Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Dans C'est Excellent, Judith Beller reçoit l'acteur Patrick Chesnais, en tournée avec son spectacle seul en scène "Lettre d’excuse" & Dominique Anract, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF)

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##C_EST_EXCELLENT-2025-10-05##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Bienvenue à toutes et à tous, c'est excellent, votre rendez-vous du dimanche à 19h avec l'excellence française sur Sud Radio.
00:11C'est une figure incontournable du théâtre et du cinéma français, acteur multiple, il se dévoile aujourd'hui autrement seul en scène.
00:18Patrick Chenet, on vous retrouve dans un exercice aussi intime qu'universel, l'art de s'excuser.
00:23A travers votre livre Lettres d'excuses qui est paru à l'archipel, désormais porté au théâtre,
00:26vous nous entraînez dans une correspondance inattendue, fête de Lettres adressée à vos proches, à vos amis,
00:32mais aussi à la politique, au soleil ou à la vie elle-même d'ailleurs.
00:35Et puis vous êtes aussi bientôt sur Arte, dans Eldorado de Louis Farge,
00:40et puis on vous retrouvera au cinéma aussi, on ne sait pas trop quand, dans le chemin de Rosa de Jean-François Genex.
00:45Bref, bienvenue sur Sud Radio, Patrick.
00:47Merci.
00:48Avec plaisir.
00:49C'est excellent, c'est l'émission qui crée le lien aujourd'hui de la scène à nos assiettes.
00:52Il est président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française depuis 2007.
00:57Dominique Enracht, vous avez été récemment élu président de la Confédération Générale de l'Alimentation,
01:02en détail, renforçant ainsi votre engagement pour la défense des métiers de bouche.
01:05Vous êtes aussi père de la fête du pain,
01:07puis vous avez tenu à jouer un rôle central dans l'organisation de la 13e édition
01:10des Rabelais des Jeunes Talents de la Gastronomie,
01:12qui s'est tenu il y a peu au Cirque d'hiver à Paris.
01:15La défense du savoir artisanal, du savoir-faire artisanal, ça vous connaît.
01:19Bienvenue sur Sud Radio.
01:21Merci.
01:21Avec plaisir.
01:22Chers auditrices, chers auditeurs, vous êtes sur Sud Radio, bienvenue chez vous.
01:29Alors Patrick Chénet, Lettre d'excuses, c'est un livre au départ,
01:32c'est paru à l'archipel, c'est sorti en 2023.
01:34C'est un livre que j'ai écrit.
01:35Oui, tout à fait.
01:37Et du coup, vous êtes sur scène,
01:40et vous dites ces textes, vos lettres d'excuses.
01:43Oui, c'est un spectacle.
01:46Oui, c'est un seul en scène.
01:47Je ne contente pas de dire, j'incarne, je joue, je fais le show.
01:50Bien sûr.
01:52Et c'est au lait, le bouquin a eu un certain succès.
01:58Dans tous les salons du livre que je faisais,
01:59beaucoup de gens me disaient, mais il faudrait le faire à la scène, il faudrait le jouer, etc.
02:03Donc ça m'a donné une petite idée.
02:05Et c'est vous qui avez adapté ?
02:07Oui, c'était vraiment un choix, plutôt.
02:10Il fallait choisir le texte, il y a 64 chapitres,
02:12donc sur 1h20, il y a à peu près 23 chapitres,
02:16donc il a failli choisir.
02:17Et comment vous avez choisi, alors ?
02:18J'ai essayé de faire un peu comme le musical,
02:20c'est-à-dire d'alterner les moments doux avec les moments plus forts,
02:24les moments drôles avec les moments émouvants, etc.
02:26et de faire un spectacle complet,
02:32essayer d'à la fois émouvoir les gens,
02:36parce qu'il y a des passages émouvants, je crois.
02:39Enfin, j'en suis sûr même.
02:41Et puis les faire rire, évidemment.
02:44Alors vous écrivez des lettres à vos proches,
02:46à des institutions, à des lieux, et même à la vie elle-même.
02:48Vous mettez humour, sagesse, irrévérence.
02:50Vous y explorez vos erreurs, vous oubliez vos excès.
02:52Vous questionnez la nécessité même de vous excuser, d'ailleurs.
02:55Oui, c'est-à-dire que, vous savez,
02:59le mot excuse,
03:01enfin, des excuses,
03:02est un, comment dire,
03:05un champ très large
03:07où on peut s'en servir un peu comme on veut.
03:09On peut effectivement
03:10avoir des excuses à présenter,
03:14mais on peut aussi jouer
03:15avec les excuses. On peut chercher les excuses,
03:17trouver les excuses, avoir les excuses,
03:19des bonnes excuses, des mauvaises excuses,
03:21ne pas avoir d'excuses.
03:22Donc on peut rigoler avec les excuses.
03:24Il y a des fausses excuses aussi.
03:25Il faut que je l'excuse.
03:26On peut dire aussi, je m'excuse,
03:27mais tu commences à m'emmerder.
03:29Je suis désolé, maintenant tu tournes là.
03:31Je te demande pardon,
03:32mais tu commences à me...
03:33tu me gonfles.
03:34Enfin, bon, voilà.
03:35Si vous voulez, les excuses
03:37et t'as employé,
03:39on peut s'en servir de différentes manières.
03:42Il n'empêche que dans le bouquin
03:43et sur scène,
03:45je m'excuse vraiment aussi,
03:46parce qu'il y a matière à s'excuser.
03:48Puis s'excuser,
03:49c'est mettre en scène aussi
03:50celui à qui on s'adresse,
03:51ou la personne,
03:52ou le concept,
03:53ou la situation,
03:54de mettre en scène aussi.
03:56Parce que c'est fort
03:57de présenter les excuses.
03:58C'est fort, c'est vrai.
04:00Des fois, c'est aussi une façon
04:01de dire qu'on n'a pas tout à fait tort.
04:03Je l'ai dit un peu en intro.
04:04Oui, justement,
04:06parce qu'on peut jouer avec ça.
04:08Et c'est une façon,
04:10comment dire,
04:13habile, maligne,
04:14de prouver qu'on a raison.
04:15Et que finalement,
04:16ça ne sert à rien de s'excuser.
04:18C'est pour se donner raison.
04:20Alors, il y a une lettre
04:21qui a particulièrement touché
04:22le public.
04:23On en a beaucoup entendu parler.
04:25C'est celle adressée
04:25à votre mère.
04:28Je pense qu'il y a...
04:30Peut-être que vous allez nous expliquer
04:31pourquoi elle est aussi touchante.
04:33Oui, c'est vrai que les gens
04:35sont très touchés
04:36parce que je pense que les gens
04:36se reconnaissent.
04:37Les gens ont toujours
04:38ce genre de problème
04:39avec la vieillesse,
04:40la vieillesse des parents.
04:42Et oui, je m'excuse
04:43de prendre ma mère
04:45que je laissais dans un Ehpad
04:46pendant longtemps
04:47parce que je ne me suis pas
04:49mal dépatouillé,
04:50comme je dis.
04:52Donc, c'est la vie
04:53d'une vieille personne,
04:54très vieille,
04:55dans un Ehpad
04:56et tout ce qui va avec
04:57ou tout ce qui ne va pas avec,
04:59plutôt.
05:00Et les gens se...
05:02Oui, on a une espèce
05:04d'identification
05:04avec le problème.
05:08Alors, c'est quand même
05:09une mise à nu aussi,
05:10Patrick Chenet,
05:10parce que vous transformez
05:12des lettres personnelles
05:13en spectacles.
05:14De l'intime à la scène.
05:16Quel process
05:17vous amène à faire ça ?
05:19Je suis un homme
05:19de spectacle,
05:20avant tout,
05:20avant d'être un écrivain.
05:21Vous racontez quoi.
05:22Finalement,
05:24le trajet,
05:25le parcours
05:26était assez facile.
05:27Puis j'avais envie,
05:28j'avais envie
05:28d'en faire un...
05:30Ce que j'essaye de faire...
05:32En ce moment,
05:32je suis en milieu
05:33de la tournée.
05:34J'étais en tournée hier déjà.
05:35J'ai joué hier soir.
05:37Donc, voilà,
05:38c'est tout frais.
05:39C'est de la fois,
05:43puisque on est dans l'écrit,
05:45à la fois de dire,
05:46parce que,
05:47enfin, je ne sais pas
05:47si c'est de la grande littérature,
05:49mais en tout cas,
05:49c'est écrit.
05:50C'est de la belle littérature.
05:52Bon.
05:53Et en même temps...
05:54Il y a une sincérité aussi.
05:56De la jouer,
05:57de faire un spectacle,
05:59faire un homme de spectacle.
06:00C'est-à-dire,
06:01voilà,
06:01de jouer les personnages
06:03à différents niveaux.
06:06Alors,
06:06il y a des passages aussi,
06:07des récits,
06:08qui sont très drôles.
06:09Oui.
06:10Oui, c'est ça,
06:11malgré la gravité des sujets.
06:12Vous arrivez à transformer ça
06:13en burlesque, en fait,
06:14pratiquement.
06:15Oui, oui,
06:15c'est des trucs burlesques,
06:16comme la fois où j'ai envie
06:18de pisser au théâtre
06:19et je ne pouvais pas bouger,
06:20c'était impossible.
06:21La pièce devrait être
06:21deux heures et demie,
06:22c'est une espèce de cauchemar.
06:24Ça, c'est assez drôle,
06:25effectivement.
06:26Vous écrivez à des personnes,
06:27on l'a dit,
06:27mais puis il y a aussi
06:28le soleil ou la vie.
06:30Oui.
06:31Pourquoi vous avez l'air
06:31agi le chant comme ça ?
06:32Parce que c'est des sujets ?
06:34Je ne sais pas.
06:34C'est venu comme ça.
06:35Alors,
06:35s'excuser auprès de la vie...
06:38Le soleil aussi ?
06:40Pourquoi vous vous excusez
06:40auprès de la lumière ?
