00:00Ce que ça veut dire, c'est que je pense que le président de la République n'avait pas compris qu'il fallait qu'il renonce à gouverner.
00:06Lorsque dimanche, on apprend la nomination d'un gouvernement qui est littéralement, et vous l'avez tous dit sur les plateaux,
00:13on prend les mêmes et on recommence.
00:15On a considéré qu'on se moquait de nous.
00:18Et la difficulté, c'est qu'en réalité, on a l'impression que Sébastien Lecornu ne tenait pas le stylo.
00:23Et on apprend que, par exemple, Bruno Le Maire a été poussé par Emmanuel Macron.
00:27Il faut fondamentalement que le président de la République comprenne, même s'il aime bien être le maître des horloges,
00:33que là, l'horloge est totalement déréglée, et qu'il n'a pas à dicter son tempo,
00:39parce qu'à côté de ça, c'est toute la société qui m'empathie.
00:42Je vous parle actuellement, je ne veux pas être sur le studio, parce que je suis à Gournay-en-Bray.
00:46C'est où ça ?
00:47C'est dans le pays de Bray, je suis en forme de métier, et dans lequel les gens se disent
00:52« Mais ces gens à Paris sont des malades mentaux ! »
00:55Tout le monde se dit ça, ce n'est pas qu'à Paris, je suis d'accord.
00:57Les entreprises sont au ralenti, nos collectivités, je le dis en présence de certains élus,
01:04les maires n'ont pas de budget, je suis vice-président d'une région, nous n'avons pas de budget.
01:09Et on voit, pardon, le président de la République se balader sur les quais.
01:13Ça veut dire qu'à un moment, moi je compare ça beaucoup à une entreprise,
01:16et lorsqu'une entreprise est en difficulté, le temps joue contre cette entreprise-là,
01:20et on la met très rapidement sous la protection d'un tribunal.
01:22Il faut que le président de la République accepte de dire « Je n'ai pas gagné les élections législatives,
01:28je renonce à mettre des gouvernants qui sont simplement des affidés,
01:33et je confie la responsabilité à des forces politiques qui aujourd'hui ne me soutiennent plus,
01:38parce que Macron n'est plus soutenu ni par Philippe, ni par Attal, ni par nous-mêmes.
01:43Nous avons dit que nous ne sommes pas macronistes.
01:45Il faut qu'il accepte de lâcher.
01:48Si, en revanche, comme l'autorise la Constitution,
01:52il veut conserver les compétences qui sont en matière d'affaires étrangères,
01:57peut-être de défense ou d'internationales, c'est assez légitime.
02:01Oui, c'est déjà un peu le cas là.
02:03Voilà, c'est déjà un peu le cas.
02:04Mais il ne peut pas continuer à être président et premier ministre.
02:08Ça ne tiendra plus.
02:09Je ne sais pas.
02:09Je ne sais pas.
Commentaires