi
14:01au niveau
14:01des États membres.
14:02Est-ce que cette
14:03montée des droits
14:04plus radicales,
14:05elle vous fait peur ?
14:06Évidemment,
14:06chaque fois que la droite
14:07court derrière
14:09l'extrême droite,
14:10elle finit
14:10phagocytée
14:11par l'extrême droite.
14:12Quand elle copie
14:13ses méthodes,
14:14quand elle épouse
14:16ses valeurs,
14:17c'est l'Europe
14:19qui se détruit
14:20un peu.
14:21Parce que l'Europe
14:22repose sur des valeurs.
14:25Et ces valeurs
14:25ne sont pas
14:26des belles idées
14:27philosophiques.
14:28Ces valeurs
14:28sont les moteurs
14:29des années
14:31de plus grande
14:32paix et croissance
14:33qu'a connue
14:34jamais l'Europe
14:35dans son histoire.
14:36Si on nie
14:38l'égalité,
14:39la diversité,
14:41la justice sociale,
14:44on est en train
14:44de nier
14:45l'existence
14:46même
14:46de l'Europe.
14:47Et tout cela
14:48va contre
14:48les citoyens,
14:50contre son bien-être,
14:52contre la croissance
14:52économique
14:53et par conséquence,
14:54contre son confort
14:56social.
14:57C'est pour cela
14:58que l'extrême droite
14:59est tellement
15:00inquiétante
15:01et que le fait
15:02que la droite
15:03court derrière
15:04l'extrême droite
15:05est une grave erreur.
15:07Ils finiront,
15:07comme on voit
15:08aujourd'hui
15:08un peu partout
15:09d'une Europe
15:09phagocytée
15:10par l'extrême droite
15:11et ils détruiront
15:13l'essence même,
15:15les cœurs
15:15de l'Europe.
15:16Après Victor Orban
15:18en Hongrie
15:19qui régulièrement
15:20bloque le Conseil européen,
15:21vous le savez,
15:22Robert Fizzo
15:22en Slovaquie,
15:24Georgia Meloni
15:24en Italie,
15:26il y a maintenant
15:26Andrei Babic
15:27qui est entré en piste
15:28en République tchèque
15:30et puis des élections
15:31aux Pays-Bas
15:32où Gerd Wilders
15:33avec le PVV
15:34voudrait monter
15:35au gouvernement,
15:36d'ailleurs en première place
15:37de ce gouvernement.
15:39Il peut y avoir
15:40ces minorités
15:41de blocage
15:42en Europe ?
15:42C'est un vrai risque.
15:44C'est un vrai risque.
15:45Évidemment,
15:46si à la tête
15:47de l'Europe
15:48il y a des gens
15:49qui ne croient pas
15:51dans les valeurs européennes
15:52les plus normales,
15:53c'est détricoter,
15:54démonter l'Europe.
15:57Mais si on veut
15:57une croissance
15:59comme celle
16:00qu'il y a
16:01à l'Espagne aujourd'hui,
16:02une création d'emplois
16:03comme celle
16:03qu'il y a à l'Espagne
16:04aujourd'hui,
16:04une réduction
16:05d'entrées réguliers
16:06sur nos territoires
16:07comme celui
16:08qui est à l'Espagne,
16:09il faut choisir
16:10un gouvernement
16:11comme le gouvernement
16:12de Pedro Sánchez,
16:13un gouvernement
16:14sociodémocrate
16:15qui croit
16:17à la croissance
16:18mais qui croit
16:18aussi à la justice sociale
16:20et à la dignité
16:21de chaque être humain.
16:23Pour finir,
16:23un jeune européen
16:25Sam,
16:25un espagnol,
16:26vous interpelle
16:27monsieur le ministre
16:28sur cette Europe
16:29potentiellement bloquée.
16:31C'est notre ligne directe.
16:32On l'écoute ensemble.
16:33Beaucoup de jeunes
16:34pensent que
16:34l'unanimité
16:35réfrène l'Union européenne.
16:37Est-ce que vous êtes favorable
16:38à une réforme des traités
16:40pour permettre à l'Europe
16:42de s'exprimer
16:43avec une seule voix
16:44plus forte ?
16:45Oui,
16:46je suis totalement favorable
16:48de passer
16:49à la majorité qualifiée
16:50dans beaucoup de sujets
16:51et d'ailleurs,
16:53l'Espagne,
16:54et moi en tant que ministre
16:55des Affaires étrangères,
16:56je participe activement
16:58à un groupe
16:58qui s'appelle
16:59les Amis de la majorité qualifiée
17:01avec d'autres pays
17:02au Europe.
17:03Merci,
17:04Rosé-Emmanuel Albarès,
17:05d'avoir été notre invité.
17:06Merci à vous
17:07de nous avoir suivis,
17:09restez en notre compagnie.
17:10On poursuit sur le thème
17:11de la montée
17:12des droites
17:13les plus radicales
17:15un peu partout
17:15en Europe.
17:16C'est le débat
17:17à Strasbourg
17:18avec nos confrères
17:19des chaînes parlementaires.
17:20Merci de nous rejoindre
17:25à Strasbourg
17:26au Parlement européen.
17:28Nous allons aujourd'hui
17:29tourner notre regard
17:30à la droite toute
17:31de cet hémicycle
17:32et de ceux
17:32des 27 pays
17:33de l'Union européenne
17:34car les rangs
17:34de l'extrême droite
17:35grossissent d'élection
17:36en élection.
17:38Le 29 octobre,
17:39les Néerlandais
17:39pourraient renvoyer
17:40en première position
17:41le PVV de Geert Wilders
17:43qui a fait échouer
17:43d'ailleurs sa propre coalition
17:45conclue il y a un an
17:46avec le centre droit.
17:48Et puis auparavant,
17:49la République tchèque
17:49a vu le retour au pouvoir
17:50du milliardaire populiste
17:52Andrei Babich
17:53dont le parti ANO
17:54a opéré un net virage
17:56à droite.
17:57Andrei Babich
17:58qui est rejoint
17:59d'autres gouvernements
17:59de droite radicale
18:00en Europe,
18:01l'Italie de Georgia Meloni,
18:03la Hongrie de Viktor Orban
18:04et la Slovaquie
18:05de Robert Fizzo,
18:06tous s'affirment trumpistes
18:08et d'ailleurs
18:08les deux derniers cités
18:09sont aussi des amis
18:10de Vladimir Poutine.
18:11Oui, alors d'ailleurs
18:12à Strasbourg,
18:13ici même,
18:14l'extrême droite européenne
18:16représente désormais
18:17un quart de l'hémicycle
18:19mais est divisé
18:20en trois groupes.
18:21L'Europe des nations souveraines
18:22qui compte l'AFD allemande,
18:24les conservateurs
18:25et réformistes
18:26emmenés par Georgia Meloni
18:28et plus nombreux,
18:30les Patriotes pour l'Europe,
18:31troisième groupe
18:31du Parlement européen
18:32créé par Viktor Orban,
18:34Marine Le Pen
18:34et Gerd Wilders.
18:36Un groupe
18:37dont vous faites d'ailleurs partie,
18:39Virginie Joron,
18:40eurodéputée française,
18:41bonjour,
18:41membre des Patriotes pour l'Europe,
18:44c'est-à-dire
18:44le Rassemblement National
18:45en France.
18:46Vous allez débattre
18:47avec deux de vos collègues,
18:48Helmut Brandstatter,
18:49bonjour.
18:50Bonjour.
18:50Vous êtes eurodéputé autrichien,
18:52membre du groupe Renew
18:53au centre du Parlement européen
18:55et on accueille également
18:56Ravier Moreno-Sanchez,
18:57bonjour.
18:57Bonjour.
18:58Vous êtes eurodéputé espagnol,
18:59membre du groupe
18:59des sociodémocrates
19:00ici au Parlement européen
19:02et en Espagne
19:02du Parti socialiste
19:04et ouvrier espagnol
19:05qui est au pouvoir
19:05en Espagne.
