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  • il y a 4 mois
Dans le cadre des Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), décideurs, ministres et professionnels de la santé ont échangé autour des enjeux de la santé privée, des innovations, de la santé mentale, du système de santé actuel... Et certains intervenants sont passés devant notre caméra.

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00:00Il va falloir qu'on apprenne à travailler ensemble notamment sur les parcours et sur le
00:11qui fait quoi. Aujourd'hui on voit bien qu'on est confronté à une vague démographique d'une
00:17population qui vieillit, qui souffre de plus en plus de maladies chroniques, une offre de
00:22soins qui se tend avec une difficulté à la fois sur l'attractivité des métiers et en même temps
00:27des professionnels de santé qui changent un peu dans leur état d'esprit, la jeune génération ne veut
00:32plus travailler comme les anciens. Il va falloir effectivement qu'on se coordonne avec les
00:36établissements de santé, peut-être qu'on multiplie le genre de partenariat comme on peut le faire
00:40déjà avec la HAD, d'installer une gouvernance entre les représentants des professions de santé libérale
00:46et les établissements, se mettent encore une fois d'accord et est en capacité de s'engager réciproquement
00:50les uns envers les autres. Et puis enfin comment on met en musique les différents outils et notamment
00:57numériques parce qu'on sait bien qu'on a là un véritable sujet, tant dans le télésuivi et la
01:02téléconsultation, mais aussi outils de coordination, comment mieux se parler des uns avec les autres.
01:07C'est déjà pas mal, moi j'ai été surpris, je ne pensais pas que c'était autant. Je pense que ça
01:15répond d'une part aux évolutions, c'est à dire que les professionnels, les médecins ont envie d'autre chose,
01:21ont envie de voir un petit peu ailleurs ce qui s'y passe et de sortir des murs de l'établissement.
01:26Je crois aussi que ça répond à un besoin et une demande très forte et là encore une fois la
01:32question des partenariats entre la médecine de ville et la médecine hospitalière sera fondamentale et essentielle.
01:37Il y a leur support technique, il y a une technicité à l'hôpital qu'il n'y a pas en ville de toute évidence.
01:46La deuxième chose c'est peut-être aussi en augmentant leur capacité d'accueil, je pense notamment aux jeunes
01:52en formation. On n'a pas d'interne aujourd'hui dans la médecine privée et libérale, c'est dommage et je
01:58pense qu'il faut réussir à franchir ce cap parce que c'est aussi en formant notre jeunesse au sein
02:04des établissements et en ville qu'on va réussir à transformer en profondeur nos pratiques.
02:08Nous disons que c'est dans la continuité, nous avons signé une convention avec Unicancer, avec la FHF,
02:15et c'était tout à fait logique que l'on signe une convention avec la FHP puisque les patients sont
02:20dans toutes les structures, qu'elles soient privées, semi-publiques ou publiques.
02:25Je pense que pour une convention, pour qu'elle soit efficace, il faut qu'on soit sur des points précis et ça
02:34va être sur la prise en charge des patients, en particulier sur la mise en place de soins de support.
02:37Les établissements font beaucoup de soins de support mais avec l'hospitalisation qui est de plus en plus en
02:43ambulatoire, ces soins de support doivent être poursuivis en ville et c'est là la possibilité
02:47de travailler avec la Ligue sur ces soins de support. Et deuxièmement, avant nous avions
02:51l'habitude d'avoir un local au niveau des établissements et les gens passaient devant,
02:56on n'allait pas forcément et donc l'idée c'est d'avoir des chariots avec des personnes qui vont
03:00aller dans les salles d'attente pour informer les personnes malades.
03:03Ensemble, on est forcément plus forts et si on se fait la guerre, on perd des forces à se faire la
03:11guerre et pas à travailler au bénéfice des personnes malades.
03:14Le fil conducteur de ma présidence à la Ligue, c'est de lutter contre les inégalités et c'est
03:22grâce au maillage territorial qui est organisé par les établissements publics, les centres de lutte et
03:27les établissements privés en lien avec la médecine de ville que l'on pourra essayer de lutter contre ces
03:32déserts médicaux et des zones où malheureusement la population médicale est plus faible.
03:36Aujourd'hui, au sein du Haut commissariat à l'enfance, il y a beaucoup d'actions,
03:43beaucoup d'engagements, beaucoup d'énergie. Mais sur la santé mentale en particulier et des
03:47enfants en particulier encore, eh bien nos travaux sont d'abord concentrés sur l'accompagnement des
03:52parents, sur la pérédance, sur le fait d'avoir un continuum d'actions et surtout sur le fait de
03:58briser ce tabou, celui de la santé mentale. Aujourd'hui, en réalité, ça va du mal-être,
04:03pas exprimé, jusqu'à des besoins en pédopsychiatrie. Et donc, nous réunissons autour des enfants, eh bien,
04:11un bouclier d'acteurs professionnels.
04:13Le Haut commissariat à l'enfance, sa philosophie, sa méthode, c'est le partenariat. Qu'il soit public, privé,
04:21territorial, interministériel, pluridisciplinaire, c'est notre méthode. Parce que dans le fond,
04:27notre seule et unique obsession, c'est d'avoir des solutions et des solutions immédiates pour les
04:31enfants. Comment on fait ? On fait d'abord en accompagnant les professionnels pour qu'ils
04:36passent plus de temps ensemble, pour aussi s'appuyer sur les bonnes pratiques, les solutions. Et enfin,
04:41bien sûr, un rendez-vous qui est important, qui est celui de la loi de finances de la Sécurité sociale.
04:45Dès le plus jeune âge, en réalité, on a confiance dans son médecin, dans les aides-soignants, dans les
04:54infirmières, dans les infirmières puères. On a confiance dans nos soignants. Et parce que nous
04:59avons confiance dans nos soignants, aujourd'hui, moi, ma mission, c'est de les aider. Les aider,
05:03finalement, face à des nouveaux défis qui touchent et qui creusent des inégalités. Je pense au défi
05:08du numérique en particulier, qui touche la qualité du sommeil, la concentration, qui va également en
05:13réalité toucher le développement somatique et la motricité des enfants. Et donc, par exemple, on a lancé un
05:18challenge aux médecins généralistes en particulier, celui de poser la question de comment ça va dans
05:24le monde numérique, dans le monde virtuel. Cette question un peu moins habituelle, mais dans le fond,
05:29elle conditionne la question de la santé mentale, entre autres.
05:32Les complémentaires santé ont vocation à payer des prestations, à participer de la gestion du risque,
05:41de la prévention, de travailler finalement à l'efficience, de lutter contre la fraude aux côtés de
05:46de l'assurance maladie. C'est toutes ces missions que nous entendons assumer pleinement et il faut,
05:53bien évidemment, que la réglementation nous y aide, notamment en reconnaissant la prévention
05:57comme une prestation, ce que nous demandons depuis bien longtemps. On est prêt à davantage financer la
06:04qualité. C'est plus pertinent de financer la qualité que la quantité, l'innovation, que le rendement des
06:09actions. La pertinence des prescriptions à partir des recommandations de la Haute Autorité de Santé
06:18ou des sociétés savantes. Une meilleure organisation dans la permanence des soins pour éviter d'orienter
06:25vers le mauvais soin au mauvais moment. Et on a travaillé sur cet enjeu là. Et puis, se donner des
06:31priorités de santé publique. Faire en sorte que l'ensemble des acteurs sachent vers quoi agir, que ce soit l'Etat,
06:38les collectivités territoriales, les offreurs de soins, l'ensemble des grandes politiques publiques,
06:42qu'on puisse tous converger et que la population sache ce qui est prioritaire.
06:47L'enjeu des états généraux de la santé et de la protection sociale, c'est de redonner la parole
06:55aux assurés sociaux, aux patients, aux personnes malades, aux professionnels de santé, parce qu'on
06:59ne transformera pas le système les uns contre les autres. L'idée, c'est de faire en sorte que les
07:04gens nous disent ce qu'ils veulent, ce qu'ils sont prêts à faire, ce qu'ils ne veulent pas.