06:42Parce que j'aime bien
06:43faire ma sieste
06:44complètement dans le noir.
06:46Surtout quand le soleil
06:47explose à l'extérieur,
06:48quand c'est très lumineux.
06:50J'aime bien brusquement
06:50qui...
06:51Donc, je m'excuse auprès de lui
06:52de ne pas tenir compte
06:52de ses rayons,
06:53au contraire.
06:55Et la vie, alors ?
06:58Alors, pourquoi est-ce que
06:59je m'excuse ?
06:59Ce n'est pas dans le spectacle,
07:01la vie.
07:01Donc, je ne l'ai pas choisi
07:03et je me rappelle...
07:05Vous ne savez plus
07:05pourquoi vous excusez
07:06auprès de la vie.
07:08Peut-être que vous avez envie
07:09qu'elle s'excuse auprès de vous ?
07:11Non, je n'ai pas...
07:13Non, la vie a plutôt...
07:14Enfin,
07:15a presque été plutôt sympathique
07:17avec moi.
07:17Pas toujours.
07:18Bon, pas toujours.
07:19Il y a un gros, gros...
07:21Grosse turbulence,
07:22un gros trou d'air.
07:23Mais...
07:24Voilà, non.
07:26Mais je m'excuse
07:27à un auprès de lui.
07:28Mais je dois rigoler un peu
07:28avec ça, je pense,
07:29avec la vie.
07:30Je l'ai écrit il y a deux ans,
07:31j'ai un peu...
07:31Mais vaut mieux se marrer
07:32un peu avec la vie, non ?
07:33Je l'ai écrit il y auprès de ma mémoire.
07:36J'adore.
07:38Vous touchez le public.
07:40L'écriture, c'est quelque chose.
07:42La mise sur scène, c'est autre chose.
07:44Qu'est-ce qui vous plaît le plus,
07:45finalement, Patrick Chenet ?
07:46Vous êtes quand même comédien,
07:47n'est-ce pas ?
07:48Ah, je...
07:50Avec ce texte-là,
07:51je parlais, évidemment.
07:52Oui, c'est un exercice
07:53assez amusant
07:55parce que c'est évidemment
07:56ce que j'ai écrit,
07:57c'est moi.
07:58Donc, c'est moi qui me mets en scène,
07:59qui ai écrit.
08:00C'est ma fille qui a participé
08:01à l'élaboration,
08:03à la mise en scène.
08:03Il y a des projections.
08:04C'est un travail de famille.
08:05Oui, il y a de la musique,
08:07mais par petites touches.
08:09C'est jamais trop...
08:10Ça ne prend jamais trop d'importance.
08:11Ça souligne un peu
08:12des certains moments.
08:14Je n'ai pas voulu trop d'illustrations.
08:16Ça illustre un peu,
08:17mais ça embarque
08:19plutôt que ça illustre.
08:21Et oui, c'est quelque chose
08:24que j'ai écrit,
08:25à laquelle je donne une seconde vie,
08:27enfin, une autre vie,
08:28en tout cas, sur scène.
08:30Et ça me plaît bien
08:31parce que je me rends compte
08:32que ce que j'ai écrit,
08:33qui est en soi une écriture,
08:35c'est de l'écrit.
08:37Prend une autre vie sur scène,
08:39une vie que je ne pouvais pas forcément
08:41deviner en écrivant,
08:45même une fois que c'était écrit.
08:47Ça prend une autre allure,
08:49et ça a une...
08:51Pardon d'en parler comme ça,
08:52mais une espèce de force,
08:54d'impact.
08:55Donc, peut-être,
08:57quand je l'ai écrit,
08:58j'étais aussi un homme de spectacle
08:59sans m'en rendre compte
09:00et que le fait de passer la scène,
09:02oui, ça prend toute sa dimension.
09:04C'est clair ce que je dis ?
09:05Oui, oui, c'est tout à fait clair.
09:07Je ne recommence pas.
09:08Et si vous deviez garder
09:09une seule lettre,
09:10Patrick Chenet,
09:11ça serait laquelle ?
09:12Écoutez, évidemment,
09:14il y a une lettre
09:15dont je ne peux pas faire l'économie,
09:17c'est celle de...
09:18Je m'excuse,
09:18je prenne mon fils qui est mort.
09:19Bon, voilà,
09:21celle-là est intouchable.
09:23Voilà.
09:24OK.
09:26Dominique Enracte,
09:27quand on écoute Patrick Chenet,
09:29quand il a écrit,
09:29il soigne chaque mot
09:30comme un artisan soigne son oeuvre.
09:32C'est vraiment une écriture ciselée.
09:33Il y a un parallèle
09:34avec la précision nécessaire
09:35à la création du pain
09:36ou au geste, en fait,
09:37du savoir-faire artisanal en général.
09:41Rapprochez-vous du micro.
09:42Ah, il est fermé, votre micro.
09:43Il faut appuyer sur le bouton.
09:44Voilà, ça marchera mieux.
09:45Allez-y.
09:46Quand on l'écoute,
09:47on a vraiment...
09:48Oui, c'est l'artisan des mots.
09:49Et voilà, c'est incroyable.
09:52Bon, j'ai regardé un petit peu
09:53le parcours, tout ça.
09:54Que ce soit la création,
09:56l'écriture
09:56et aussi la comédie.
10:00On a vraiment l'impression
10:01qu'il fabrique,
10:02qu'il façonne,
10:03un peu comme un artisan.
10:05C'est vrai que...
10:06Voilà, dans le langage.
10:07C'est vrai que ça fait rêver.
10:08Vous vous reconnaissez là-dedans, Patrick ?
10:10Dans la fabrication artisanale,
10:13dans le geste,
10:14dans la précision.
10:16Oui, c'est une fabrication.
10:17C'est une création, je dirais.
10:21Une création artistique.
10:23Quelle est la différence
10:23entre l'artistique et l'artisanat ?
10:26Je ne sais pas.
10:26Je trouve que la frontière
10:27est très poreuse.
10:30Mais il y a un geste artistique
10:33dans la façon de fabriquer
10:35et de faire plaisir aux gens
10:37qui vont le consommer aussi.
10:38C'est très important.
10:39On le reconnaît tout de suite.
10:40Moi, je reconnais tout de suite
10:41un bon artisan
10:42à la façon dont il a envie
10:43de faire plaisir aux gens
10:44et que le client soit content.
10:46Celui qui s'en fout,
10:47qui voit que la marge
10:48ou que c'est secondaire,
10:50non.
10:51Un peu comme vous
10:52avec votre public.
10:52Au bout d'un moment,
10:52on sait que ça ne va pas
10:53être très très bon.
10:55Celui qui veut faire plaisir,
10:56c'est...
10:56C'est pareil pour un comédien ?
10:58Oui, peut-être.
10:59C'est le même geste.
11:00On veut faire plaisir.
11:01On veut donner du plaisir.
11:02On veut avoir du plaisir aussi.
11:03Et si on a du plaisir,
11:05c'est qu'on en donne.
11:06Bien sûr.
11:07Allez, Sud Radio,
11:08c'est excellent.
11:09On vous revient tout de suite
11:09avec le comédien et auteur
11:10Patrick Chenet,
11:11le président de la Confédération
11:13nationale des boulangers.
11:14La boulangerie,
11:15Dominique Enracte.
11:16Vous restez avec nous.
11:16A tout de suite.
11:19Sud Radio,
11:20c'est excellent.
11:20Judith Bélair.
11:21Merci d'avoir choisi Sud Radio.
11:23C'est un bon choix.
11:24Je dirais même plus.
11:24C'est excellent.
11:25Avec moi ce soir,
11:26l'écrivain et acteur
11:27Patrick Chenet
11:28et son livre
11:28Lettres d'excuses
11:29qui est paru à l'archipel
11:30et qui est devenu
11:31un seul en scène
11:32incontournable
11:32et en tournée en ce moment.
11:34Et puis Dominique Enracte,
11:35président de la Confédération
11:36nationale de la boulangerie
11:37et pâtisserie française
11:37et désormais président
11:38de la Confédération
11:39générale de l'alimentation
11:40en détail.
11:41Je l'ai bien descendu
11:42Dominique Enracte.
11:43Vous en avez des titres ?
11:44Désolé.
11:45Vous n'êtes pas fatigué ?
11:47Bon, allez, racontez-nous
11:48ce nouveau rôle de président
11:49de la Confédération
11:50générale de l'alimentation
11:51en détail.
11:51Qu'est-ce que ça veut dire
11:52exactement ?
11:53Écoutez,
11:53la Confédération
11:54générale de l'alimentation
11:55en détail
12:00les fédérations
12:02de la boulangerie,
12:02évidemment,
12:03de la pâtisserie,
12:04de la boucherie,
12:05des primeurs,
12:05des fromages,
12:06des glaces,
12:07des chocolats,
12:07etc.
12:08Donc, c'est une interpro
12:10qui fait partie
12:12une des quatre familles
12:13de l'UDEP
12:14qui est avec le BDF
12:16et la CPME
12:17des familles patronales.
12:19Donc, ça résume un peu
12:20tous ces métiers
12:21puisqu'on a beaucoup
12:22de sujets en commun
12:23qui sont l'énergie,
12:24les matières premières,
12:26la recherche de salariés,
12:28de la formation,
12:29la finance,
12:31l'hygiène,
12:32etc.
12:32Donc, c'est...
12:33Les prérogatives communes.
12:34Oui, choses communes.
12:35Et alors, à peine élu
12:36Dominique Henrach,
12:37vous avez joué un rôle
12:37central dans l'organisation
12:38de la 13e édition
12:39des Rabelais
12:40des Jeunes Talents
12:41de la Gastronomie.
12:42Alors déjà, Rabelais,
12:43ça fait rêver.
12:44Rabelais, Patrick Chénet,
12:45c'est quand même
12:46un auteur un peu incontournable
12:47dans la littérature française
12:50et ça le devient aussi
12:51puisque les Jeunes Talents
12:52de la Gastronomie,
12:52c'est quand même, eux,
12:53le futur de la gastronomie française.
