00:00J'invite M. Bardella qui ne s'est jamais investi dans ses dossiers, ni à la région, ni au Parlement européen, ni manifestement dans ses études, à relire un petit peu les règles constitutionnelles.
00:11Nous sommes, en ne votant pas une censure, nous sommes et nous restons des élus d'opposition. Nous sommes par ailleurs extrêmement constants dans nos demandes, dans notre position.
00:21Nous n'avons pas à réaffirmer quoi que ce soit, encore moins à M. Bardella. Nous demandons et nous considérons qu'il faut des mesures de justice
00:27et que ces mesures de justice sont le prix à payer de la stabilité. La stabilité aurait du bon pour le pays. Moi, je suis beaucoup en circonscription en ce moment.
00:34Les ménages ne consomment plus. On a une épargne qui explose et les ménages ne consomment plus. On a donc une demande intérieure en berne.
00:40Les entreprises n'ont plus de visibilité, n'investissent plus, ne recrutent plus. Les collectivités et les associations n'arrivent pas à se projeter, à monter leur budget.
00:47Donc la stabilité pour le pays aurait du bon, profiterait aux Françaises et aux Français, à l'économie comme aux ménages.
00:52Mais simplement, le prix de cette stabilité, c'est des mesures de justice. Et donc, nous sommes prêts à assurer une stabilité pour le pays
00:58dans l'intérêt supérieur de la nation, mais au prix de mesures de justice.
01:02Est-ce que vous pensez que vos électeurs vont vous comprendre ? D'après tous les sondages, de très nombreux électeurs socialistes voudraient en finir avec le macronisme.
01:10En quelque sorte, ils ont été déçus à de nombreuses reprises, que finalement, aucun Premier ministre de gauche n'ait jamais été nommé.
01:16Est-ce que vous êtes sûr que vous n'allez pas les décevoir et que ce sera finalement une censure dans les urnes pour vous ?
01:22Ah oui, j'en suis à peu près persuadé. Vous savez, je passe beaucoup de temps sur le terrain et les Françaises et les Français sont un petit peu confus.
01:32C'est-à-dire qu'ils sont 70% à demander une dissolution, mais ils sont au moins la même proportion à demander à ce qu'enfin les partis se parlent,
01:38à ce qu'enfin il y ait du dialogue, à ce qu'enfin il y ait une recherche de consensus.
01:41Les Françaises et les Français ne comprennent pas pourquoi ça fonctionne en Allemagne, pourquoi ça ne fonctionne pas en France.
01:46Vous savez, c'est plutôt le credo, rien que notre programme et tout notre programme mis en avant, soit par le Rassemblement National, soit par LFI,
01:53que les gens ne comprennent pas. Ils voient bien qu'il y a une assemblée qui a éclaté, ils voient bien qu'il y a trois blocs,
01:56ils voient bien que personne ne peut strictement respecter son programme.
02:00Si on obtient la retraite anticipée pour 600 000 personnes, si on obtient un gain de pouvoir d'achat, si on obtient des mesures de justice fiscale,
02:07je sais que les Françaises et les Français sauront nous en être reconnaissants.
02:10C'était ce qui s'était passé déjà il y a un an, où il n'y avait que le Parti Socialiste qui avait eu ce sens des responsabilités de voter contre un budget en commission mixte paritaire.
02:17Nous avions rejeté le budget de François Bayrou, mais nous avions consenti à ne pas le censurer dans l'intérêt de la nation
02:23et contre des avancées, sur l'hôpital par exemple, sur les EHPAD, sur l'ouverture enfin du dialogue social sur les retraites,
02:29sur le fonds vert, sur le logement, sur des mesures de justice fiscale.
02:32Et nous étions retournés sur le terrain, et nos électeurs, nos électrices, mais plus largement les Français,
02:37parce que je pense qu'il faut que les élus comprennent que quand ils sont élus, ils ne se battent pas pour défendre l'opinion de leurs militants, de leurs partisans,
02:44mais ils se battent pour défendre l'intérêt des Françaises et des Français, pour défendre l'intérêt du pays.
02:47C'est bien ce que font les socialistes aujourd'hui, en recherchant le consensus.
02:50Si par contre on n'y arrive pas, si on se fait marcher dessus, si le gouvernement considère qu'il ne peut faire aucune rupture
02:56ni sur les noms, on l'a vu au gouvernement hier, ni sur le fonds, à ce moment-là nous aurons trop droit vers la censure
03:01et certainement vers la dissolution avant la fin de la semaine.
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