00:00Rémi, vous venez du Gard, si je ne me trompe pas.
00:04Je cherche le nom.
00:06Cabrière.
00:07Magnifique.
00:08J'avoue, on me l'a soufflé dans l'oreillette.
00:11D'habitude, je l'ai tête, mais là, je ne l'avais pas.
00:14Rémi, vous êtes ça, je le sais.
00:15Vous êtes courtier dans l'immobilier.
00:17C'est ça, on peut appeler ça comme ça.
00:18Aujourd'hui, au chômage ?
00:20Je finis ma période de chômage parce que le temps que l'immobilier me paye,
00:24c'est-à-dire pas chez le notaire, ça prend quelques mois.
00:27Donc, il faut le temps de passation entre les deux.
00:28OK. Qu'est-ce que vous vouliez réagir à ce que disaient Jonas Haddad et Diana Madia ?
00:32Oui, ça m'agace un peu parce qu'il y a des discours qui reviennent en permanence
00:36et c'est un peu fatigant.
00:37Moi, je me souviens d'une période, j'ai des trucs en tête qui me sont revenus.
00:40Dans les années 80, je me souviens d'interviews de gens qu'on interviewait dans la rue
00:43qui disaient « Ah, mais moi, ce politique, je ne le connais pas,
00:47mais ses idées, je les trouve bizarres. »
00:49Ou alors, d'autres disaient « Moi, je n'ai rien contre lui,
00:51mais ses idées, je les trouve pas mal. »
00:53C'est-à-dire qu'on n'attaquait pas la personne, on attaquait juste ses idées.
00:55Il y avait un respect. Pourquoi ? Parce qu'à cette époque-là,
00:58tous les politiques se comportaient d'une manière qui imposait un minimum de respect.
01:04Moi, aujourd'hui, ce que je vois, c'est qu'il y a des politiques qui ont des idéologies.
01:09C'est parfait, c'est normal, c'est leur fonctionnement d'avoir une idéologie.
01:13La problématique de l'idéologie, c'est quand elle est couplée au melon,
01:16c'est quand elle est couplée à l'orgueil.
01:18Moi, je vois des politiques aujourd'hui qui ont un melon, mais hallucinant.
01:22Et le problème, c'est quand c'est couplé ça au manque d'humilité,
01:27l'idéologie couplée au manque d'humilité, on obtient ce qu'on dit depuis tout à l'heure,
01:31c'est-à-dire des politiques qui sont complètement déconnectées
01:32parce qu'ils sont persuadés d'avoir la vérité.
01:34Je vais rapidement donner deux exemples, je vais essayer d'aller très vite.
01:37Ça s'est passé sur BFM, les deux.
01:39Très bien. Je ne savais même pas qu'il y avait d'autres chaînes.
01:43Tout le monde se pose la question, évidemment.
01:45Premier exemple, le soir, on avait la maire de Nantes.
01:49Je suis désolé, ça va tomber sur vous les deux fois, je suis vraiment désolé.
01:53Mais c'est les deux exemples que j'ai, je suis désolé.
01:55Donc, Johanna Roland, maire de Nantes.
01:57La maire de Nantes, en face d'elle, elle avait M. Larchevêque, le patron de Ledger.
02:01Le patron de Ledger, l'entreprise de crypto-monnaie.
02:03Voilà, qui s'est mis en rentrée.
02:04Bon, ça parlait taxe du Gman.
02:06La taxe du Gman, ok.
02:07Donc, la taxe du Gman, il va discuter de ça.
02:09Et la maire de Nantes disait, mais de toute façon, il faut taxer les riches, il faut taxer les riches.
02:13Larchevêque lui disait, écoutez, madame, si ça continue comme ça, ça va mal se passer.
02:19Les riches, les ultra-riches ne partiront pas, on a des statistiques en face d'elle.
02:25Elle a quelqu'un qui est droit dans les yeux, qui lui dit, écoutez, madame, si vous faites ça, moi, je m'en vais.