12:55Ça s'est tenu
12:56cette cérémonie
12:57le 24 septembre dernier
12:58au Cirque d'Hiver à Paris.
13:00C'est plus qu'une simple
13:01remise de prix,
13:02ça c'est vous
13:02qui l'avez dit.
13:03Oui, tout à fait.
13:04On est vraiment très fiers
13:05de cette soirée
13:07pour les Jeunes
13:08puisqu'on fait ça
13:09au Cirque d'Hiver,
13:10un endroit emblématique
13:11et où, en fait,
13:12les artistes sont des jeunes
13:14dans chaque fédération.
13:16Ils nous donnent
13:17les trois premiers
13:17de tous ces concours.
13:19Donc,
13:19Meilleur apprenti de France,
13:20Meilleur jeune, etc.
13:22Et on vient les mettre
13:23en valeur ce soir-là.
13:24Donc, on montre un peu
13:25des petits films
13:27pour chaque fédération,
13:28chaque métier
13:28et ce sont les jeunes
13:29qui présentent leurs films.
13:31Et là, on leur remet
13:31ce prix dérablé.
13:33Et là, c'est vraiment
13:34quelque chose d'incroyable.
13:36Ils ont de la lumière
13:37dans les yeux.
13:38En plus, on voit
13:38que c'est quand même
13:39la crème de tous ces jeunes
13:40qui vont sans doute
13:41continuer à monter
13:43en compétence
13:44dans les examens
13:45puisqu'il y en a
13:45de plus en plus
13:46d'examens, diplômes
13:47et voire même
13:48quelques-uns
13:49ou plusieurs
13:50qui seront
13:50Meilleur ouvriers de France.
13:52Donc, c'est vraiment
13:52une plateforme
13:53et je vous dis,
13:53c'est la crème de la crème.
13:54Alors, ce qui fait très plaisir,
13:56c'est qu'on entend
13:57beaucoup parler
13:57d'une jeunesse désœuvrée
13:58en ce moment, etc.
13:59Mais en fait,
14:00vous nous montrez
14:01que c'est exactement
14:02le contraire
14:03et qu'il y a énormément
14:03de jeunes qui s'engagent
14:05justement dans ce savoir-faire,
14:06dans cette transmission,
14:07dans cette précision.
14:08Et ça, ça fait du bien
14:09de me, correct ?
14:09Tout à fait.
14:10Il faut aussi parler
14:11de ce qui va bien.
14:12C'est-à-dire qu'on a des jeunes
14:13qui sont motivés,
14:14qui se lèvent de bonne heure,
14:15qui travaillent,
14:16qui s'entraînent en plus
14:17en dehors
14:17de leurs heures de cours,
14:19de leurs heures de travail
14:19pour pouvoir rentrer
14:21dans l'excellence.
14:22Et en plus,
14:23dans nos métiers,
14:23chez nous,
14:23on n'a pas besoin
14:24de maths sup, maths sp,
14:25de faire une prépa, etc.
14:26Les jeunes viennent,
14:27sont courageux,
14:28volontaires, honnêtes.
14:29Et là,
14:30ils font des véritables carrières.
14:31Moi, j'ai des exemples
14:32de gens qui ont réussi,
14:34qui ont plusieurs boîtes,
14:35qui sont vraiment
14:36aujourd'hui,
14:37des chefs d'entreprise
14:38qui comptent
14:39sur le domaine économique.
14:41Donc, c'est vraiment,
14:41il faut dire à ces jeunes,
14:42dans nos métiers,
14:43on peut faire.
14:44Et aussi,
14:45comme disait Patrick Chénet,
14:45de se faire plaisir.
14:47C'est-à-dire que les gens,
14:48quand vous fabriquez,
14:51la base du chocolat,
14:52il y en a vraiment pour tous.
14:54Ça fait très plaisir,
14:55effectivement.
14:55Et puis,
14:55ce qui fait plaisir aussi,
14:56c'est qu'il y a des jeunes femmes,
14:57de plus en plus de jeunes femmes
14:58dans ces métiers.
15:00Et alors,
15:00il y en a deux
15:01qui ont particulièrement marqué
15:02l'édition 2025.
15:03Vous allez nous parler
15:04un petit peu d'elles.
15:05C'est les jeunes crémières
15:05fromagères Margot Batts
15:06et Antéa Carpentier.
15:08Qu'est-ce qu'ils font
15:09qu'elles,
15:10elles se sont distinguées,
15:11en particulier ?
15:12Écoutez, là,
15:13déjà, ce qu'on voit,
15:13c'est que tous ces métiers manuels,
15:15je prends l'exemple
15:15de la boulangerie,
15:16je connais très bien.
15:17Aujourd'hui,
15:18on a plus de filles
15:18que de garçons en pâtisserie
15:19et en boulangerie,
15:21on en a 30%.
15:21Ça, ça a vraiment changé.
15:23Moi, à l'époque,
15:23quand j'ai fait mon école,
15:24il y a 40 ans,
15:26il y avait une fille en pâtisserie
15:27et zéro en boulangerie.
15:28Aujourd'hui,
15:29il y a 30% de femmes
15:30en boulangerie
15:30et plus de 50% en pâtisserie.
15:33Donc là,
15:33ce qu'on voit,
15:34par exemple,
15:34pour ces fromagères,
15:35il y a une fromagère
15:36qui, en fait,
15:36était étudiante,
15:38une en science
15:39et l'autre en psychologie,
15:40que je crois de mémoire
15:41et elles faisaient
15:42des extras sur les marchés
15:44de dimanche
15:44pour se faire de l'argent.
15:45Déjà, elles se levaient
15:46à 5h du matin
15:47et en fait,
15:48elles ont pris goût
15:49à ce métier.
15:49Aujourd'hui,
15:50il y en a une
15:51qui a une élocution,
15:52elle pourrait presque
15:53faire du théâtre.
15:54On va la recommander
15:55à Patrick Chénet
15:56parce qu'en fait,
15:59dans ce rôle d'artisan,
16:01on a aussi commerçant.
16:02Donc,
16:03soit une boulangerie,
16:03une pâtisserie,
16:04il y a la fabrication
16:05et il y a aussi la vente.
16:06Et en fait,
16:07c'est extrêmement important
16:08d'avoir des gens
16:10qui s'expriment bien
16:10qui présentent les produits.
16:12D'ailleurs,
16:12j'avais envie de lancer
16:13un...
16:14Ce n'est pas fini,
16:15on va sûrement le lancer,
16:16un concours d'élocution
16:17au niveau de ses personnels
16:19de vente.
16:19C'est-à-dire,
16:20le fait qu'ils conseillent
16:20l'hygiène,
16:21conseillent tous ses côtés
16:22techniques,
16:23c'est bien.
16:23Mais après,
16:24il y a un savoir-être
16:24en boutique
16:25et qu'on voit par exemple
16:26ces crémières,
16:27on a envie de tout acheter.
16:29Comme quoi,
16:30l'art du verbe,
16:32c'est important
16:32dans toutes les couches
16:33de la société Patrick Chénet.
16:35Oui,
16:35l'accueil
16:36chez les commerçants,
16:38c'est les gens
16:39qui vendent de la nourriture
16:40en général,
16:41c'est très important.
16:42C'est la base.
16:43Moi,
16:43si l'accueil n'est pas bon,
16:44je ne retourne pas.
16:44Vous ressortez même,
16:45non ?
16:45Pardon ?
16:46Si l'accueil n'est pas bon,
16:47vous en allez,
16:48non ?
16:48Oui,
16:48je ne reste pas.
16:50Bien sûr.
16:50Je ne retourne pas en tout cas.
16:52Je ne suis même pas sûr
16:53que j'y reste.
16:53Sur l'accueil,
16:54je suis très emmerdant.
16:56Oui,
16:56écoutez,
16:57c'est bien,
16:57parlons vrai sur Sud Radio.
17:01Quels accompagnements,
17:02comment vous les aidez
17:03ces jeunes talents derrière ?
17:04Quand ils ont eu un prix comme ça ?
17:06Là,
17:06ça dépend des fédérations,
17:08mais la plupart,
17:08ce qui se passe,
17:09c'est que quand on a
17:10des talents comme ça
17:12qui sont,
17:12après,
17:12on a des concours
17:13souvent internationaux.
17:15Donc,
17:15ce qu'on fait,
17:16on les prend en main.
17:16Alors,
17:17il y a soit des écoles d'excellence,
17:18notamment qui a été créée
17:19en Savoie,
17:20qui va bientôt démarrer,
17:22où on prend tous ces talents.
17:24Ça va s'appeler
17:25le lycée d'excellence,
17:27enfin bref,
17:28qui a été fait
17:29par les ministères.
17:31C'est un lycée d'État.
17:33C'est un lycée d'État,
17:34presque comme
17:35ces écoles de foot
17:35où on entraîne
17:36les champions
17:37pour pouvoir
17:38les propulser.
17:39Et là,
17:40nous,
17:40par exemple,
17:40en boulange,
17:41on prend ces jeunes,
17:42on les envoie
17:42voir des meufs,
17:43on les prépare.
17:44Alors,
17:44des meufs,
17:44c'est les meilleurs ouvriers
17:45de France.
17:46Les meufs,
17:47c'est les meilleurs ouvriers.
17:49Vous en voyez voir
17:50les meufs ?
17:51Pas les meufs,
17:52ils y vont tous seuls.
17:54Il va venir,
17:55Patrick Cheney,
17:55attention.
17:57Donc,
17:57on les envoie
17:58voir des entreprises
17:59très fortes,
18:00on a un budget aussi
18:01pour pouvoir
18:02les accompagner.
18:03Aujourd'hui,
18:03on s'est dit,
18:04le cas des charges,
18:06c'est qu'on gagne tout
18:06partout dans le monde.
18:08Et là,
18:08aujourd'hui,
18:08on est champion d'Europe,
18:09champion du monde,
18:10on a gagné
18:11la coupe IBA en Allemagne,
18:13etc.
