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  • il y a 3 mois

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00:0026 jours qu'il a posé ses valises à Matignon, Sébastien Lecornu doit donc révéler le visage de son gouvernement.
00:07Ce sera dans quelques instants, peut-être avant 20h, nous est-on promis une première salle devrait être connue de manière imminente.
00:15Alors qui paraît, qui reste et surtout pour quelle politique ?
00:19Nous sommes avec Alexandre Malafaille et Véronique Jacquier.
00:23C'est vrai qu'on commence à regarder un petit peu sur les écrans des chaînes d'info en continu les premiers visages.
00:30C'est à peu près les mêmes que ceux du gouvernement Bayrou.
00:34Alors moi je me pose toujours la question, chers amis, je ne sais pas ce que vous en pensez,
00:37les auditeurs qui nous écoutent, les français qui regardent CNews, qui écoutent Europe 1, qu'est-ce qu'ils se disent ?
00:43On entendait tout à l'heure un reportage de Noé Chaillot en Alsace, les gens qui n'achètent plus de viande au supermarché, plus de poisson,
00:51et qui voient ce balai de ministres, je ne sais pas ce qu'ils peuvent ressentir, mais Alexandre Malafaille, un petit peu de lassitude.
00:58Beaucoup de non, beaucoup de frustration, et sans doute de la colère.
01:02C'est assez incompréhensible en fait de voir cette situation qui perdure, ça fait maintenant un an et trois mois,
01:08bientôt quatre mois qu'on est avec cette espèce d'instabilité qui confine à l'immobilisme,
01:13pour reprendre les mots de l'échange qu'on avait avec Julien Aubert.
01:16C'est incompréhensible parce qu'en fait on voit bien que cette absence de possibilité de faire une coalition,
01:22cette incapacité des uns et des autres à s'engager de manière un peu durable dans une politique sans vision, sans cap,
01:28ça n'importe rien.
01:29C'est simplement on donne du temps au temps, vous l'évoquiez tout à l'heure, une espèce de monde sur le Titanic,
01:34on l'empêche de couler aussi qu'il ne devrait.
01:36En fait on est vraiment au cœur d'une crise institutionnelle majeure,
01:39avec au centre de cette crise un homme qui refuse de reconnaître sa défaite et d'en tirer toutes les conséquences.
01:46Et c'est vrai que le système n'a pas été prévu pour ça,
01:48parce qu'en fait vous avez trois formations de plus ou moins égale taille,
01:53entre la droite, le centre et la gauche pour résumer à la serpe,
01:57et ça aujourd'hui c'est idéologiquement irréconciliable.
02:00Vous ne pouvez dégager compte tenu des positions, des postures et des jeux qui sont dramatiquement politiciens,
02:05parce que tout le monde pense à 2027,
02:06vous ne pouvez absolument pas bâtir...
02:08Oui mais c'est bien là le problème Alexandre Malafaye,
02:10c'est que tout le monde pense à 2027 et ça, ça n'échappe pas aux Français.
02:13Et ils ont légitimement le droit d'être extrêmement en colère.
02:17D'autant plus qu'on est en train simplement de perdre du temps et on joue avec l'avenir de la France.
02:21Véronique Jacquier.
02:22Oui, moi je pense que les Français sont désespérés et angoissés de la situation,
02:27parce qu'ils voient bien effectivement que cet immobilisme, il y a quelque chose de stérilisant,
02:31mais ils en veulent aux politiques de ne pas suffisamment penser à la France,
02:36et de penser à cette espèce de tambouille des partis.
02:38Maintenant même les partis sont coincés,
02:40parce que tout ce qui faisait l'esprit de la Vème République a été tellement tordu dans tous les sens,
02:46en premier lieu par Emmanuel Macron,
02:48qui effectivement reste à l'Elysée,
02:51alors que l'an dernier en étant déjugé,
02:53il aurait dû faire comme le général de Gaulle,
02:55et ben voilà, je rends les clés de la maison et je me retire.
02:58Et donc comme il ne respecte pas l'esprit des institutions de la Vème République,
03:02forcément dans un effet de ruissellement,
03:04toutes les formations politiques,
03:06tout le fonctionnement du Parlement,
03:08même jusqu'à Matignon, parce que moi quand je vois Sébastien Lecornu qui dit
03:11je suis le Premier ministre le plus faible de la Vème République,
03:15et qu'il reçoit les chefs de parti les uns après les autres pour négocier,
03:20on va dire comme un marchand de tapis,
03:21c'est quelque chose de désespérant,
03:24et ça montre un État qui est faible,
03:27un gouvernement qui est faible,
03:28un pouvoir en plus,
03:30qui est de plus en plus faible,
03:31puisqu'il a remis, pardonnez-moi l'expression,
03:34les clés du camion au Parlement,
03:35en disant finalement c'est vous qui allez vous débrouiller avec le budget.
03:39Donc on a en plus un affaiblissement volontaire
03:42de la part du pouvoir à Matignon.
03:44Alors aujourd'hui Sébastien Lecornu,
03:46il fait ce qu'il peut,
03:47on voit avec les têtes d'affiches qui vont composer le gouvernement,
03:50qu'il faut que tout change pour que rien ne change.
03:52Alors l'annonce n'a pas été faite officiellement,
03:54on voit un petit peu les têtes effectivement s'afficher sur les écrans de télé.
03:59Enfin il est fort probable que Bruno Retailleau soit de nouveau ministre de l'Intérieur,
04:03fort probable que Gérald Darmanin...
04:04Alors justement, ma chère Véronique Jacquet,
04:06je vous coupe parce qu'on commenterait évidemment ensemble ce gouvernement
04:10quand il tombera tout à l'heure,
04:11enfin il tombera, il sera annoncé,
04:13il ne tombera pas encore,
04:14ça sera peut-être dans un deuxième temps.
04:17Sébastien Lecornu a passé un petit moment avec Bruno Retailleau,
04:20justement il y a une heure, ça a duré,
04:22on a entendu Julien Aubert,
04:25et c'est vrai qu'on voit les premiers noms qui sont plutôt à droite,
04:28Alexandre Malafaille,
04:29ça veut dire quoi ?
04:30Ça veut dire que d'une certaine manière,
04:32Sébastien Lecornu a déjà acté,
04:34qu'il ferait sans les socialistes,
04:36mais alors il compte quoi ?
04:37Sur le RN pour ne pas être renversé ?
04:39J'avoue que j'ai du mal à comprendre peut-être la stratégie qui va suivre.
04:43C'est un petit peu le même esprit de stratégie
04:46que ce qu'on avait retrouvé finalement avec le gouvernement Barnier l'année dernière,
04:49on voit bien cette espèce de tentation d'être plutôt à droite,
04:52parce que c'est globalement dans cette ligne-là
04:54qu'on reste dans l'esprit de ce qu'a voulu Emmanuel Macron
04:58sur le plan du libéralisme,
04:59c'est-à-dire qu'on ne veut pas,
05:00et ça c'est le choix d'Emmanuel Macron,
05:02il ne veut pas qu'on remette en cause son héritage,
05:04il ne veut pas qu'on casse sa dynamique,
05:06il ne veut pas qu'on casse ce qu'il pense qu'il a fait de bien pour la France,
05:09et ça suppose effectivement de continuer à avoir une politique
05:11qui est plutôt favorable au monde économique, au business,
05:14et donc d'être plutôt situé à droite de l'échiquier,
05:16donc on va chercher en plus ce qui reste,
05:18parce que très simplement il faut y aller aujourd'hui,
05:19il faut avoir envie de se retrouver dans le chaudron de l'Assemblée,
05:22et puis dans ce bazar politique qui est quand même inextricable,
05:24et de faire le pari que le RN sera peut-être tenté de,
05:27voilà, si on lâche un peu de l'Est,
05:28c'est des paris, c'est de la tabouille politicienne,
05:30je ne suis pas sûre qu'il soit disposé le Rassemblement National,
05:34alors Lecornu a parlé des fraudes fiscales et sociales chez ORN,
05:37mais enfin ça ne va pas rapporter beaucoup,
05:402,3 milliards, oui Véronique Zéky.
05:41Oui, Marine Le Pen a été la première à être reçue vendredi matin,
05:44vous savez, avec son petit chat,
05:47elle est arrivée à Matignon,
05:49et à la sortie de Matignon,
05:50elle a dit pour l'instant je ne vois pas de rupture avec le macronisme,
05:53et très important,
05:55elle a dit j'attends le discours de politique générale mardi,
05:58pour voir s'il y a rupture ou pas rupture,
06:00donc ça veut dire, si vraiment il y a rupture,
06:02si je vois que Sébastien Lecornu nous envoie des signaux
06:05que nous pouvons recevoir,
06:06on ne le censurera pas,
06:08sinon si on trouve que ça reste trop macroniste,
06:10on prendra le risque de le censurer.
06:11Sauf que la gauche emploie les mêmes termes,
06:13ils veulent une rupture,
06:14mais alors ce n'est pas du tout la même.
06:15Ah, ce n'est pas du tout la même rupture,
06:17oui, non, mais sauf que la gauche et la gauche de gouvernement,
06:20qui essayent quand même, eux aussi,
06:22de jouer les marchands de tapis,
06:23enfin, ils vont à Matignon,
06:24la première chose qu'ils demandent,
06:25c'est l'abrogation de la loi sur les retraites quand même,
06:28enfin, comme si c'était l'urgence pour un pays
06:31qui a 3 300 milliards de dettes.
06:33Oui, oui, tout à fait, le RN aussi,
06:36mais ce n'est pas ce qu'ils mettent en haut de l'affiche,
06:37vous voyez, ce n'est pas la première des préoccupations,
06:39mais effectivement, ils se retrouvent sur ce terrain-là.
06:41Donc on voit quand même qu'en plus,
06:43on a des politiques et des actions politiques
06:45qui sont déconnectées.
06:48Mais oui, la tâche est rude quand même,
06:50pour Sébastien Lecornu d'essayer de s'en sortir.
06:55Mais effectivement, le RN attend le discours de politique générale
06:58mardi prochain.
07:00Oui, Alexandre Malafaille.
07:01Pour ajouter simplement un mot,
07:01pour dire que le seul élément sur lequel ils sont d'accord,
07:03sur lequel ils peuvent s'entendre,
07:05c'est la rupture.
07:06C'est assez fascinant de se dire qu'on est d'accord
07:07uniquement sur ce point-là,
07:09et ça révèle en fait le vide devant lequel on est devant,
07:11auquel on fait face,
07:12parce qu'en fait, idéologiquement parlant,
07:14les positions sont vraiment irréconciliables.
07:16Je ne vois pas comment, en l'état actuel,
07:18des postures des uns et des autres,
07:20sachant que chacun a désigné son ou ses boucs émissaires,
07:22on va arriver demain à faire en sorte qu'on retrouve
07:25dans un système qui ne sera peut-être pas du tout ce qu'on a connu,
07:27c'est-à-dire avec des vraies majorités tranchées à l'Assemblée nationale,
07:30comment on arrive à fabriquer des coalitions pour avancer.
07:32Dans ce cadre-là, je ne vois pas comment on sort de la crise durable.
07:35Mais le but pour tout le monde est de gagner du temps
07:38et d'essayer de travailler pour 2017.
07:40Et je vous arrête, ma chère Véronique,
07:42place au direct,
07:43puisque Emmanuel Moulin, secrétaire général de l'Élysée,
07:46annonce le gouvernement.
07:47Écoutez.
07:47Le président de la République a nommé
07:50Madame Élisabeth Borne,
07:53ministre d'État,
07:55ministre de l'Éducation nationale,
07:57de l'enseignement supérieur
07:58et de la recherche.
08:01Monsieur Manuel Valls,
08:03ministre d'État,
08:05ministre des Outre-mer.
08:07Monsieur Gérald Darmanin,
08:10ministre d'État,
08:11garde des Sceaux,
08:13ministre de la Justice.
08:14Monsieur Bruno Retailleau,
08:17ministre d'État,
08:19ministre de l'Intérieur.
08:22Monsieur Bruno Le Maire,
08:24ministre d'État,
08:26ministre des Armées
08:27et des Anciens Combattants.
08:30Madame Catherine Vautrin,
08:32ministre du Travail,
08:34de la Santé,
08:36des Solidarités,
08:37des Familles,
08:39de l'Autonomie
08:39et des Personnes Handicapées.
08:42Madame Rachida Dati,
08:46ministre de la Culture.
08:48Monsieur Roland Lescure,
08:50ministre de l'Économie,
08:52des Finances
08:53et de la Souveraineté industrielle
08:55et énergétique.
08:58Monsieur Jean-Noël Barraud,
09:00ministre de l'Europe
09:01et des Affaires étrangères.
09:05Monsieur Eric Wörth,
09:07ministre de l'Aménagement du Territoire,
09:09de la Décentralisation
09:10et du Logement.
09:13Madame Agnès Pannier-Runacher,
09:16ministre de la Transition écologique,
09:19de la Biodiversité,
09:21de la Forêt,
09:22de la Mer
09:23et de la Pêche.
09:26Madame Annie Gennevard,
09:29ministre de l'Agriculture
09:30et de la Souveraineté alimentaire.
