00:00Je suis Michael Decoque, directeur artistique du KVS à Bruxelles de Théâtre Flamand.
00:08Je suis metteur en scène et auteur et de temps en temps j'ai une grande gueule,
00:14méditant. Et je vais participer au tac au tac, amour inconditionnel.
00:21Un jeu de mots qui organise la société, quelque chose d'essentiel,
00:30quelque chose qui nous concerne tous, parce que le mot vient du grec polis.
00:34L'érotisme, une écriture, un poète qui a fait des marathons, qui a écrit des livres avec
00:46beaucoup de pages, mais un grand styliste, un trésor où on peut sortir des personnages et des endroits,
00:57des phrases vraiment géniales. C'est ce qui fait l'art, l'art transforme le réel,
01:03essaye de comprendre ce que c'est le réel. C'est ce qui nous fait survivre dans ce monde de temps en
01:12temps horrible. Une culture, un monde, un pays, l'escapisme, la lecture, la beauté.
01:24Dans le théâtre, il y a une lampe qui brille toujours « the light that never goes out ».
01:31Le théâtre, c'est une présence. Une présence, un lieu où les fantômes, où on peut être enfant,
01:38où on peut passer une vie en deux heures, où on peut raconter, où on peut faire durer deux
01:47secondes une éternité. C'est un lieu où tout le monde devrait avoir accès, où tout le monde devrait
01:52aller avant ses six ans. Un lieu de fête, un lieu de deuil, un lieu d'humanité.
02:01Les deux vont ensemble. Moi, j'ai beaucoup de privilèges. Diriger un théâtre, c'est un grand
02:11privilège, mais ça vient avec des responsabilités. Je pense que le monde artistique combine le privilège
02:18avec la responsabilité d'être ancré dans le monde. Que les arts sont libres, c'est un mensonge. On n'est pas
02:25libre. On est ancré dans un monde. On se crée un monde où il y a une certaine liberté, où on se
02:31croit libre. Et c'est hyper important et beau, mais on n'est jamais isolé, on n'est jamais sans monde
02:39autour de nous.
02:39Le monde. Le monde, la ville où le monde vient ensemble, où il y a les meilleurs théâtres au monde, où il y a la
02:54danse, une scène de danse, mais vraiment étonnante, où il y a beaucoup de choses laides et beaucoup de
03:02beauté sur tous les coins de la rue, où on peut être anonyme, où on peut être poète, où on peut être
03:09mondiant, où on peut être tout le monde.
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