07:08Et partir de leur expression, de leur doléance pour co-construire les bonnes réponses, voir les
07:14points qui font consensus, éclairer les dissensus s'il y en a et faire en sorte que ce soit ces
07:20sujets là qui viennent irriter le débat public en amont des futures échéances électorales de
07:25notre pays pour que ces sujets puissent être tranchés en toute connaissance de cause de manière
07:30démocratique et citoyenne. Parce qu'on est à la croisée des chemins compte tenu de la triple
07:34transition écologique, numérique, mais surtout démographique. Si on veut préserver notre
07:38modèle de protection sociale, adapter notre système de santé, on a besoin de tout le monde.
07:43A partir de référentiels connus de tous sur des critères de qualité transparents, le financement de la qualité doit être déterminé.
07:56Mais il faut se donner des enveloppes budgétaires pour ce faire. Ce n'est pas avec 0,7% de l'enveloppe hospitalière qu'on peut y arriver. Il faut des enveloppes d'investissement. Il faut de la pluriannualité pour que les acteurs puissent investir à moyen et long terme pour pouvoir atteindre ces
08:12objectifs. Le carcan de l'annuité budgétaire, le piège du projet de loi de financement de la sécurité sociale, aujourd'hui, met tout le monde en tension, que ce soit les pouvoirs publics comme les offreurs de soins.
08:22Ne donne pas de lisibilité aux assurés sociaux et aux patients sur comment fonctionne le système. C'est tous ces sujets-là qu'il faut adapter et il faut parvenir à une loi pluriannuelle, une loi de programmation si on veut être au rendez-vous des enjeux de santé publique dans notre pays.
08:40Le rôle des collectivités locales et d'un maire en particulier, c'est évidemment d'offrir le plus de soins possibles, puisque aujourd'hui, la santé, les problèmes de santé sont devenus un des besoins premiers revendiqués par nos populations.
08:56On a un problème d'offre de soins, on manque de médecins généralistes, on a un hôpital qui subit un peu une crise des urgences et finalement, dans son continuum d'offre de soins, je suis convaincue que les cliniques privées,
09:09l'hospitalisation privée permet de créer une brique finalement dont on a besoin, de manière à soulager l'hôpital, à faire le lien avec les médecins généralistes et puis plus globalement, d'avoir une politique d'attractivité qui fasse qu'on reçoive tout simplement des médecins sur nos territoires.
09:26A Pontoise, on fonctionne plutôt pas trop mal, c'est parce qu'on a la chance d'avoir une CPTS qui est assez dynamique, on a la chance d'avoir une direction de l'hôpital public,
09:38on a la chance d'avoir une clinique privée qui fonctionne bien et puis on a des médecins généralistes qui travaillent très bien avec la communauté médicale de l'hôpital.
09:48Et tout ça fait que ça parle, ça parle, on essaye d'être complémentaire et la ville essaye d'être un peu l'assemblier de tout ça et de renforcer ses partenariats.
10:00Quand on dit renforcer ses partenariats, ça peut être un peu des termes administratifs, mais c'est juste pour bien se rendre compte de l'actualité des uns et des autres,
10:06des difficultés aussi des uns et des autres et de s'apercevoir que finalement, vous pouvez avoir une clinique privée qui va venir en soutien de l'hôpital public sur tel ou tel sujet,
10:15l'hôpital public qui va adresser un certain nombre de ses patients à la médecine généraliste et inversement, et c'est comme ça que ça fonctionne.
10:22Et un exemple très concret déjà de mode de fonctionnement, c'est la maison médicale de garde que nous avons créée, qui fonctionne les soirs et les week-ends,
10:30en lien avec le SAMU, mais qui travaille aussi bien derrière, soit avec des médecins généralistes, soit avec la clinique privée, soit évidemment avec l'hôpital.
10:39Je suis convaincue que les cliniques privées doivent permettre de soulager l'hôpital pour tout ce qui est soins ambulatoires, alors soins qui peuvent être un peu lourds,
10:51mais soins ambulatoires, et de manière à faire en sorte que l'hôpital puisse se concentrer sur les pathologies très lourdes et surtout durables, et puis surtout de désengorger les urgences.
11:02Et pour désengorger les urgences, ça suppose d'avoir justement des partenaires que sont les cliniques, que sont les médecins généralistes.
11:09Pour moi, la répartition, elle est relativement claire. Je pense qu'il y a vraiment de la place pour tout le monde quand on voit le déficit de soins aujourd'hui.
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