09:34Madame Amélie de Montchalin,
09:37ministre des Comptes publics.
09:38Madame Naïma Moutchou,
09:43ministre de la Transformation
09:44et de la Fonction publique,
09:47de l'Intelligence artificielle
09:48et du numérique.
09:51Monsieur Philippe Tabarro,
09:54ministre des Transports.
09:57Madame Marina Ferrari,
10:00ministre des Sports,
10:01de la Jeunesse
10:02et de la vie associative.
10:05Son nommé,
10:07ministre délégué
10:08auprès du Premier ministre.
10:11Madame Aurore Berger,
10:13chargée de l'égalité
10:14entre les femmes
10:15et les hommes
10:16et de la lutte
10:18contre les discriminations,
10:20porte-parole du gouvernement.
10:23Monsieur Mathieu Lefebvre,
10:25chargé des relations
10:27avec le Parlement.
10:28Le Président de la République
10:31réunira l'ensemble
10:33des membres du gouvernement
10:34pour un Conseil des ministres
10:36qui se tiendra demain
10:38à 16h.
10:40Je vous remercie.
10:40Et voilà pour l'annonce
10:44du gouvernement
10:44par Emmanuel Moulin,
10:46secrétaire général
10:47de l'Élysée.
10:48Jacques Serret
10:48du service politique
10:49d'Europe 1
10:50nous a rejoint.
10:50Alors Jacques,
10:51évidemment,
10:52la plupart de ces annonces
10:54ne nous ont pas surpris.
10:55C'est quasiment la même chose
10:56que le gouvernement Bayrou
10:57avec néanmoins
10:58quand même
10:58quelques grosses surprises.
11:00Quelques surprises.
11:01C'est vrai que le nom
11:03de Bruno Le Maire
11:04n'avait pu dire
11:04que ces dernières heures
11:06et c'est donc confirmé
11:07l'ancien ministre
11:08de l'économie
11:09qui avait quitté Bercy
11:11il faut s'en souvenir
11:12en septembre 2024
11:14au moment du remplacement
11:16du gouvernement Attal
11:17par le gouvernement Barnier
11:19voilà qu'il avait quitté Bercy.
11:21Il est de retour.
11:21Il est de retour
11:22non pas à Bercy
11:23mais au ministre des Armées
11:25qui est un ministère stratégique
11:26qui a été à la fois
11:27à relève du président
11:28de la République
11:29de l'Élysée
11:29et qui surtout
11:30était un peu le bébé
11:31de Sébastien Lecornu
11:32Sébastien Lecornu
11:34qui est devenu Premier ministre
11:35et qui donc confie
11:36son ministère des armées
11:37qui a augmenté considérablement
11:39sous Emmanuel Macron.
11:41Et en tout cas
11:42les oppositions
11:43ne manqueront pas
11:43de monter en effet
11:44contre cette nomination
11:46de Bruno Le Maire
11:47parce que c'est vrai
11:47qu'il fait partie
11:48de ces figures
11:50du macronisme
11:51puisqu'il était là
11:52en tout cas depuis 2017
11:53et qui donc
11:54après un an
11:55à peine d'absence
11:57et qui fait son retour
11:58dans le gouvernement.
12:00Sinon les grands noms
12:01qui étaient
12:02les ministres de poids lourd
12:03qui étaient
12:04dans le gouvernement
12:05précédent
12:06restent.
12:06Elisabeth Borne
12:07à l'éducation
12:08Emmanuel Valls
12:09aux Outremer
12:09Gérald Darmanin
12:10à la justice
12:10Bruno Retailleau
12:11à l'intérieur
12:13et Jean-Noël Barraud
12:14au ministère
12:15des affaires étrangères.
12:17Parmi les entrants
12:18on peut signaler également
12:19Éric Woerth
12:20qui est nommé
12:21ministre de l'aménagement
12:23des territoires.
12:25C'est un ministre
12:25sous Nicolas Sarkozy.
12:26Absolument.
12:28Marina Ferrari
12:29qui devient
12:30ministre des sports
12:31et Aurore Berger
12:34également nommé
12:35porte-parole
12:36du gouvernement
12:37et Mathieu Lefebvre
12:38député macroniste
12:40qui devient
12:41chargé des relations
12:42avec le Parlement
12:43et donc
12:43qui remplace
12:45un très proche
12:46de François Bayrou
12:47Patrick Mignola
12:48donc un macroniste
12:49de la première heure
12:50qui succède
12:51à un membre
12:53du Modem.
