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##LES_PERLES_DU_JOUR-2025-10-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Dans tous ses états, les perles du jour.
00:03Perico, vous souhaitiez rendre hommage au professeur Dominique Bernard,
00:05égorgé le 13 octobre 2023 à Arras, alors qu'il tentait de protéger ses élèves.
00:11Dominique Bernard était une figure, bien sûr, on pense aussi à Samuel Paty,
00:16de tragédies, de boueversements majeurs dans l'histoire de France.
00:20On n'imaginait pas que jamais on puisse en arriver là.
00:24Dominique Bernard était un professeur, un enseignant cultivé, humaniste, brillant.
00:29Il aimait Flaubert, il aimait Giono, c'était un trésor vivant,
00:33assassiné par un monstre, qui n'aurait peut-être pas dû se trouver là,
00:37de même que l'assassin de Samuel Paty.
00:39Mais il est des généreuses associations en France qui s'insurgent et qui obstruent
00:44lorsqu'il s'agit de ramener un OQTF ou quelqu'un qui n'a pas sa place en France.
00:49On signale qu'ils sont en danger dans leur pays d'origine,
00:53et donc qu'on les laisse sévir sur les territoires français.
00:56Et nous avons perdu deux héros de la République.
00:59Commémoration hier pour Dominique Bernard à Arras.
01:02On aurait apprécié que la commémoration soit plus symbolique, plus forte.
01:08France 2 y a fait allusion avec une petite confusion,
01:11en disant que Dominique Bernard avait été assassiné parce qu'il avait parlé de caricature.
01:16Non, c'était Samuel Paty.
01:17Bon, ce sont des aléas quelque part du direct.
01:20Mais ça veut dire surtout que deux ans après, on en est au point peut-être de confondre deux situations différentes.
01:29On va écouter le son justement de France 2.
01:32Cette image encore, l'hommage ce matin à Arras, dans le Pas-de-Calais,
01:36au professeur Dominique Bernard assassiné il y a deux ans, jour pour jour,
01:40dans une attaque terroriste par un élève radicalisé.
01:42Après avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo,
01:46un lâcher de ballon a été organisé.
01:48Dominique Bernard avait 57 ans.
01:52Voilà, bon, France 2 et les SLMS se sont excusés.
01:57J'allais dire, il n'y a pas, sans jeu de mots, il n'y a pas mort d'homme,
02:01même si ça fait allusion à deux morts terribles.
02:05Et je vous disais à l'instant, voilà, n'oublions pas, gardons à l'esprit, en conscience,
02:11ça peut peut-être se reproduire, et en tout cas que la vigilance soit totale,
02:15l'exigence d'information soit totale,
02:18et veillons à ce que toujours, toujours, ces deux tragédies,
02:23un, ne se reproduisent jamais, que l'État, que les pouvoirs publics fassent le nécessaire,
02:27qu'il y ait une conscience collective,
02:28et n'oublions jamais que nous sommes passés par ces deux épreuves,
02:32qui, de toutes les manières, ont terni irréversiblement l'histoire de la République.
02:37Hier matin, Jean-Luc Mélenchon aussi a remué le studio de France Info
02:41devant un Benjamin Duhamel qui ne s'est pas démonté.
02:44Écoutez.
02:44Monsieur, ce n'est pas le sujet.
02:45Mais simplement, je constate qu'à la question
02:47le Hamas doit-il déposer les armes ou pas,
02:48qui est une question assez simple, vous n'y répondez pas.
02:50Mais pardon, monsieur, vous ne m'avez pas posé cette question.
02:54Vous m'avez demandé s'il devait être démilitarisé.
02:56Je viens de vous répondre, je ne souhaite pas qu'il y ait de conflit.
02:59Bien, écoutez, vous tirez la conclusion que vous voulez.
03:02On la connaissait d'avance.
03:03C'est de m'assimiler au Hamas parce que c'est ce que vous faites depuis deux ans.
03:07On a connu Jean-Luc Mélenchon, qui est un tribun brillant et intellectuellement
03:12quelqu'un d'extrêmement compétent.
03:15On l'a connu plus mesureux, plus posé.
03:17Là, il était vraiment de mauvaise humeur.
03:20Benjamin Duhamel, évidemment, a insisté sur le fait
03:22qu'est-ce que, oui ou non, et la polémique dure depuis le 7 octobre,
03:25est-ce que le Hamas est ou non un mouvement terroriste ?
03:28Faut-il le désarmer ?