19:06On constate
19:07que les partis traditionnels,
19:08M. Moreno-Sanchez,
19:10remportent moins de suffrages
19:11et sont morcelés
19:12véritablement
19:13dans les hémicycles
19:14avec la difficulté
19:16de créer
19:17des coalitions.
19:19C'est une des raisons
19:20de cette montée
19:22en puissance
19:22de la droite radicale ?
19:24Puisque vous parlez
19:25de l'Espagne,
19:25on va parler
19:26de mon pays,
19:27donc un gouvernement
19:28social-démocrate
19:29en coalition
19:30avec l'extrême-gauche,
19:33le pays
19:34qui a la plus grande croissance,
19:35le double
19:35de la zone euro,
19:37qui crée de l'emploi,
19:38qui est à l'avant-garde
19:39de l'égalité hommes-femmes,
19:41qui est à l'avant-garde
19:42des énergies renouvelables
19:44et malgré ça,
19:45l'extrême-droite monte,
19:46effectivement.
19:47L'extrême-droite
19:48n'existait pas
19:49jusqu'en 2013
19:49depuis le retour
19:50à la démocratie,
19:52depuis la fin
19:53de la dictature,
19:54qu'il n'y avait pas
19:54d'extrême-droite,
19:55ça englobait,
19:56tout était englobé,
19:57des libéraux
19:58jusqu'à l'extrême-droite
19:59étaient tous
19:59sous le Parti Populaire
20:00espagnol.
20:02En 2013,
20:03Abascal,
20:04le leader Mano de Vox,
20:05décide de sortir.
20:06La société espagnole
20:08mûre,
20:09accepte ça
20:10et il monte.
20:10Donc c'est le Parti
20:11d'extrême-droite espagnol.
20:12Exactement.
20:13Il commence à monter,
20:14à monter.
20:15Mais il commence à monter
20:15parce qu'il grignote,
20:16en fait,
20:17le Parti conservateur
20:18traditionnel
20:19qui est le Parti Populaire
20:20espagnol.
20:21Et nous,
20:21nous continuons
20:22avec notre gouvernement
20:25pour la majorité sociale
20:26et c'est pour ça
20:26qu'on est un des derniers bastions
20:28et c'est un modèle,
20:29comme vous pouvez le voir,
20:30qui fonctionne.
20:31Le FMI le dit,
20:33le Financial Times le dit
20:34et ce ne sont pas
20:34des journaux
20:35ou des organismes de gauche.
20:36Alors, Virginie Joron,
20:38en France,
20:38le Rassemblement national
20:39est en tête dans les sondages
20:40en cas de nouvelles élections
20:42législatives.
20:44À quoi est due
20:44la popularité
20:45de votre famille politique ?
20:47Aussi à l'instabilité politique
20:49en France
20:49et l'impossibilité
20:50entre les partis traditionnels
20:51de dialoguer
20:52et de travailler ensemble ?
20:53Alors déjà,
20:53permettez-moi
20:54de recentrer un petit peu
20:55la notion
20:56d'extrême-droite
20:56parce qu'effectivement,
20:57vous mettez ça en avant
20:58et je pense que c'est déjà,
21:00on part déjà très mal
21:01parce que déjà,
21:02de qualifier l'extrême-droite
21:03de telle partie,
21:05c'est déjà ignorer
21:06et nous mettre une cible
21:07dans le dos.
21:07Et c'est ignorer aussi
21:0818 millions d'Européens
21:10qui ne pensent pas
21:11être extrémistes.
21:12Donc déjà,
21:12je pense qu'au niveau
21:13déjà des notions
21:14qu'on utilise...
21:15On va dire que c'est où
21:17vous siégez dans l'hémicycle ?
21:17Vous parleriez de droite radicale ?
21:18Non, je parlerais
21:19des patriotes,
21:20de la droite peut-être
21:21conservatrice,
21:22mais pas extrême-droite
21:23parce que sinon,
21:23c'est dénigré.
21:24C'est quoi le débat
21:24sur l'extrême-droite ?
21:25Oui, mais c'est important
21:25parce que c'est le mot
21:26que vous allez utiliser
21:27pendant presque 15 minutes.
