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  • il y a 4 mois

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00:00Un plateau de qualité comme toujours sur Europe 1 pour commenter l'actualité avec moi, cette première heure.
00:06Victor Hérault, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:07Journaliste politique à Valeurs Actuelles, bonsoir Jean-Michel Salvatore.
00:11Bonsoir à vous, mon cher Alain Madelin.
00:15C'est toujours un plaisir et un honneur de vous recevoir.
00:17Vous connaissez la politique depuis longtemps, ancien ministre de l'économie, des finances.
00:21Bonsoir Laurent Jacobelli.
00:22Bonsoir Pierre Delignot.
00:24Vous êtes député de Moselle et porte-parole du Rassemblement National pour planter le décor.
00:28Parole quand même au premier rôle de cette pièce qui ressemble de plus en plus à Vaudville.
00:33Le premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu qui a donc annoncé sa démission ce matin
00:40et ensuite a pris la parole sur le perron de l'Elysée, de Matignon pardon.
00:47Et cette phrase, faut-il préférer son pays à son parti ?
00:51Moi qui suis un militant qui au fond gravit les marches de la méritocratie républicaine
00:58grâce à l'élection comme maire, comme président de département, comme sénateur.
01:02Je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent.
01:06Mais il faut toujours préférer son pays à son parti.
01:10Et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français.
01:15Sébastien Lecornu qui poursuit sur les appétits partisans de certains.
01:18La composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide
01:23et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime,
01:30avec la future élection présidentielle.
01:34Je le dis, ou je le redis, si ce moment est le moment le plus parlementaire de la Vème République,
01:41en aucun cas il faut revoir vivre ici les mauvais moments de la Vème République.
01:48Et que donc par définition, la construction d'un gouvernement se fait en fonction de la Constitution
01:52sur proposition du Premier ministre, nommé par le Président de la République.
01:58Alain Madeleine, aussi étrange que ça puisse paraître, tout ça c'est du passé.
02:03C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce soir plutôt, on a déjà une nouvelle version des faits
02:07où finalement, malgré tout ce qui a été dit ce matin, et on vient de l'entendre ce qui a été dit ce matin par Sébastien Lecornu,
02:13il repart en piste sur la demande du Président de la République
02:17pour aller consulter, parce qu'il ne veut pas retourner à Matignon,
02:20pour essayer quand même de recoller les morceaux. Est-ce que ça peut marcher ?
02:25Je m'intéresse assez peu à commenter le spectacle actuel.
02:29Il y a bien des gens qui le feront beaucoup mieux que moi.
02:32Néanmoins, je peux donner un avis sur le fond.
02:34L'avis sur le fond, c'est qu'on est dans une situation stupide,
02:39avec la tripartition de l'Assemblée Nationale,
02:43et que le bon sens commande, dans la situation où l'on est,
02:47de redonner la parole aux Français.
02:50Bon, il n'y a, à mon avis, très difficilement d'autres sorties,
02:54sauf une sortie qui est envisagée par certains,
02:58qui consiste, au fond, à faire un mano-mano avec le Parti Socialiste,
03:03qui, effectivement, détient la clé de la pérennisation du dernier gouvernement
03:10et, éventuellement, de tout nouveau gouvernement.
03:13Je ne pense pas cela souhaitable sur le fond.
03:17Ce qui m'intéresse, c'est le fond.
03:18Quelle politique on va mener ?
03:20Pourquoi ? Parce que le Parti Socialiste, aujourd'hui,
03:23ce n'est pas des gentils sociodémocrates.
03:25Ils sont, quand je regarde leur programme,
03:28même le programme de Glucksmann, qui est un gentil sociodémocrate,
03:30que j'apprécie, personnellement, à titre amical,
03:33mais, dont le programme, celui de Place Publique,
03:35c'est des taxes et des taxes, des plans et des plans,
03:38c'est inimaginable.
03:40Ils n'ont pas fait la rupture nécessaire.
03:43L'État, autant que nécessaire, la liberté, autant que possible,
03:47disaient les sociodémocrates allemands.
