Le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu a été dévoilé ce dimanche 12 octobre dans la soirée. Composé de 34 ministres, il réunit des hommes et femmes politiques mais aussi des personnalités de la société civile. LFI et le RN ont déjà annoncé qu'ils déposeront une motion de censure.
00:00J'invite M. Bardella qui ne s'est jamais investi dans ses dossiers, ni à la région, ni au Parlement européen, ni manifestement dans ses études, à relire un petit peu les règles constitutionnelles.
00:11Nous sommes, en ne votant pas une censure, nous sommes et nous restons des élus d'opposition. Nous sommes par ailleurs extrêmement constants dans nos demandes, dans notre position.
00:21Nous n'avons pas à réaffirmer quoi que ce soit, encore moins à M. Bardella. Nous demandons et nous considérons qu'il faut des mesures de justice
00:27et que ces mesures de justice sont le prix à payer de la stabilité. La stabilité aurait du bon pour le pays. Moi, je suis beaucoup en circonscription en ce moment.
00:34Les ménages ne consomment plus. On a une épargne qui explose et les ménages ne consomment plus. On a donc une demande intérieure en berne.
00:40Les entreprises n'ont plus de visibilité, n'investissent plus, ne recrutent plus. Les collectivités et les associations n'arrivent pas à se projeter, à monter leur budget.
00:47Donc la stabilité pour le pays aurait du bon, profiterait aux Françaises et aux Français, à l'économie comme aux ménages.
00:52Mais simplement, le prix de cette stabilité, c'est des mesures de justice. Et donc, nous sommes prêts à assurer une stabilité pour le pays
00:58dans l'intérêt supérieur de la nation, mais au prix de mesures de justice.
01:02Est-ce que vous pensez que vos électeurs vont vous comprendre ? D'après tous les sondages, de très nombreux électeurs socialistes voudraient en finir avec le macronisme.
01:10En quelque sorte, ils ont été déçus à de nombreuses reprises, que finalement, aucun Premier ministre de gauche n'ait jamais été nommé.
01:16Est-ce que vous êtes sûr que vous n'allez pas les décevoir et que ce sera finalement une censure dans les urnes pour vous ?
01:22Ah oui, j'en suis à peu près persuadé. Vous savez, je passe beaucoup de temps sur le terrain et les Françaises et les Français sont un petit peu confus.
01:32C'est-à-dire qu'ils sont 70% à demander une dissolution, mais ils sont au moins la même proportion à demander à ce qu'enfin les partis se parlent,
01:38à ce qu'enfin il y ait du dialogue, à ce qu'enfin il y ait une recherche de consensus.
01:41Les Françaises et les Français ne comprennent pas pourquoi ça fonctionne en Allemagne, pourquoi ça ne fonctionne pas en France.
01:46Vous savez, c'est plutôt le credo, rien que notre programme et tout notre programme mis en avant, soit par le Rassemblement National, soit par LFI,
01:53que les gens ne comprennent pas. Ils voient bien qu'il y a une assemblée qui a éclaté, ils voient bien qu'il y a trois blocs,
01:56ils voient bien que personne ne peut strictement respecter son programme.
02:00Si on obtient la retraite anticipée pour 600 000 personnes, si on obtient un gain de pouvoir d'achat, si on obtient des mesures de justice fiscale,
02:07je sais que les Françaises et les Français sauront nous en être reconnaissants.
02:10C'était ce qui s'était passé déjà il y a un an, où il n'y avait que le Parti Socialiste qui avait eu ce sens des responsabilités de voter contre un budget en commission mixte paritaire.
02:17Nous avions rejeté le budget de François Bayrou, mais nous avions consenti à ne pas le censurer dans l'intérêt de la nation
02:23et contre des avancées, sur l'hôpital par exemple, sur les EHPAD, sur l'ouverture enfin du dialogue social sur les retraites,
02:29sur le fonds vert, sur le logement, sur des mesures de justice fiscale.
02:32Et nous étions retournés sur le terrain, et nos électeurs, nos électrices, mais plus largement les Français,
02:37parce que je pense qu'il faut que les élus comprennent que quand ils sont élus, ils ne se battent pas pour défendre l'opinion de leurs militants, de leurs partisans,
02:44mais ils se battent pour défendre l'intérêt des Françaises et des Français, pour défendre l'intérêt du pays.
02:47C'est bien ce que font les socialistes aujourd'hui, en recherchant le consensus.
02:50Si par contre on n'y arrive pas, si on se fait marcher dessus, si le gouvernement considère qu'il ne peut faire aucune rupture
02:56ni sur les noms, on l'a vu au gouvernement hier, ni sur le fonds, à ce moment-là nous aurons trop droit vers la censure
03:01et certainement vers la dissolution avant la fin de la semaine.
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