02:30Et vous savez quoi ? Je discute avec des gens comme moi.
02:32C'est une évidence qu'il connaît d'autres millionnaires, ce garçon.
02:35Il a dit, je connais ces gens-là, et je peux vous dire qu'eux aussi, ils s'en vont.
02:39Et en face de lui, il avait une dame qui lui disait, ah non, non, non, je ne partirai pas.
02:44Déconnexion, mais tu as en face de toi quelqu'un qui te le dit.
02:47Écoute deux secondes, ça c'est le premier sujet.
02:48Le deuxième sujet, c'était avant-hier.
02:51Nous avions monsieur député européen, PS, rappelez-moi Serge Calfon.
02:56Oui, absolument.
02:57Non, pas Serge.
02:59Serge, c'est le réalisateur.
03:00François Calfon.
03:01Autant pour moi.
03:02Serge, c'est le réalisateur.
03:03C'est ça, c'est ça.
03:04Un Calfon, un cache-nôtre.
03:06Et on avait monsieur Léaumant à côté.
03:08Oui, député de la France Insoumise.
03:10Voilà, tout à fait.
03:11Et c'était chez Marshall Truchot.
03:12Et en face de, en visio, il y avait le patron d'une des plus grandes entreprises d'Europe d'implantant en terre.
03:19Absolument.
03:19Monsieur Véant.
03:21Exactement.
03:21Oui.
03:22Monsieur Véant.
03:22Et qui fait un chiffre d'affaires de Deglingos.
03:24Le micro, Patrick Vignal.
03:28C'est parce que c'est chez vous, vous le connaissez.
03:29600 millions d'euros, j'ai écouté, c'était lunaire.
03:31Je ne sais pas ce que dire, Rémi.
03:32On peut avoir le même accent.
03:34Il faudrait avoir l'extrait.
03:35Est-ce qu'on peut nous retrouver l'extrait ?
03:36Mais l'extrait, il est incroyable.
03:37C'est-à-dire qu'en face, on a quelqu'un qui gagne 600 millions d'euros.
03:40Mais qui, c'est dans ses sociétés.
03:42Ce n'est pas son salaire.
03:44Et en face de lui, alors déjà, on a monsieur Calfon.
03:48François Calfon.
03:49Qui se gourre, mais lamentablement, sur les remontées de dividendes dans les holdings.
03:54Il nous a dit des conneries, mais incommensurables.
03:56Que même moi, en tant que tout petit chef d'entreprise que j'ai été pendant quelques temps,
04:00je le sais, et c'est une évidence.
04:02Et alors la bêtise.
04:03Mais en plus de ça, il avait une façon pérentatoire d'imposer son truc.
04:06C'était lunaire.
04:07En même temps, honnêtement, moi, je n'ai pas vu la séquence.
04:09Donc c'est compliqué.
04:10La séquence, elle est incroyable.
04:11Et à côté de ça, on a monsieur Léoman, qui, sincèrement, a été d'une virulence.
04:17Limite insultant avec ce monsieur qui ne demandait rien que d'intervenir et que de donner une info ou deux.
04:24Et moi, ça, je trouve juste pas possible.
04:26Pourquoi ? Parce que c'est ce que je disais à l'instant.
04:28C'est-à-dire ça, c'est l'idéologie couplée avec le manque total d'humilité.
04:33Et ça en fait des gens qui croient qu'ils ont la vérité absolue et qui sont en train d'imposer, avec un ton pérentant à tout le monde, leurs idées qui, dans l'absolu, je suis désolé, mais il y en a certains, d'entre vous, d'entre vous aussi, qui disent des conneries.
04:48– Alors, attendez Rémi, il faut que ça tourne.
04:51– Il faut juste se dire, il faut juste se dire.
04:53– Qui n'ont pas encore parlé, je vois.
04:55– Sous-titrage Société Radio-Canada
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