Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
En pleine crise sociale, économique et politique, les Français prennent la parole sur BFMTV. Ils sont commerçants, retraités, chefs d'entreprises, agriculteurs, médecins, fonctionnaires... Ils ont des opinions différentes et attendent de savoir quel sera l'avenir de la France.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Rémi, vous venez du Gard, si je ne me trompe pas.
00:04Je cherche le nom.
00:06Cabrière.
00:07Magnifique.
00:08J'avoue, on me l'a soufflé dans l'oreillette.
00:11D'habitude, je l'ai tête, mais là, je ne l'avais pas.
00:14Rémi, vous êtes ça, je le sais.
00:15Vous êtes courtier dans l'immobilier.
00:17C'est ça, on peut appeler ça comme ça.
00:18Aujourd'hui, au chômage ?
00:20Je finis ma période de chômage parce que le temps que l'immobilier me paye,
00:24c'est-à-dire pas chez le notaire, ça prend quelques mois.
00:27Donc, il faut le temps de passation entre les deux.
00:28OK. Qu'est-ce que vous vouliez réagir à ce que disaient Jonas Haddad et Diana Madia ?
00:32Oui, ça m'agace un peu parce qu'il y a des discours qui reviennent en permanence
00:36et c'est un peu fatigant.
00:37Moi, je me souviens d'une période, j'ai des trucs en tête qui me sont revenus.
00:40Dans les années 80, je me souviens d'interviews de gens qu'on interviewait dans la rue
00:43qui disaient « Ah, mais moi, ce politique, je ne le connais pas,
00:47mais ses idées, je les trouve bizarres. »
00:49Ou alors, d'autres disaient « Moi, je n'ai rien contre lui,
00:51mais ses idées, je les trouve pas mal. »
00:53C'est-à-dire qu'on n'attaquait pas la personne, on attaquait juste ses idées.
00:55Il y avait un respect. Pourquoi ? Parce qu'à cette époque-là,
00:58tous les politiques se comportaient d'une manière qui imposait un minimum de respect.
01:04Moi, aujourd'hui, ce que je vois, c'est qu'il y a des politiques qui ont des idéologies.
01:09C'est parfait, c'est normal, c'est leur fonctionnement d'avoir une idéologie.
01:13La problématique de l'idéologie, c'est quand elle est couplée au melon,
01:16c'est quand elle est couplée à l'orgueil.
01:18Moi, je vois des politiques aujourd'hui qui ont un melon, mais hallucinant.
01:22Et le problème, c'est quand c'est couplé ça au manque d'humilité,
01:27l'idéologie couplée au manque d'humilité, on obtient ce qu'on dit depuis tout à l'heure,
01:31c'est-à-dire des politiques qui sont complètement déconnectées
01:32parce qu'ils sont persuadés d'avoir la vérité.
01:34Je vais rapidement donner deux exemples, je vais essayer d'aller très vite.
01:37Ça s'est passé sur BFM, les deux.
01:39Très bien. Je ne savais même pas qu'il y avait d'autres chaînes.
01:43Tout le monde se pose la question, évidemment.
01:45Premier exemple, le soir, on avait la maire de Nantes.
01:49Je suis désolé, ça va tomber sur vous les deux fois, je suis vraiment désolé.
01:53Mais c'est les deux exemples que j'ai, je suis désolé.
01:55Donc, Johanna Roland, maire de Nantes.
01:57La maire de Nantes, en face d'elle, elle avait M. Larchevêque, le patron de Ledger.
02:01Le patron de Ledger, l'entreprise de crypto-monnaie.
02:03Voilà, qui s'est mis en rentrée.
02:04Bon, ça parlait taxe du Gman.
02:06La taxe du Gman, ok.
02:07Donc, la taxe du Gman, il va discuter de ça.
02:09Et la maire de Nantes disait, mais de toute façon, il faut taxer les riches, il faut taxer les riches.
02:13Larchevêque lui disait, écoutez, madame, si ça continue comme ça, ça va mal se passer.
02:19Les riches, les ultra-riches ne partiront pas, on a des statistiques en face d'elle.
02:25Elle a quelqu'un qui est droit dans les yeux, qui lui dit, écoutez, madame, si vous faites ça, moi, je m'en vais.
02:30Et vous savez quoi ? Je discute avec des gens comme moi.
02:32C'est une évidence qu'il connaît d'autres millionnaires, ce garçon.
02:35Il a dit, je connais ces gens-là, et je peux vous dire qu'eux aussi, ils s'en vont.
02:39Et en face de lui, il avait une dame qui lui disait, ah non, non, non, je ne partirai pas.
02:44Déconnexion, mais tu as en face de toi quelqu'un qui te le dit.
02:47Écoute deux secondes, ça c'est le premier sujet.
02:48Le deuxième sujet, c'était avant-hier.
02:51Nous avions monsieur député européen, PS, rappelez-moi Serge Calfon.
02:56Oui, absolument.
02:57Non, pas Serge.
02:59Serge, c'est le réalisateur.
03:00François Calfon.
03:01Autant pour moi.
03:02Serge, c'est le réalisateur.
03:03C'est ça, c'est ça.
03:04Un Calfon, un cache-nôtre.
03:06Et on avait monsieur Léaumant à côté.
03:08Oui, député de la France Insoumise.
03:10Voilà, tout à fait.
03:11Et c'était chez Marshall Truchot.
03:12Et en face de, en visio, il y avait le patron d'une des plus grandes entreprises d'Europe d'implantant en terre.
03:19Absolument.
03:19Monsieur Véant.
03:21Exactement.
03:21Oui.
03:22Monsieur Véant.
03:22Et qui fait un chiffre d'affaires de Deglingos.
03:24Le micro, Patrick Vignal.
03:28C'est parce que c'est chez vous, vous le connaissez.
03:29600 millions d'euros, j'ai écouté, c'était lunaire.
03:31Je ne sais pas ce que dire, Rémi.
03:32On peut avoir le même accent.
03:34Il faudrait avoir l'extrait.
03:35Est-ce qu'on peut nous retrouver l'extrait ?
03:36Mais l'extrait, il est incroyable.
03:37C'est-à-dire qu'en face, on a quelqu'un qui gagne 600 millions d'euros.
03:40Mais qui, c'est dans ses sociétés.
03:42Ce n'est pas son salaire.
03:44Et en face de lui, alors déjà, on a monsieur Calfon.
03:48François Calfon.
03:49Qui se gourre, mais lamentablement, sur les remontées de dividendes dans les holdings.
03:54Il nous a dit des conneries, mais incommensurables.
03:56Que même moi, en tant que tout petit chef d'entreprise que j'ai été pendant quelques temps,
04:00je le sais, et c'est une évidence.
04:02Et alors la bêtise.
04:03Mais en plus de ça, il avait une façon pérentatoire d'imposer son truc.
04:06C'était lunaire.
04:07En même temps, honnêtement, moi, je n'ai pas vu la séquence.
04:09Donc c'est compliqué.
04:10La séquence, elle est incroyable.
04:11Et à côté de ça, on a monsieur Léoman, qui, sincèrement, a été d'une virulence.
04:17Limite insultant avec ce monsieur qui ne demandait rien que d'intervenir et que de donner une info ou deux.
04:24Et moi, ça, je trouve juste pas possible.
04:26Pourquoi ? Parce que c'est ce que je disais à l'instant.
04:28C'est-à-dire ça, c'est l'idéologie couplée avec le manque total d'humilité.
04:33Et ça en fait des gens qui croient qu'ils ont la vérité absolue et qui sont en train d'imposer, avec un ton pérentant à tout le monde, leurs idées qui, dans l'absolu, je suis désolé, mais il y en a certains, d'entre vous, d'entre vous aussi, qui disent des conneries.
04:48– Alors, attendez Rémi, il faut que ça tourne.
04:51– Il faut juste se dire, il faut juste se dire.
04:53– Qui n'ont pas encore parlé, je vois.
04:55– Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations