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  • il y a 4 mois
En pleine crise politique, les Français prennent la parole sur BFMTV. Ils sont commerçants, retraités, chefs d'entreprises, agriculteurs, médecins, fonctionnaires... Ils ont des opinions différentes et attendent de savoir quel sera l'avenir politique de la France.

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Transcription
00:00Alors, en fait, là, en écoutant tous mes compatriotes, j'entends trois mots.
00:04J'entends « ras-le-bol », j'entends « rassemblement », « se rassembler »,
00:08et j'entends « on n'a rien à demander à monsieur le Premier ministre ».
00:13Et je vais répondre sur ces trois éléments-là.
00:15Déjà, oui, il y a un « ras-le-bol général ».
00:17Il y a un « ras-le-bol général » parce qu'on en a assez de voir,
00:20et c'est en cela que je suis parfaitement d'accord avec vous, docteur,
00:23on en a assez, en fait, de ces dogmatismes idéologiques,
00:26on en a assez de ces guerres partisanes.
00:28Aujourd'hui, et là, je vais en venir au deuxième mot,
00:30on a besoin de rassemblement.
00:32Moi, si je dois dire quelque chose à monsieur Lecornu,
00:34et je vais dire quelque chose à monsieur Lecornu
00:36qui va peut-être surprendre tout le monde,
00:38ce que je vous demande, c'est de sauver la France.
00:40Et alors, vous allez rire, de sauver la France,
00:42parce que la France a besoin d'être sauvée aujourd'hui, on est dans...
00:45Mais on est... Mais bien sûr, mais il faut trouver...
00:47Attendez, attendez, prenez le micro, Kevin.
00:50Mais simplement, le résultat du fait que tout le monde dise
00:55« moi, j'ai rien à demander à monsieur Lecornu »,
00:57c'est simplement parce qu'on est dans une situation
01:00d'une gravité tellement absurde
01:02que là, ce dont on a besoin, c'est un deus ex machina,
01:06un sauveur qui va venir régler tous les problèmes de la France.
01:11Et ces problèmes-là, ils sont réglables uniquement par l'entente.
01:14Et c'est pour ça que moi, je soutiens qu'on ait un premier ministre de centre,
01:17que ce soit monsieur Lecornu ou n'importe qui d'autre,
01:20mais un premier ministre qui soit capable de mettre à sa table
01:23la gauche, la droite, et qui soit capable d'engager des discussions
01:27démocratiques en toute assertivité.
01:31– Je précise que vous, vous êtes engagé au centre.
01:33– Oui, tout à fait.
01:34– Mais alors, quand vous dites à Sébastien Lecornu ce soir,
01:36qui nous regarde dans le bureau d'Emmanuel Macron, évidemment,
01:38comme chacun sait, ce soir, quand vous dites
01:40« Allez-y sauver la France », Kévin dit « Mais… »
01:43– Du coup, c'est « Tu demandes à Lecornu de sauver la France
01:46alors que c'est eux qui nous ont mis dans cette pagaille. »
01:48– Oui, mais en fait, ce sont les élus,
01:51ce sont les élus qui doivent, c'est leur responsabilité.
01:53– Oui, mais tu peux leur demander à sauver la France,
01:53ça va être la même politique.
01:54Et si l'Assemblée est dans cet état-là parce que le peuple a voté,
01:57c'est le fruit de cette politique.
01:59Donc on ne peut pas demander aujourd'hui à Lecornu
02:01« Sauver la France ».
02:02– Aujourd'hui, c'est le seul qui a cette responsabilité.
02:05Aujourd'hui, c'est le seul qui est en pouvoir de le faire.
02:08On ne peut pas, en fait, ça suffit,
02:10les discussions dans lesquelles on frappe sur tout le monde
02:13et on dit « Ils ne sont pas capables de le faire ».
02:15En fait, c'est bien beau, mais c'est une discussion,
02:18c'est un débat qui est stérile.
02:21C'est bien de le dire par catharsis,
02:24mais au bout d'un moment, le fait, c'est qu'on a un Premier ministre,
02:28qu'il est de centre, qu'on soit d'accord ou non avec le centre,
02:31et maintenant, il a un devoir, c'est d'essayer,
02:33de trouver un compromis,
02:35d'imposer une culture de la coalition,
02:38une culture du compromis.
02:39– Non, mais qu'est-ce que vous répondez à ce qu'il y a ?
02:41– Parce que je l'entends souvent, ça,
02:42et il y a des députés, il y a des professionnels de la politique,
02:45vu l'état de l'Assemblée, c'est pas possible.
02:47– Mais on fait quoi alors ?
02:48– Mais aujourd'hui, on a un Premier ministre
02:50qui est nommé de manière légitime.
02:53– Macron se remet devant les urnes.
02:54– Macron se remet devant les urnes.
02:55– D'institution, il fait…
02:56– Non, mais en fait, je crois que vous ne vous rendez pas compte
02:58de la gravité de…
02:59– Tout le monde cite la grandeur du général de Gaulle,
03:03et bien Macron, il nous a mis dans ce problème,
03:05il se remet devant les Français.
03:07On n'a pas craint la démocratie.
03:08– Alors déjà, ce n'était pas du tout la même situation,
03:09le général de Gaulle, quand il a fait son référendum,
03:12c'était magnifique à voir,
03:13il est parti dans les applaudissements.
03:17Aujourd'hui, on n'est pas dans la même situation,
03:19aujourd'hui, on ne peut pas se le permettre.
03:20On est dans une situation de crise,
03:22et je suis d'accord avec vous, docteur,
03:24sur le fait que cette guerre des idéologies dogmatiques
03:29et presque staliniennes,
03:31en fait, elle bloque la France.
03:33Le résultat, c'est que plus personne ne s'écoute,
03:35qu'on a complètement oublié le seul et unique intérêt,
03:38je le rappelle quand même,
03:39pour lequel les représentants de la République ont été élus,
03:42j'entends l'intérêt général.
03:44On ne sait plus où est-ce qu'il est passé,
03:45tout le monde a dans le viseur 2027,
03:47ce que je comprends, parce que c'est aussi le jeu de la politique,
03:49sauf qu'au bout d'un moment,
03:50moi, ce que je demande aux politiques aujourd'hui,
03:52c'est de, au moins, faire semblant de s'entendre,
03:55ne serait-ce que le temps qu'on réussisse
03:56à trouver une stabilité politique et économique,
03:58et ensuite de reprendre les jeux politiques.
04:00Alors, attendez, vous débattez à deux...
04:01En fait, on demande, en fait,
04:03que ce soit les élites qui nous gouvernent.
04:05Je demande que ce soit les élus,
04:07mais les élus sont...
04:07D'abord, on se remet aux yeux.
04:08Les élus...
04:09Là, ce n'est pas les élites,
04:09ils ne trouvent pas la solution.
04:10Non, ils sont élus par les Français,
04:11et les Français doivent aller voter.
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