21:28C'est des éléments de langage
21:29qu'on connaît bien.
21:30Avançons.
21:30Non, mais parce que
21:31c'est important de rappeler
21:32que cette notion
21:33participe à la montée finalement
21:35parce que les gens
21:36le considèrent
21:37que nous ne sommes pas
21:38de l'extrême-droite.
21:39Et c'est pour cette raison aussi
21:40que de plus en plus,
21:41il y a cette montée,
21:42on l'a vu la semaine dernière
21:43avec le groupe Hanno
21:45qui n'est pas extrémiste-droite
21:46puisqu'avant,
21:47il siégeait auprès
21:48du parti,
21:49du groupe Renew
21:54à la droite-là.
21:55Oui, mais c'est lui
21:56qui a annoncé qu'il partait
21:57et en même temps,
21:57Valéry Ayer n'a profité
21:58pour les sortir.
21:59D'ailleurs,
21:59quand vous revoyez
22:00les articles de presse,
22:01ils ont été soulagés
22:02de l'annonce de Babich.
22:03Mais ce n'est pas eux
22:04qui les ont sortis,
22:05ils étaient déjà en difficulté.
22:06Donc, il y a effectivement
22:07ce décalage entre
22:08la réalité de ce que vivent
22:10la population française
22:11et européenne
22:12avec notamment les effets
22:14du pacte d'immigration,
22:15Asie d'immigration
22:16et surtout le pacte vert.
22:18Alors, en Autriche,
22:20pour justement
22:21parler de votre pays,
22:21dès l'an 2000,
22:22l'extrême droite est arrivée
22:23au pouvoir
22:24dans une coalition
22:24avec la droite traditionnelle,
22:26ça a brisé un tabou
22:27pour toute l'Europe d'ailleurs.
22:28À l'époque,
22:29il y avait même eu des sanctions
22:30et cela,
22:31vous considérez
22:32que ça a dédiabolisé
22:33un peu la droite radicale
22:35pour lui donner une place
22:36dans les institutions ?
22:38Le problème de l'extrême droite
22:39en Autriche,
22:40ils ont été trois fois
22:42au gouvernement
22:42et toutes les trois fois,
22:44le gouvernement
22:44n'a pas fonctionné.
22:46La dernière fois
22:47était le scandale
22:48d'Ibiza,
22:50la grande corruption
22:50et les ministres
22:51de l'Intérieur
22:52était Herbert Kickl,
22:53il est le chef du parti
22:54maintenant.
22:56Et il a détruit
22:58notre service secret
23:01que même les Français
23:03n'ont plus parlé
23:04avec nous,
23:05même on a eu
23:07des grands problèmes.
23:08Ça veut dire
23:09que quand l'extrême droite
23:10est au gouvernement,
23:12en Autriche,
23:13il a des problèmes
23:14pour tout le peuple.
23:15Quand même,
23:15ils sont forts maintenant.
23:16Pourquoi ?
23:17parce que les autres partis
23:18ne peuvent pas expliquer
23:20que les solutions politiques
23:22ont besoin
23:23d'un peu de temps,
23:25qu'il faut des compromis,
23:26il faut les expliquer.
23:27et alors c'est même
23:31la faute
23:31des autres partis.
23:33Mais l'extrême droite,
23:34ce n'est pas la solution.
23:35Et le dernier point,
23:38ils ne sont pas des patriotes.
23:40Les FP,
23:40autrichiens,
23:41ils sont
23:42des amis
23:45de Poutine.
23:46Ils disent
23:47toujours ce que Poutine veut.
23:51Et ici,
23:52à Strasbourg,
23:52ils votent toujours
23:53comme Poutine.
23:54On en parlera
23:55et on interrogera
23:56ce lien avec la Russie.
23:57Mais en tout cas,
23:58ce développement,
23:59cette montée
24:00des gouvernements
24:00de droits radicals
24:01en Europe
24:02est pour certains
24:03observateurs
24:04lié à un recul
24:05des droits de l'homme
24:06sur le vieux continent.
24:08Nous avons interrogé
24:08l'ONG Amnesty International
24:10qui est très inquiète
24:11sur ce sujet.
24:13Alors,
24:14de manière générale,
24:15on observe
24:15un recul
24:16des droits humains
24:17dans le monde
24:18et en Europe également.
24:20L'Europe
24:20n'est pas épargnée
24:22par ce retour en arrière
24:24un peu général
24:24qu'on observe
24:25depuis quelques temps.
24:27Dans certains pays
24:28en particulier,
24:29c'est vrai que c'est assez marqué.
24:31La Hongrie,
24:31la Pologne,
24:32la Slovaquie,
24:32par exemple,
24:33où on voit
24:33que les droits des femmes,
24:35le droit à l'avortement,
24:36le droit des personnes LGBT,
24:37le droit des personnes
24:38migrantes,
24:39étrangères,
24:39sont particulièrement atteintes.
24:42Que la société civile
24:43aussi est attaquée
24:44avec des lois
24:44qui la visent particulièrement.
24:45une répression
24:47du droit de manifester
24:48qu'on a documentée
24:49largement dans toute l'Europe.
24:51Monsieur Moreno-Sanchez,
24:53en effet,
24:54vous observez
24:55plus précisément
24:56ces atteintes
24:58aux droits des citoyens
24:58et des minorités ?
25:00Bien sûr.
25:01C'est pour ça
25:01que notamment en Espagne,
25:03avec le gouvernement
25:04de Pedro Sánchez,
25:05on est très strict
25:05notamment sur
25:06toutes les lois
25:07anti-violence machiste,
25:10égalité homme-femme,
25:11toutes les libertés
25:13de ce qu'on appelle
25:14les LGTBI,
25:17enfin tous ces collectifs,
25:19et on continue
25:21de défendre ça
25:22parce que sinon,
25:24effectivement,
25:24c'est un retour en arrière
25:25et tous ces progrès
25:27qu'on a obtenus
25:28ces dernières années,
25:29effectivement,
25:30cette vague
25:30d'extrême droite
25:31qui arrive
25:31risque de les remettre
25:32en cause.
25:33Et c'est des sociétés
25:34qui fonctionnent très bien.
25:35Aller en Espagne,
25:36vous voyez le dynamisme
25:37et tout le monde
25:37veut venir en Espagne
25:38donc il faut continuer
25:40dans ce sens-là.
25:41Virginie Jorot,
25:42quand vous observez
25:42certains de vos alliés,
25:43par exemple Victor Orban
25:44qui en Hongrie
25:45interdit la gay pride,
25:47est-ce que c'est un modèle
25:49pour vous ?
25:50Ce n'est pas un modèle
25:51parce que dans le sens
25:52où nous on défend
25:53d'abord nos intérêts,
25:53d'abord les Français
25:54avant les autres.
25:55Après, il est libre
25:55de faire ce qu'il veut.
25:56Je veux dire,
25:57on ne prend pas un État
25:58plus qu'un autre
25:59comme modèle.
25:59Nous, nous avons
26:00notre propre politique,
26:01nous défendons
26:01nos propres valeurs.
26:03Et donc, ça revient
26:04à vos valeurs
26:04à interdire
26:07nous, on n'a jamais
26:07sur ce sujet,
26:08on n'a jamais remis
26:09en question les droits LGBT,
26:11on n'a jamais remis
26:11en question le mariage
26:12pour tous,
26:13on n'a jamais remis
26:13en question les droits
26:14à l'avortement
26:15pour les femmes.
26:16Ce que vous ne comprenez pas,
26:18c'est que les patriotes,
26:19c'est quoi ?
26:19On défend d'abord
26:20nos valeurs,
26:21nos intérêts,
26:21nos principes
26:22et on respecte les autres.
26:23Effectivement,
26:24on peut dénoncer
26:25cette politique
26:26mais ce n'est pas à nous
26:28de juger ce dont
26:30les citoyens,
26:31à un moment donné,
26:32ont fait pour choix
26:32comme dirigeants.
26:34Je pense qu'il a été
26:35voté dans son pays,
26:36des élus,
26:37il a été élu,
26:37donc il a respecté
26:38la démocratie.
26:39Donc si sa population
26:40a voté pour ce chef d'État,
26:41il faut respecter.
26:42Et donc vous votez
26:43en ordre dispersé
26:44ici au Parlement
26:45sur ces sujets sociétaux ?
26:47Bien sûr,
26:47chacun est libre
26:48de voter ce qu'il a envie
26:49de voter.
26:50Et là,
26:50vous pouvez toujours vérifier,
26:51on est un groupe
26:52les patriotes pour l'Europe
26:53avec des valeurs
26:53qui nous unissent,
26:54c'est-à-dire
26:54souveraineté,
26:55indépendance
26:56et on ne souhaite pas
26:57trop de bureaucratie
26:58de Bruxelles.
26:59Et tout le reste,
26:59vous désuniez ?
27:00L'économie ?
27:01Ce n'est pas une des unions
27:02mais c'est un respect,
27:03c'est un respect
27:04des votes de chacun.
27:05Nous,
27:05ce qui nous lie,
27:06c'est la souveraineté
27:07de chaque État membre,
27:08de chaque parti politique.
27:09Alors quand on voit
27:10effectivement
27:11ces gouvernements
27:12de plus en plus autoritaires
27:14à l'image de Victor Orban,
27:15on peut parler
27:16de Robert Fizzo,
27:17on va parler aussi
27:17des prochains,
27:19de ceux à venir
27:20peut-être aux Pays-Bas
27:21avec un droit de veto
27:23au Conseil européen
27:24sans être gravement sanctionné,
27:26c'est-à-dire
27:26qu'il utilise
27:27ce droit de veto
27:28comme manière
27:30de négocier
27:31des fonds européens
27:32par exemple,
27:32est-ce que l'Europe
27:33est encore
27:34le continent
27:34des droits de l'homme ?
27:36Oui,
27:37ça c'est la base
27:38de l'Union européenne.
27:40Mais vous parlez
27:40de Fizzo et Orban,
27:42vous savez,
27:42ce sont deux nationalistes.
27:44Si Orban,
27:45vous connaissez,
27:46il montre
27:48la carte
27:50de Hongrie,
27:51le grand Hongrie
27:51et la Slovaquie
27:53part.
27:54Pour Orban,
27:55la capitale
27:56de Slovaquie
27:57Bratislava
27:58est progenie.
27:59Alors,
28:01ça c'est le problème.
28:02Si les deux
28:03peuvent,
28:05à la fin
28:05ils sont en guerre
28:05parce que
28:06Mitterrand a dit
28:08le nationalisme
28:09c'est la guerre
28:10et pour moi
28:11c'est le problème
28:12le plus grand
28:14de la droite
28:14qu'ils sont nationalistes
28:16et ça
28:16peut
28:17faire la guerre.
28:19Il y a parfois
28:19des intérêts divergents
28:20entre ces dirigeants
28:22souverainistes,
28:22Javier Moreno-Sanchez
28:23en tout cas,
28:24ces dirigeants
28:25de droite radicale
28:26ou d'extra-droite,
28:26ils ont un point commun,
28:27ils sont soutenus
28:28actuellement
28:29par Donald Trump
28:30parce que ce soutien
28:31du président américain
28:32ça peut être un facteur
28:33qui accélère
28:35cette montée
28:36de la droite radicale
28:37européenne.
28:37Et des réseaux sociaux
28:38américains.
28:39Ce soutien se transforme
28:41en soumission
28:42de la part
28:44des droites européennes
28:45et je reviens
28:46malheureusement
28:47je reviens toujours
28:48à mon pays
28:48mais regardez
28:49Pedro Sanchez
28:49qui a dit
28:50non il y a d'autres voies
28:51par exemple
28:52sur la défense
28:53on va augmenter
28:55mais en maintenant
28:57la cohésion sociale
28:59parce que la paix
29:01ça se joue pas seulement
29:01avec les armes
29:02mais simplement aussi
29:03dans les sociétés.
29:04quand Donald Trump
29:06annonce
29:07toutes ces barrières
29:09douanières
29:10tous ces tarifs
29:10ce qu'ils savent pas
29:12les américains
29:13c'est les premiers
29:14qui vont être touchés
29:14c'est eux
29:15qui sont déjà touchés
29:16par l'inflation
29:17et ça n'a aucun sens
29:18on a toujours fait
29:19du libre commerce
29:20et donc il faut
29:22continuer là-dessus
29:23et c'est clair
29:24que ça donne
29:24un mauvais exemple
29:25parce que
29:26les forces d'extrême droite
29:29dans nos différents pays
29:30qu'est-ce qu'ils veulent faire
29:32ils veulent suivre
29:32l'exemple de Trump
29:33et monsieur l'a dit
29:35le nationalisme
29:36c'est la guerre
29:36l'a dit Mitterrand
29:37en 1995
29:38dans cette maison
29:39au Parlement européen
29:40donc revenir au nationalisme
29:42c'est pas bon
29:43ça fait quoi maintenant
29:44presque 7 décennies
29:46qu'on vit ensemble
29:47qu'on a un projet commun
29:48un destin commun
29:49les Européens
29:50on veut revenir en arrière
29:51je pense pas
29:52Virginie Joureau
29:53le lien avec l'étranger
29:54vous dites nationalisme
29:55et certains partis
29:56de votre famille politique
29:58ont été critiqués
29:58pour leur lien
29:59avec Vladimir Poutine
30:00même le rassemblement national
30:01avec depuis la rentrée
30:03directeur général
30:04de votre parti
30:04Patrice Hubert
30:05qui a noué
30:06d'importants réseaux
30:07avec Moscou
30:08le lien entre vous
30:10votre famille politique
30:11et la Russie
30:12n'est pas rompu ?
30:13alors déjà
30:13c'est quoi
30:14important réseau
30:15moi je sais pas
30:15ce que ça veut dire
30:16vous me l'apprenez
30:17là d'abord
30:17cette information
30:18précisément
30:19c'est un article
30:19du journal Le Monde
30:20qui précise
30:21que Patrice Hubert
30:23a entretenu
30:24une relation
30:24un réseau
30:25avec l'oligarque russe
30:26proche de Poutine
30:27Constantin Malofoyev
30:28important réseau
30:28alors moi je sais pas
30:29concrètement
30:29ce que ça veut dire
30:30moi ce que je sais
30:31par rapport
30:32à la dénonciation
30:34de la politique trumpiste
30:35je l'entends
30:36mais je pense
30:37qu'on est en train
30:38de faire la même chose
30:38en ce moment en Europe
30:39on est en train
30:40aujourd'hui
30:40de mettre au goût du jour
30:43et moi je l'apprécie
30:43c'est la préférence européenne
30:45dire aujourd'hui
30:46qu'on veut pour notre industrie
30:47de la préférence européenne
30:48c'est nationaliste
30:49non
30:49c'est qu'on veut défendre
30:51nos propres intérêts
30:52c'est incompatible
30:53avec soutenir Trump
30:54mais non
30:55je ne soutiens pas
30:56c'est pas du tout ça
30:57je ne soutiens pas
30:58je soutiens la vision
31:00de Trump
31:00dans le sens
31:01où America first
31:02et donc Europa first
31:04et même France first
31:07j'ai envie de dire
31:08que chacun
31:08chaque député européen
31:09doit d'abord penser
31:10à son industrie
31:11à l'autre penser
31:12à tout ouvrir
31:14on voit les résultats
31:14pourquoi vous vous plaignez
31:15de la montée
31:16de tous ces partis
31:17mais parce qu'il y a ce résultat
31:18dans votre groupe
31:19il y a un Viktor Orban
31:20qui continue à importer
31:21du gaz russe
31:22parce que ça ne lui passe
31:22pas de problème
31:23mais il va se faire sanctionner
31:24on est en train de le sanctionner
31:25on est en train de tout couper
31:26encore une fois
31:26notre politique d'abord
31:27et chaque député européen
31:29qu'on se le dise
31:30d'abord on pense à nos citoyens
31:32moi je pense d'abord aux Français
31:33après à l'Europe
31:34et la préférence européenne
31:36pour moi ce n'est pas un gros mot
31:36et pour revenir à ce que vous m'avez dit
31:38et sur Vladimir Poutine
31:38est-ce que vous assumez
31:39le lien entre votre famille politique
31:41contre les patriotes pour l'Europe
31:42et Vladimir Poutine
31:43il n'y a pas à assumer
31:43quoi que ce soit
31:44je ne sais pas
31:45je ne connais pas ces réseaux
31:46dont vous parlez aujourd'hui
31:47moi concrètement
31:48vous pouvez regarder
31:49on a un registre de transparence
31:51il n'y a aucun lien
31:52il n'y a pas d'intérêt particulier
31:55ou même direct
31:56avec la Russie
31:57vous le savez très bien
31:58parce que sinon
31:59parce que sinon
32:00si on avait vraiment des liens
32:02on serait déjà
32:03ça ne serait pas que le monde
32:04qui reprendrait cette information
32:05mais tout le monde ici au Parlement
32:06il y aurait déjà même un débat
32:08contre nous aujourd'hui
32:08pour dire attendez
32:09il y a encore les marionnettes
32:10de Poutine ici au Parlement
32:12vous avez reçu des financements russes
32:16et rompu avec cette pratique
32:17alors financement russe
32:18à l'époque
32:18comme vous le savez tous aussi en France
32:20c'est qu'il y a eu un prêt bancaire
32:21avec un contrat
32:22avec une banque tchèque
32:24qui s'est fait racheter
32:25par les Russes
32:26ça on n'est pas responsable
32:28de ce rachat
32:29et depuis ce prêt
32:30il a été je crois soldé
32:32donc il n'y a plus du tout
32:33financièrement d'intérêt
32:35direct ou indirect
32:36avec des forces russes
32:38je veux dire très simplement
32:40Trump veut détruire l'Union Européenne
32:43parce que
32:43parce qu'il est très facile
32:45faire des négociations
32:46avec des pays
32:47Poutine veut détruire l'Europe
32:50aussi
32:51parce qu'il veut
32:53une faible Europe
32:54alors il faut
32:55une Europe souveraine
32:57ensemble
32:58très fort
32:58ça c'est notre chance
33:00et la droite
33:01veut Trump
33:02Trump est chômage
33:04pour l'Europe
33:04Poutine est guerre
33:06pour l'Europe
33:07alors seulement
33:07une Europe
33:08très très forte
33:09ça c'est la chance
33:11pour le futur
33:12pour la génération
33:13moi je dis toujours
33:14moi je suis la génération
33:16la plus heureuse
33:18de toujours
33:20en Europe
33:21il faut continuer alors
33:22j'avais toutes les possibilités
33:24j'ai trois enfants
33:25je veux que eux
33:27dans 30 ans
33:27on a les mêmes possibilités
33:30et la paix
33:31et un fort
33:33Europe
33:33sans frontières
33:35un mot de conclusion
33:36très rapide
33:37M. M. M. Sanchez
33:38sur la montée de ces droites
33:39extrêmes
33:39et leurs conséquences en Europe
33:40il faut les contrer
33:41il faut continuer
33:43avec nos programmes
33:44nos politiques
33:45parce qu'à moyen
33:46et à long terme
33:47on se rendra compte
33:49que c'est la seule voie
33:49comme disait monsieur
33:51entre
33:52Poutine et Trump
33:54l'Europe doit être au milieu
33:55et on doit avancer
33:56avec une autonomie
33:58et on a tous
33:59tous les moyens
34:00pour le faire
34:00donc il faut simplement
34:01qu'on ait confiance
34:02en nous-mêmes
34:03et c'est la fin de ce débat
34:03merci à tous les trois
34:04d'y avoir participé
34:06et merci à tous
34:07de l'avoir suivi
34:08restez sur nos antennes
34:09l'actualité continue
34:10M. M. M. M.
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