18:13Donc,
18:14ça marche parce qu'on a
18:15vraiment un savoir-faire
18:15en France.
18:16Et puis,
18:16c'est la promotion
18:17de notre artisanat.
18:18Et puis,
18:19des choses qui marchent bien
18:19parce qu'on entend beaucoup
18:20parler des choses
18:21qui marchent moins bien
18:21en ce moment.
18:22Donc,
18:22encore une fois,
18:22ça,
18:23je l'ai dit tout à l'heure,
18:23ça fait du bien.
18:25Une autre question
18:26qu'on se pose un peu tous,
18:27c'est qu'il y a
18:27beaucoup d'industriels,
18:29une concurrence industrielle,
18:30des nouvelles tendances alimentaires
18:31en ce moment,
18:31etc.
18:33Comment est-ce qu'on fait
18:33pour quand même
18:34valoriser et soutenir
18:35cette excellence
18:36et cette authenticité
18:37face à cette masse aussi
18:38de produits
18:39qui inondent le marché en face ?
18:41Parce que ce n'est pas
18:41un vrai sujet, ça.
18:42une bonne communication,
18:44expliquer aussi aux clients
18:45qu'il y a,
18:46par exemple,
18:46on a eu le cas
18:47avec cette baguette
18:47à 30 centimes
18:48dans les gemmesses,
18:50des choses qui ne sont pas fabriquées.
18:51Donc,
18:52quelque part,
18:53ces scandales
18:53nous ont permis
18:54de prendre la parole
18:55et réexpliquer aux gens
18:56que,
18:57pour de la qualité,
18:58il faut la filière,
18:58déjà du bon blé,
19:00bonne farine,
19:01ensuite des artisans
19:02qui fabriquent
19:02et qu'en fait,
19:03une vraie baguette,
19:04elle ne peut pas sortir
19:05à 30 centimes.
19:06Donc,
19:07on explique aux consommateurs
19:08et ça marche
19:09parce qu'on s'aperçoit
19:10selon les sondages
19:11qu'on a,
19:12différents sondages
19:13où les gens
19:14viennent quand même
19:15dans ces magasins
19:16de proximité,
19:17d'artisans
19:18pour avoir de la qualité.
19:20Donc,
19:20à la limite,
19:21ce qu'ils mettent en dernier
19:22dans les sondages,
19:23c'est souvent le prix.
19:24Donc,
19:24ce qu'ils veulent,
19:25c'est la qualité,
19:25la propreté,
19:26l'originalité.
19:26C'est vrai qu'une bonne baguette,
19:28c'est quoi le prix
19:29d'une bonne baguette,
19:29Dominique ?
19:30Le prix d'une baguette,
19:31je dirais que ça tourne
19:31la baguette,
19:32ce qu'on appelle
19:33la baguette parisienne,
19:34la baguette ordinaire,
19:34ça tourne aux alentours
19:35d'un euro,
19:36en moyenne confondue.
19:38Après,
19:38une tradition,
19:39ça va entre un 20
19:40et un 50,
19:41voire même plus
19:42que c'est fabriqué
19:43à la main,
19:43une longue fermentation,
19:44etc.
19:45Et les gens sont capables
19:46de comprendre
19:46et les gens ont besoin
19:47de savoir aussi,
19:48de savoir tout ce process-là.
19:50On prend parfois
19:51pas assez le temps
19:52au magasin
19:53d'expliquer
19:53toutes ces...
19:54D'où l'éloquence.
19:55Ben voilà,
19:56l'éloquence,
19:57et puis le fait
19:58de prendre le temps
19:58quelquefois,
19:59de dire,
19:59voilà une baguette,
20:00ça,
20:00à 3 heures,
20:01à 24 heures
20:02de fermentation,
20:03c'est façonné à la main.
20:03Une baguette tradition,
20:04c'est 3 à 24 heures ?
20:05Minimum 3 heures
20:06et voire 24 heures
20:08de fermentation
20:08pour avoir
20:09ces alvéoles irrégulières.
20:10Avant,
20:11je crois que c'est
20:12tout à fait vrai maintenant,
20:13quoique,
20:13parfois les repas,
20:16c'était du pain,
20:16c'était une boule de pain.
20:19En Auvergne ?
20:20Oui,
20:21à la campagne peut-être,
20:22donc ça veut dire
20:23que c'était très nourrissant
20:24et très énergétique aussi.
20:26Les gens mangeaient du pain,
20:27ils avaient peut-être
20:28un peu de beurre dessus
20:28ou je ne sais pas.
20:29Ah oui,
20:30c'était carrément le repas
20:31parce qu'il y a aussi
20:31des endroits où ils creusaient
20:32et mettaient de la soupe.
20:33Le repas ?
20:35Maintenant,
20:35je crois que c'est un peu...
20:37Après-guerre,
20:38on avait 700 grammes
20:40par personne de pain,
20:42700 grammes par personne
20:43et par jour.
20:43Et aujourd'hui,
20:44on est à 100 grammes
20:45donc on a quand même
20:45beaucoup réduit.
20:46C'est vrai que ce n'est plus
20:47l'aliment unique
20:48mais on en mange
20:49encore pas mal.
20:50C'est vrai que dans les campagnes,
20:52je pense que ça se fait encore
20:54de couper la miche
20:55avec un bon couteau
20:56et de manger un bout
20:57de fromage avec.
20:58Oui,
20:58mais il y a du fromage.
20:59Non mais moi,
21:00je parle du pain.
21:00Du pain pur ?
21:01Oui,
21:01peut-être avec un peu de beurre
21:02ou de l'huile dessus.
21:05Mais finalement,
21:06c'est l'authenticité
21:07des goûts aussi
21:07parce qu'on n'a pas forcément
21:08besoin de rajouter quelque chose
21:10sur un très bon pain
21:11de minier correct.
21:12C'est vrai,
21:12regardez,
21:13même si on parle
21:14dans les campagnes,
21:15cette miche,
21:15ça me fait marrer
21:17ce côté huile
21:18parce qu'à la maison,
21:19on prend de l'huile d'olive
21:20avec les tranches de pain
21:21mais regardez par exemple
21:23les Parisiens
21:24quand ils sortent
21:25de la boulangerie,
21:27ils prennent le quignon,
21:28ils en reprennent un ou deux
21:29et il n'y en a plus
21:30donc ils le mangent
21:31comme ça.
21:31Dans la rue,
21:32il n'y a pas plus de beurre.
21:33Le geste qui consiste à
21:35hop,
21:36le quignon
21:36et de le bouffer
21:37et de la déconcer
21:38avec la baguette
21:39calée sous le bras.
21:40Si elle est un peu chaude,
21:42il faut aller en reprendre une.
21:43Qu'est-ce que vous préférez
21:44comme baguette vous,
21:45Patrick Chenet ?
21:46Je prends
21:47ses baguettes tradissants,
21:49il lui perd du temps.
21:50Parfois je varie un peu,
21:52je prends du pain...
21:54Des boules de campagne ?
21:56Oui,
21:56des boules de campagne,
21:57je ne connais pas
21:57les termes par double,
21:58mais du pain complet,
22:00du pain de différentes sortes.
22:02Il y a aussi
22:02celui qui a inventé
22:04un pain particulier
22:05qui s'est situé
22:05en hélicoptère.
22:06Un poilane ?
22:07Oui,
22:08du pain poilane
22:08et tout ça.
22:09Des pains un peu spéciaux
22:11comme on dit.
22:11C'est la baguette.
22:12Des pains décalés un peu,
22:13c'est autre chose,
22:14mais c'est quand même du pain.
22:15Oui, bien sûr.
22:16C'est excellent,
22:17chers auditres et chers auditeurs,
22:18vous l'aurez compris,
22:19on est sur Sud Radio.
22:20Non, on n'a pas fini encore.
22:21Je vous garde avec moi.
22:23On est avec l'auteur
22:23et grand comédien
22:24Patrick Chenet
22:25et puis le président
22:25de la Confédération Nationale
22:26de la Boulangerie.
22:27Dominique Henrack,
22:28de vous rester avec moi
22:28tout de suite.
22:32Sud Radio,
22:32c'est excellent,
22:33Judith Bélair.
22:34Merci d'écouter Sud Radio,
22:35c'est excellent
22:36comme tous les dimanches.
22:37Ce soir,
22:37nous sommes avec
22:38l'écrivain et comédien
22:39Patrick Chenet
22:39qui est auteur
22:40de Lettres d'excuses.
22:41C'était aux éditions
22:42de l'Archipel
22:42qui a été adapté
22:43en seule en scène
22:43et qui est en tournée
22:44en ce moment
22:45dans toute la France.
22:46Et puis,
22:46il est avec Dominique Henrack,
22:47président de la Confédération Nationale
22:49de la Boulangerie-Pâtisserie française
22:50et désormais à la tête
22:51de la Confédération Générale
22:53de l'Alimentation
22:54en détail.
22:55Alors Patrick Chenet,
22:56avant de passer aux autres
22:57petites questions
22:57que j'avais préparées,
22:58vous êtes quand même
22:58dans un film
22:59qui sort sur Arte,
23:01qui passe sur Arte bientôt,
23:02Eldorado de Louis Farge.
23:04C'est une série, oui.
23:04C'est une série.
23:05Dites-nous-en quelques mots,
23:06je l'ai appris juste avant
23:07de vous recevoir.
23:08C'est pour ça que je me trouve.
23:10Est-ce que vous avez entendu parler
23:11des avions Ronifleur
23:12dans les années 70
23:13sous Iscars ?
23:14C'est un scandale politique énorme
23:17où on avait
23:17des soi-disant avions
23:20avions Ronifleur
23:21capables de détecter
23:22les nappes de pétrole
23:23pour rien,
23:23pour 2 francs 50.
23:26Elle avait été vendue
23:27au gouvernement français,
23:27c'était une arnaque.
23:28Donc c'est l'histoire
23:29de cette arnaque
23:30qui est racontée
23:31dans cette série
23:32de 8 épisodes
23:33que j'ai tournée
23:34avec beaucoup de plaisir
23:35avec Karim Leclou
23:37et Jérémy Régnier.
23:38D'accord.
23:38Et alors, une série,
23:39ce n'est pas tout à fait
23:40la même chose qu'un film,
23:41même en termes de tournage,
23:42en termes de rythme, etc.
23:44Est-ce que ça vous plaît
23:45comme exercice ?
23:46Oui, c'est une autre façon
23:47de raconter une histoire.
23:50Ça se déroule
23:51sur un temps
23:52beaucoup plus long.
23:55Donc on peut plus
23:55s'imprégner du personnage,
23:56on imagine, aussi.
23:57Non, mais c'est...
23:58Oui, peut-être aussi.
24:00Je ne sais pas,
24:00ça dépend,
24:01mais le temps
24:02est beaucoup plus long
24:03et c'est une...
24:05Comment dire ?
24:06Une conception,
24:07une organisation
24:07du tournage.
24:09Disons qu'un film,
24:10c'est beaucoup plus
24:10une oeuvre.
24:11Enfin, une série aussi,
24:13pourquoi pas,
24:13mais l'oeuvre de quelqu'un.
24:15Une série,
24:17c'est un assemblage
24:18de plein de professionnels,
24:21de scénaristes,
24:23mettant en scène
24:24et même chez les acteurs,
24:26le temps est beaucoup plus long.
24:27Donc je ne dis pas
24:28qu'il y a une lassitude,
24:29il y a...
24:31Voilà, on va...
24:32Il y a une habitude
24:32qui s'installe.
24:33On va un peu au bureau.
24:35D'accord.
24:36C'est marrant d'aller au bureau
24:36quand on va au tournage.
24:37Moi, je veux bien
24:38le bureau comme ça.
24:39Non, mais j'exagère un peu.
24:40Alors qu'au cinéma,
24:41non, le temps est plus court.
24:43Alors, il ne faut pas
24:43aller au cinéma.
24:44Vous avez Le Chemin de Rosa,
24:45c'est un film de Jean-François Jeunex,
24:46on ne sait pas trop
24:47quand ça va sortir.
24:47Vous venez de finir
24:48de le tournage.
24:49Dites-nous en quelques mots
24:50aussi, Alain.
24:51C'est sur les gens
24:53qui font le chemin
24:55de Compostelle,
24:56de Saint-Jacques,
24:56de Compostelle.
24:57D'accord.
24:57Donc, c'est la réunion
24:58de tous ces gens
25:00et pourquoi ils y vont
25:01et quelles sont leurs motivations
25:02et qu'est-ce qu'ils vont chercher
25:04dans cette quête
25:05de spiritualité.
25:07Et vous, qu'est-ce que vous faites
25:08là-dedans ?
25:08Les gens qui ont des choses
25:08à se faire pardonner.
25:09Ah, bah, c'est un lettre d'excuse,
25:11vous restez dans le thème, là.
25:13Oui, c'est ça.
25:14Moi, je fais un type
25:15un peu malheureux en amour
25:20et qui va chercher
25:21une consolation
25:25avec ça.
25:26Et ça marche ?
25:28Je ne sais pas.
25:30Il faut voir le film.
25:31Ce sera pour la série.
25:33Est-ce que ça a une signification
25:34pour vous de savoir
25:35que vous faites partie
25:35de nous tous, en fait ?
25:38Oui, enfin,
25:38je ne suis pas dans tous les films
25:40que vous avez...
25:41Ah bon ?
25:42Non.
25:42D'accord.
25:45Oui, on me le dit souvent.
25:48Je suis un peu...
25:49Oui, c'est très difficile
25:52de se rendre compte
25:53qu'elle est...
25:55Enfin, on me parle souvent
25:56des films que j'ai faits
25:57ou des pièces aussi.
26:00Et comme si parfois
26:02j'étais un peu une référence
26:03ou...
26:04On m'a même parlé de moi
26:07en disant une légende.
26:08Alors, je suis un peu dépassé
26:10par les mots,
26:11mais je pense que c'est
26:12l'accumulation des films
26:14et des pièces
26:15ce qui fait que vu mon...
26:17Mais est-ce que ça vous fait
26:18un effet de savoir
26:19que quand même...
26:20Oui, oui, oui, ça me...
26:22Tout ça est très fragile.
26:24Ce sont des termes
26:25et ça va très très vite,
26:26vous savez.
26:27Mais...
26:28Oui, ça me fait...
26:30Ce qui me fait plaisir,
26:31par exemple,
26:32c'est quand je crois
26:32sur un tournage,
26:33un acteur ou même
26:34un chef-hub
26:35comme ça s'est produit
26:36dans la main
26:36qui me disait
26:37c'est en vous voyant
26:38sur scène,
26:39en vous voyant dans un film
26:39que j'ai eu envie
26:40de faire ce métier,
26:41de faire partie de ce métier.
26:42Et ça, c'est quand même
26:43sympa.
26:43On me le dit régulièrement,
26:44donc c'est vrai
26:45que c'est touchant.
26:46J'étais au départ
26:48de vocation
26:48ou d'envie
26:49de faire partie
26:49du bâtiment, quoi.
26:52Alors, Dominique,
26:53en acte,
26:54finalement,
26:55là, on parle
26:55de patrimoine vivant
26:56avec Patrick Chenet.
26:58C'est un peu
26:58ce que vous faites aussi.
27:00Vous représentez
27:00notre patrimoine vivant
27:01d'une autre manière,
27:02mais c'est aussi
27:03un savoir-faire
27:04qui est ancré en nous.
27:06La baguette,
27:06le pain,
27:07la France,
27:08le cocorico,
27:08tout ça.
27:09C'est un peu ça l'idée, quoi.
27:11C'est vrai
27:11que la baguette
27:12est vraiment
27:12quelque chose
27:13depuis une centaine d'années.
27:15Ce n'est pas hyper vieux,
27:16mais ça s'est vraiment
27:17ancré au niveau
27:18de la spécificité
27:20de la France,
27:21notamment grâce
27:23aux produits,
27:24mais aussi grâce
27:24aux clients.
27:25Parce qu'en fait,
27:26si on travaille aujourd'hui,
27:28s'il y a une boulangerie
27:28pour 2000 habitants,
27:30si on a 10 minutes à pied
27:31en moyenne d'une boulangerie,
27:32c'est parce que
27:33c'est 12 millions
27:34de clients chaque jour
27:35qui vont dans une boulangerie.
27:36C'est-à-dire,
27:37on dit quelquefois
27:37à l'étranger,
27:38on n'a pas de bain de baguette.
27:38Oui,
27:39parce qu'on n'a pas de clients.
27:40Donc aujourd'hui,
27:41c'est grâce à nos consommateurs.
27:41Il n'y a pas les mêmes farines
27:42et tout ça aussi.
27:43Il y a une histoire
27:43de fabrication.
27:44Oui,
27:44mais la farine,
27:44on peut l'exporter.
27:45Ça commence gentiment
27:46à prendre à l'étranger.
27:48Les gens commencent
27:48à avoir ce...
27:49Oui,
27:49parce qu'il faut faire
27:50la démarche, quoi.
27:51Tout à fait.
27:51Et puis,
27:52avec ce côté de baguette
27:52à l'UNESCO,
27:53a quand même fait connaître
27:55ce produit.
27:55Ça fait qu'il y a beaucoup
27:56d'artisans indépendants
27:58qui vont s'installer
27:59et faire de la qualité.
28:00Mais c'est vrai
28:00que c'est vraiment
28:01dans la tête des Français.
28:03Quelquefois,
28:03on leur dit
28:03« J'étais à l'étranger,
28:04j'ai manqué de baguettes
28:05et tout,
28:05ça fait plaisir. »
28:07Parce que,
28:07bon,
28:07ce n'est pas moi
28:07qui l'ai fait,
28:08bien sûr.
28:09Mais on a quand même...
28:10Vous en avez fait
28:11des baguettes à vous.
28:12J'en ai fait,
28:12oui.
28:13Un petit peu moins maintenant,
28:13mais j'en ai fait.
28:15Et ce savoir-faire
28:17qui est très enraciné
28:19et qui est à l'ancienne,
28:20on peut le dire,
28:21à la base,
28:22il faut s'adapter,
28:22il faut évoluer
28:23parce que l'époque contemporaine,
28:24on en entend beaucoup parler
28:25et en ce moment,
28:25ça bouge,
28:26on est vraiment
28:26en train de changer
28:26de paradigme.
28:28Il y a l'IA,
28:29il y a plein de choses
28:29qui arrivent
28:30et qui changent
28:30beaucoup de métiers.
28:31Est-ce que c'est le cas
28:31dans la boulangerie
28:32et la pâtisserie aussi ?
28:33Écoutez,
28:34contrairement à ce qu'on peut penser,
28:36justement,
28:36la boulangerie
28:37a un vieux métier moderne.
28:38C'est-à-dire qu'on essaie
28:39de trouver des matériels
28:40qui sont un peu différents
28:42avec des températures
28:43qui se règlent,
28:43etc.
28:44Mais on reste
28:45et contrairement
28:46à tout ce qui se rebautise,
28:47on revient
28:47avec ce façonnage à la main.
28:49Cette baguette de tradition
28:51avec une loi de 93,
28:53c'est unique dans le monde
28:55d'avoir cette loi.
28:56Ce n'est pas si vieux que ça d'ailleurs.
28:57On pétrit lentement
28:58avec la même recette
28:59de la farine de l'eau,
29:00du sel de la levure,
29:02façonnée à la main
29:02et cuit dans un four à sol.
29:04Ce qui fait qu'en fait,
29:04tout se modernise.
29:05Ça a l'air simple comme ça.
29:06On amène de l'IA,
29:07sauf que c'est toujours fait
29:09à l'ancienne
29:10et c'est pour ça
29:10qu'on a encore
29:11cette baguette de tradition.
