Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Avec mes débatteurs de la deuxième heure, Georges Fenech et Antonin André, chef du service politique du JDD.
00:06J'attends beaucoup de vous ce soir Antonin, parce qu'on voit Sébastien Lecornu qui se débat un petit peu.
00:12Il a reçu beaucoup aujourd'hui à Matignon, écartelé entre les désidératas des uns et des autres.
00:17Plus de taxation sur les riches pour le PS, la droite qui ne veut pas entendre parler d'impôts, le RN qui veut une rupture sinon rien.
00:24On se demande comment le Premier ministre peut se maintenir et vous nous apprenez donc, le gouvernement déjà ce sera dimanche.
00:32Vraisemblablement ce sera dimanche, Sébastien Lecornu l'a constitué au 3 quarts voire au 4 cinquième.
00:38Il y a, vous savez, tout un tas de procédures devant la Haute Autorité de Transparence pour la République qui font que ce sera compliqué à boucler pour samedi.
00:44Mais vraisemblablement, et puis Bono Rotaio s'exprime demain soir à la télévision.
00:48Donc vraisemblablement dimanche, le gouvernement devrait être nommé lundi au plus tard, mais a priori dimanche est la préférence du Premier ministre.
00:56Alors manifestement, d'après ce qui se murmure, on prend quasiment les mêmes et on recommence ?
01:02Oui, c'est-à-dire que dans ce que dit Sébastien Lecornu, le qui et le quoi, pour ce qui est du qui, finalement ça importe peu.
01:08Donc il est clair aujourd'hui que ce sera un gouvernement avec les mêmes couleurs du socle commun, c'est-à-dire DLR, Bruno Rotaio le confirmera demain, mais vraisemblablement DLR, des gens d'EPR, d'Horizon, du Modem, Basta Cosi.
01:24Il n'y aura pas davantage de socialistes comme ça a pu être évoqué à un moment donné.
01:27Et effectivement, le qui importe peu pour Sébastien Lecornu, en dehors sans doute de quelques évolutions à Bercy, parce que nécessairement quand on part d'une page blanche, il vaut mieux changer l'équipe de Bercy.
01:39Et puis, Bruno Rotaio devrait rester à l'intérieur.
01:44La question, c'est les affaires sociales et le travail, qui va aussi être un champ très impacté par ce budget et par le PLFSS.
01:52Garde-t-il ou non Catherine Vautrin, qui potentiellement pourrait aussi être nommée à la défense, parce qu'elle fait partie des ministères qu'elle souhaiterait avoir,
02:01à moins que ce ne soit Haddad, qui est à l'Europe, qui glisse à la défense.
02:05Donc, un jeu de siège musical et peu de changements, en dehors de Bercy et peut-être des affaires sociales.
02:10Oui, Bercy, Georges Fenech, évidemment, du changement, puisqu'à chaque fois, c'est le budget qui coince.
02:15Et pourtant, on reprend quelques mesures qui étaient d'ailleurs prévues par Michel Barnier.
02:23Les contributions différentielles sur les hauts revenus pour le patrimoine de plus de 250 000 euros.
02:28La reprise de celle des bénéfices des grandes entreprises, ça c'est pour donner des gages au PS.
02:34Mais enfin, on a du mal à voir l'équilibrisme, là, en l'espèce.
02:40Bien sûr, c'est une situation presque inextricable pour Sébastien Lecornu.
02:46Moi, j'étais quand même très, très surpris de son annonce de ne pas faire usage, dans tous les cas, de l'article 49.3.
02:55Ça a plutôt plu aux oppositions, bon, au RN et au PS ?
02:58Oui, on verra ce que ça va donner au résultat.
03:01Parce qu'en réalité, qu'est-ce qu'il nous dit ?
03:03Le gouvernement refile la patate chaude au Parlement, à l'Assemblée, débrouillez-vous.
03:08Vous voyez, c'est une forme quasiment de se défier, de se délier, pardon, de sa propre responsabilité gouvernementale.
03:17Mais c'est assez habile, non ?
03:19Finalement, c'est assez habile.
03:21Non, je ne le crois pas.
03:22Vous ne le croyez pas, Georges Tenec ?
03:23De même que j'avais dit, quand François Bayrou a dit, je vais demander à vote de conférence, je dis que c'est suicidaire.
03:29Là, il se désarme, le gouvernement, qui n'est même pas formé, on va voir ça dimanche,
03:34mais il se désarme devant un Parlement qui tire à U et à DIA, qu'il n'y a pas de majorité.
03:39Ça va être des oppositions qui vont s'entre-déchirer, en réalité.
03:42Et je ne vois pas comment on pourra avoir un budget qui va sortir de cette Assemblée.
03:48C'est la question.
03:49Ça veut dire qu'il se...
03:50Là, vraiment, à mon avis, Sébastien Lecornu se met dans une situation de grand danger pour son maintien.
03:56Et Antoine André, du coup, on attend beaucoup, évidemment, de la déclaration de politique générale.
04:00Ça sera mardi à 15h.
04:02Qu'est-ce qui va se passer après, concrètement ?
04:04Ensuite, il y aura probablement le dépôt d'une motion de censure par la France Insoumise.
04:08Probablement votée par le Parti Socialiste, mais probablement pas votée par le Rassemblement National.
04:13Qui, jusqu'aux dernières heures, bien qu'il faille, évidemment, être prudent,
04:17parce que le Rassemblement National nous a habitués, parfois, à des changements de pieds de dernière minute.
04:21Mais la tendance pour le Rassemblement National est de dire qu'on ne censure pas, a priori,
04:25ou sur une déclaration de politique générale, on ne censure que quand il y a un gain politique clair
04:29pour les Français et pour nos électeurs.
04:31Donc, a priori, il devrait passer la semaine.
04:33Ensuite, la question est de savoir si les oppos...
04:36En fait, d'une certaine façon, lorsqu'il dit, je me dédie du 49-3,
04:40alors, on avait ce débat avec Georges avant l'antenne,
04:44le 49-3, historiquement, est tel que pensé dans la Constitution,
04:47est fait davantage pour contraindre sa majorité,
04:50plutôt que contraindre les oppositions.
04:52Donc, il revient à cet esprit de la Ve République initiale,
04:56et il acte le fait qu'il n'a pas de majorité absolue,
04:59et que donc, dans ce contexte-là, le gouvernement va jouer son rôle en proposant une copie,
05:03le gouvernement donnera des avis,
05:04le gouvernement défendra parfois des mesures, et parfois s'y opposera,
05:08mais il assume une forme de co-construction,
05:10et c'est là où c'est intéressant et habile,
05:13c'est qu'il prend un témoin les Français et l'opinion,
05:15en disant, j'ai pas la majorité absolue,
05:18donc on va co-construire le budget.
05:20Vous ne voulez pas...
05:21Vous voulez une taxe Juckman ?
05:22Eh bien, très bien,
05:23mais si le socialiste présentait une taxe Juckman,
05:25dans le cadre du débat budgétaire,
05:27si elle est adoptée, elle s'appliquera.
05:29Il y a fort à parier qu'elle ne le soit pas.
05:30Mais donc, il va progresser comme ça, par aile de papillon,
05:36en posant les sujets les uns derrière les autres,
05:38et toute la question est de savoir si les oppositions vont refuser le débat,
05:42vont refuser de discuter du budget,
05:43et se placer dans une posture de blocage ferme,
05:46mais à ce moment-là, Sébastien Lecornu pourra dire aux Français,
05:49moi, je propose qu'on co-construise,
05:52ils décident de bloquer, chacun prend ses responsabilités.
05:54Et il pourrait faire jouer l'article 47.
05:56Écoutez justement ce qu'en pense Marine Le Pen,
05:58qui a plutôt apprécié, contrairement à vous,
06:00mon cher Georges Fenech,
06:02de non recourir au 49.3.
06:05Écoutez.
06:06Bon, j'en ressors,
06:08sans avoir une vision extrêmement précise
06:11de ce que M. Lecornu souhaite faire,
06:13ce qui est assez inquiétant,
06:14à quelques jours du discours de politique générale.
06:17J'ai pris connaissance
06:18de l'annonce de ne pas utiliser le 49.3.
06:23Cette annonce m'apparaît plus respectueux de la démocratie
06:28que ce qui a pu être fait dans les années précédentes.
06:32On a fait un pas.
06:34Maintenant, nous restons dans l'attente, encore une fois,
06:36de ce discours de politique générale.
06:38Pour le Rassemblement National, c'est la rupture ou la censure.
06:40On a fait un pas, donc c'était à la sortie de Matignon ce matin,
06:43avec le petit chat, Antonin André.
06:46Marine Le Pen est ici avec un petit panier dans lequel il y avait un petit chaton,
06:48parce que, comme vous le savez,
06:50elle est diplômée et qualifiée pour s'occuper de chat.
06:52Or, ce petit chaton était d'une portée,
06:54et il était le plus faible, et il risque de mourir.
06:56Donc, Marine Le Pen doit le nourrir,
06:58et elle a décidé que c'était prioritaire,
06:59donc elle ne le quitte jamais.
07:01Et donc, ce petit chaton était dans son petit panier,
07:03et y compris dans les instances et les réunions qu'elle a eues au RN aujourd'hui,
07:06elle est avec son petit chaton,
07:07et elle a d'ailleurs dit, moi, ma priorité aujourd'hui,
07:09c'est de trouver la vie de ce petit chaton.
07:10Mais je crois même qu'elle avait confié à Karine Lemarchand
07:14qu'elle se souhaiterait être éleveuse après sa carrière politique.
07:17Donc, c'est sérieux, cette affaire.
07:18Elle a une vraie passion pour les chats,
07:19et d'ailleurs, c'est sa liberté, après tout.
07:22Et je trouve cette image assez, oui, sympathique.
07:27Je ne sais pas comment réagit la chienne de le cornu,
07:29je ne sais pas si elle est dans les parcs.
07:30Écoutez, ils vont peut-être s'entendre,
07:31peut-être qu'il faut les faire négocier,
07:32ça serait peut-être plus simple.
07:34Georges Fenech, qu'est-ce que vous en pensez ?
07:36Ça a doucé l'image politique, effectivement.
07:39Voilà, cette affection, cet amour pour les animaux.
07:41Non, mais traite de plaisanterie, rupture ou censure.
07:43Non, mais rupture ou censure,
07:45on est encore une fois dans une situation
07:48où tout est possible, tout peut arriver.
07:50Je me demande, vous pensez à quoi
07:53quand on dit tout peut arriver ?
07:55Parce que là, j'ai du mal à voir.
07:56On ne peut pas exclure, effectivement,
07:58qu'il y ait, même s'il n'engage pas
08:00la confiance du gouvernement,
08:01après la discussion générale,
08:04on ne peut pas exclure qu'il y ait
08:06une motion de censure qui soit adoptée,
08:08on ne peut pas exclure qu'il y ait
08:08une dissolution derrière.
08:10Oui, mais c'est ça, après,
08:11qu'est-ce qui va se passer après ?
08:12Vous n'avez pas besoin de 49 ans
08:13pour déposer une motion de censure.
08:15Donc, dans leur propre initiative,
08:17les oppositions peuvent faire tourner le gouvernement.
08:18Oui, mais alors, attendez, Antoine André,
08:19parce qu'il va se passer quoi après ?
08:21Alors, si, non, mais on ne va pas...
08:23Alors, bien malin, celui qui peut prévoir.
08:25Certains disent que le président de la République
08:26pourrait nommer encore un ultime Premier ministre,
08:30mais c'est vrai que la question de la dissolution,
08:32on va se poser de façon assez rapide,
08:33et en tout cas, elle est déjà dans l'air.
08:34Oui, on en parle.
08:35Oui, ça va...
08:37Il y a des bruits qui courent.
08:37Il y a des bruits qui courent.
08:37Il y a des bruits qui courent.
08:37Il y a des bruits qui courent.
08:39Je vous propose d'écouter également,
08:41puisqu'on a écouté Marine Le Pen,
08:42Olivier Faure,
08:43c'était également à la sortie de Matignon,
08:45copie très insuffisante, selon lui,
08:47et même inquiétante.
08:49Il nous a présenté une copie très insuffisante
08:52et à bien des égards alarmante sur le fond.
08:54Une copie qui, à bien des égards,
08:56est très injuste et ressemble,
08:58à s'y méprendre,
09:00à la copie de François Bayrou.
09:01Il a renoncé au 49-3.
09:03Il n'a renoncé qu'au 49-3.
09:05Ce qui, en clair, signifie qu'au moment où nous nous parlons,
09:09nous ne pourrons pas revenir sur la réforme des retraites.
09:13Et donc, nous lui accordons le bénéfice des heures prochaines
09:18pour réfléchir et donner sa réponse
09:21lors du discours de politique générale.
09:23Et nous jugerons en fonction de ce qu'il nous dira à ce moment-là.
09:25S'il considérait que ce qu'il a dit aujourd'hui
09:29solde toute forme d'évolution,
09:31qu'après avoir annoncé des ruptures sur la forme et sur le fond,
09:34il y a bien un début de rupture sur la forme,
09:37mais que sur le fond, il y en a changé.
09:38Alors, vous n'êtes peut-être pas d'accord,
09:40mais moi, ce qui me frappe,
09:41quand j'écoute Olivier Faure,
09:42qui parle du retour à la retraite,
09:45je me dis, il y a des entreprises dans ce pays en attendant
09:48qui sont en inertie,
09:51qui ont du mal à travailler,
09:53à faire des commandes,
09:54parce qu'il y a une instabilité gouvernementale.
09:56Est-ce que les responsables politiques,
09:58est-ce qu'ils y pensent à ces entreprises,
10:01à ce monde économique,
10:02quand on a en vrai ?
10:02C'est précisément ce que le Cornu essaye de faire
10:04avec les oppositions,
10:05c'est de leur dire,
10:07les passer devant leurs responsabilités
10:08pour qu'ils s'attellent justement
10:10à trouver des solutions
10:12et à offrir de la stabilité au pays.
10:14Le Parti Socialiste, visiblement,
10:15est dans un choix aujourd'hui
10:16de faire en sorte que rien ne fonctionne.
10:18Georges Tenech, le mot de la fin.
10:20Oui, que rien ne fonctionne,
10:21et c'est aussi le choix de LFI.
10:24Donc, on est vraiment dans le plus grand flou
10:27et la semaine prochaine
10:28va être, de mon point de vue, déterminante.
10:31Bon, avec une première étape,
10:32donc dimanche, si j'ai bien compris.
10:33Dimanche.
10:33Mon cher Antonin,
10:34j'ai appris grâce à vous
10:36que je ne l'ai pas chômée dimanche.
10:39Merci beaucoup à tous les deux.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations