- il y a 10 mois
Le 1er octobre, la commission des affaires sociales du Sénat organisait une table-ronde sur les congés payés. La Cour de cassation a rendu un arrêt le 10 septembre 2025 qui précise qu’un salarié placé en arrêt maladie pendant ses congés payés a le droit de les reporter pour que son droit au repos soit conservé et qui prévoit qu’en cas de décompte hebdomadaire de la durée du travail, les périodes de congés payés soient prises en compte pour la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Il a permis à la France de se conformer au droit européen en la matière. Cette décision aura un impact sur la société française : sur les travailleurs et sur les entreprises. Pour évaluer ces impacts, les sénateurs ont interrogé Jean-Guy Huglo, conseiller doyen de la chambre sociale de la Cour de cassation, Pierre Ramain, directeur général du travail, France Henry-Labordère, directrice générale adjointe du Medef, responsable du pôle social, Éric Chevée, vice-président chargé des affaires sociales de la CPME et Laurence Breton Kueny, vice-présidente déléguée de l’Association nationale des DRH et directrice des ressources humaines d’Afnor. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
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00:00:00Générique
00:00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:13Le salarié placé en arrêt maladie pendant ses congés payés a désormais droit à ce qu'il soit reporté.
00:00:19C'est ce qu'indique un arrêt de la Cour de cassation qui met ainsi la France en conformité avec le droit européen.
00:00:26Mais qu'est-ce que cela implique pour le patronat ?
00:00:29C'est le sujet d'une table ronde organisée au Sénat. Je vous laisse suivre les échanges.
00:00:35Bien mes chers collègues, nous allons débuter notre commission avec un petit peu de retard.
00:00:40Alors, d'abord, bienvenue à Saint-Avisage.
00:00:45Il y a déjà quelques mois que nous n'avons pas forcément croisé tout le monde.
00:00:49C'est l'occasion de vous saluer et j'espère que nous allons rentrer dans une période active de travaux au Sénat.
00:00:56Nous allons attendre les quelques jours qui viennent pour savoir où on en sera dans nos démarches.
00:01:01Alors, concrètement, ce matin, nous organisons une table ronde sur les conséquences des décisions jurisprudentielles récentes en matière de droits relatifs aux congés payés.
00:01:11Je vous précise que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo.
00:01:14Elle est retransmise en direct sur le site du Sénat et sera ensuite disponible en vidéo à la demande.
00:01:21Ces deux dernières années, plusieurs arrêts importants sont intervenus en la matière.
00:01:27L'un, en septembre 2023, relatif à l'acquisition de congés durant les périodes d'arrêt maladie.
00:01:32Et deux autres, le mois dernier, relatifs d'une part à la possibilité de reporter ces congés payés si un arrêt maladie survient lors d'une période de congés.
00:01:42Et d'autre part, à la nécessité de prendre en compte les jours de congés dans le calcul du seuil de déclenchement des heures supplémentaires.
00:01:50Il s'agissait, dans chacun de ces cas, selon la Cour de cassation, de mettre le droit français en conformité avec le droit européen.
00:01:59Ces évolutions jurisprudentielles ont néanmoins suscité des réactions des représentants des entreprises.
00:02:05Il a donc semblé utile de faire un point sur ce sujet.
00:02:08Et donc, je remercie pour leur présence M. Jean-Guy Huglot, conseiller doyen de la Chambre sociale de la Cour de cassation,
00:02:14M. Pierre Ramin, directeur général du travail, Mme France-Henri Laborder, directrice générale adjointe du MEDEF, responsable du pôle social,
00:02:24M. Éric Chevet, vice-président chargé des affaires sociales de la CPME,
00:02:28et Mme Laurence Breton-Kuini, vice-présidente déléguée de l'Association nationale des DRH et directrice des ressources humaines d'AFNOR.
00:02:38Je vais sans plus attendre vous laisser la parole pour un propos introductif,
00:02:42dans lequel, tout d'abord, la Cour pourra développer le fondement de ses récentes décisions.
00:02:47La Direction générale du travail, ensuite, et les organisations représentées pourront davantage insister sur les conséquences de ces décisions.
00:02:55Les membres de la Commission, qui le souhaiteront, pourront ensuite vous interroger, pour pouvoir échanger avec les différents sénateurs ici présents.
00:03:03Voilà. Je vais tout d'abord, M. Huglot, vous laisser la parole pour lancer le sujet.
00:03:08Et donc, la Cour de justice définit la période de congé payé comme étant une période de détente et de loisirs pour le salarié.
00:03:20Et donc, elle considère que lorsque le salarié est malade, il y a une autre cause de suspension de l'exécution du contrat de travail,
00:03:29c'est-à-dire qu'en fait, il restaure sa santé. Et que donc, le salarié ne peut pas être en même temps dans deux causes différentes,
00:03:36avec des objectifs complètement distincts de suspension de l'exécution du contrat de travail.
00:03:42Donc, ou il est en congé payé avec une période de détente et de loisirs, ou il est en arrêt maladie pour restaurer sa santé.
00:03:50Ce qui explique que, dans l'arrêt du 21 juin 2012, la Cour de justice a dit, si le salarié est en période de congé,
00:03:59donc en période supposée de détente et de loisirs, et que néanmoins il tombe malade durant ses congés,
00:04:05à ce moment-là, la suspension, en quelque sorte, de l'exécution du contrat de travail a un autre objectif,
00:04:10qui est de restaurer sa santé. Et du coup, les congés payés sont suspendus, et le salarié a droit au report de ses congés payés.
00:04:17L'arrêt est très simple, il est très clair, il fait quatre pages, ce qui est très court pour un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne.
00:04:26Donc, nous, évidemment, à l'agence sociale de la Cour de cassation, en 2012, on avait bien conscience que notre jurisprudence traditionnelle
00:04:32était complètement en porte-à-faux et désormais incompatible avec la jurisprudence de la Cour de justice.
00:04:39Mais comme personne ne nous a jamais posé la question, juste à cette année,
00:04:43évidemment, on n'a jamais eu l'occasion de se prononcer de nouveau sur la question.
00:04:48D'ailleurs, j'observe qu'il n'y a aucun arrêt de la Chambre sociale postérieure à 2012
00:04:52qui aurait fait application de la jurisprudence antérieure, puisque personne ne nous a posé la question.
00:04:57Si on avait maintenu notre jurisprudence ancienne,
00:05:01la violation grave et manifeste du droit de l'Union européenne était très claire.
00:05:04D'abord, parce que, comme je l'ai dit, l'arrêt de 2012 est très simple et très claire.
00:05:09Ensuite, le directeur général du Travail pourra vous le confirmer.
00:05:13Depuis un an, le site du ministère du Travail recommande aux entreprises
00:05:19de ne plus faire application de la jurisprudence de la Chambre sociale traditionnelle,
00:05:24mais de faire application de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
00:05:28Et en plus, comme vous le savez, un recours en manquement, en tout cas une procédure en manquement,
00:05:32a commencé à être engagé par la Commission européenne le 18 juin dernier,
00:05:37en adressant une mise en demeure au gouvernement français.
00:05:40Donc, je n'imagine pas une seule seconde mes collègues de la Première Chambre civile,
00:05:45malgré toute l'amitié qu'ils ont pour leurs collègues de la Chambre sociale,
00:05:48venir dire qu'il n'y a pas eu de violation grave et manifeste du droit de l'Union européenne
00:05:55du fait de la jurisprudence de la Chambre sociale.
00:05:57Donc voilà tout ça pour vous dire que nous n'avions aucune marge de manœuvre.
00:06:00Alors, quand même, nous avons prévu un certain nombre de garde-fous.
00:06:05Donc, le premier qui ne vous aura pas échappé des figures est dans l'arrêt,
00:06:09est dans la notice explicative, est dans le communiqué de presse.
00:06:12C'est qu'il faut bien entendu que le salarié ait notifié à l'employeur,
00:06:17durant ses congés payés, à un arrêt maladie.
00:06:20D'ailleurs, je pense qu'il faut qu'il le notifie dans les 48 heures,
00:06:22puisque c'est le délai qui est prévu du point de vue réglementaire.
00:06:26Notre idée, évidemment, était que si l'employeur a des doutes sur la justification médicale de cet arrêt maladie,
00:06:36il puisse provoquer une contre-visite par un médecin-conseil de la caisse primaire d'assurance maladie.
00:06:44Donc ça, c'est évidemment un point absolument fondamental.
00:06:48La seconde chose, c'est que j'ai pris la précaution de ne pas rendre l'arrêt avant le mois de juillet,
00:06:55alors que ça aurait été parfaitement possible,
00:06:58et de le rendre le 10 septembre,
00:06:59pour laisser quelque temps s'accoutumer à la règle nouvelle,
00:07:05en tout cas après cet été-ci.
00:07:06Mais bon, c'est nos délais normaux,
00:07:08même le 10 septembre, c'est nos délais normaux de publication de l'arrêt.
00:07:13Et puis ensuite, je pense qu'il ne devrait quasiment pas y avoir d'effet rétroactif.
00:07:19De fait, parce qu'évidemment, comme on a subordonné l'application de la règle
00:07:24au fait que le salarié ait notifié à l'employeur un arrêt maladie
00:07:29durant sa période de congé,
00:07:30et que juste ici, y compris les salariés, étaient persuadés de la règle inverse,
00:07:36a priori, ça doit être absolument rarissime.
