00:00— Écoutez, d'abord, il faut un profil politique. À un moment aussi difficile que l'on vit, et je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que les profils techniques,
00:09que ce soit leur qualité... — Vous baissez la case aussi. — Imaginez quand même les questions d'actualité au gouvernement et le moment extrêmement difficile
00:14que l'on va vivre dans les prochains jours et les prochaines semaines. La seconde chose, Sébastien Lecornu, chacun peut dire que l'autre hier soir,
00:22dans son interview à France 2, je l'ai trouvé avec beaucoup d'humilité. Il s'est qualifié de moine-soldat. Il était totalement imprégné de cette tâche extrêmement difficile.
00:34Et il a surtout eu, pour moi, des mots importants. Il a dit « Je suis prêt à voir dans quelle mesure on sera en capacité de plus écouter,
00:41notamment sur les retraites, qu'il faudra bouger ». Et il a expliqué que chacun ne pouvait pas rester là où il était.
00:45— Donc vous votez Lecornu ce soir ? — Attendez, je n'ai pas terminé. Je le connais bien.
00:49Je pense que ces 4 semaines ont été extrêmement douloureuses. Et que les dernières 48 heures, il a montré qu'il était en capacité
00:57de faire en sorte de rassembler ce bloc central plus élargi, de faire en sorte que les socialistes et d'autres soient là,
01:04de manière à ce que... — Je vois le visage d'épité de Philippe Brun qui vous écoute.
01:07— On ait cet accord de non-censure, parce qu'il faut bien comprendre une chose. Ce qui se passe ce soir, du moins dans les prochaines heures,
01:15est-ce que oui ou non ce pays est capable d'avoir un budget d'ici la fin de l'année ? Est-ce que oui, on est capable ?
01:19Les uns et les autres, notre collègue Brun qui est en face de moi, sur des sujets comme le pouvoir d'achat,
01:23sur des sujets comme la fiscalité, sur des sujets comme les retraites. Vous parlez d'une seconde des retraites.
01:28Les centristes comme nous sommes... — Non, mais attendez, attendez. Non, juste une chose.
01:30Quand je vous ai dit « Donc vous votez Lecornu ce soir », vous me disiez « Attendez, on verra ».
01:33Non, parce qu'il y a une deuxième alternatif qui existe aussi à mes yeux. C'est le Jean-Louis Brollo que je connais très bien,
01:38puisque j'étais dans son groupe UDI à l'Assemblée nationale. J'ai eu l'honneur de présider le groupe après lui.
01:44On sait que c'est un garçon qui est capable d'aller chercher les compromis.
01:47— C'est une piste, ça ? C'est une vraie piste ?
01:50— Écoutez, je ne suis pas... — Puisque vous connaissez très bien que vous êtes UDI.
01:52— C'est le président de la République qui fera son choix.
01:55Mais il y a quand même un élément particulier.
01:57C'est que le budget, il faut qu'il soit sur la table lundi.
02:00Et celui qui est rentré complètement dans le budget depuis quelques semaines en particulier...
02:05— C'est Sébastien Lecornu. — C'est Sébastien Lecornu.
02:06Et c'est les marges de manœuvre dont on dispose.
02:08— Vous votez Lecornu. Très bien.
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