03:29Et voilà, on constate effectivement que le leader de la France Insoumise
03:32cherche ses mots ou n'arrive pas à prononcer des phrases claires et nettes
03:37quant au fait de désarmer le Hamas.
03:40Bon, le débat continue.
03:42Je pense qu'à un moment donné, face à la réalité,
03:45et il va sans dire que la situation aujourd'hui au Proche-Orient
03:49avec cette paix, même si elle est provisoire,
03:52j'allais dire dément un petit peu les approches que l'on pouvait avoir
03:55du conflit israélo-palestinien au vu de la France Insoumise.
03:58Assure, bien entendu, puisque ce dossier est loin d'être terminé.
04:03Maud Coffler, vous allez nous parler de Vincent Jambrun, députée.
04:07Ah oui, j'ai préféré attendre 48 heures avant d'en parler.
04:09Vous comprendrez pourquoi, quelques heures à peine après sa nomination,
04:12par exemple, Bruno Le Maire avait eu la sagesse d'une certaine manière
04:15d'appeler Bruno Retailleau et Sébastien Lecornu pour leur dire texto « je me casse ».
04:19Eh bien, entre dimanche soir et aujourd'hui,
04:21cette formule aurait bien pu en inspirer d'autres,
04:23non pas comme un renoncement devant le devoir qui leur incombe,
04:25mais plutôt au nom du bon sens.
04:27Ce qui, nous en parlions hier, Péricault, sera réfi.
04:30Dans ce que nous pourrions appeler la nouvelle vague,
04:32l'annonce fracassante du nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu
04:34qui a eu à peu près le même effet qu'un caillou jeté dans une flaque d'eau,
04:37il y a Vincent Jambrun. En 2023, l'ex-maire de Laille-Les-Roses
04:40avait été érigée en martyr par les Républicains,
04:43alors présidée par Éric Ciotti,
04:44après que sa maison ait été attaquée à la voiture bélier,
04:47tandis que sa femme et ses enfants s'y trouvaient à une attaque inacceptable
04:50en marge des émeutes qui avaient éclaté après la mort de Naël.
04:53Mais c'est une attaque presque salutaire,
04:56toute proportion gardée, puisqu'il devint ainsi
04:58le visage des Républicains qui ne fléchissent pas,
05:00et à l'époque, le parti en avait bien besoin.
05:02Un an plus tard, une enquête préliminaire est ouverte contre Vincent Jambrun
05:06pour prise illégale d'intérêt et soustraction
05:08ou détournement de biens d'un dépôt public.
05:10Il est soupçonné d'avoir attribué de fastueux logements de fonction
05:13à des loyers généreux, à deux proches collaborateurs,
05:16son directeur de cabinet et son chef de cabinet à la ville.
05:19L'enquête est toujours en cours.
05:20Le problème, c'est que le député du Val-de-Marne,
05:22ancien maire de Laille-Les-Roses,
05:23donc est devenu dimanche soir ministre de la ville et du logement.
05:27Tiens donc, est-ce légal ?
05:28Oui, Vincent Jambrun bénéficie de la présomption d'innocence.
05:31Est-ce exemplaire ? Non, bien sûr.
05:33En même temps, le pouvoir se fiche pas mal de la morale.
05:35Naturellement, sa nomination a provoqué l'émoi
05:37de nombreux responsables politiques.
05:39Mais les cocus dans cette histoire,
05:41ce ne sont pas ceux qui la commandent,
05:43ce sont ceux qui la subissent.
05:4470% des Français ne font plus confiance à la politique.
05:48Pas étonnant.
05:48Politiquement, Vincent Jambrun est d'abord haï par la gauche.
05:51Le 28 juin dernier, il avait fait de la délinquance
05:53dans les logements sociaux son cheval de bataille.
05:55Il souhaitait mettre fin au logement social à vie,
05:58comme l'ancien ministre Guillaume Casbarian,
05:59en demandant aux bailleurs sociaux
06:01une évaluation régulière et obligatoire
06:03de la situation personnelle, financière et patrimoniale
06:05des locataires HLM.
06:07Déloger les travailleurs, loger les copains.
06:09Jusqu'ici, tout va bien.
06:10Sébastien Lecornu évoquait de nouvelles méthodes,
06:12une rupture.
06:13Emmanuel Macron promettait en 2017
06:15une république exemplaire.
06:16Il est vrai qu'en ce moment,
06:17le président de la République
06:18et le Premier ministre
06:19recherchent sans doute plus de soutien
06:21que de compétences.
06:22Et puis, comme dirait l'autre,
06:23le temps ne fait rien à la faire.
06:24Fin de citation.
06:24Merci Maude.
06:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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