00:00Écoutez, moi je ne suis pas très intéressé, pour tout vous dire, par les scènes de ménage entre Gabriel Attal, Edouard Philippe et Emmanuel Macron.
00:09Et si je vous dis le fond de ma pensée, moi qui ne suis pas macroniste, moi qui n'ai jamais défendu le président de la République,
00:15je trouve ces attitudes minables, absolument minables.
00:19D'abord parce qu'il y a sûrement l'ingratitude, mais ça c'est leur affaire, ça ne me concerne pas.
00:23Mais surtout parce qu'on est à milieu de l'intérêt du pays.
00:25La démission du président de la République, quelle que soit l'avis très négatif que j'ai sur Emmanuel Macron,
00:31aura des conséquences extrêmement graves sur la suite de notre pays.
00:35Tous ces individus sont obsédés, pris d'une maladie mentale, qui est celle de l'élection présidentielle.
00:41Et pendant ce temps-là, on est en train de tout bousiller dans ce pays.
00:45De bousiller nos institutions, parce que c'est ce qui se passe avec ce type de déclaration absolument dingue.
00:50De bousiller notre démocratie, parce que le spectacle depuis 72 heures, évidemment on permet de faire animer les débats,
00:58mais est absolument pitoyable.
01:00Est-ce que ça veut dire, Aurélien Pravier, que vous pensez que Bruno Retailleau n'aurait pas dû faire sa sortie de dimanche soir ?
01:05Est-ce que c'est lui aussi que vous mettez en cause avec ces propos très durs que vous tenez ce matin ?
01:09Ce que je peux juste vous dire, c'est que je n'ai jamais été aussi certain, du choix que j'ai fait il y a un peu plus d'un an, d'être député non inscrit.
01:16Ce n'était pas un coup de tête, ce n'était pas un caprice de ma part,
01:19mais c'est parce que j'étais certain que le mode de fonctionnement des partis politiques allait bousiller notre pays.
01:25Et nous y sommes aujourd'hui.
01:26Et vraiment, je veux le dire avec beaucoup de gravité, parce que pendant tout ce temps-là,
01:30le pays et les Français sont en train de manger les catastrophes que nous allons avoir sous nos yeux.
01:35Je vous donne un exemple qui va vous paraître absolument décalé, mais qui est important.
01:39Ce matin, j'étais en train de travailler avec des professionnels de santé sur la question centrale de la mortalité infantile dans notre pays.
01:46Vous le savez sûrement, mais depuis plusieurs années, la mortalité des bébés de moins d'un an, mon collègue Valtou le sait, augmente dans ce pays.
01:53Nous sommes 23e pays sur 27 en termes de mortalité des bébés de moins d'un an.
01:58Vous m'entendez ? Vous voyez la gravité de la situation.
02:01Et au milieu de tout ça, on se demande si les uns et les autres sont raccords avec leur vieille politique
02:07et s'il faut divorcer avec Emmanuel Macron ou rester avec lui.
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