12:54Voilà pour cette
12:55première salve
12:56de nom
12:57puisque comme vous le savez
12:58les secrétaires d'état
13:00seront nommés
13:01dans un second temps
13:02dans les prochains jours
13:03après le discours
13:03de politique générale
13:04de Sébastien Lecornu
13:05mardi après-midi
13:07mais avant tout
13:07ces ministres
13:08de plein exercice
13:09sont donc convoqués
13:11demain à l'Elysée
13:12pour un premier conseil
13:13des ministres
13:14à 16h.
13:14Jacques Serret
13:15je vous propose
13:15de rester avec nous
13:17du service politique
13:18d'Europe 1
13:18on marque une pause
13:19et on revient
13:20pour commenter
13:21cette affiche
13:22du nouveau gouvernement
13:23Lecornu.
13:24Toujours en compagnie
13:24de mes débatteurs
13:25de la première heure
13:26Véronique Jacquier
13:27et Alexandre Malafaille
13:28et Jacques Serret
13:29du service politique
13:31d'Europe 1
13:32qui nous a rejoint
13:33pour commenter
13:33cette nouvelle équipe
13:35alors c'est vrai
13:36qu'à un moment donné
13:37on se serait cru
13:37dans l'acte 1
13:39du gouvernement Bayrou
13:40alors heureusement
13:41on a entendu
13:41que Roland Lescure
13:42était à Bercy
13:43ça nous a réveillé
13:44un petit peu
13:44on s'est dit
13:45tiens
13:45c'est bien
13:46le gouvernement Lecornu
13:47et surtout
13:48Bruno Le Maire
13:49le retour
13:50c'est le retour
13:51de Bruno Le Maire
13:52c'est un peu
13:53là l'unique surprise
13:54du soir
13:55puisque la nomination
13:56de Roland Lescure
13:57qui donc remplace
13:58Eric Lombard
14:00au ministère de l'économie
14:01était attendu
14:02mais c'est vrai
14:04que c'est assez étonnant
14:05étonnant dans le sens
14:06où il y a très peu
14:07de renouvellement
14:08finalement
14:08qu'il a donc fallu
14:0926 jours
14:1126 jours
14:11je rappelle que
14:12c'est un record
14:13sous la 5ème république
14:14qu'un premier ministre
14:15met autant de temps
14:16pour composer un gouvernement
14:17finalement pour arriver
14:18à cette copie
14:20donc de 18 noms
14:21mais finalement
14:22avec très peu
14:22de renouvellement
14:23et dans le renouvellement
14:24qu'il y a
14:25ce sont des revenants
14:27c'est quand même
14:29quelque chose
14:30qu'il faut signaler
14:31j'imagine
14:32le nombre d'auditeurs
14:34qui doivent nous écouter
14:34qui doivent se dire
14:35mon dieu
14:36oui oui
14:36non mais
14:36je ne suis pas du tout
14:39d'accord avec vous
14:40quand on dit mon dieu
14:41c'est à dire que
14:41oui il faut que tout change
14:43pour que rien ne change
14:44et on en a déjà parlé
14:45vu la tombouille
14:47vous pensez que les français
14:48sont heureux d'entendre
14:48cette liste du gouvernement
14:50avec un Bruno Le Maire
14:51qui a augmenté la dette
14:52sérieusement
14:52mais le sujet n'est pas là
14:54le sujet c'est que là
14:55et vous avez
14:56pourquoi Bruno Le Maire
14:58a été rappelé à la rescousse
14:59parce que c'est pour ses liens
15:00privilégiés
15:01qu'il a avec Sébastien Le Cornu
15:03finalement
15:04il donne son fauteuil
15:05au ministre des armées
15:06non mais
15:06on est d'accord
15:07que c'est là le problème
15:08mais Sébastien Le Cornu
15:09il se sent tellement faible
15:11qu'il lui faut quand même
15:12des hommes
15:13si j'ose dire
15:13de confiance
15:14et là il a rappelé papa
15:15Bruno Le Maire a dit
15:17dans une interview
15:17dans un magazine
15:19je suis son père
15:21en politique
15:21c'est un peu mon bébé
15:22c'est moi qui l'ai mis
15:23sur le fond de bâtissement
15:25de Matignon
15:26vous n'avez pas dit le contraire
15:26mais je crois que c'est ce qui cristallise
15:27l'agacement des français
15:29ce côté
15:30je vous fais de la psychologie
15:31Sébastien Le Cornu
15:33était l'attaché parlementaire
15:34de Bruno Le Maire
15:35quand il était député de l'heure
15:37il avait à peine
15:38une vingtaine d'années
15:39donc vous imaginez
15:39la relation
15:40effectivement
15:41vous nous apportez un décryptage
15:43mais c'est pas ce qu'attendent
15:44les français
15:45et c'est même l'inverse
15:46et il s'est montré stratège
15:49il a finalement fait
15:50sa carrière politique
15:51dans la roue
15:51de Bruno Le Maire
15:52donc moi
15:53je peux comprendre
15:54même si je peux comprendre aussi
15:55que vous me dites
15:56ah on rappelle
15:57non c'est pas ça
15:59c'est qu'il a augmenté
16:00considérablement la dette
16:01non mais c'est Emmanuel Macron
16:02non mais c'est Emmanuel Macron
16:02non mais d'accord
16:03150 milliards de dettes
16:04on est d'accord
16:05que Bruno Le Maire
16:06aurait dû faire comme
16:07Jean-Pierre Chevènement
16:08je ne suis pas d'accord
16:09je me casse
16:10d'ailleurs accessoirement
16:11j'ai croisé Bruno Le Maire
16:12il y a 15 jours
16:14il m'a dit qu'il ne remettrait pas
16:15les pieds dans cette galère
16:16d'accord
16:16on est d'accord
16:17mais moi je vous donne
16:18les explications aux coulisses
16:19de ce qui explique finalement
16:21son retour
16:21alors on peut considérer
16:22que c'est un revenant
16:23qui n'a pas sa place
16:24et je comprends
16:25la colère des français
16:26mais mettez-vous
16:26à la place de Sébastien Lecornu
16:28qui n'a pas non plus
16:29un casting
16:30enfin qui n'a pas non plus
16:31un vivier
16:32finalement
16:33par les temps qui courent
16:35avec une France
16:37qui se porte très très mal
16:39il n'a pas des gens
16:40suffisamment costauds
16:41sur lesquels
16:41il puisse avoir confiance
16:42pour dire
16:43ben voilà
16:44je m'entoure
16:45de cette façon-là
16:46il n'y allait pas
16:47prendre un micro-midi
16:48ce qui risquait
16:49de tirer dans les pattes
16:49beaucoup ne voulaient pas
16:50y aller
16:51parce qu'il y a très peu
16:52de manœuvre
16:53pour Sébastien Lecornu
16:54qui s'est confronté
16:55au non très ferme
16:57des socialistes
16:58qui aujourd'hui
16:58menace de censure
16:59donc évidemment
16:59qui a envie
17:00de se lancer
17:01dans cette galère
17:01c'est presque un suicide politique
17:04d'aller au gouvernement
17:05par les temps qui courent
17:06parce que son gouvernement
17:06à peine nommé
17:07est déjà menacé
17:09ça veut dire
17:10qu'il a acté clairement
17:10que le PS
17:12allait censurer
17:13et justement
17:15la question que je me posais
17:15tout à l'heure
17:16j'axerai
17:16je profite de votre présence
17:18ça veut dire quoi
17:19qu'en gros
17:19c'est tout à droite
17:20parce que ce gouvernement
17:21est quand même
17:22assez à droite
17:23enfin on l'examinera
17:24en détail
17:24mais plutôt à droite
17:26ça veut dire
17:26que la stratégie
17:27c'est quoi
17:27c'est derrière
17:28de convaincre
17:28le RN
17:29finalement
17:30pour ne pas tomber
17:31puisqu'il a déjà acté
17:32qu'il avait perdu la gauche
17:33la stratégie
17:34d'avoir une seconde vague
17:35de nomination
17:36c'est peut-être encore
17:37essayer de tirer le fil
17:38et d'essayer d'avoir
17:39des figures de gauche
17:41qui seraient tentées
17:42de rejoindre cette embarcation
17:44vouée au naufrage
17:45mais pour l'instant
17:46c'est la seule possibilité
17:50alors après
17:51comme on a pu le constater
17:53c'est l'ordre protocolaire
17:55de la nomination
17:56on a Emmanuel Goulin
17:57le secrétaire général
17:58de l'Elysée
17:58qui a commencé
17:59par Elisabeth Borne
18:01et Emmanuel Valls
18:01Elisabeth Borne
18:03et Emmanuel Valls
18:03qui sont un peu
18:04les deux seules figures
18:06d'un centre gauche
18:07qui parlent un peu
18:09aux électeurs socialistes
18:10voilà pourquoi
18:11ils sont ministres d'état
18:13et que ce sont
18:13les deux premiers noms
18:14qui ont été cités
18:15juste un petit mot
18:16pour vous signifier
18:18comment l'entourage
18:19de Sébastien Lecornu
18:21justifie
18:22cette liste ce soir
18:23il y a d'abord
18:23la satisfaction
18:24d'avoir
18:25un gouvernement
18:26où il y a
18:27la parité
18:28c'est un point important
18:29et c'est pas toujours évident
18:30dans la composition
18:31d'une équipe gouvernementale
18:32c'est un gouvernement
18:33de mission
18:34resserrée
18:35son premier objectif
18:37est de faire adopter
18:38un budget pour la France
18:39avant la fin de l'année 2025
18:41et c'est bien là
18:42l'unique objectif
18:43finalement
18:44d'essayer de faire passer
18:45un budget
18:45un budget
18:46avec ses ministres
18:47qui devraient être
18:48je cite
18:48des négociateurs
18:50et trouver des compromis
18:51avec l'ensemble
18:51des parlementaires
18:52donc voilà
18:54pour l'explication
18:56de texte
18:56côté Matignon
18:57sur cette équipe
18:58on souhaite bien du courage
18:59Alexandre Malafaï
19:01parce que c'est une affaire
19:02qui n'est pas forcément
19:04bien partie
19:04quand on entend
19:05les voix des oppositions
19:06en embuscade
19:07tout le monde
19:08en politique aujourd'hui
19:09à part ce bloc là
19:10veut que le président
19:12reconnaisse qu'il a échoué
19:13et donc qu'il y ait une rupture
19:14la rupture c'est ça
19:15c'est que le président
19:16reconnaisse son échec
19:17et qu'on change de politique
19:18le président ne veut pas
19:19et donc depuis maintenant
19:20un an et demi
19:21il s'organise
19:22pour ne pas changer de politique
19:23en testant un coup Barnier
19:25un coup Bayrou
19:26maintenant le Cornu
19:27avec un gouvernement
19:28où on reprend en effet
19:29un certain nombre de figures connues
19:30mais qui sont rassurantes
19:31pour justement tenir
19:32coûte que coûte
19:33cette ligne
19:33c'est pas si ça rassure tout le monde
19:35de voir par exemple
19:36à Bruno Le Maire revenir
19:37après si on est simplement
19:39sur le plan de la fiche de poste
19:41et des compétences
19:42aujourd'hui
19:42le casting proposé
19:44dans cette logique
19:44qui consiste à dire
19:45il faut tenir coûte que coûte
19:46ce système
19:47et essayer d'emmener
19:48le pays
19:49tant qu'à un cas
19:51jusqu'en 2027
19:52finalement vous mettez
19:53Emmanuel Valls
19:55par exemple à l'outre-mer
19:56pour l'instant
19:56il fait plutôt du bon boulot
19:57aux armées
19:58notre ami Le Maire
20:00lui globalement
20:01il a la stature
20:02et la compétence
20:02il connaît les affaires internationales
20:03il va tenir son ministère
20:04vous les prenez tous
20:06les uns et les autres
20:06voilà le retour de Roland Lescure
20:07mais même Jean-Noël Barraud
20:09c'est quoi le bilan
20:10de Jean-Noël Barraud
20:11avec notamment
20:12dans le bras de fer de l'Algérie
20:14bon
20:14mais c'est la continuité
20:15mais c'est la continuité
20:16mais c'est la continuité
20:16mais c'est la continuité
20:17Bruno Retailleau
20:19par exemple
20:19mais personne ne souhaite ça
20:20les 80% des français
20:21ne souhaitent pas ça
20:22mais puisque
20:22c'est le choix qui est fait
20:24par le président
20:25et qui demande à Le Cornu
20:26de l'appliquer
20:26de fait Sébastien Le Cornu
20:28fait cette politique
20:29et donc
20:29c'est vrai que vous avez raison
20:30de souligner
20:31qu'Emmanuel Macron
20:32a dû avoir peut-être
20:32certainement la main
20:33je parle sous le contrôle
20:34de Jacques Serret
20:35sur ce gouvernement
20:36évidemment
20:37mais c'est ce qui va le mettre
20:38aussi évidemment
20:40en danger
20:40dans les prochaines semaines
20:41et les prochains mois
20:42puisqu'au vu des premières réactions
20:44qui commencent à tomber
20:45on voit le côté
20:46du rassemblement national
20:47qui pointe déjà
20:49la censure
20:50puisque Jordan Bardella
20:51considère qu'il n'y a
20:52absolument rien
20:53de la rupture
20:55côté socialiste également
20:56on aura Pierre Jouvet
20:59tout à l'heure
21:00secrétaire général du PS
21:01on lui posera la question
21:02on recommence
21:02côté socialiste également
21:04on se dirige
21:05vers une censure
21:05donc très clairement
21:07un
21:07oui il y a la patte
21:08d'Emmanuel Macron
21:09mais cette composition
21:10du gouvernement
21:11avec des figures historiques
21:13du macronisme
21:14le met directement
21:15en danger lui
21:17puisque
21:17dans le cas de figure
21:18où ce gouvernement
21:19tomberait
21:20dans les prochaines semaines
21:21très clairement
21:22on voit mal
21:23quelles solutions
21:24à part soit
21:25dissolutions
21:26dissolution
21:27mais dissolution
21:27perdue
21:28évidemment les mots
21:29dissolution et démission
21:30qui arriveraient
21:32dans le débat public
21:33et donc qui mettent
21:34la pression
21:34sur le chef de l'Etat
21:35Véronique Jacquet
21:36oui juste un mot
21:37il faut se souvenir là
21:40justement
21:40Bardella vient de dire
21:42que finalement
21:43il ne voyait pas de rupture
21:44ça serait difficile
21:46d'en voir une
21:46en tout cas sur le papier
21:48ce que je veux expliquer
21:48c'est justement
21:49le glissement sémantique
21:51au sein du RN
21:52c'est à dire que
21:53sous le gouvernement
21:53de Michel Barnier
21:54Marine Le Pen
21:55avait dit
21:56pas de censure
21:57avant la fin
21:57des discussions budgétaires
21:58et elle avait censuré
21:59le 4 décembre
22:00pour Bayrou
22:01le RN avait dit
22:02pas de censure
22:03au nom de la stabilité
22:04de la France
22:05là vous voyez
22:06on ne parle plus
22:06de stabilité
22:07et on est prêt
22:08à déjà censurer
22:09donc il va falloir
22:10vraiment
22:10le rassembleau national
22:11ce qui va être intéressant
22:12maintenant
22:12c'est l'écoute
22:13du discours
22:14de politique générale
22:15mardi
22:15et de voir ensuite
22:16comment chaque troupe
22:17se positionne
22:18la seule rupture
22:20qui s'accentue aujourd'hui
22:21c'est pas au niveau politique
22:22c'est une rupture
22:22au niveau du pays
22:24dire que clairement
22:25cette classe politique là
22:27qui tourne en rond
22:27sur elle-même
22:28et qui ne fait que
22:29prolonger l'agonie
22:30elle acte
22:31de manière claire
22:32une rupture
22:33avec la société française
22:34c'est ça qui est en train
22:35de se constituer
22:36et ça se paiera de fait
22:37très cher dans les urnes
22:38et le risque
22:39ça ne se paye pas
22:40que très cher dans les urnes
22:40le pays étant tellement
22:41pour une partie de sa composante
22:43quand même très en colère
22:44de toute façon
22:45on aura la réponse
22:46la réaction
22:48en tout cas
22:48peut-être
22:49par rapport
22:50à cette censure éventuelle
22:52et qui semble bien probable
22:54tout à l'heure
22:54avec Pierre Jouvet
22:56secrétaire général PS
22:57qui sera mon invité
22:58à 20h30
22:59j'exerai vous aussi
23:00on vous retrouve
23:00tout au long de la soirée
23:01pour commenter
23:02cette nouvelle affiche
23:03gouvernementale
23:04un gouvernement
23:06déjà en sursis
23:07n'oubliez pas que
23:08Thomas Hill
23:09Anissa Adéli
23:10et toute l'équipe
23:11de Culture Média
23:12vous donne rendez-vous
23:13de 10h-11h30
23:14sur Europe 1
23:15toute l'actualité culturelle
23:16et médiatique
23:17avec ceux qui la font
23:18demain les invités
23:19Didier Bourdon
23:20et Elsa Ziberstein
23:21pour le film
23:22c'était mieux
23:23avant
23:23c'est l'actualité peut-être
23:25en salle mercredi
23:27Culture Média
23:28de 10h-11h30
23:29tous les jours
23:29sur Europe 1
23:30la radio libre
23:31merci Alexandre Malafa
23:31et merci Véronique
23:32Jacquier
23:33Jacques Serret
23:34je vous dis à tout à l'heure
23:35et on marque une pause
23:36à tout de suite
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