00:00Pourquoi une dissolution ? Parce que depuis qu'il n'y a plus de majorité absolue à l'Assemblée nationale,
00:04il n'y a plus de cap qui est donné pour le pays.
00:07Et nous, en agriculture, on n'a pas besoin de faire des pauses, on n'a pas besoin de réfléchir.
00:11Des positions, on en a. On a besoin d'hommes et de femmes politiques courageux pour les porter.
00:16Et ce qu'on constate, c'est que depuis trois ans, depuis l'élection présidentielle de 2022
00:20et la majorité relative qu'a obtenue le président de la République, ça n'avance plus.
00:25Ça n'avance plus. Et la colère à Paysanne, qui a eu il y a un an et demi,
00:28qui a fait la une de vos journaux pendant, globalement, un mois et demi,
00:32jusqu'au salon de l'agriculture, on a eu des grandes promesses de faits par le président de la République,
00:36par les trois, quatre premiers ministres qui se sont succédés depuis, et rien n'arrive.
00:40Mais donc vous dites aujourd'hui, dissolution, ça nous aiderait ?
00:42Nous, on a besoin d'interlocuteurs, d'interlocuteurs crédibles, sérieux et puissants.
00:47Et aujourd'hui, peut-être que le gouvernement en place va s'en sortir en mettant en pause une réforme
00:52pour essayer de gagner quelques mois encore, et on repousse le problème de la dissolution
00:56ou de la démission du président de la République.
00:59Dans tous les cas, nous, on a besoin d'interlocuteurs puissants.
01:02Puissants pourquoi ? Parce qu'il y a le maire Cossure qui est en train de se signer.
01:05Tout le monde autour de la table, du RN à Mme Rousseau, dit qu'ils sont contre.
01:08Sauf que le traité avance.
01:10C'est l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et l'Amérique du Sud.
01:13Et qu'à compter du 1er janvier prochain, très probablement,
01:15ça va être 99 000 tonnes de viande bovine qui vont rentrer.
01:1845 000 tonnes de miel qui vont rentrer, c'est une fois et demie la production française de miel.
01:23Il y a les négociations sur la PAC, qui ont déjà commencé depuis le mois de juillet dernier,
01:28où la Commission a proposé une baisse de budget de 25%.
01:31Qui, aujourd'hui, est crédible pour porter la voix de la France à Bruxelles et dire non ?
01:35Personne.
01:36Que ce soit M. Lecornu, que ce soit n'importe quel Premier ministre de gauche, d'extrême droite.
01:40Si on veut être puissant en Europe et puissant dans le monde,
01:44on a besoin d'avoir un gouvernement qui est là, dans la durée,
01:47et qui a des appuis sérieux.
01:48Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
01:50Il faut rétablir la possibilité.
Commentaires