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  • il y a 3 mois
Emmanuel Macron a déclaré que la suspension de la réforme des retraites était plutôt "un décalage" de l'échéance de la réforme plutôt que son "abrogation", lors d'un déplacement en Slovénie, ce mardi 21 octobre.

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Transcription
00:00Signé BFM avec Anne-Sorah Dubois pour la politique et il y a deux conseils des ministres, Anne-Sorah Dubois, cette semaine, c'est assez rare pour être souligné,
00:09pour inscrire la fameuse suspension de la réforme des retraites dans le projet de loi.
00:14Voilà, le conseil des ministres classique aujourd'hui, comme tous les mercredis, et un conseil des ministres spécial jeudi.
00:19Et c'est au-delà de la promesse, affirment les proches du Premier ministre, c'est une garantie.
00:23Garantie, ça veut dire que la suspension de la réforme des retraites, c'est bien l'objet de ce conseil des ministres de jeudi,
00:27va être intégrée à la copie du gouvernement et plus seulement dans un amendement qui d'ailleurs avait très peu de chances d'être adopté.
00:34Pour que vous compreniez bien chez vous, à partir de maintenant, ça sera inclus dans le forfait, ça ne sera plus une option payante retraite.
00:40Ça veut dire que si le projet de loi à la fin n'est pas adopté, la suspension reste.
00:44Si le budget finit par passer par ordonnance, la suspension reste.
00:48Et si finalement le gouvernement est censuré et tombe à un moment, la suspension reste en rente.
00:52Mais attends, Anne, il est d'accord avec ça Emmanuel Macron ?
00:54Eh bien, à bien l'écouter, on était en droit de se poser la question hier.
00:57En effet, vous vous souvenez que le Parti Socialiste attendait que Sébastien Lecornu prononce ce mot de suspension pour ne pas le censurer.
01:03C'est bien ce mot de suspension qui sera enterriné lors du Conseil des ministres demain,
01:08alors que le président, hier matin, lui, disait ceci. On l'écoute.
01:12« Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance.
01:23Je le dis ici parce que ça n'est ni la brogation ni la suspension. »
01:28Et voilà, colère dans l'erreur macroniste, non sur la suspension, parce que la plupart n'en veulent pas,
01:31mais sur ce décalage de communication.
01:34Macron contredit toujours ses premiers ministres, même avec un proche.
01:37Il ne peut pas s'en empêcher.
01:38Tempétait hier un cadre du Bloc central accusant le président de la République de vouloir faire capoter l'accord avec le Parti Socialiste.
01:45Alors, est-ce que c'est à la fin une mauvaise séquence, cette friture sur la ligne ?
01:49Est-ce que c'est une mauvaise séquence pour le Premier ministre ?
01:51Réponse, pas du tout.
01:53À bien y regarder, il n'y a que des bénéfices.
01:55Avec le Parti Socialiste qui obtient sa garantie, avec le reste du NFP qui est désormais coincé,
02:00puisque le Premier ministre tient ses promesses,
02:03avec Bercy, à qui le Premier ministre dit désormais « ça coûte cher de suspendre,
02:06mais ça n'est plus la technostructure qui décide, maintenant l'heure est à la politique ».
02:10Enfin, avec les députés macronistes,
02:12à la seule possibilité que le Premier ministre ait un désaccord, même sémantique, avec le président,
02:18qu'il veuille aller un poil plus loin que le locataire de l'Elysée,
02:21c'est banco en termes d'image pour ces députés déjà très fâchés contre leur président.
02:26Ce que disent les proches de Sébastien Lecornu, c'est que bien au contraire, il n'y a pas l'épaisseur, Mathieu ?
02:30D'une feuille de papier à cigarette, ils disent tout ça.
02:33Absolument, entre le Premier ministre et le Président de la République, comme d'habitude, évidemment.
02:36Mais reste l'image de l'émancipation, que ce soit calculée ou non,
02:39dans le projet de loi sur la réforme des retraites.
02:41En tout cas, il y aura bien désormais le mot « suspension » et pas le mot « décalage ».
02:46Donc,
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