00:00Bonsoir Eliès, vous n'avez pas encore eu la parole ce soir, vous vous serez dans la rue demain, mobilisé, vous êtes étudiant, pourquoi dans la rue demain ?
00:08Pour rejoindre justement toutes les mobilisations qui vont faire entendre ce ras-le-bol envers la classe politique,
00:13d'abord j'aimerais quand même rebondir sur certains propos que j'ai entendus ici et là,
00:16j'ai entendu que par exemple c'était un problème de capitaine, puisqu'on était se disant dans un bateau ou dans une entreprise,
00:21non justement les centaines de milliers de personnes qui seront dans la rue demain vous disent que c'est un problème de régime politique,
00:27ce n'est pas un problème de dirigeant, c'est que la structure dans laquelle on évolue nous en tant que citoyens,
00:31elle est malade, elle n'est plus faite pour la société d'aujourd'hui.
00:35J'ai entendu qu'il fallait s'entendre autour d'un projet ou d'un cap, moi je ne vois pas comment est-ce que je peux m'entendre sans projet politique clair.
00:42Il nous faut un cap clair.
00:45C'est ce que vous disiez Benoît tout à l'heure.
00:47En effet, mais sans remettre au centre la place d'un dirigeant, alors même qu'on vit dans une cinquième république qui est malade de cet aspect.
00:55Donc je ne vois pas en quoi c'est pertinent vraiment de rappeler qu'on a vraiment besoin d'un nouveau chef providentiel
01:00qui viendrait tous nous sauver, ou d'un deus ex machina comme ça a été dit.
01:03Je ne vois pas comment est-ce qu'on peut s'entendre autour d'un projet qui n'est pas clair politiquement.
01:07Ce qu'on réclame nous avec Bloquantoué, effectivement, c'est l'émergence d'une nouvelle structure démocratique.
01:13Le problème, ce n'est pas forcément que Bayrou ou Emmanuel Macron.
01:16Ce que vous tenez là, c'est le discours insoumis.
01:18Non, alors là précisément, je suis en train de vous dire que la classe politique, elle fait partie du problème.
01:21Si vous excluez LFI de la classe politique, ça vous engage vous, mais moi...
01:26Non, je n'exclus pas ça.
01:27Quand vous dites, on veut un nouveau régime, etc., ça ressemble à ça.
01:31Alors, le collègue de monsieur qui est Karl Olive a réclamé justement l'émergence d'une sixième république.
01:36Moi, je ne l'ai pas vu voter.
01:36Ok, non, mais c'était pour préciser.
01:38Je ne savais pas que, par exemple, Karl Olive, député macroniste, votait...
01:41Je ne confirme pas.
01:42Voilà, et je pense qu'il est même très loin de voter pour monsieur Mélenchon, ce monsieur.
01:46Donc, non, non, ce n'est pas le discours insoumis.
01:48C'est un signal d'alarme qui est envoyé à la classe politique.
01:51Dans toute la classe politique ?
01:51Absolument, dans toute la classe politique.
01:53Moi, je suis, par exemple, militant antiraciste.
01:55Je peux vous dire qu'avec l'association que j'ai fondée, qui s'appelle Aller de Racisme, depuis mars 2025,
01:59on a constaté une hausse de plus de 134% des actes antisémites en France,
02:05de plus de 75% des actes islamophobes en France.
02:08Et ça, c'est une réalité, je pense que...
02:09C'est ça qui vous met dans la rue demain ?
02:11Absolument, personnellement, oui, c'est ma première motivation,
02:14mais je pense que c'est aussi de voir que, en fait, la classe politique,
02:16elle nous a laissé, en fait, un climat de terreur raciste qui est juste instable.
02:21Aujourd'hui même, alors qu'on parle aujourd'hui, il y a des mosquées ce matin qui ont été ciblées
02:27et qui se sont vues afficher des cochons décapités devant leur ouverture ce matin partout en Ile-de-France.
02:33C'est une réalité, je ne vois pas comment est-ce qu'aujourd'hui la classe politique y répond.
02:38Et de la même manière, je ne vois pas comment est-ce que M. Lecornu pourrait y répondre.
02:41Pour préciser, vous dites, il est, c'est la première motivation qui vous pousse demain dans la rue ?
02:45Absolument.
02:46Est-ce que, quand vous avez entendu tout ce qui a été dit ce soir sur le pouvoir d'achat, etc.,
02:50est-ce qu'il y a de ça aussi qui vous met demain à manifester ?
02:53Mais ce qui est beau avec ce mouvement, c'est justement que chacune des personnes
02:56qui sera présentes demain dans la rue, elle le sera pour une raison différente.
02:59Évidemment, une raison qui converge dans un intérêt citoyen,
03:03mais elle le sera pour une raison différente.
03:05Moi, c'est parce qu'en tant que président d'une association antiraciste,
03:08je vois bien que le climat dans lequel on évolue,
03:10il n'est plus de sorte à nous protéger, nous, en tant que citoyens,
03:14et qu'on est exposé à une violence qui ne fait que grandir
03:16et qui est même parfois encouragée, évidemment, sans citer M. Jacobelli,
03:20qui fait partie du RRN et qui a une responsabilité politique dans tout ça.
03:23M. Jacobelli...
03:24Non, monsieur, je suis antiraciste.
03:27Il faut qu'il fasse un micro, Laurent Jacobelli.
03:28Explicateur pour voir un peu le racisme décomplexé et encouragé par le RRN.
03:32Non, monsieur, ça va être difficile de dire que, par exemple,
03:34M. Macron est LFI aussi.
03:37Monsieur, juste, aujourd'hui, vous avez raison, il y a un péril raciste.
03:40Voilà, je vais vous le dire, il s'appelle la France insoumise.
03:42La France insoumise qui a mis une cible dans le dos de nos compatriotes juifs,
03:45tout simplement pour soutenir Gaza, avoir le vote communautariste de certains banlieues
03:49et donc diviser les Français entre eux.
03:51Mais je vois bien que vous êtes proche de la France insoumise.
03:52Mais vous savez, cette manifestation de demain, vous avez le droit de manifester
03:56pour les raisons que vous voulez.
03:57Le droit de manifester, c'est l'honneur de la France de le faire.
04:01Ce qui est regrettable, c'est qu'il a été récupéré par un mouvement politique.
04:04Il s'appelle la France insoumise.
04:05Et donc, du coup, malheureusement, il perd de sa force.
04:08Il perd de sa force parce qu'il n'est plus neutre, parce qu'il est à côté de la politique.
04:12Et il donne le sentiment...
04:13Je vais me permettre de terminer.
04:14Allez-y, bon, même si vous m'avez coupé vous-même.
04:16Avec beaucoup d'attention, je vous ai répondu.
04:18Non, mais moi aussi, je peux quand même pas.
04:19Il donne le sentiment que, finalement, le pouvoir va se prendre par la rue et non pas par les urnes.
04:24Non, c'est pas la revendication.
04:24Et moi, j'en suis très triste.
04:25Parce que je ne suis pas d'accord avec M. Vignal.
04:27Je ne suis pas d'accord avec M. Delaporte.
04:29Mais je trouve que ce qui est beau dans notre pays, c'est qu'on peut tous les trois se présenter aux électeurs,
04:32présenter un projet que les électeurs choisissent.
04:34Et plutôt que de créer une soupe molle, comme on a entendu qu'on pouvait le faire en tous se parlant,
04:40je pense qu'aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est une volonté de réforme profonde.
04:43Il y a plusieurs manières de le faire.
04:44Il y a plusieurs possibilités.
04:45Mais il faut donner le choix aux Français.
04:46On reste sur le 10.
04:48On reste sur la journée de demain, quand même.
04:49C'est hors sujet.
04:50Alors, mais je dis exactement ce que je veux.
04:53Ça s'appelle la démocratie.
04:54C'est pas le leçon à recevoir.
04:57Demain, je pense que si c'est pour lutter pour le pouvoir d'achat, la pression fiscale,
05:01essayer de bien gagner sa vie, etc., les Français en ont marre.
05:03Ils veulent l'exprimer.
05:04C'est très bien.
05:05Ce qui m'inquièterait demain, c'est qu'un mouvement prenne la tête de tout ça.
05:09Et d'ailleurs, on voit des affiches derrière vous, Maxime Zutek, avec la France insoumise.
05:13Et pour le coup, ça montre quelque chose.
05:15Si demain, il défile à côté de gens qui veulent défendre le Hamas ou qui critiquent
05:20le pouvoir d'achat de la pression juive, le discours est foutu.
05:24Et c'est dommage.
05:25S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
05:26Je participe au mouvement.
05:27Iliès et ensuite, Kevin, parce que vous serez dans la rue aussi demain.
05:30Iliès.
05:30Non, messieurs.
05:31Déjà, on n'est pas insoumis parce qu'on est antiraciste.
05:33Ça voudrait dire que, donc, messieurs, Emmanuel Macron est le premier des mélenchonistes.
05:37Non.
05:37Lorsque lui fait des discours très radicaux sur l'antiracisme, vous ne le traitez pas de
05:40mélenchoniste par ailleurs.
05:41Non, mais voilà, c'est la même chose pour moi.
05:43Et par ailleurs, quand je vous dis que vous, vous avez une responsabilité politique d'Aldan,
05:47c'est précisément parce que vous-même, vous avez été mis en examen pour avoir insulté
05:51un député macroniste de Racaille parce qu'il était d'origine algérienne.
05:56Ce qui était d'ailleurs un de nos collègues.
05:57Alors, est-ce que je peux vous répondre ?
05:58L'Aaron Jacoboli va devoir vous répondre.
05:59Non, mais bien sûr, mais juste, attendez.
06:00Mais c'est pas très intéressant.
06:01L'Aaron Jacoboli va devoir vous répondre et on ne va pas s'en sortir comme ça.
06:03Et je ne suis pas sûr qu'il faille...
06:04J'ai été relaxé.
06:07Pour un juste...
06:08Pour un sur...
06:09Mais bien sûr, mais c'est ça, ça s'est dit.
06:11Alors, attendez, attendez, il y a ce moment.
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