29:12C'est magnifique,
29:13en tout cas ça fait rêver.
29:15Si on parle
29:16de patrimoine vivant,
29:17Patrick Cheney,
29:17on doit parler de théâtre aussi.
29:18Non, on parle de moi.
29:20On a parlé de vous déjà.
29:21Mais on peut parler de théâtre aussi.
29:23Parce que le théâtre,
29:24vous êtes très reconnu aussi
29:26pour vos interprétations
29:27du répertoire classique.
29:30Quel est le texte,
29:31si vous deviez en citer un,
29:32que vous avez pris le plus plaisir
29:33à déclamer ?
29:36Il y a des pièces,
29:38je pense que ça ne veut dire rien,
29:39comme Skylight,
29:40c'est une pièce anglaise.
29:42Histoire d'amour
29:43entre un type
29:43qui avait réussi
29:44à force du poignet,
29:46qui était un grand entrepreneur.
29:48Il y a une jeune fille,
29:50une grande bourgeoisie
29:51qui s'occupait des déclassés.
29:53Donc il y a une espèce
29:53d'histoire d'amour,
29:54mais ils étaient
29:55idéologiquement très loin.
29:57Ils s'affrontaient,
29:58c'était très beau,
29:59très drôle,
29:59toujours,
30:00la drôlerie.
30:02C'est important ça.
30:02Et puis surtout
30:03dans les grands classiques,
30:04j'ai aimé les grands classiques,
30:05j'ai joué Figaro dans mon mariage,
30:07ou Tartuffe,
30:08ou Misanthrope,
30:09tout ça,
30:09c'est remplaçable.
30:11Parce que c'est des grands textes.
30:16Je ne sais pas,
30:17il y a une espèce de force,
30:18d'incroyable puissance,
30:21théâtrale,
30:23qui touche de toute façon
30:25les gens.
30:26De toute façon,
30:27l'histoire de la condition humaine
30:28est toujours la même.
30:30L'anglais change,
30:31les mœurs changent un peu,
30:33mais les rapports entre les gens,
30:34c'est toujours le même.
30:35Les rapports d'amour,
30:36les rapports de pouvoir,
30:37les rapports politiques,
30:38les rapports économiques,
30:39etc.,
30:40ont toujours un peu
30:40les mêmes soucis.
30:41Oui, c'est vrai.
30:42Bon, on espère qu'il y a des choses
30:44qui évoluent un peu quand même.
30:46Oui, oui.
30:46Notamment le rôle des femmes,
30:47par exemple,
30:48je le sens en passant comme ça.
30:49Je sentais que j'allais me faire engueuler.
30:53Vous, vous êtes à la fois acteur,
30:56Patrick Chenet,
30:57écrivain,
30:58comédien,
31:00vraiment,
31:01vous interprétez les textes,
31:02etc.
31:02réalisateur,
31:02j'ai réalisé des films aussi.
31:04Oui,
31:04parce que j'allais y venir.
31:05Ah pardon, excusez-moi.
31:06C'est pas grave.
31:07Je ne le ferai plus.
31:08J'arrête de poser les questions.
31:10Parlez des films
31:10que vous avez réalisés,
31:11tiens.
31:12Le préféré,
31:14le premier qui devient comme ça.
31:15Je n'en ai pas réalisé 12,
31:15j'en ai deux.
31:16Oui, je sais.
31:17Non, le préféré,
31:18c'est Charmant Garçon.
31:19D'accord.
31:19Ils appelaient Charmant Garçon.
31:20Oui.
31:21Et c'était moi
31:21qui jouais Charmant Garçon,
31:23qui n'était pas du tout charmant,
31:24évidemment,
31:24mais qui était finalement
31:25charmant quand même.
31:27Vous aimez bien un peu,
31:28ce ne serait pas du cynisme,
31:30ça serait de l'ironie,
31:30chez vous, non ?
31:32Bien sûr que moi,
31:34j'ai une dimension
31:34que j'aime beaucoup en général.
31:36J'aime bien l'humour,
31:36j'aime bien rire,
31:37j'aime bien...
31:38Oui, mais rire noir aussi.
31:40Rire noir,
31:40comme on dit.
31:42Oui, oui.
31:43Vous savez,
31:44l'humour est divers,
31:45c'est comme...
31:47Oui ?
31:47La vie est diverse
31:48et multiple.
31:48L'humour aussi,
31:49il n'y a pas qu'une sorte d'humour.
31:50Non, bien sûr.
31:51C'est une forme de dérision.
31:52Parfois,
31:52ça peut prendre des allures
31:53plus cyniques,
31:55plus noires.
31:55Mais vous savez,
31:56vous avez envie de l'emmener,
31:57quoi, aussi, vous,
31:58quand vous le faites.
31:59Comme ça vient,
31:59c'est un regard sur les choses
32:02qui est un peu...
32:03façon différente
32:04de parler des choses,
32:05de sentir les choses.
32:07Moi, j'aime bien
32:07tourner les choses
32:08en dérision,
32:08souvent,
32:09parce que la vie
32:10est souvent absurde.
32:12J'aime bien me moquer
32:13un peu de la vie.
32:13Le rire,
32:13ça permet de mettre
32:14de la légèreté,
32:15tout simplement.
32:16Oui, oui.
32:17De faire passer des trucs.
32:18C'est une autre façon
32:19de voir les choses,
32:22sûrement.
32:24Dominique Enracte,
32:25vous,
32:26vous multipliez les rôles aussi.
32:27Vous avez été boulanger,
32:29vous l'êtes moins maintenant,
32:30vous l'avez dit,
32:30mais vous l'avez quand même
32:31été beaucoup.
32:32La Pompadour,
32:33c'est dans le 16e.
32:34Vous êtes président
32:35de la Confédération Nationale
32:36des Boulangers,
32:37maintenant de la CGAD.
32:39La multiplicité des rôles,
32:42c'est un truc qui vous parle aussi ?
32:44Oui, c'est vrai.
32:45Alors,
32:46ce n'est pas tout à fait des rôles.
32:47Je dirais qu'un poste,
32:48on apporte un autre.
32:49C'est-à-dire que dès que
32:49vous prenez une responsabilité,
32:51évidemment que dans toute la filière,
32:53ça représente
32:54différentes choses.
32:56Donc,
32:56on arrive aussi
32:57dans le côté social,
32:58on arrive dans les assurances,
33:00dans les mutuelles.
33:01Ensuite,
33:01on parle dans différents postes,
33:03ce qui fait que ça irradie
33:04et on a plusieurs rôles à jouer.
33:06Enfin,
33:06on a au moins différents langages.
33:08Ce n'est pas le même dialogue
33:08d'une boulangerie
33:09dans une mutuelle
33:10ou dans une réunion sociale
33:13avec des politiques.
33:14Bien sûr,
33:15c'est sûr.
33:16Eh bien,
33:16vous restez avec moi,
33:16chers amis.
33:17C'est excellent.
33:18Sur Sud Radio,
33:18on est avec Patrick Chenet,
33:19écrivain,
33:20acteur,
33:20comédien,
33:22écrivain,
33:22metteur en scène,
33:23tout ça, pardon.
33:24Et puis Dominique Enrach,
33:25président de la Confédération Nationale
33:26de la Boulangerie,
33:27patricerie française
33:28et de la Confédération Générale
33:29de l'Alimentation en détail.
33:31A tout de suite.
33:34Sud Radio,
33:34c'est excellent.
33:35Judith Bélair.
33:36Vous êtes bien sur Sud Radio
33:37et nous aussi,
33:38c'est excellent.
33:39Comme chaque dimanche,
33:39ce soir,
33:40pour encore quelques instants,
33:41vous êtes avec Patrick Chenet,
33:42écrivain,
33:42acteur,
33:43auteur de lettres d'excuses
33:44paru aux éditions de l'Archipel
33:45et puis porté sur scène
33:46un seul en scène
33:47qui est en tournée actuellement.
33:48Et puis Dominique Enrach,
33:49qui est présidente
33:50de la Confédération Nationale
33:51de la Boulangerie,
33:51pâtisserie française
33:52et qui vient aussi
33:53de prendre la tête
33:53de la Confédération Générale
33:55de l'Alimentation en détail.
33:56Alors,
33:57quelques instants,
33:57je disais,
33:58parce que dans pas longtemps,
33:59vous allez retrouver
33:59votre chronique
34:00dédiée aux personnalités
34:01qui s'engage parlant de vous.
34:02Mais juste avant ça,
34:03quelques minutes donc avec vous,
34:04mes chers invités,
34:05pour vous embêter un peu
34:06avec mes portraits chinois.
34:07Vous êtes prêts ?
34:08Il faut répondre
34:09sans trop réfléchir.
34:10Ça devrait m'aller comme un.
34:13Oui,
34:13c'est comme moi parfois,
34:15quand je googlise.
34:17Patrick Chenet,
34:18si vous étiez une œuvre théâtrale ?
34:21Je serais Patrick Chenet.
34:23C'est vous l'œuvre théâtrale ?
34:25Écoutez,
34:25il ne faut pas réfléchir.
34:27La première fois
34:28qu'on me donne une réponse
34:28comme ça,
34:29j'adore.
34:32Dominique Enrack,
34:33si vous étiez un symbole
34:33du patrimoine ?
34:35Je me lancerais bien
34:35pour la baguette.
34:37La baguette ?
34:37Ah bon ?
34:38C'est pas original,
34:39mais quel plus beau !
34:41Bah oui,
34:41c'était un peu logique
34:42comme réponse en même temps,
34:43j'ai envie de dire.
34:44Patrick Chenet,
34:45si vous étiez un accessoire
34:46de scène ?
34:48Je serais un micro,
34:51D'accord,
34:52pourquoi ?
34:52Je sais pas.
34:53Pour porter la voix ?
34:55D'accord,
34:56ok,
34:57vous n'avez pas besoin
34:57d'expliquer.
34:57Non,
34:57parce que je trouve
34:58que maintenant,
34:59on peut,
34:59avec toute la technologie
35:01avancée,
35:02avoir des...
35:03Parfois,
35:03quand les théâtres sont grands
35:04ou sous des balcons,
35:05on a du mal,
35:06c'est pas moi forcément,
35:07et si on met des micros,
35:10maintenant,
35:11c'est tellement au point
35:11qu'on entend parfaitement.
35:16Dominique Enrack,
35:16si vous étiez une miche de pain ?
35:19Une belle meule.
35:20D'accord,
35:20c'est quoi la meule
35:21en quelques mots ?
35:22Alors,
35:22c'est une farine
35:23un petit peu billée
35:23avec une grosse fermentation
35:25et une belle croûte,
35:26un peu comme on disait
35:27le pain à l'ancienne,
35:28mais avec une mie
35:29un peu plus moderne.
35:30D'accord,
35:31ça donne envie.
35:32Patrick Chenet,
35:33si vous pouviez dîner
35:34avec un acteur du XXe siècle
35:35qui est décédé,
35:38qui est décédé, donc ?
35:39Marlon Brando.
35:40Ah ouais,
35:41je suis d'accord.
35:42Là,
35:42je ne vous demanderai
35:43même pas pourquoi.
35:44Ou Charlie Chaplin.
35:45Ok.
35:46Ou moi,
35:46le mec qui ne m'en sort pas.
35:49Ok.
35:50Dominique Enrack,
35:51si vous étiez un geste ?
35:53Le fleurage.
35:55Alors,
35:55qu'est-ce que c'est ?
35:56C'est en fait,
35:56vous prenez de la farine
35:57et vous la jetez
35:58avec les doigts
35:59et ça fait de la poussière
36:00et ça va englober
36:02tout l'endroit
36:02où vous allez mettre la pâte
36:03pour ne pas que ça colle.
36:04D'accord.
36:04Donc,
36:05c'est vraiment un nuage
36:06et on regarde au travers.
36:07Je vais essayer à la maison.
36:08Le fog.
36:09Le fog.
36:09Pas une grosse poignée
36:10pour démarrer.
36:11D'accord,
36:11sinon je vais en mettre partout,
36:12j'ai compris.
36:13Patrick Chenet,
36:14si vous étiez une réplique ?
36:17Je m'excuse.
36:19C'était logique aussi.
36:21Dominique Enrack,
36:22si vous étiez un dessert ?
36:26Le soufflé.
36:27Ah ouais.
36:28Au chocolat ?
36:30Pas forcément.
36:30Au grand marnier,
36:31un soufflé.
36:32C'est vraiment quelque chose
36:34qui est très compliqué
36:34à réaliser,
36:36qui monte tout en légèreté
36:37et qu'il faut manger très vite
36:38parce que sinon ça retombe.
36:39Oui,
36:40sinon ça se dégonfle après.
36:42On adore.
36:44Patrick Chenet,
36:45quel est le mot
36:45que vous dites le plus souvent ?
36:48Je pense que ça doit se situer
36:51entre putain et merde.
36:52Parlons vrai sur Sud Radio.
36:54Combien de fois par jour ?
36:56Beaucoup.
36:58Oui,
36:59vous savez maintenant
37:01on fait moins de phrases
37:04qu'avant.
37:04Le langage est plus imagé
37:05donc pour illustrer
37:07certaines émotions
37:08que ce soit
37:09où on s'est fait mal
37:10ou le spectacle
37:11est formidable.
37:12Le putain on peut le...
37:13Le putain,
37:13je suis d'accord.
37:14Putain !
37:15Parlons vrai !
37:17Putain !
37:18C'est une façon
37:20de s'exprimer aussi
37:21avec différentes couleurs.
37:23Dominique Enracte,
37:24un mot que vous diriez
37:25à votre moi enfant ?
37:27Je t'aime.
37:28Oh ce mignon !
37:29C'est vrai ?
37:30Bah oui.
37:31Bah c'est beau.
37:34Patrick Chenet,
37:35quel est...
37:35Si vous étiez une époque ?
37:38J'aime bien les années 50.
37:40Ouais, pourquoi ?
37:4160.
37:42Parce que c'était
37:43la fin de quelque chose,
37:44le début d'un autre monde.
37:46C'était les jeunes hommes
37:47en colère.
37:49C'était votre jeunesse ?
37:50C'était le rock'n'roll
37:52qui débutait.
37:53C'était les émissions
37:54pour la jeunesse
37:54qui n'existaient pas avant.
37:56C'était la nouvelle vague
37:57au cinéma.
37:58C'était une sacrée période.
38:00C'était une époque
38:00vraiment formidable.
38:01Évidemment,
38:02ça correspondait
38:03à ma jeunesse.
38:04Peut-être qu'il y a
38:04une corrélation.
38:05Mais enfin,
38:06il y a quand même
38:06un ensemble de choses
38:07qui fait qu'on sorte d'un monde.
38:09Moi, personnellement,
38:09je suis une nostalgique
38:10de cette époque
38:11que je n'ai pas connue.
38:13Dominique Enrach,
38:14si vous étiez
38:15un moment de la journée ?
38:18La sieste.
38:19Ouais.
38:21Patrick Chenet,
38:22si vous étiez
38:22trois adjectifs
38:23pour vous décrire ?
38:24Moi ?
38:25Merde, putain.
38:28Hésitant,
38:29humeur
38:32et doué.
38:34Ouais.
38:35Et vous,
38:36Dominique Enrach,
38:36si vous aviez
38:37trois valeurs
38:37à transmettre ?
38:39Le courage,
38:41la pugnacité
38:43et la confiance.
38:47Eh bien,
38:47sur ces bons mots,
38:49vous restez avec moi,
38:49chers amis,
38:50parce qu'on le retrouve
38:50tout de suite.
38:51Parlons de vous,
38:52Patrick Chenet,
38:53Dominique Enrach.
38:53On va revenir ensemble
38:54pour la fin de l'émission.
38:55A tout de suite.
38:58Sud Radio,
38:59parlons de vous,
39:01Judith Bélair.
39:02Un micro pour les acteurs
39:03du changement
39:03avec votre chronique
39:04Parlons de vous,
39:05parlons vrai
39:06sur Sud Radio.
39:07Aujourd'hui,
39:07j'ai le plaisir
39:08d'accueillir In Vivo
39:08qui est un acteur majeur
39:10de l'agriculture en Europe
39:11et qui accompagne
39:12les agriculteurs
39:13tous les jours
39:14sur le terrain.
39:16Pour en parler,
39:16je suis avec le directeur
39:17du digital du groupe,
39:19Stéphane Marcel.
39:20Bonjour Stéphane.
39:21Bonjour Judith.
39:22Bienvenue.
39:23Alors Stéphane,
39:24l'agriculture,
39:25on le sait en ce moment,
39:25elle est confrontée
39:26à des défis qui sont majeurs.
39:27Clairement,
39:28on parle du changement climatique,
39:30de la raréfaction des ressources.
39:32Est-ce que l'IA joue un rôle central
39:34dans cette transition absolument nécessaire
39:36pour tous en fait ?
39:38Oui, sans aucune hésitation.
39:40Oui, au même titre que l'agriculture
39:42a connu des révolutions industrielles
39:45par le passé,
39:46avec par exemple l'arrivée du tracteur,
39:47qui a bouleversé l'agriculture,
39:49l'arrivée des nouvelles semences
39:50avec des nouvelles variétés.
39:52C'est désormais l'intelligence artificielle
39:54et le digital qui viennent bouleverser
39:55les méthodes culturelles
39:58chez les agriculteurs au quotidien.
40:00C'est un changement complet de paradigme
40:01en fait, c'est ça ?
40:02Oui, complètement.
40:02En fait, l'IA aujourd'hui permet
40:04d'accéder facilement à une information
40:06qui est experte, contextualisée
40:08pour l'agriculteur en fonction
40:10de sa zone géographique,
40:11du type de culture qu'il a, etc.
40:13Et grâce à des petits agents IA
40:15qu'on a par exemple nous intégrés
40:17dans notre plateforme qui s'appelle Farmi,
40:19qui est destinée à tous nos agriculteurs,
40:21l'agriculteur peut poser une question
40:22avec un langage naturel,
40:24donc il n'a plus besoin d'utiliser
40:25un smartphone avec des petites touches.
40:28Souvent les agriculteurs,
40:29ce n'est pas une caricature,
40:30mais ils ont des gros doigts,
40:30donc ce n'est pas forcément simple.
40:32Donc avec du langage naturel,
40:34questionner une intelligence artificielle
40:35qui va...
40:36Sur un problème qu'il rencontre
40:37dans son exploitation.
40:39Et ce que les gens ne savent pas forcément,
40:41mais un agriculteur,
40:41c'est avant tout un chef d'entreprise.
40:43Bien sûr.
40:43D'accord ?
40:43Donc il a des enjeux de chef d'entreprise.
40:45Il se pose des questions
40:46de savoir comment il va être plus productif,
40:49respecter mieux l'environnement, etc.
40:51D'accord.
40:51Donc il revendique l'utilisation
40:52de ces technologies-là
40:53pour l'aider au quotidien
40:55dans la meilleure prise de décision.
40:56Alors où est-ce que l'IA agit aussi ?
40:58Il y a évidemment d'autres exemples,
41:00on imagine.
41:00Oui.
41:01Alors par exemple,
41:02je peux vous citer par exemple
41:02l'agriculture de précision.
41:04Alors les gens ne le savent pas non plus.
41:06quand on croque dans une baguette de pain,
41:08on ne sait pas que derrière,
41:09il y a une culture de blé
41:10qui a fait peut-être appel
41:12à des imageries satellites,
41:14des algorithmes
41:15de l'intelligence artificielle agronomique
41:18pour permettre à l'agriculteur
41:19de mieux prendre des décisions
41:21sur apporter telle dose d'irrigation
41:25à tel endroit
41:26ou tel azote, par exemple,
41:29pour l'engrais,
41:30à tel endroit, etc.
41:31Donc c'est extrêmement précis.
41:33Et ça permet aussi par exemple
41:34de surveiller en amont
41:35les maladies potentielles.
41:37Alors oui, effectivement,
41:38avec l'apparition de maladies,
41:41plus on est en capacité
41:42de détecter de façon précoce
41:44l'arrivée de la maladie
41:45et mieux c'est pour l'agriculteur
41:46qui va pouvoir lutter
41:47de façon alternative
41:50que un traitement.
41:51Plus efficacement
41:52et peut-être plus bio aussi d'ailleurs.
41:53Tout à fait.
41:55Alors il y a aussi des robots
41:56par exemple agricoles.
41:58Ça c'est étonnant.
41:59Alors ça c'est les robots agricoles.
42:01Par exemple, je vous donnais
42:02deux exemples.
42:02Le désherbage qui est pénible,
42:05qui est une tâche pénible
42:06pour l'agriculteur.
42:08Aujourd'hui, désormais,
42:09vous pouvez avoir
42:09des petits robots autonomes
42:10dans les parcelles agricoles.
42:11Qui vont désherber ?
42:12Qui sont bourrés d'IA.
42:13Incroyable.
42:13Et puis vous avez par exemple aussi,
42:16vous savez,
42:16quand vous êtes éleveur laitier,
42:17une vache,
42:19elle produit du lait
42:20et il faut faire la traite
42:21deux fois par jour.
42:23C'est du boulot.
42:24C'est du boulot.
42:25Maintenant, on a des robots de traite
42:26où la vache est complètement autonome.
42:29Quand elle sent que c'est le moment,
42:30elle va directement dans le robot.
42:31Le robot analyse plein de choses
42:33grâce à de l'intelligence artificielle
42:34et la traite est possible.
42:36On se demande comment la vache
42:37va d'elle-même dans le robot.
42:38Mais parce qu'elle en a besoin.
42:39Oui, c'est ça.
42:39Parce que ça lui fait mal.
42:40Si elle n'est pas trait,
42:41elle a besoin d'être trait
42:43pour pouvoir continuer sa lactation.
42:45Donc en fait,
42:47l'éleveur qui ne pouvait plus partir en vacances,
42:49qui avait du mal à renouer
42:50avec une vie de famille,
42:50mais grâce à du robot
42:51et de l'intelligence artificielle,
42:53c'est devenu possible.
42:54Oui, parce qu'il y a les tracteurs connectés,
42:56la gestion du bétail.
42:57Enfin, on ne va pas faire tout le tour de tout,
42:58mais c'est vrai que ça change énormément de choses.
43:01Il y a aussi la gestion administrative
43:02qui est facilitée du coup.
43:05Parce que ça, c'est un vrai sujet
43:06pour beaucoup d'entrepreneurs,
43:07pas que les agriculteurs d'ailleurs.
43:08Vous savez combien de temps
43:09un agriculteur met en tâches administratives
43:11et propasseries diverses et variées ?
43:13Une journée par semaine.
43:15À peu près entre 8 et 9 heures.
43:17Donc là, l'objectif, c'est qu'à terme,
43:19et c'est dans un futur très proche,
43:22ça sera un agent IA,
43:23un petit agent IA,
43:24qui lui fera ses déclarations administratives
43:26et réglementaires à sa place.
43:27Ce qui va lui permettre de lui dégager du temps
43:29pour pouvoir faire autre chose
43:30dans son exploitation.
43:32Donc tout ce qu'il aura à faire,
43:33c'est lui mettre l'information dedans
43:34pour qu'ensuite...
43:36C'est même pire que ça,
43:36c'est que l'agent IA sera autonome
43:38dans la captation d'informations.
43:40Il aura les informations nécessaires
43:42pour faire les bonnes déclarations
43:43au bon moment.
43:44On va tous s'en servir en fait.
43:45Vous pouvez m'imaginer
43:46à titre également personnel
43:48sur les déclarations d'impôts, etc.
43:52Et alors, il y a aussi tout ce qu'il y a...
43:55Juste pour revenir sur...
43:57Vous nous avez parlé
43:57de lunettes intelligentes aussi.
44:01Il y a des grandes entreprises de la tech
44:03qui nous parlent de ça en ce moment.
44:06Est-ce que ça va remplacer le smartphone, ça ?
44:08En fait, alors ça, c'est un grand...
44:10La semaine dernière,
44:11une grande entreprise que je ne citerai pas,
44:13mais qui a mis au point
44:14le premier réseau social,
44:15donc tout le monde saura qui c'est,
44:17a sorti ces nouvelles lunettes connectées.
44:20Donc là, on passe certainement...
44:21Qu'est-ce que ça change dans le métier d'agriculteur
44:22d'avoir des lunettes connectées ?
44:23Imaginez une seconde
44:24que l'agriculteur puisse porter ses lunettes,
44:26d'accord,
44:27et que l'agent,
44:28l'intelligence artificielle
44:29qui est présente dans ses lunettes
44:31puisse analyser en temps réel
44:33tout ce qu'il voit.
44:34D'accord.
44:34Par exemple,
44:35il est en train de regarder
44:36sa culture de maïs
44:37et l'intelligence artificielle lui dit
44:40ta culture de maïs
44:41a-t-elle signe avant-coureur de maladie,
44:44a besoin d'eau ?
44:45Il peut poser une question
44:46à l'intelligence artificielle
44:47sans devoir passer par le smartphone
44:50qui est parfois effectivement
44:52plus encombrant,
44:53plus compliqué.
44:55Voilà.
44:55Donc on passe déjà
44:56à une étape un peu supérieure,
44:57une sorte d'intelligence supérieure
44:59qui est proche de votre rétine
45:00et qui peut vous permettre
45:03de vous apporter
45:04toutes les informations nécessaires
45:05sans vous couper
45:06de la vie réelle.
45:07Parce que quand on est
45:08sur un smartphone,
45:09à un moment,
45:09on s'isole,
45:10on se coupe.
45:11Là, en fait,
45:12on est complètement immergé.
45:13Allez, pour terminer,
45:14un petit mot sur le fait
45:14que ça fait un peu tourner
45:15la tête tout ça,
45:16très rapidement.
45:16Oui, alors rapidement,
45:18évidemment,
45:18il faut prendre du recul.
45:19Chez InVivo,
45:20on fait attention à cela,
45:21on utilise ces intelligences artificielles
45:24dans des logiques
45:25très pragmatiques,
45:26d'accord,
45:27éthiques également.
45:28On s'assure que ça apporte
45:29de la valeur
45:30aux agriculteurs.
45:32On conçoit ces outils,
45:33on co-construit ces outils
45:34avec l'ensemble des acteurs
45:35qui les accompagnent
45:36pour s'assurer
45:37que ça génère vraiment
45:38de la valeur.
45:39Attention, évidemment,
45:39derrière,
45:40les intelligences artificielles
45:41peuvent halluciner parfois,
45:43générer des mauvaises informations.
45:44Les intelligences artificielles
45:45peuvent être utilisées aussi
45:47par des gens
45:47qui n'ont pas forcément...
45:48Voilà, exactement.
45:49Merci beaucoup Stéphane.
45:50Je rappelle que vous êtes
45:50le directeur du digital
45:52du groupe InVivo.
45:53Stéphane Marcel
45:53pour Sud Radio aujourd'hui.
45:55Merci beaucoup.
45:55Merci.
45:56C'était excellent.
45:57Merci Patrick Chenet.
45:58Merci à vous.
45:58Merci Dominique en acte.
45:59Merci.
46:00Alors, Patrick Chenet,
46:02vous êtes en tournée
46:03avec Lettre d'excuse.
46:05C'est un spectacle
46:07qui est tiré de votre livre
46:08qui était paru à l'archipel
46:09qui est toujours dans le commerce,
46:10évidemment.
46:11Alors, vous avez des représentations
46:12qui arrivent à Yssin-Jau,
46:14à Pessac,
46:14à Saint-Chamond.
46:15Vous savez,
46:15la prochaine là
46:16qui arrive tout de suite ?
46:17Il y a Bruxelles,
46:19il y a Mons,
46:20il y a Saint-Etienne,
46:22Lyon.
46:23On peut tout trouver
46:24sur Internet, j'imagine.
46:25Oui, c'est qu'à mi-janvier.
46:26D'accord.
46:27On reviendra vous voir alors.
46:29Merci d'être venu.
46:29Oui, j'espère bien.
46:31Dominique en acte.
46:32Toutes les infos
46:33sur la Confédération nationale
46:34de la boulangerie
46:35et de la pâtisserie,
46:35c'est sur boulangerie.org
46:36tout simplement.
46:38Les Rabelais,
46:38pour ceux que ça intéresse,
46:39il faut le dire quand même.
46:40Les tirés du 6,
46:41Rabelais au pluriel,
46:41tirés du 6,
46:42des tirés du 6,
46:43jeunes tirés du 6,
46:44talent.fr.
46:45Il y a autre chose
46:45que vous voulez passer comme message ?
46:47Juste qu'il y a tellement
46:48de travail dans nos métiers
46:50qu'il y a vraiment
46:51tout un tas de talents
46:52qu'on attend en fait.
46:53Eh bien voilà.
46:54Allez-y,
46:54n'hésitez pas
46:55si vous avez envie
46:55de mettre les mains
46:56dans la bonne pâtisserie,
46:58dans la bonne pâte
46:59pour faire la pâtisserie,
47:01pour apprendre à faire la pâte.
47:02Voilà.
47:03Peut-être que je vais le faire
47:03moi tiens aussi.
47:05Merci en tout cas.
47:05Merci à tous
47:06de votre fidélité
47:06à cette excellente
47:07votre émission sur Sud Radio.
47:08On se retrouve dimanche prochain
47:09à 19h.
47:10Et aussi le samedi
47:11à 13h30,
47:12vous le savez,
47:12pour Parlons Femmes.
47:13Merci à Juju
47:14qui réalise ce dimanche.
47:16Je vous embrasse.
47:17Bye bye.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations