00:00Signé BFM avec Anne-Sorah Dubois pour la politique et il y a deux conseils des ministres, Anne-Sorah Dubois, cette semaine, c'est assez rare pour être souligné,
00:09pour inscrire la fameuse suspension de la réforme des retraites dans le projet de loi.
00:14Voilà, le conseil des ministres classique aujourd'hui, comme tous les mercredis, et un conseil des ministres spécial jeudi.
00:19Et c'est au-delà de la promesse, affirment les proches du Premier ministre, c'est une garantie.
00:23Garantie, ça veut dire que la suspension de la réforme des retraites, c'est bien l'objet de ce conseil des ministres de jeudi,
00:27va être intégrée à la copie du gouvernement et plus seulement dans un amendement qui d'ailleurs avait très peu de chances d'être adopté.
00:34Pour que vous compreniez bien chez vous, à partir de maintenant, ça sera inclus dans le forfait, ça ne sera plus une option payante retraite.
00:40Ça veut dire que si le projet de loi à la fin n'est pas adopté, la suspension reste.
00:44Si le budget finit par passer par ordonnance, la suspension reste.
00:48Et si finalement le gouvernement est censuré et tombe à un moment, la suspension reste en rente.
00:52Mais attends, Anne, il est d'accord avec ça Emmanuel Macron ?
00:54Eh bien, à bien l'écouter, on était en droit de se poser la question hier.
00:57En effet, vous vous souvenez que le Parti Socialiste attendait que Sébastien Lecornu prononce ce mot de suspension pour ne pas le censurer.
01:03C'est bien ce mot de suspension qui sera enterriné lors du Conseil des ministres demain,
01:08alors que le président, hier matin, lui, disait ceci. On l'écoute.
01:12« Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance.
01:23Je le dis ici parce que ça n'est ni la brogation ni la suspension. »
01:28Et voilà, colère dans l'erreur macroniste, non sur la suspension, parce que la plupart n'en veulent pas,
01:31mais sur ce décalage de communication.
01:34Macron contredit toujours ses premiers ministres, même avec un proche.
01:37Il ne peut pas s'en empêcher.
01:38Tempétait hier un cadre du Bloc central accusant le président de la République de vouloir faire capoter l'accord avec le Parti Socialiste.
01:45Alors, est-ce que c'est à la fin une mauvaise séquence, cette friture sur la ligne ?
01:49Est-ce que c'est une mauvaise séquence pour le Premier ministre ?
01:51Réponse, pas du tout.
01:53À bien y regarder, il n'y a que des bénéfices.
01:55Avec le Parti Socialiste qui obtient sa garantie, avec le reste du NFP qui est désormais coincé,
02:00puisque le Premier ministre tient ses promesses,
02:03avec Bercy, à qui le Premier ministre dit désormais « ça coûte cher de suspendre,
02:06mais ça n'est plus la technostructure qui décide, maintenant l'heure est à la politique ».
02:10Enfin, avec les députés macronistes,
02:12à la seule possibilité que le Premier ministre ait un désaccord, même sémantique, avec le président,
02:18qu'il veuille aller un poil plus loin que le locataire de l'Elysée,
02:21c'est banco en termes d'image pour ces députés déjà très fâchés contre leur président.
02:26Ce que disent les proches de Sébastien Lecornu, c'est que bien au contraire, il n'y a pas l'épaisseur, Mathieu ?
02:30D'une feuille de papier à cigarette, ils disent tout ça.
02:33Absolument, entre le Premier ministre et le Président de la République, comme d'habitude, évidemment.
02:36Mais reste l'image de l'émancipation, que ce soit calculée ou non,
02:39dans le projet de loi sur la réforme des retraites.
02:41En tout cas, il y aura bien désormais le mot « suspension » et pas le mot « décalage ».
02:46Donc,
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