03:49On en est très, très loin.
03:50On en est très, très loin.
03:53Et donc, voilà, l'alliance des deux,
03:57plus la suppression du 49-3,
03:59me faisait craindre le pire.
04:02Alors, est-ce qu'aujourd'hui,
04:03on peut retrouver une forme ou une autre d'alliance ?
04:07Je n'en sais rien.
04:08Et à la limite, je pense que ce n'est pas souhaitable.
04:12Pourquoi ?
04:12Parce qu'une fois qu'on a fait le diagnostic de la radio,
04:17on a un gros problème de dette.
04:19Oui, on a un gros problème de dette.
04:21Tout le monde le constate.
04:22Mais maintenant, quelle est la maladie ?
04:24Ah ben, la maladie, pour moi,
04:26ça ne vous surprendra pas,
04:27c'est le toujours plus addictif,
04:28toujours plus de lois,
04:29toujours plus de tables,
04:30toujours plus, etc.
04:31Et puis, qu'est-ce qu'il faut faire ?
04:33Il faut quand même réinventer l'État,
04:34au-delà des coups de rabot
04:35que l'on peut donner de temps en temps
04:36sur la dépense publique.
04:38Il faut refonder la protection sociale
04:39dans le sens de plus de liberté,
04:41les responsabilités,
04:42sans doute pour une part avec les partenaires sociaux,
04:45en prenant très, très attention
04:46le fait de prendre en compte
04:49la situation n'est plus défavorisée dans notre pays.
04:52Bon, j'ai dit là deux, trois choses,
04:53plus la sécurité, plus l'immigration,
04:56et vous avez là, me semble-t-il,
04:57une plateforme de bon sens
04:59qui doit, vrai, unir
05:01des gens aujourd'hui dans l'Assemblée,
05:04si c'était possible,
05:05et puis surtout pour demain,
05:07s'il devait y avoir
05:08une nouvelle échéance électorale.
05:11Je pense que s'il devait y avoir
05:12une nouvelle échéance électorale,
05:14le bon sens,
05:15celui des Français,
05:17les conduirait
05:18à ne pas reconduire la même situation.
05:20Tout le monde dira,
05:20ben, ce sera la même chose,
05:21vous allez voir,
05:22on va reconduire la pagaille actuelle.
05:24Non.
05:24Je suis quasiment certain que non,
05:27parce que les Français, justement,
05:28ont un peu de bon sens,
05:29ils ont compris
05:30qu'on ne pouvait pas continuer comme cela.
05:32Et donc, ça arrive souvent
05:34que dans la sagesse des urnes,
05:36de l'isoloir,
05:37on fasse le choix,
05:40pas forcément celui que l'on préfère,
05:41mais le choix le moins mauvais pour son pays.
05:43La prochaine date butoir,
05:44c'est mercredi soir,
05:45puisqu'apparemment,
05:46on va vivre 48 heures assez étranges
05:48avec ces consultations
05:49de Sébastien Lecornu,
05:51sous le haut patronage,
05:52assez distant, finalement,
05:54d'Emmanuel Macron,
05:55qui devait, d'ailleurs,
05:56à un moment donné,
05:57il était question
05:58qu'il prenne la parole ce soir.
05:59Et puis, finalement,
06:00on a, voilà,
06:00cette proposition qui vient.
06:03On va en parler
06:04avec Laurent Jacobelli,
06:05avec Alain Madelin,
06:06avec Jean-Michel Salvatore,
06:07avec Victor Hérault.
06:08Une petite pause
06:08et on revient sur Or.
06:09On va tout de suite.
06:10Toujours avec Victor Hérault,
06:12Jean-Michel Salvatore,
06:12Alain Madelin
06:13et Laurent Jacobelli.
06:15Monsieur Jacobelli,
06:16comment est-ce que vous interprétez
06:17ces 48 heures supplémentaires
06:20où M. Lecornu,
06:22ancien Premier ministre,
06:23et ancien Premier ministre déjà,
06:25c'est fou de dire ça,
06:26après 27 jours à Matignon,
06:28devient une sorte de consultant
06:30pour sauver la politique
06:32d'Emmanuel Macron ?
06:33Oui, c'est une fin de règne calamiteuse
06:35pour Emmanuel Macron.
06:36M. Le Maire...
06:37Pour M. Macron
06:38ou pour M. Lecornu ?
06:39Non, non, pour M. Macron.
06:40Pour M. Macron, d'accord.
06:41Oui, je pèse mes mots.
06:42M. Le Maire,
06:42ancien ministre de la Défense,
06:44démissionnaire,
06:45donne sa démission de la démission.
06:47Tout cela n'a aucun sens.
06:48Est-ce que ça s'allule ?
06:49Est-ce qu'il redevient ministre ?
06:50Le Premier ministre
06:51qui lui-même est démissionnaire
06:53est chargé d'une mission
06:54pour former un gouvernement
06:55qu'il n'a pas pu former
06:56en 26 jours
06:57mais dont il ne sera pas
06:58le Premier ministre.
06:59On a l'impression
06:59que si on avait voulu
07:00se moquer de nos institutions,
07:01on n'aurait pas fait autrement.
07:03Cette farce a beaucoup trop duré.
07:05Moi, j'ai un peu l'impression
07:06que c'est la logique
07:06du « encore une minute,
07:07M. Le Bourreau »,
07:08le Président de la République
07:09qui est en train de réaliser
07:10que ce n'est plus possible
07:12d'allier les contraires
07:13pour gouverner,
07:14si le mot « gouverner »
07:15peut être utilisé dans ce cas-là,
07:17la France.
07:18Il a bien compris
07:19qu'il devrait retourner
07:20aux élections.
07:21Il essaye probablement
07:21de gagner deux jours.
07:22Il nous annonce
07:22une décision mercredi soir.
07:24Je ne peux pas imaginer
07:25une autre décision
07:26que la dissolution.
07:27Il faut une majorité
07:28pour ce pays.
07:29Il faut une majorité
07:30pour décider des lois
07:30plus dures sur l'immigration.
07:32Il faut une majorité
07:33pour restaurer la sécurité.
07:34Une majorité
07:35pour dégraisser cette éloi.
07:36Sinon, la Ve République
07:37ne fonctionne pas.
07:38On l'a vu avec cet angle mort
07:40poste législative 24.
07:43Tous les mercenaires
07:43de la République
07:44qui vont encore
07:45demander leur poste.
07:46Tous ceux qui ont peur
07:47d'aller voir un électeur.
07:48L'EPS et les LR
07:49qui vont faire monter
07:50les enchères
07:50pour essayer d'avoir
07:52un poste ministériel.
07:53et surtout ne pas avoir
07:54à affronter
07:55le scrutin universel.
07:57Il faut retourner
07:58aux urnes.
07:58Il faut une majorité.
07:59Et avec Jordan Bardella,
08:00nous, nous sommes prêts
08:01à aller au gouvernement
08:02si nous avons cette majorité.
08:04Alain Madeleine
08:04dit non du petit doigt.
08:06Non, non,
08:06je n'ai pas du tout
08:07trop l'intention
08:08de m'immiscer là-dedans.
08:09J'avais le sentiment
08:11qu'il y avait beaucoup de gens
08:14qui avaient peur
08:14de perdre leur siège
08:16et se situaient
08:17entre les socialistes
08:18et plutôt
08:18les macronistes.
08:20Je crois qu'il y a l'air
08:21qui sont un peu
08:21dans la même situation.
08:22Vous tapez fort
08:23aujourd'hui l'URN
08:24sur les LR.
08:24J'ai l'impression.
08:25Tout à l'heure,
08:25Yohann Gillet,
08:26c'est pareil,
08:26il disait
08:27que la seule solution
08:29pour se faire entendre
08:30quand on est LR aujourd'hui,
08:32c'est de rejoindre
08:32la coalition UDR-RN.
08:34Mais quel est le courage
08:35de M. Retailleau ?
08:36M. Retailleau
08:36qui s'est vendu,
08:37qui a vendu ses électeurs
08:38à la Macronie
08:39et puis qui...
08:40Ah oui, clairement.
08:41Et puis,
08:42en tout cas,
08:42qui ne nous disent pas
08:43qu'il est de l'opposition
08:44puisqu'il a été
08:44dans la majorité
08:45et qui aujourd'hui...
08:46Concrètement,
08:47vous ne pensez pas
08:47que durant ces mois,
08:50il a vélé des couleuvres
08:51au gouvernement
08:52sur les OQTF,
08:53sur le dossier algérien,
08:55avec un ministre
08:55des Affaires étrangères
08:57qui n'avait pas du tout
08:59la même vision
09:00que lui
09:00sur les relations
09:01avec l'Algérie ?
09:03Bien sûr,
09:03je les ai écoutés comme vous.
09:04Aujourd'hui,
09:05ils ne veulent pas
09:05le départ du président
09:06de la République.
09:06Ils ne veulent pas
09:07la dissolution.
09:08Ils ne veulent pas
09:09travailler avec le gouvernement.
09:10Mais ils ne veulent pas
09:10non plus être
09:11dans l'opposition.
09:12que veulent ces gens
09:15à part...
09:16M. Madeleine non plus.
09:17Très bien,
09:18mais que veulent les LR
09:19à part grappiller
09:20quelques indemnités
09:21à la fin du mois ?
09:22M. Retailleau,
09:23c'est le renoncement permanent.
09:23Mais lui,
09:24il ne veut pas grappiller
09:24des indemnités,
09:25M. Madeleine.
09:26Il dit juste qu'il ne veut pas
09:26la démission
09:27du président de la République.
09:28Les LR ne veulent
09:29aucune solution.
09:30Ils veulent juste
09:30rester en place.
09:31Pourquoi M. Retailleau
09:32a fait une crise de nerfs ?
09:34Parce qu'il n'avait pas
09:35assez de ministres.
09:35Vous appelez ça
09:36une crise de nerfs ?
09:36Oui.
09:37Donc, ce n'est pas parce
09:37qu'il était en désaccord
09:38avec la Macronie,
09:39c'est parce qu'il voulait
09:40être encore plus impliqué.
09:41C'est parce qu'il voulait
09:41de la loyauté,
09:42c'est ce qu'il a dit
09:43au 13h du BF.
09:43Oui, au moins,
09:44il aura découvert le mot.
09:46Une fois encore,
09:47tous les LR sincères
09:49doivent comprendre
09:50que ces gens-là
09:51sont prêts à tout
09:52pour un poste,
09:53que c'est le renoncement
09:54des idées,
09:55le renoncement
09:56des électeurs,
09:57mais parce qu'ils espèrent
09:57encore avoir plus
09:58de ministres demain.
10:00Il faut se débarrasser
10:01de tous ces gens.
10:02Il faut maintenant
10:03avoir une vraie majorité
10:04de gens qui sont d'accord
10:06pas comme vous,
10:06en train d'essayer
10:07de trouver des solutions,
10:08mais avec d'autres approches.
10:09Jean-Michel Salvatore.
10:10J'ai une hypothèse d'école
10:11à vous soumettre.
10:12Allez-y.
10:13Imaginons qu'Emmanuel Macron
10:14désigne Bruno Retailleau
10:16pour constituer un gouvernement.
10:18Qu'est-ce que vous faites ?
10:19Mais nous ferons
10:20ce que nous avons dit
10:21que nous ferions
10:22à partir de maintenant.
10:23La comité a assez duré.
10:26Emmanuel Macron
10:27est rejeté
10:28par le peuple de France.
10:29Le seul qui peut décider
10:30aujourd'hui
10:31l'orientation
10:32de la gouvernance
10:33de la France,
10:33ce sont les Français,
10:34pas M. Retailleau.
10:36Et donc,
10:36nous censurerons
10:37M. Retailleau.
10:37Il y a quand même
10:38certaines convergences
10:39avec lui.
10:39Par principe donc.
10:40Dans le discours,
10:42nous voulons retourner
10:43aux urnes.
10:43Ça a assez duré.
10:44On a été,
10:45je crois,
10:45très patient.
10:46Patient avec M. Barnier
10:47qui a dû partir
10:49à cause 1,493.
10:51Patient avec M. Bérou
10:52qui s'est auto-suicidé.
10:53Vous préférez la crise en fait.
10:54Mais pas du tout.
10:55La dissolution.
10:56Vous savez ce que ça coûte
10:57la dissolution.
10:58Ça a coûté 12 milliards
10:59à l'école française.
11:00La première dissolution.
11:01Vous ouvrez les yeux.
11:02Regardez la crise,
11:03c'est aujourd'hui.
11:04On a un Premier ministre
11:05qui a duré 26 jours
11:06pour faire son gouvernement
11:09et un gouvernement
11:09qui a duré 15 heures.
11:11C'est ça la crise.
11:12On n'aura pas de budget
11:13à cause de ça.
11:14On n'aura pas de réforme
11:15à cause de ça.
11:16Il faut mettre fin
11:16à cette crise
11:17et retrouver de la stabilité.
11:18C'est intéressant
11:20parce que là pour le coup
11:21c'est un vrai revirement
11:22de stratégie
11:22de la part du Rassemblement National.
11:23Vous vous dites
11:24la charade a assez duré
11:25cette fois-ci
11:26on se réveille.
11:27Mais jusqu'ici
11:28la gauche était la constante
11:29dans la censure par principe.
11:31Modulo le parti socialiste.
11:32Et le Rassemblement National
11:33était la variable d'ajustement.
11:35Et à ce moment-là
11:35tout gouvernement en place
11:37avait plutôt intérêt
11:38à aller voir du côté
11:39du Rassemblement National.
11:40C'est l'histoire de Michel Barnier
11:41pour se dire
11:41est-ce que je vais me faire censurer
11:42ou pas ?
11:43On va essayer de négocier
11:44avec l'URN.
11:44De toute façon
11:44la gauche veut déjà me tuer.
11:45Mais une fois que vous dites
11:47à ce micro
11:48et même Marine Le Pen
11:48l'a dit en réunion tout à l'heure
11:49effectivement avec vos députés
11:50nous allons
11:51quoi qu'il arrive
11:52à partir de maintenant
11:53a priori censurer
11:54tant que ce ne sera pas
11:54un gouvernement du Rassemblement National
11:55ou tant qu'on n'aura pas
11:56en tous les cas
11:57fait la dissolution.
11:57Et après ce sont les Français
11:58qui choisissent.
11:59Mais à ce moment-là
11:59s'il y a un nouveau gouvernement
12:00il n'a aucun intérêt
12:01à venir vous voir
12:01il va se dire
12:02bon écoutez là c'est le parti
12:03socialiste ou rien
12:03en gardant les LR.
12:04Est-ce que vous croyez
12:04qu'il vienne nous voir ?
12:05Je ne sais pas une fois encore
12:06je ne sais pas dans quel monde
12:07vous vivez
12:07moi je vois qu'aujourd'hui
12:09l'aide médicale d'État
12:10personne n'est revenu dessus
12:12je vois qu'aujourd'hui
12:13on a toujours 500 000
12:15migrants légaux par an
12:16que l'insécurité continue
12:18d'augmenter
12:18que la pression fiscale
12:20continue d'augmenter
12:21bref
12:21on ne nous a entendu
12:22sur rien
12:23nous sommes le premier parti
12:24de France
12:24puisqu'ils n'écoutent pas
12:26puisqu'ils veulent travailler
12:27entre eux
12:27ils s'agrippent
12:28à ces restes de Macronie
12:30comme une moule
12:31à son rocher
12:31alors je crois
12:32qu'on a fait le tour
12:33on les a tous essayés
12:34on a essayé les centristes de gauche
12:36la gauche du centre
12:38la droite du centre
12:39la droite macroniste
12:39qui aime la gauche
12:40on a tout essayé
12:41ça ne fonctionne pas
12:42ils doivent partir
12:43Qu'est-ce qui empêche
12:45Alain Madeleine
12:46à votre avis
12:47Emmanuel Macron
12:48de dissoudre ?
12:49Qu'est-ce qui est le
12:50j'allais dire
12:51le rempart
12:52qui est devant lui
12:54en se disant
12:55non finalement
12:55je ne peux pas faire ça
12:56la fonte des glaces
12:59au centre
12:59Je pense qu'il l'a déjà dit
13:00plusieurs reprises
13:01il a une conception
13:02de sa fonction
13:03une conception
13:04bref
13:04Il restera
13:06de toute façon
13:06il est président jusqu'en 27
13:07il a dit qu'il restera
13:08jusqu'au dernier quart d'heure
13:09Vous avez tout à fait raison
13:10et je pense que
13:11la plus grande catastrophe
13:12qui puisse arriver
13:13à tout le monde
13:15c'est une élection présidentielle
13:17précipitée
13:18Parce que ?
13:19Bêtement parce qu'il y a
13:20un calendrier
13:21si monsieur Macron
13:21démissionne demain
13:23le 21 octobre
13:24le conseil constitutionnel
13:27doit recevoir
13:28les candidatures
13:29et
13:29avec leur signature
13:31c'est court
13:32c'est court
13:33et par exemple
13:34je prends juste un exemple
13:35au centre
13:36et à droite
13:37il faudra qu'ils se mettent
13:38d'accord
13:38d'ici le 21 octobre
13:40c'est pour ça
13:40je m'amuse
13:42en disant ça
13:42je ne sais pas
13:43s'ils se mettront d'accord
13:44d'ici mars
13:45ça va être difficile
13:49deux éléments de réponse
13:51là-dessus peut-être
13:51premièrement
13:52Emmanuel Macron
13:53quoi qu'on en dise
13:55n'est pas complètement fou
13:56et voit que
13:57s'il dissout maintenant
13:58il va être obligé de le faire
13:59moi je le pense mercredi
14:00mais s'il dissout
14:01en tous les cas
14:01le bloc central
14:02Gabriel Attal avait réussi
14:03à sauver les meubles
14:04la dernière fois
14:04là il n'y a plus rien
14:05c'est-à-dire que là
14:06le bloc central pour le coup
14:06va fondre comme neige au soleil
14:08pardonnez-moi
14:08mais Gabriel Attal
14:09il est déjà parti
14:10d'Emmanuel Macron
14:11il fait un nouveau parti
14:13qui s'appellera peut-être
14:14nouvelle république ou autre
14:16il est déjà dans autre chose
14:17non mais ce que je veux dire
14:17c'est que même Gabriel Attal
14:18ne parviendra pas
14:19à sauver les meubles
14:20cette fois-ci
14:21c'est-à-dire que là
14:21les français
14:22pour le coup il y a un rejet
14:22Gabriel Attal essaye de se réinventer
14:24mais les français associent tout de même
14:25Gabriel Attal
14:26Emmanuel Macron encore et toujours
14:27même si Gabriel Attal
14:28essaye de couper le cordon
14:29et puis deuxième élément de réponse
14:30et celui-là vient de Bruno Retailleau
14:32la grande crainte de Bruno Retailleau
14:33et je pense qu'il n'a pas
14:34totalement tort sur le fond
14:35c'est qu'il dit
14:36le pire schéma
14:37ce serait
14:37censure
14:38dissolution
14:39démission
14:40dans cet ordre-là
14:41bon censure c'est déjà fait
14:42il n'y a même pas eu besoin
14:42il y a eu démission
14:43mais dissolution
14:45puis démission
14:45pourquoi ?
14:46parce que le prochain président
14:47de la république élu
14:47se retrouvera avec une assemblée nationale
14:49qu'on ne pourra pas dissoudre
14:51avant une dizaine de mois
14:52et or
14:53un quinquennat
14:53ça se joue dans les premiers mois
14:55et à ce moment-là
14:55le prochain président de la république
14:56est foutu
14:57il y a de quoi foutre en l'air un quinquennat
14:58analyse partagée
15:00Alain Madeleine
15:01Laurent Jacobéli
15:01moi je vous ai marqué
15:03depuis le début
15:04ma distance
15:05avec tous ces problèmes
15:07légitimes
15:08de calendrier
15:09de rivalité
15:10de parti
15:10etc
15:11je m'intéresse
15:12à quelle est la politique
15:15qui devrait être menée
15:17vous avez dit qu'il y avait une politique de bon sens
15:18on l'a entendu
15:19oui
15:20quelle est la politique
15:21qu'il faudrait mener
15:22d'ici
15:23effectivement
15:23la fin
15:25du
15:25quinquennat
15:27de Macron
15:27et après
15:29bien évidemment
15:29il y a
15:30une nouvelle étape
15:31avec un certain nombre de réformes
15:33qui ne peuvent pas être menées
15:34d'ici là
15:35mais je pense que
15:36dans cette deuxième partie
15:38on peut faire des tas de choses
15:39et des tas de choses
15:41qu'il faut faire sentir aux français
15:42il ne s'agit pas seulement
15:44de prendre le pouvoir
15:45pour une nouvelle majorité
15:48il s'agit aussi je crois
15:49de rendre le pouvoir aux français
15:51parce qu'il y a des tas de choses
15:52qui sont bloquées
15:53et vous n'avez qu'à écouter
15:54ce que disent
15:55ce que disent les gens
15:56dans les révoltes populaires
15:57laissez-moi faire
15:58laissez-moi vivre
15:59laissez-moi choisir
16:00etc
16:00donc il y a une revendication
16:01de responsabilité
16:03et je crois qu'accompagné
16:04d'une offre de liberté
16:05ça peut donner des miracles
16:06pour redresser notre pays
16:07fusent dans cette période
16:09assez troublée
16:10qui nous mène
16:11jusqu'à la fin du quinquennat
16:12c'est libéral Alain Madelin
16:14qui parle
16:14Laurent Jacobelli
16:15je pense qu'il est temps
16:16de rendre le pouvoir au peuple
16:17effectivement
16:17parce qu'on est aujourd'hui
16:18dans des équations
16:20qui sont des équations
16:21de négociation
16:21entre partis
16:22partis eux-mêmes
16:23qui ne sont pas majoritaires
16:25qui représentent parfois 5%
16:26parfois 10%
16:27des électeurs français
16:28et donc les électeurs
16:29et les français
16:30ne se reconnaissent pas
16:31dans la politique
16:31que veulent les français
16:32sondage après sondage
16:33et vous en énoncez
16:34un certain nombre sur Europe 1
16:35ils veulent moins d'émigration
16:37je le répète
16:38plus de sécurité
16:39moins de normes
16:40moins de taxes
16:41effectivement
16:41plus de liberté
16:42notamment de liberté d'expression
16:43et ils veulent être consultés
16:45par référendum
16:46notamment sur les grands sujets
16:47de société
16:47et qu'est-ce qu'ils ont
16:48depuis des années
16:49à chaque fois
16:50ils ont des coalitions
16:51improbables
16:51de gens qui ne pensent pas pareil
16:53mais qui sont bien contents
16:54de se retrouver
16:55autour de la table
16:56du conseil des ministres
16:57autour du café
16:59et des petits fours
16:59pour dire
17:00ben voilà
17:01on va augmenter les impôts
17:02parce que c'est la seule solution
17:03on va quand même pas se priver
17:03on va continuer le libre-échange
17:06on va continuer l'Union Européenne
17:08les français en ont marre
17:09il faut leur demander leur avis
17:10ça s'appelle la démocratie
17:11faut pas en avoir peur
17:12voilà
17:12ça s'appelle la démocratie
17:13aux gens qui sontこの
17:14droits deaji
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