00:07:40Voilà ce que je peux vous dire pour le premier arrêt du 10 septembre.
00:07:46Il y a l'autre arrêt qui concerne le mode de calcul des heures supplémentaires.
00:07:53Donc là, c'est une problématique un peu différente,
00:07:58puisque nous avons cette fois un texte du Code du travail,
00:08:02qui est l'article 31, 21, 28 du Code du travail,
00:08:06qui dit que, comme vous le savez, l'horaire légal hebdomadaire, c'est 35 heures.
00:08:12Et donc, il y a heures supplémentaires si le salarié, durant la semaine, fait plus de 35 heures.
00:08:17Sauf que le texte précise que c'est 35 heures de travail effectif.
00:08:22Et donc, si le salarié qui a fait des heures supplémentaires en début de semaine,
00:08:25lundi, mardi, mercredi, etc., prend une journée de congé le vendredi,
00:08:30comme la journée de congé va venir en déduction du nombre d'heures de travail effectif,
00:08:36il va perdre son droit à majoration d'heures supplémentaires,
00:08:39alors qu'il aura fait des heures supplémentaires en début de semaine,
00:08:43puisqu'il va parvenir en dessous des 35 heures.
00:08:47Alors, ce système, ou le système similaire qui existe en droit allemand,
00:08:51en sachant qu'en droit allemand, en plus, la période de référence des heures supplémentaires,
00:08:56ce n'est pas la semaine, c'est le mois, a été condamné par l'accord de justice,
00:09:00cette fois dans un arrêt beaucoup plus récent, du 13 janvier 2022,
00:09:05en disant que ça dissuade le salarié de prendre ses congés payés,
00:09:08puisque s'il a fait des heures supplémentaires en début de mois,
00:09:11sa période de congé va venir en déduction,
00:09:13et du coup, il va perdre son droit aux majorations d'heures supplémentaires,
00:09:16alors qu'incontestablement, il a effectué des heures supplémentaires.
00:09:20Merci, M. le Président, et bonjour à toutes et tous.
00:09:23Peut-être juste en complément des indications que Jean-Guy Goulot vient de vous donner,
00:09:30peut-être juste un point, effectivement, pour rappeler que ces arrêts,
00:09:33ils interviennent dans un contexte où on a été dessiné à une mise en demeure de la commission
00:09:37liée à un contentieux individuel.
00:09:39Donc ce n'est pas quelque chose qui est lié à un contentieux pratique en droit interne.
00:09:45Cette mise en demeure, elle avait été précédée d'abord du contact informel
00:09:48qui nous avait amené, conscient de la fragilité du cadre juridique
00:09:52par rapport à la compatibilité avec la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne,
00:09:57à mettre une information sur le site du ministère
00:09:59recommandant de se conformer à la jurisprudence de la Cour de justice européenne,
00:10:05mais qui a été jugée en pratique insuffisante comme information par la commission
00:10:09qui nous a adressé cette mise en demeure, peut-être auxquelles nous sommes en train de répondre.
00:10:18Et nous répondons d'une double manière.
00:10:20D'une part, effectivement, en indiquant le sens des arrêts de la Cour de cassation,
00:10:29et par ailleurs en indiquant, et je pense que ça n'a pas forcément été totalement conscient,
00:10:35mais en réalité, depuis l'adoption de la loi d'adulte du 22 avril 2024,
00:10:40notamment l'article 37, qui était fait pour répondre aux arrêts de la Cour de cassation du 13 septembre 2023,
00:10:47on a également consacré dans cette loi, indirectement, un droit au report des congés payés
00:10:54ne pouvant être pris en raison d'un arrêt maladie.
00:10:57On a l'article L31-415 du Code du travail,
00:11:00qui dispose que les périodes pendant lesquelles l'exécution du contrat de travail
00:11:04et suspendues pour cause d'arrêt de travail lié à un accident ou une maladie
00:11:07n'entraînant pas un caractère professionnel sont considérés comme des périodes effectives
00:11:10pour la détermination du droit au congé.
00:11:13Et il n'y a aucune précision n'est apportée à cet article sur la date à laquelle survient l'arrêt.
00:11:17Et donc, il a pour effet de s'appliquer à tous les arrêts de travail,
00:11:19y compris ceux qui surviennent pendant les congés payés.
00:11:25Et par ailleurs, et toujours de la même manière, à l'article 31, 41, 19, 1 et 2 du Code du travail,
00:11:31toujours créé par cette loi, on précise que lorsqu'un salarié est dans l'impossibilité
00:11:34de prendre ses congés payés pour cause de maladie, il bénéficie d'une période de report
00:11:38sans distinction selon la date à laquelle l'arrêt de travail survient,
00:11:42y compris si c'est pendant une période de congés payés.
00:11:48Voilà. Donc peut-être un point... Je voulais attirer votre attention sur ce point.
00:11:52Évidemment, les faits à l'origine de l'arrêt de la Cour de cassation
00:11:59portent sur une période antérieure à l'entrée en vigueur de la loi d'adu.
00:12:04Mais c'est donc un élément supplémentaire que je voulais vous apporter en visibilité
00:12:10sur l'état du droit.
00:12:12Peut-être juste en complément pour dire deux choses sur l'impact.
00:12:18de ces arrêts pour les entreprises et d'abord sur celui qui concerne
00:12:25le report des congés survenus à l'occasion d'un arrêt maladie.
00:12:30Peut-être dire que d'abord, effectivement, cette incompatibilité de notre droit interne,
00:12:35elle avait été assez bien identifiée.
00:12:37Ça nous avait amené à mettre cette information sur le site du ministère.
00:12:41Quand on se plonge aussi dans la doctrine juridique,
00:12:44donc ce n'est pas les pratiques des entreprises,
00:12:46mais cette fragilité était assez largement identifiée.
00:12:53Je pense que sur la portée, quand même un point fort,
00:12:56par rapport à ce qu'on a connu il y a deux ans, suite aux arrêts de septembre 2023,
00:13:01c'est qu'on n'a pas de situation antérieure lourde à régler.
00:13:06Il y a deux ans, vous vous en souvenez, compte tenu de la durée d'incompatibilité
00:13:11et le caractère rétroactif de l'application de la jurisprudence,
00:13:15il y avait une vraie inquiétude sur cette situation passée
00:13:19qui a amené le législateur à intervenir pour en limiter l'impact.
00:13:24Ici, ça a été rappelé par Jean-Guy Hugelot,
00:13:28le fait que l'arrêt de travail doit être prescrit et notifié à l'employeur,
00:13:36c'est une double garantie qui, en pratique,
00:13:39rend impossible l'application du bénéfice de la jurisprudence aux situations passées.
00:13:47Peut-être deuxième point que je voulais aussi partager avec vous
00:13:51sur l'arrêt, sur le calcul des heures supplémentaires.
00:13:55C'est vrai que, de ce point de vue-là, il y a aussi une limitation.
00:14:00Alors l'arrêt parle de ce qui est décompte hebdomadaire,
00:14:04ne traite pas de la situation des autres modes de décompte du temps de travail.
00:14:07Et en pratique, les heures supplémentaires dites structurelles,
00:14:11c'est-à-dire celles effectuées chaque semaine par un salarié,
00:14:17dans une entreprise parce que le régime horaire est 38 heures, 39 heures
00:14:20et pas 35 heures, ne sont pas concernées par le bénéfice de la jurisprudence
00:14:24parce qu'en pratique, pour toute une série de raisons,
00:14:27notamment le mode de calcul, l'unanimité de congé payé,
00:14:29les logiciels de paye sont déjà configurés pour assimiler
00:14:34les jours de congé dans les périodes de semaine classique
00:14:41pour que ces heures supplémentaires soient majorées.
00:14:43Donc en pratique, c'est uniquement les heures ponctuelles,
00:14:47sur les entreprises qui sont en régime de décompte hebdomadaire,
00:14:52que la jurisprudence aura un impact direct.
00:14:58Je voulais aussi vous l'indiquer.
00:15:00Et puis peut-être le dernier point aussi en complément
00:15:04que je voulais partager avec vous.
00:15:07Nous, on a regardé ce qu'il a dit dans l'ensemble des autres pays
00:15:08de l'Union européenne, puisque c'est quand même une situation
00:15:10qui renvoie en fait à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne
00:15:14et son interprétation de la directive temps de travail.
00:15:18En fait, l'ensemble des droits, on n'a pas finalisé le tour de l'ensemble des États membres,
00:15:22mais sur un échantillon très significatif des États membres.
00:15:25L'ensemble des États membres ont un droit conforme sur réserve des particularités
00:15:29du système allemand qui ont été indiquées.
00:15:34Et de ce point de vue-là, on est dans une situation de fait identifiée
00:15:40qui nous amène à être en conformité et à nous aligner
00:15:45avec ce qui est pratiqué dans l'ensemble des pays de l'Union européenne.
00:15:50Merci beaucoup.
00:15:52Alors maintenant, je vais donner la parole tout d'abord au MEDEF.
00:15:56Madame.
00:16:00Merci beaucoup, M. le Président.
00:16:02Bonjour à tous et à toutes.
00:16:04Merci de nous donner l'occasion de pouvoir réagir
00:16:09à ces deux nouveaux arrêts de la Chambre sociale de la Cour de cassation.
00:16:16Alors vous avez évoqué, M. le Président,
00:16:18la réaction des organisations patronales.
00:16:23Alors évidemment, M. le Doyen a expliqué
00:16:27ce qui avait présidé à ces deux arrêts
00:16:30et nous ne contestons pas le raisonnement juridique
00:16:34qui a conduit à ces arrêts.
00:16:37En revanche, ce qui nous pose évidemment un gros problème,
00:16:42et je vais expliquer pourquoi,
00:16:44c'est que ces arrêts sont très mal perçus par les entreprises,
00:16:49les employeurs, car ils s'inscrivent d'abord,
00:16:51ça a été rappelé à la suite des arrêts de septembre 2023
00:16:56qui avaient donné lieu à la loi d'adulte d'avril 2024,
00:16:59qui déjà avait envoyé un premier signal négatif
00:17:04aux chefs d'entreprise s'agissant du travail,
00:17:09de la valeur travail.
00:17:11Et ensuite, ils s'inscrivent aussi dans un contexte
00:17:15qu'on connaît sur l'augmentation très importante
00:17:18des arrêts maladie constatés depuis la fin du Covid,
00:17:23puisque je regardais les derniers chiffres.
00:17:25Entre 2010 et 2019, nous étions sur une croissance annuelle
00:17:31des arrêts maladie de 2,3%.
00:17:33Et depuis la période 2019-2023,
00:17:37on est passé à une croissance de 3,9% des arrêts maladie.
00:17:41Donc évidemment, il y a eu l'effet Covid sur 2020-2021,
00:17:45mais le nombre des arrêts maladie reste à un niveau très élevé.
00:17:51Donc il y a une part qui est liée au vieillissement de la population,
00:17:53on le sait, mais il y a une part aussi qui peut interroger
00:17:58et le coût des indemnités journalières s'élève quand même
00:18:03en 2023 à plus de 10 milliards d'euros.
00:18:05Donc tout ça pour poser évidemment des éléments de contexte
00:18:10qui expliquent que la perception de ces 2 nouveaux arrêts
00:18:14soit très négative du côté des entreprises,
00:18:19parce qu'évidemment, ça envoie un signal assez négatif
00:18:26sur le travail, la valeur travail,
00:18:31dans un environnement économique qui est évidemment extrêmement concurrentiel.
00:18:37Et alors que l'ensemble des rapports mettent en avant
00:18:42le fait que nous souffrons en France d'un déficit d'heures travaillées,
00:18:47je vous renvoie à une récente étude du Conseil d'analyse économique
00:18:50qui montrait que la France présente un écart
00:18:54en termes de nombre d'heures travaillées par habitants
00:18:57d'une centaine avec les Allemands et les Britanniques
00:19:00et de plus de 300 heures avec les Américains,
00:19:03sachant qu'avec les Américains, cet écart,
00:19:05il n'est pas lié uniquement au taux d'emploi,
00:19:07parce qu'on sait qu'on a un taux d'emploi qui est plus faible
00:19:09au niveau des jeunes et des seniors,
00:19:12mais s'agissant des salariés américains,
00:19:14qui est lié quand même à la durée annuelle de travail.
00:19:19Donc tout ça constitue un contexte qui est déjà difficile
00:19:25pour les entreprises en termes de concurrence.
00:19:28Et évidemment, ces deux arrêts,
00:19:31et je vais revenir ensuite sur les questions opérationnelles
00:19:34qui se posent, apparaissent comme étant à nouveau
00:19:39des cailloux dans la chaussure
00:19:44et sur notre capacité à être concurrentielles
00:19:48dans le marché mondial.
00:19:51Parce que ça a été rappelé,
00:19:54si ces jurisprudences s'inscrivent dans le cadre
00:19:57d'une interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne
00:20:00de la directive du temps de travail,
00:20:03la directive de 2003,
00:20:04la particularité de la France,
00:20:06que n'ont pas beaucoup d'autres pays,
00:20:07c'est que nous avons en plus une réglementation
00:20:11sur le temps de travail qui est extrêmement exigeante.
00:20:14Alors on a les 35 heures,
00:20:16mais au-delà des 35 heures,
00:20:17on a sur l'ensemble du champ du temps de travail
00:20:21toute une série de règles
00:20:23qui sont extrêmement contraignantes.
00:20:26Nous avons évidemment une législation sur le temps partiel
00:20:32avec un plancher hebdomadaire de 24 heures,
00:20:36avec des autorisations en termes d'heures complémentaires.
00:20:40Nous avons aussi une législation sur le travail dominical.
00:20:44Nous avons une législation sur le travail de nuit.
00:20:46Donc je ne vais pas rentrer dans les détails.
00:20:48Mais voilà, tout ça aussi,
00:20:49c'est une législation qui est pour le coup proprement française
00:20:53et qui, bien évidemment, s'ajoute aux règles posées
00:20:58par l'Union européenne
00:21:00et font que ça devient extrêmement compliqué
00:21:05pour les entreprises de rester compétitifs,
00:21:10en sachant qu'au-delà, évidemment,
00:21:13de cet impact, un impact financier,
00:21:17vous avez évoqué les arrêts de septembre 2023
00:21:22qui se sont traduits par la loi de mise en conformité,
00:21:26la loi d'Addu.
00:21:27Alors cette loi, elle a eu des effets,
00:21:30évidemment, positifs dans la mesure
00:21:32où elle a limité les possibilités de rétroactivité.
00:21:35Donc nous l'avons soutenue
00:21:37parce que je pense qu'il y avait à l'époque
00:21:39une très forte insécurité juridique pour les entreprises.
00:21:44Et de ce point de vue, la loi d'Addu
00:21:45a permis d'encadrer de manière positive
00:21:48les possibilités de recours.
00:21:51Mais pour autant, il y a un impact financier
00:21:54du côté des entreprises
00:21:55puisqu'elles doivent provisionner ces sommes.
00:21:58Ça, c'est un premier élément.
00:21:59Alors ensuite, s'agissant des contestations
00:22:05du côté des salariés,
00:22:08à ce stade, nous n'avons que peu de retours
00:22:11puisque la loi date d'avril 2024.
00:22:14Donc elle est encore assez récente.
00:22:16Ce qu'on constate a priori du côté des entreprises,
00:22:19c'est que les salariés utilisent en fait ce motif
00:22:24comme étant un motif supplémentaire
00:22:26en cas de contestation d'un délicenciement.
00:22:29Donc ça s'ajoute aux autres arguments avancés.
00:22:33Mais ça ne constitue pas un motif de contestation
00:22:37en tant que tel.
00:22:38Ça s'ajoute à d'autres motifs de contestation.
00:22:41Donc ça, c'est un premier élément.
00:22:44Alors, au regard des deux nouveaux arrêts
00:22:46de la Chambre sociale de la Cour de cassation,
00:22:49on est là aussi, nous, en train de les regarder,
00:22:52de les analyser, d'interroger nos entreprises.
00:22:55Donc on a lancé une enquête
00:22:56pour avoir leurs premiers retours
00:22:59et leurs premières interrogations.
00:23:01Alors si j'en cite certaines,
00:23:03certaines ont d'ailleurs été abordées par M. le doyen.
00:23:07Il y a la question effectivement du délai
00:23:09au sein duquel le salarié peut et doit communiquer
00:23:13son arrêt de travail à l'employeur
00:23:15pour bénéficier du report de congé.
00:23:18Donc il y a effectivement le délai de 48 heures
00:23:20qui est aujourd'hui le délai réglementaire
00:23:22pour communiquer son arrêt de travail.
00:23:25Donc est-ce que ce délai s'applique ?
00:23:27Comment ça se passe quand on est à l'étranger ?
00:23:30Et c'est le cas quand même aujourd'hui beaucoup.
00:23:32Beaucoup de salariés partent à l'étranger
00:23:34pendant leur congé.
00:23:37Vous avez évoqué la question
00:23:38de l'articulation du délai de 48 heures
00:23:41avec la possibilité d'organiser une contre-visite
00:23:43du côté de l'employeur.
00:23:44Alors comment ça se passe
00:23:45quand le salarié est à l'étranger ?
00:23:47Quid des congés de fractionnement ?
00:23:50Puisque s'il y a report,
00:23:51est-ce que du coup ça va entraîner
00:23:55l'attribution de congés de fractionnement ?
00:23:57Je rappelle que les congés de fractionnement
00:23:59sont dus lorsque il n'y a pas la possibilité
00:24:02de prendre la durée totale du congé principal.
00:24:07Alors sur le deuxième arrêt
00:24:08qui concerne donc le décompte
00:24:10des heures supplémentaires des salariés
00:24:12en décompte horaire et bnobadaire.
00:24:14Donc effectivement, nous,
00:24:16notre première analyse,
00:24:17c'est que ça concerne un nombre
00:24:18relativement limité de salariés.
00:24:23Mais pour autant,
00:24:25voilà, il pourrait y avoir quand même
00:24:28des situations dans lesquelles
00:24:29cette jurisprudence a un impact.
00:24:32Alors avec là aussi un certain nombre
00:24:33de questions qui sont posées
00:24:35par nos entreprises sur est-ce que
00:24:37cette décision s'applique aussi
00:24:39à la cinquième semaine de congés payés,
00:24:40c'est-à-dire au-delà des quatre semaines
00:24:43qui sont visées par la directive européenne
00:24:45de 2003 ?
00:24:47Est-ce qu'elle s'applique aussi
00:24:48au calcul des heures complémentaires
00:24:50des salariés à temps partiel ?
00:24:53Quelle pourrait être la position
00:24:54de la Cour de cassation
00:24:56concernant les autres dispositifs
00:24:58de décompte ?
00:24:58Par exemple, le décompte du temps
00:25:00de travail annuel ou sur une base mensuelle ?
00:25:05Donc voilà toute les séries de questions
00:25:07qui aujourd'hui se posent les entreprises.
00:25:11Alors évidemment, et je conclurai là-dessus,
00:25:14de notre côté, on considère,
00:25:17et on l'a indiqué lorsqu'on a communiqué,
00:25:20que ces nouveaux arrêts,
00:25:22donc cette jurisprudence, finalement,
00:25:25imposent pour nous de réfléchir
00:25:27plus globalement à notre législation
00:25:30du temps de travail
00:25:32pour bien évidemment à la fois
00:25:35tenir compte des droits des salariés,
00:25:38et on ne conteste pas évidemment
00:25:39le principe de droit au repos.
00:25:41Enfin, ça paraît évident
00:25:42que c'est absolument nécessaire,
00:25:45mais pour autant,
00:25:46il nous semble que, voilà,
00:25:48les quelques, j'allais dire,
00:25:50les quelques souplesses
00:25:51dont on bénéficiait depuis 2003,
00:25:56finalement, aujourd'hui,
00:25:57sont remises en cause
00:25:58par la jurisprudence,
00:26:00et qu'à l'inverse,
00:26:01on garde les rigidités
00:26:03de notre législation nationale.
00:26:05Voilà, donc, je m'arrête juste là,
00:26:09mais il y a pour nous
00:26:11des questions à poser
00:26:11sur, effectivement,
00:26:12la législation sur le temps de travail,
00:26:14le seuil de déclenchement
00:26:14des heures supplémentaires,
00:26:16la question du temps partiel,
00:26:17mais je pourrais développer
00:26:18ces points en réponse à vos questions.
00:26:20Merci beaucoup.
00:26:21Merci beaucoup.
00:26:21On passe à la CPME.
00:26:23Merci, M. le Président,
00:26:24et merci surtout d'avoir organisé...
00:26:27Bonjour, Messieurs et Mesdames
00:26:28les sénateurs, pardon.
00:26:30Merci d'avoir organisé cette séance.
00:26:32J'avoue que c'est louable
00:26:34et c'est courageux.
00:26:36C'est louable parce qu'effectivement,
00:26:38nous sommes face à une vraie difficulté
00:26:40et que nous, les chefs d'entreprise,
00:26:42nous interrogeons beaucoup
00:26:43sur est-ce qu'on n'est pas quand même
00:26:45en train de partir complètement
00:26:47à la dérive avec un droit
00:26:49qui, petit à petit, s'applique
00:26:50et n'est incompréhensible
00:26:52par le commun des mortels.
00:26:54Il faut vraiment, aujourd'hui,
00:26:56s'arrêter sur ce point.
00:26:57Je pense que c'est extrêmement important.
00:27:00Vous l'avez vu,
00:27:01et ma collègue France
00:27:02vient de vous poser quelques questions
00:27:04qui en découlent,
00:27:06mais aujourd'hui,
00:27:07nous sommes face à une situation
00:27:08où le salarié moyen,
00:27:11le chef d'entreprise moyen,
00:27:12ne sait pas,
00:27:13ne comprend pas,
00:27:15ne figure pas.
00:27:16Depuis 7 ans
00:27:16que je suis en vice-présidence
00:27:18des Affaires sociales,
00:27:19je peux vous assurer
00:27:20que c'est la première fois
00:27:21que je vais être obligé
00:27:23de laisser parler
00:27:24mes juristes derrière
00:27:25parce que je ne suis pas en mesure
00:27:27de comprendre
00:27:28tout ce que je vais vous expliquer
00:27:30ou je vais tenter
00:27:31de vous expliquer.
00:27:32Ça n'est pas possible
00:27:33de continuer
00:27:34dans une situation comme ça
00:27:36sur ce droit du travail
00:27:38qui devient d'une complexité
00:27:40sans nom
00:27:40où le droit français
00:27:42se renvoie la balle
00:27:43au droit européen
00:27:44et inversement
00:27:45dans une...
00:27:46Et au milieu,
00:27:47nous nous regardons
00:27:48et nous comptons les points.
00:27:49Ça n'est pas possible
00:27:50de continuer comme ça.
00:27:51Merci d'avoir pris le sujet
00:27:52et j'espère que vous pourrez
00:27:54le porter plus en avant.
00:27:55Alors, on comprend bien
00:27:57que tout ça, en fait,
00:27:59ça fragilise terriblement
00:28:00la valeur travail,
00:28:01ça fragilise terriblement
00:28:02les entreprises
00:28:03parce que c'est de complexité,
00:28:05des complications
00:28:06qui sont sans nom
00:28:07et que, fort heureusement,
00:28:09en fait,
00:28:10on va l'appliquer peut-être.
00:28:11Peut-être que ça va passer
00:28:12dans nos logiciels,
00:28:13probablement,
00:28:14de décompte de congés payés.
00:28:16On ne comprend pas.
00:28:17On ne sait pas
00:28:18et on ne sait pas
00:28:18ce que ça deviendra.
00:28:20Et je trouve que
00:28:21les transpositions
00:28:22qui ont été faites
00:28:23par la loi,
00:28:24en fait,
00:28:25amènent encore
00:28:26plus de complexité
00:28:27pour le chef d'entreprise
00:28:28parce que
00:28:29c'est en méconnaissance totale
00:28:32des réalités vécues
00:28:33dans l'entreprise
00:28:33tant pour les dirigeants
00:28:34que pour leurs salariés.
00:28:37Et que,
00:28:37avant la loi
00:28:39des...
00:28:40Alors,
00:28:40qui sont l'application
00:28:41effectivement des jurisprudences
00:28:42et des prises en compte
00:28:43des règlements européens
00:28:44ou des directives européennes,
00:28:46avant l'arrêt de travail
00:28:48d'origine non professionnelle,
00:28:49on n'avait rien.
00:28:50Maintenant,
00:28:51on a deux jours ouvrables par mois.
00:28:52Ce n'est pas deux jours et demi.
00:28:53C'est deux jours
00:28:54puisqu'on est sur les quatre semaines
00:28:55et pas sur les cinq semaines.
00:28:57C'est deux jours ouvrables,
00:28:58donc c'est différent.
00:28:59Pas le même compteur.
00:29:00Deux compteurs maintenant.
00:29:01Vous avez des compteurs
00:29:02à 24 jours
00:29:03ou à 30 jours
00:29:04et des compteurs
00:29:05à 24 jours.
00:29:06Non mais,
00:29:07où est-ce qu'on est ?
00:29:08Double compteur.
00:29:09Double compteur.
00:29:10Arrêt de travail
00:29:11d'origine professionnelle,
00:29:12là,
00:29:13si,
00:29:13il y a quand même un changement.
00:29:15Effectivement,
00:29:15il y avait déjà deux jours et demi,
00:29:16mais là,
00:29:16il y a quand même un changement
00:29:17puisque nous sommes maintenant
00:29:19sans limite
00:29:20avec 30 jours ouvrables
00:29:21à chaque année.
00:29:22Je vous dis,
00:29:23c'est des choses
00:29:23que je vous donne,
00:29:24c'est incompréhensible
00:29:26pour le commun des mortels.
00:29:27Encore une fois,
00:29:28il faut être juriste spécialisé
00:29:30pour pouvoir comprendre tout ça.
00:29:32Obligation d'information
00:29:33de l'employeur,
00:29:34j'y reviendrai.
00:29:35Là,
00:29:35ça pourrait être intéressant,
00:29:37mais en fait,
00:29:37c'est une obligation complémentaire
00:29:39qui est donnée
00:29:40à l'employeur
00:29:41de renseigner aux salariés.
00:29:44Franchement,
00:29:45on en rajoute des couches
00:29:46pour les chefs d'entreprise.
00:29:47Obligation de report des congés,
00:29:49alors du coup,
00:29:49maintenant,
00:29:49on nous précise
00:29:50que c'est 15 mois,
00:29:51mais la pratique,
00:29:52en fait,
00:29:52dans toutes les entreprises,
00:29:53c'est que c'était pris dans l'année.
00:29:55On sait très très bien
00:29:56que c'était comme ça
00:29:56que ça marchait.
00:29:57Donc,
00:29:57on en rajoute.
00:29:58Calcul de l'indemnité
00:29:59de congé payée,
00:30:00là,
00:30:01c'est pareil,
00:30:01je ne comprends pas trop,
00:30:02d'ailleurs,
00:30:02ce qui est écrit sur ma note,
00:30:04je l'assure,
00:30:05c'est d'une telle complexité
00:30:06que j'ai du mal
00:30:07à rentrer dans le sujet.
00:30:10Et puis,
00:30:10évidemment,
00:30:11il y a la question
00:30:11des délais de prescription
00:30:12sur les contrats de travail
00:30:13en cours
00:30:13avec la rétroactivité 2009
00:30:16plus derrière
00:30:18la forclusion de 2 ans.
00:30:20Enfin bon,
00:30:20là,
00:30:21heureusement,
00:30:21il faut des armées de juristes.
00:30:22Je vous signale
00:30:23que moi,
00:30:24je représente les TPE,
00:30:25PME.
00:30:25On n'a pas les armées de juristes
00:30:27dans les entreprises
00:30:27pour faire ça,
00:30:28pour traiter ce genre de choses.
00:30:30C'est hallucinant
00:30:31de complexité.
00:30:32Et puis,
00:30:33vous avez le contrat
00:30:34de travail repu.
00:30:35Alors là,
00:30:35on comprend,
00:30:35il y a une prescription
00:30:36de 3 ans.
00:30:37Alors,
00:30:37l'instauration d'un double compteur,
00:30:38j'en ai parlé,
00:30:39mais c'est quand même
00:30:39absolument catastrophique.
00:30:41Vous avez des compteurs
00:30:42à 24 jours
00:30:45pour les congés
00:30:46qui viennent
00:30:47sur arrêt maladie.
00:30:51Et puis,
00:30:51vous avez des compteurs
00:30:52qui sont les compteurs
00:30:53traditionnels
00:30:54à 30 jours.
00:30:55Donc,
00:30:55comment on fait
00:30:56en sorte
00:30:57de travailler là-dessus ?
00:31:02Sur l'introduction
00:31:03d'un délai de report.
00:31:04Alors,
00:31:05au début,
00:31:05on pouvait se dire
00:31:05que c'était effectivement
00:31:06une bonne nouvelle.
00:31:10Mais au final,
00:31:11il s'agit d'une déposition
00:31:13qui pourrait être sécurisante,
00:31:14qui aurait pu être
00:31:15une excellente nouvelle.
00:31:16En pratique,
00:31:16l'obligation faite à l'employeur
00:31:17d'informer le salarié
00:31:18dans le mois,
00:31:19suivant la reprise
00:31:21du nombre de jours
00:31:21de congés payés acquis
00:31:23et de leur date limite,
00:31:25peut vite devenir chronophage.
00:31:26C'est-à-dire qu'en fait,
00:31:27on peut avoir,
00:31:28effectivement,
00:31:28et puis on peut l'oublier,
00:31:29franchement,
00:31:30dans la foulée,
00:31:32comment on fait
00:31:32pour s'assurer
00:31:33que tout ça
00:31:34est fait correctement ?
00:31:35De plus,
00:31:38il nous apparaît
00:31:38qu'un salarié
00:31:39qui bénéficie
00:31:39d'un report de congés payés
00:31:40du fait de l'intervention
00:31:42d'un arrêt de travail
00:31:43au cours de cette période
00:31:43de congés programmés
00:31:45ne devrait pas pouvoir
00:31:46prétendre à l'application
00:31:47de cet article
00:31:47dès lors qu'il est en mesure
00:31:49de prendre ses congés
00:31:50avant le terme
00:31:51de la période
00:31:51de prise de congés.
00:31:53Donc,
00:31:53il y a aussi,
00:31:54là,
00:31:55peut-être une complexité
00:31:56qu'on pourrait essayer
00:31:57de faciliter
00:31:58en disant,
00:31:58c'est très clair,
00:31:59vous avez un an
00:32:00pour prendre,
00:32:01quelle que soit la nature
00:32:01des congés,
00:32:02vous avez un an
00:32:04à faire.
00:32:06Je pense que
00:32:07tout n'est pas perdu.
00:32:11On est
00:32:11d'éternels optimistes,
00:32:14nous.
00:32:14Tout n'est pas perdu.
00:32:15On peut essayer
00:32:16et nous,
00:32:16on vous fera des propositions
00:32:17pour essayer
00:32:19de simplifier
00:32:19le droit.
00:32:21Alors,
00:32:21effectivement,
00:32:22on pourrait,
00:32:22peut-être qu'un jour,
00:32:23on aura une discussion
00:32:25là-dessus.
00:32:26Le précédent gouvernement
00:32:28avait l'intention
00:32:28de nous faire parler
00:32:29un petit peu,
00:32:29de nous proposer
00:32:30une tonne de la perche
00:32:31sur ce sujet-là.
00:32:32Peut-être que nous pourrons
00:32:33travailler en paritaire
00:32:37sur ce sujet-là,
00:32:39mais il nous semble,
00:32:40nous,
00:32:40que vous pouvez vous saisir,
00:32:41vous,
00:32:43les parlementaires,
00:32:44vous pouvez vous saisir
00:32:45d'un certain nombre
00:32:46de propositions.
00:32:49L'acquisition de congés
00:32:50payés en arrêt maladie,
00:32:52si et seulement si,
00:32:53le compteur de congés
00:32:54n'atteint pas 24 jours
00:32:55ouvrables pour une période
00:32:56de référence entière.
00:32:58Donc, en fait,
00:32:58ce que l'on dit,
00:32:59c'est qu'il n'était pas
00:33:00nécessaire de modifier
00:33:01la rédaction des articles
00:33:0231-41-3
00:33:06et 31-41-5
00:33:08du Code du travail,
00:33:10il convenait simplement
00:33:11de prévoir que les droits
00:33:12à congé d'un salarié
00:33:13qui a fait l'objet
00:33:14d'un arrêt de travail
00:33:15ne peuvent être réduits
00:33:16en deçà de 4 semaines
00:33:17d'une période de référence,
00:33:18puisque c'est la loi européenne
00:33:21qui nous dit 4 semaines.
00:33:23Pourquoi, en fait,
00:33:24et c'est la question
00:33:25que posait effectivement
00:33:26France tout à l'heure,
00:33:27qu'est-ce qu'il devient
00:33:27des droits sur la 5e semaine ?
00:33:29Et qu'est-ce qui se passe
00:33:30quand on est sur un arrêt maladie
00:33:33qui se passe pendant
00:33:34la 5e semaine ?
00:33:35Ce sont des questions
00:33:35qui, aujourd'hui,
00:33:36mériteraient que vous en saisissiez
00:33:38et que vous simplifiez la loi.
00:33:40On a des propositions
00:33:41rédactionnelles, évidemment,
00:33:42à vous faire.
00:33:43Alors, je viens endiguer
00:33:46l'explosion des arrêts maladie,
00:33:48mais je pense que France
00:33:49a été complète sur le sujet.
00:33:52Je voudrais juste rappeler
00:33:53qu'une proposition de la CPME
00:33:55qui dit sur ce sujet,
00:33:56il y a deux choses déjà à faire.
00:33:57C'est, un, de mettre l'instauration
00:33:59de 3 jours de carence
00:34:00d'ordre public sur les arrêts maladie
00:34:03et, deux, d'arrêter les arrêts en ligne.
00:34:06Parce que les arrêts en ligne,
00:34:08ça, vous allez voir,
00:34:09pendant les congés,
00:34:10ça va être quand même facile.
00:34:11Donc, il y a un moment,
00:34:13il faut arrêter ça.
00:34:16Et puis, là encore,
00:34:18on aura des suggestions à faire.
00:34:20Alors, je vous passe
00:34:20sur le cas spécifique de l'invalidité,
00:34:22parce que la complexité,
00:34:23on en rajoute une couche.
00:34:25Évidemment, je conclurai
00:34:26en vous disant que
00:34:27nous ne sommes pas inactifs
00:34:31sur le sujet,
00:34:33y compris au niveau européen,
00:34:34puisque nous essayons
00:34:36de faire en sorte
00:34:36que notre organisation
00:34:37SME United,
00:34:39au niveau européen,
00:34:39qui représente l'ensemble
00:34:40des TPE-PME,
00:34:42je crois qu'il y en a 24 millions
00:34:43au niveau européen,
00:34:44eh bien, en fait,
00:34:45puisse faire valoir aussi
00:34:47des modifications
00:34:48qu'il serait important
00:34:49d'avoir au niveau européen.
00:34:51Pourquoi on finit là-dessus ?
00:34:52Parce qu'en fait,
00:34:53très clairement,
00:34:54on a un droit du travail,
00:34:55et France l'a très bien dit,
00:34:56qui est très complexe
00:34:58et très protecteur
00:34:59dans le champ
00:35:00du temps de travail
00:35:02et des horaires de travail,
00:35:04et que cette législation-là
00:35:06revient,
00:35:07rajoute une couche,
00:35:08et franchement,
00:35:10une couche qui est incompréhensible
00:35:11pour les chefs d'entreprise.
00:35:12Je crois qu'il faut
00:35:13le souligner encore une fois.
00:35:15Merci.
00:35:16Merci pour votre intervention.
00:35:18Alors, on a bien compris
00:35:19la complexité.
00:35:20Comment font les DRH
00:35:21pour s'en sortir de tout ça ?
00:35:23Madame.
00:35:23Je disais que je vous remercie
00:35:34Monsieur le Président,
00:35:36Mesdames les Sénatrices,
00:35:37Messieurs les Sénateurs,
00:35:37et Mesdames, Messieurs.
00:35:39Donc moi, je représente
00:35:40la NDRH,
00:35:40qui est l'Association nationale
00:35:42des DRH.
00:35:42Nous sommes 6 500 en France.
00:35:45Nous représentons
00:35:46à peu près 12 millions
00:35:47de salariés.
00:35:49Donc il y a un certain nombre
00:35:50de points que je ne répéterai pas,
00:35:51puisque nous sommes plutôt d'accord,
00:35:54comment complexifier
00:35:56et mettre des couches.
00:35:57Et je comprends fort bien
00:35:58la problématique
00:35:59de certaines TPE et PME
00:36:01pour travailler sur le sujet.
00:36:04Je rappellerai quand même
00:36:05un point qui n'apparaît pas souvent.
00:36:08C'est effectivement
00:36:08les différences d'articulation
00:36:10que nous avons
00:36:10et les différences de traitement
00:36:12qu'il existe entre nous.
00:36:13Vous avez certes
00:36:13le Code du travail,
00:36:15mais nous avons à la fois
00:36:16des conventions collectives
00:36:17et nous avons également
00:36:19des accords collectifs
00:36:20qui veulent être
00:36:21beaucoup plus favorables.
00:36:23Donc sans reprendre
00:36:23un certain nombre de points,
00:36:25je voudrais quand même,
00:36:25puisque vous nous avez interrogés
00:36:27sur notamment
00:36:28l'arrêt du 13 septembre 2023,
00:36:31je ne reviendrai pas
00:36:32sur les conséquences
00:36:33de la rétroactivité
00:36:34de 3 ans
00:36:35pour les entreprises
00:36:36qui n'ont pas
00:36:37les moyens
00:36:38de provisionner.
00:36:40Je reviendrai simplement
00:36:41sur un petit peu
00:36:42l'inéquité de traitement
00:36:44que génère
00:36:45ce dispositif.
00:36:47Jusqu'à présent,
00:36:48effectivement,
00:36:48quand il y avait
00:36:49maladie professionnelle
00:36:50et accident de travail,
00:36:52pendant un an,
00:36:52effectivement,
00:36:53les personnes y avaient droit.
00:36:55Aujourd'hui,
00:36:56c'est toutes les formes
00:36:57d'arrêt de travail.
00:36:58On se trouve,
00:36:59un exemple encore hier,
00:37:01une personne absente
00:37:02de 2 ans
00:37:03qui va revenir
00:37:04avec 25 jours
00:37:07pour la première année
00:37:08et 20 jours
00:37:09pour la deuxième année.
00:37:10Nous avons des travailleurs
00:37:11qui travaillent toute une année
00:37:12et ils n'ont droit
00:37:13qu'à 25 jours
00:37:14de congés payés.
00:37:15Je m'interroge
00:37:17sur l'équité de traitement
00:37:18par rapport
00:37:19aux droits européens
00:37:20et d'aller jusqu'à là
00:37:21puisque, finalement,
00:37:23j'ai une inéquité de traitement
00:37:24et les prendre
00:37:25pendant 15 mois.
00:37:26Je ne vois pas
00:37:27cette question
00:37:27de planification.
00:37:29Donc, appliquer
00:37:29le droit européen
00:37:31mais de façon intelligente
00:37:32serait la meilleure des choses.
00:37:34Je rappelle
00:37:35que nos collègues allemands
00:37:35n'ont que 20 jours.
00:37:37C'est la raison
00:37:37pour laquelle
00:37:38ça fait 20 jours
00:37:38la deuxième année.
00:37:40Maintenant,
00:37:40je vais prendre
00:37:41un exemple
00:37:42sur celui
00:37:43sur la question
00:37:44du décompte
00:37:45et du paiement
00:37:45des heures supplémentaires.
00:37:47Là encore,
00:37:49il faudrait quand même
00:37:50se mettre d'accord
00:37:51sur la réalité
00:37:51des heures supplémentaires
00:37:53qui doivent être demandées
00:37:54par l'employeur.
00:37:56Or, il est arrivé
00:37:56encore récemment
00:37:57des arrêts
00:37:59qui,
00:37:59quand une personne
00:38:00faisait des heures,
00:38:02à la fin,
00:38:03effectivement,
00:38:04il y avait
00:38:04une demande de paiement.
00:38:05On est bien d'accord,
00:38:06c'est toujours
00:38:06quand il y a litige.
00:38:08Aujourd'hui,
00:38:08nous avons différentes façons
00:38:09de calculer
00:38:10le temps de travail.
00:38:11Nous l'avons
00:38:11de façon hebdomadaire,
00:38:13mensuelle ou annualisée.
00:38:15Nous sommes différents
00:38:15les uns des autres
00:38:16en fonction des accords
00:38:17et des conventions collectives
00:38:18que nous avons.
00:38:19Prêtons attention
00:38:20dans l'application
00:38:21des congés payés.
00:38:23Je rappelle
00:38:23qu'en fonction
00:38:24des entreprises,
00:38:25au-delà des congés payés,
00:38:26nous avons les congés payés
00:38:27pour ancienneté,
00:38:28nous avons les jours
00:38:29de réduction
00:38:29de temps de travail,
00:38:30etc.
00:38:30Quand on dit
00:38:32qu'il ne peut y avoir
00:38:33du litige,
00:38:33il faut savoir
00:38:34si on s'accorde
00:38:34sur 4 semaines
00:38:36de congés payés,
00:38:37qui ouvrent encore la voie
00:38:38à un certain nombre
00:38:39de problématiques.
00:38:40Maintenant,
00:38:41je reviendrai
00:38:41à l'arrêt
00:38:42qui nous intéresse le plus,
00:38:44qui est celui
00:38:45toujours du 10 septembre,
00:38:46sur le report
00:38:47effectivement
00:38:48des congés
00:38:50quand une personne
00:38:51tombe malade
00:38:52pendant effectivement
00:38:54ses congés.
00:38:57Alors,
00:38:57là,
00:38:58effectivement,
00:38:58je vais vous parler
00:38:59de l'application pratique,
00:39:00pas de ce que nous pouvons
00:39:01avoir dans nos accords
00:39:02puisque nous avons
00:39:03quand même quelques points.
00:39:04Vous le rappelez fort justement,
00:39:06nous devons avoir
00:39:06la notification
00:39:07dans les 48 heures.
00:39:09Mais il faudrait quand même
00:39:11qu'il puisse y avoir
00:39:12un garde-fou
00:39:12qui s'appelle
00:39:13les indemnités journalières
00:39:15de la Sécurité sociale.
00:39:16Je refuserai donc,
00:39:18s'il n'y a pas paiement
00:39:19des indemnités journalières
00:39:21de la Sécurité sociale,
00:39:22de compenser.
00:39:23Beaucoup d'entre nous
00:39:24subroge.
00:39:25Je rappelle que vous avez
00:39:26mis un poids supérieur
00:39:27aux entreprises
00:39:28puisque désormais,
00:39:30des IJSS,
00:39:31les indemnités journalières
00:39:33de la Sécurité sociale
00:39:34sont à hauteur
00:39:35de 1,4 fois le SMIG
00:39:36à la place
00:39:37de 1,8 fois le SMIG.
00:39:39Vous êtes donc
00:39:40en train d'accroître
00:39:41la charge
00:39:41pour les employeurs.
00:39:44Donc,
00:39:44en ce qui concerne,
00:39:45j'ai vu qu'il y avait
00:39:46un arrêt,
00:39:47je crois,
00:39:47de la Cour de cassation
00:39:48qui avait été porté
00:39:49qui était un arrêt
00:39:50contre la caisse primaire
00:39:52d'assurance maladie
00:39:52qui était un arrêt de travail
00:39:53qui avait lieu à l'étranger
00:39:55sur la question
00:39:56du maintien des IJSS.
00:39:57Nous,
00:39:58en tant que BRH,
00:40:00nous ne compléterons
00:40:01que quand nous aurons
00:40:02le versement
00:40:03des indemnités journalières
00:40:04de la Sécurité sociale.
00:40:05Je vais peut-être
00:40:05un petit peu passer le temps
00:40:07mais j'aimerais vous expliquer
00:40:08comment ça se passe
00:40:09opérationnellement,
00:40:10ce qui serait intéressant.
00:40:11Le 10 du mois,
00:40:13nous avons ce qu'on appelle
00:40:14la déclaration sociale
00:40:15qui est bien sûr
00:40:17dématérialisée
00:40:18et nous en avons une
00:40:19qui s'appelle événementielle
00:40:20qui concerne les arrêts,
00:40:22maladies, etc.
00:40:23Nous déclarons effectivement
00:40:25tout ce qui s'est passé
00:40:26au mois d'août
00:40:27et nous avons le 16 septembre
00:40:29le retour des indemnités
00:40:30journalières
00:40:31de la Sécurité sociale.
00:40:32Sauf que parfois,
00:40:33nous avons un compte rendu
00:40:35de la caisse primaire
00:40:36d'assurance maladie.
00:40:37Je rappelle que tout est dispatché
00:40:38en fonction de votre lieu
00:40:39de résidence.
00:40:40parce qu'il y a trois...
00:40:42Et parfois,
00:40:43dans ces comptes rendus,
00:40:45il est mentionné
00:40:45qu'il n'y a pas eu réception
00:40:47de l'arrêt
00:40:48ou que l'arrêt fait preuve
00:40:49et donc là,
00:40:50nous refaisons des papiers
00:40:53pour essayer d'avoir
00:40:54mais en principe,
00:40:55nous ne sommes pas tenus
00:40:56de maintenir la rémunération.
00:40:58Je rappelle qu'il y a
00:40:59des points très différents
00:41:00en fonction des entreprises
00:41:02et des conventions collectives.
00:41:04Généralement,
00:41:04la première année,
00:41:05vous avez la personne
00:41:06qui a ses trois jours
00:41:07de carence
00:41:07et qui ne reçoit
00:41:08que les indemnités
00:41:09j'en ai à la sécurité sociale.
00:41:11Donc,
00:41:11si vous voulez
00:41:11que tout se passe bien,
00:41:13il faut également vérifier.
00:41:15Vous avez aujourd'hui
00:41:16fait un filigrame
00:41:17pour les arrêts de travail.
00:41:19Je rappelle que ce filigrame
00:41:20est que sur le premier volet
00:41:21et que moi,
00:41:22je reçois le troisième volet.
00:41:23Donc,
00:41:24effectivement,
00:41:24je ne saurais
00:41:25qu'au moment du compte rendu
00:41:26la réalité.
00:41:27Nous avons vérifié.
00:41:29Même si nous avons,
00:41:30on va dire,
00:41:3180% des arrêts
00:41:33aujourd'hui
00:41:33qui sont par transmission,
00:41:36pour autant,
00:41:36nous demandons la preuve.
00:41:37Donc,
00:41:38si vous voulez une application,
00:41:40il faut penser
00:41:41à l'application pratique.
00:41:43Et je rejoins monsieur,
00:41:44moi aussi,
00:41:44j'ai des responsables payes,
00:41:46rassurez-vous,
00:41:46j'ai demandé toutes les explications,
00:41:47m'a sorti tous les documents hier,
00:41:49pour bien comprendre
00:41:50comment ça se faisait.
00:41:52Donc,
00:41:52nous aussi,
00:41:53nous sommes prêts
00:41:53à vous aider à rédiger
00:41:55parce que beaucoup
00:41:56de rédactions d'articles
00:41:57portent effectivement
00:41:58le flanc
00:41:59à une interprétation
00:42:01et c'est dans cette interprétation
00:42:02que nous avons
00:42:03une égalité de traitement
00:42:05entre les organisations,
00:42:07nous qui avons effectivement,
00:42:09collectivement,
00:42:10les moyens,
00:42:11effectivement,
00:42:12de trouver la bonne information
00:42:13et les autres.
00:42:15Je rappelle qu'effectivement,
00:42:16il y a le risque
00:42:16de contestation
00:42:17et de contrôle ursaf
00:42:18que nous avons également.
00:42:20Voilà,
00:42:20pour l'instant,
00:42:21je m'arrête ici.
00:42:22Merci.
00:42:22Merci madame
00:42:23pour cette dernière intervention.
00:42:25Alors,
00:42:25je vais donner maintenant
00:42:25la parole
00:42:26au sénateur
00:42:27qui le souhaite
00:42:28et puis,
00:42:29je vais prendre
00:42:30dans l'été
00:42:30trois interventions
00:42:31et comme ça,
00:42:32ça vous permettra,
00:42:32je referai le tour
00:42:33pour avoir votre regard
00:42:34sur les réactions.
00:42:37Je commence par
00:42:38Fédéric Puissat.
00:42:40Oui,
00:42:40merci monsieur le président.
00:42:41Je vais reprendre
00:42:42les propos
00:42:43du vice-président
00:42:44de la CPME.
00:42:45Merci de cette table ronde
00:42:47qui est courageuse,
00:42:48qui est louable,
00:42:49qui néanmoins
00:42:49est quand même
00:42:50très technique,
00:42:51je ne veux pas même
00:42:51quand même de le dire.
00:42:52Alors,
00:42:53j'allais dire
00:42:53que les gens
00:42:54qui sont un peu pointus
00:42:55dans le droit du travail
00:42:56arrivent
00:42:57peu à peu à suivre,
00:43:00mais ce n'est pas
00:43:00d'une évidence absolue.
00:43:01Je me permets du coup,
00:43:02monsieur le président,
00:43:02avant de poser trois questions,
00:43:04de synthétiser quand même
00:43:05les deux points
00:43:05qui sont évoqués
00:43:06par la Cour de cassation
00:43:07en deux phrases
00:43:08et puis quand même
00:43:09de pointer un point
00:43:11qui n'a pas été évoqué.
00:43:12Le premier,
00:43:13la Cour de cassation
00:43:14reconnaît donc
00:43:15aux salariés
00:43:16qui tombent malades
00:43:17pendant ces congés payés
00:43:18le droit de les reporter
00:43:19ultérieurement.
00:43:20Ça,
00:43:20c'est la première décision.
00:43:22Et la deuxième,
00:43:23les congés payés
00:43:24doivent être intégrés
00:43:25au calcul du seuil
00:43:26de décanchement
00:43:27des heures supplémentaires.
00:43:28Ça,
00:43:28c'est la deuxième décision.
00:43:30Il y a quand même
00:43:30un codicil
00:43:31qui n'a pas été évoqué,
00:43:32monsieur le directeur,
00:43:32je vais y revenir
00:43:33sur une de mes questions.
00:43:34Pour la fonction publique,
00:43:35parce que tout ça
00:43:36a quand même
00:43:36des incidents
00:43:37sur les collectivités locales
00:43:38et sur le budget de l'État.
00:43:39Pour la fonction publique,
00:43:40le gouvernement
00:43:41a pris un décret
00:43:42le 21 juin 2025
00:43:43pour se mettre
00:43:44en conformité.
00:43:45Donc,
00:43:46à partir de là,
00:43:47j'ai trois questions.
00:43:47La première question
00:43:48qui est une question
00:43:49de coût.
00:43:51Nous avions évoqué
00:43:52au cours
00:43:52de nos différents entretiens
00:43:53avec le MEDEF
00:43:54et la CPME,
00:43:55le coût estimatif
00:43:56de cette mesure
00:43:57que vous aviez estimé
00:43:59pour les entreprises privées
00:44:00à 1,5 à 3 milliards d'euros.
00:44:03Est-ce que vous pouvez
00:44:03nous confirmer
00:44:04ces montants-là ?
00:44:06La deuxième,
00:44:07c'est pour vous,
00:44:07monsieur le directeur général
00:44:08du travail,
00:44:09est-ce que vous avez estimé
00:44:10le coût
00:44:10pour la fonction publique
00:44:12d'État
00:44:12et par effet récoché
00:44:14pour les collectivités locales
00:44:15qui vont être concernées
00:44:16puisqu'employeurs
00:44:17elles aussi également ?
00:44:19La deuxième question
00:44:20porte effectivement
00:44:22sur les gardes-fous possibles.
00:44:23Alors j'ai bien entendu
00:44:24monsieur le conseiller
00:44:27doyen social
00:44:27que vous aviez respecté
00:44:29le droit
00:44:29et bien entendu
00:44:30que personne ne remet en cause
00:44:32les arrêts
00:44:33de la Cour de cassation
00:44:33même s'il y a eu
00:44:34des interprétations
00:44:35et vous avez raison
00:44:36de dire qu'il y a eu
00:44:36beaucoup d'écrits
00:44:37qui ont été faits
00:44:38même pendant l'été
00:44:39et encore le fait
00:44:40qu'effectivement
00:44:41cette interprétation
00:44:42était peut-être
00:44:43un peu extensive
00:44:43mais néanmoins
00:44:44nous entendons effectivement
00:44:45la position
00:44:46de la Cour de cassation.
00:44:47Est-ce qu'il y a encore
00:44:48des gardes-fous possibles
00:44:50des gardes-fous possibles
00:44:51qui puissent être
00:44:52effectivement réglementaires
00:44:53qui puissent nous permettre
00:44:54de pallier cet enjeu financier
00:44:57et opérationnel
00:44:58tel que vous l'avez décrit
00:44:59madame la représentante
00:45:00des DRH
00:45:01qui fait qu'à un moment donné
00:45:02on va avoir des recours
00:45:03qui vont être conséquents
00:45:04et qu'on va effectivement
00:45:05avoir porté devant
00:45:06les juridictions
00:45:07un embouteillage
00:45:09de jurisprudence
00:45:10qui vont être effectivement
00:45:11conséquents.
00:45:12on le voit déjà
00:45:13par rapport à ce que
00:45:13vous pouvez évoquer.
00:45:14Donc est-ce qu'il y a
00:45:15des recours possibles
00:45:16avant de pouvoir
00:45:17toucher au texte de loi
00:45:19et enfin
00:45:19sur la partie législative
00:45:21moi j'ai bien entendu
00:45:22qu'on allait avoir
00:45:22des propositions
00:45:23nous nous en saisirons
00:45:24je vous le dis
00:45:25en tout cas la majorité
00:45:26du Sénat s'en saisira
00:45:27néanmoins vous le savez
00:45:29pour cela il faut
00:45:29un véhicule législatif
00:45:31deux trouver des majorités
00:45:33j'ai pas de doute
00:45:34qu'on pourra peut-être
00:45:34les trouver au niveau du Sénat
00:45:36au niveau de l'Assemblée nationale
00:45:37ça risque d'être
00:45:37encore plus compliqué
00:45:38et que le temps va courir
00:45:40compte tenu de l'incertitude
00:45:41dans laquelle nous sommes
00:45:42pas de gouvernement à date
00:45:43et une Assemblée nationale
00:45:46dont on sait effectivement
00:45:47on connaît la précarité
00:45:48notamment avec des perspectives
00:45:49éventuellement de dissolution
00:45:50qui vont nous porter encore
00:45:52j'allais dire
00:45:53à des décisions
00:45:54d'un point de vue législatif
00:45:55qui nécessairement
00:45:56seront sur l'année 2026
00:45:58notamment avec l'embouteillage
00:45:59des calendriers
00:46:00qui vont arriver
00:46:00avec le PLF et le PLFSS
00:46:02qui vont quand même
00:46:03embouteiller considérablement
00:46:04cette fin d'année
00:46:05je vous pose quand même
00:46:06la question
00:46:07et je me permets de la poser
00:46:08aux organisations professionnelles
00:46:10que vous représentez
00:46:11est-ce qu'on a quand même
00:46:12quelques avancées
00:46:13dans le cadre
00:46:13des discussions paritaires
00:46:15dans le cadre
00:46:15des discussions paritaires
00:46:16sur les sujets
00:46:17du temps de travail
00:46:18qui pourraient nous permettre
00:46:19effectivement
00:46:19de desserrer les taux
00:46:21et d'améliorer
00:46:22singulièrement
00:46:23les deux décisions
00:46:26de la Cour de cassation
00:46:27qui vont avoir
00:46:28un impact direct
00:46:28mais qui quand même
00:46:29touchent au temps de travail
00:46:32qui est quand même
00:46:33un vrai sujet
00:46:33dans notre pays
00:46:35voilà simplement
00:46:36sur les trois questions
00:46:37merci beaucoup
00:46:38je donne la parole
00:46:39à Laurence Muner-Bron
00:46:40merci monsieur le président
00:46:46merci pour vos explications
00:46:48très éclairantes
00:46:50et source bien sûr
00:46:52de beaucoup
00:46:53beaucoup de questions
00:46:53moi je suis sénatrice
00:46:55du Barin
00:46:55donc toute la législation
00:46:57sur les frontaliers
00:46:59m'interpelle
00:47:01parce que là
00:47:02nous avons
00:47:02des salariés français
00:47:04qui travaillent en Allemagne
00:47:05et l'Allemagne
00:47:06d'après ce que moi
00:47:06j'ai pu lire
00:47:07mais je peux aussi
00:47:08me tromper
00:47:09elle applique
00:47:10cette réglementation
00:47:11depuis 1963
00:47:13donc
00:47:14elle a
00:47:15je sais pas
00:47:15est-ce qu'on s'est rapproché
00:47:16est-ce qu'il y a des solutions
00:47:17sachant que tout ce que vous avez évoqué
00:47:19j'imagine bien
00:47:21sur les petites entreprises
00:47:22et très petites entreprises
00:47:23avec tous les
00:47:24et il y a
00:47:25l'application
00:47:27des conventions collectives
00:47:29qui vont apporter
00:47:30de sensibles différences
00:47:31mais nous
00:47:33on a tout un volet
00:47:34de ce côté-là
00:47:34qui est certainement
00:47:36concerné
00:47:37par
00:47:37cette nouvelle loi
00:47:40voilà
00:47:40j'irai pas plus loin
00:47:40le reste vous avez
00:47:41répondu à beaucoup
00:47:42de questions
00:47:43qu'on peut se poser
00:47:44et qui ne sont pas
00:47:45élucidées
00:47:45merci
00:47:46merci beaucoup
00:47:47et ensuite je donne la parole
00:47:48à Elisabeth Douano
00:47:49merci monsieur le président
00:47:52et merci pour l'initiative
00:47:54de cette réunion
00:47:55cette table ronde
00:47:56qui est très importante
00:47:57parce que
00:47:57on voit bien que
00:47:58ce sujet a suscité
00:48:00énormément de réactions
00:48:01d'une part dans les médias
00:48:03d'autre part
00:48:04évidemment
00:48:05une réaction épidermique
00:48:08des entreprises
00:48:09des chefs d'entreprise
00:48:10et je dirais même
00:48:11de la population
00:48:12globalement
00:48:13et puis des réactions
00:48:15au niveau des médecins
00:48:15qui se sont dit
00:48:16mais alors du coup
00:48:17est-ce qu'on va pas
00:48:17nous obliger à davantage
00:48:19de travail
00:48:19sur la qualification
00:48:21de l'arrêt de travail
00:48:21etc etc
00:48:22il faut voir que ça a eu
00:48:24aussi
00:48:25beaucoup de diffusion
00:48:26dans la population
00:48:28moi je m'interrogeais
00:48:29monsieur le conseiller
00:48:30comme doyen
00:48:32sur
00:48:33vous avez l'air
00:48:34de laisser à penser
00:48:36que la France
00:48:36était très en retard
00:48:37est-ce que
00:48:39c'était une réalité
00:48:40est-ce que
00:48:40tous les autres
00:48:41pays européens
00:48:42étaient déjà passés
00:48:44à cette application
00:48:45de la directive européenne
00:48:47ou non
00:48:47est-ce qu'il y avait
00:48:48vraiment
00:48:48urgence
00:48:49voilà je vous le demande
00:48:50après je pense que
00:48:52en fait en France
00:48:54on réagit sur
00:48:56les conséquences
00:48:57il y a vraiment
00:48:58une indignation
00:48:59généralement
00:49:00sur les conséquences
00:49:01mais est-ce qu'il faudrait
00:49:02pas plutôt
00:49:03avoir
00:49:04finalement
00:49:05la construction
00:49:06de solutions
00:49:07sur les causes
00:49:08parce que moi
00:49:09je vois bien
00:49:09que depuis un petit moment
00:49:10les entreprises
00:49:11voilà
00:49:12vous l'exprimez
00:49:13il y a énormément
00:49:15de normes
00:49:15et d'obligations
00:49:17vous l'avez très bien
00:49:18dit madame
00:49:19c'est très complexe
00:49:21ces conventions
00:49:22collectives
00:49:23ces obligations
00:49:25du code du travail
00:49:26etc.
00:49:27il faut être
00:49:28et ça a été d'ailleurs
00:49:29très bien dit
00:49:30par vos prédécesseurs
00:49:31il faut avoir
00:49:32une qualification
00:49:33haute
00:49:34et
00:49:35pour mener tout ça
00:49:37correctement
00:49:38et le petit chef
00:49:39d'entreprise
00:49:39peut d'ailleurs
00:49:40se tromper
00:49:40et là
00:49:41ça finit
00:49:42de l'énerver
00:49:43enfin en tout cas
00:49:43il est désespéré
00:49:44et il peut mettre
00:49:45la clé sous la porte
00:49:46quand il voit
00:49:47qu'il s'est trompé
00:49:47et qu'on lui réclame
00:49:49aussi
00:49:49voilà
00:49:49de réparer
00:49:50en tout cas
00:49:52moi j'ai aussi
00:49:53cette résonance-là
00:49:54sur le territoire
00:49:55de petites TPE
00:49:56PM
00:49:57donc comment fait-on
00:49:59pour faciliter
00:50:00le travail
00:50:00des chefs d'entreprise
00:50:01puisque bon
00:50:02voilà
00:50:02ils créent de l'emploi
00:50:03eux-mêmes
00:50:05il ne faut pas partir
00:50:07avec l'idée
00:50:07que tous les chefs
00:50:08d'entreprise
00:50:09vont exploiter
00:50:10leurs salariés
00:50:12ce n'est pas du tout
00:50:12le cas
00:50:13mais souvent dans ce pays
00:50:14on part avec cette idée-là
00:50:15que c'est le mauvais patron
00:50:16etc
00:50:17mais la réalité
00:50:18c'est qu'en fait
00:50:19ils sont aujourd'hui
00:50:20harassés quoi
00:50:21ils sont énervés
00:50:23parce que justement
00:50:23c'est très complexe
00:50:24alors est-ce qu'il y a
00:50:26une volonté
00:50:28de mise
00:50:29à plat
00:50:30de l'ensemble
00:50:31de la législation
00:50:32enfin des obligations
00:50:34pour les chefs
00:50:34d'entreprise
00:50:35parce que
00:50:36ce serait intéressant
00:50:37justement
00:50:37de voir comment
00:50:38on peut
00:50:39desserrer
00:50:40les taux
00:50:41ou en tout cas
00:50:42comment enlever
00:50:44cette espèce de gaine
00:50:45dans laquelle
00:50:45ils sont contraints
00:50:47et comment
00:50:49voilà
00:50:49vous pensez y arriver
00:50:51parce que je pense
00:50:51que les réponses
00:50:52elles sont aussi
00:50:53de votre côté
00:50:54avec l'ensemble
00:50:55des partenaires sociaux
00:50:55comme ça vient d'être dit
00:50:57par ma collègue
00:50:58Frédéric Pissa
00:50:59voilà les deux points
00:51:00que je voulais aborder
00:51:01merci beaucoup
00:51:02mais alors
00:51:03je vais recommencer
00:51:04le tour de table
00:51:04d'accord
00:51:05voilà
00:51:05essayez de ne pas
00:51:06dépasser sa minute
00:51:07ce serait bien
00:51:07mais qu'on puisse
00:51:08avoir le regard
00:51:08alors vous avez
00:51:09certaines questions
00:51:10qui vous ont été
00:51:10directement orientées
00:51:12et puis d'autres
00:51:13plus générales
00:51:14voilà
00:51:14donc monsieur Gleau
00:51:15je vous laisse
00:51:16tout d'abord la parole
00:51:17alors je vais répondre
00:51:18aux questions
00:51:19qui relèvent
00:51:20de ma compétence
00:51:21je vais dire
00:51:21c'est le directeur général
00:51:22de travail
00:51:23et réponse
00:51:23sur un certain nombre
00:51:24de choses
00:51:24alors je peux quand même
00:51:26il vous a déjà
00:51:26indiqué la situation
00:51:28s'agissant de la question
00:51:29du report
00:51:30des congés payés
00:51:31pour le salarié
00:51:32qui tombe malade
00:51:33durant sa période de congé
00:51:34a priori
00:51:35nous étions
00:51:36à peu près les seuls
00:51:37à ne pas être
00:51:39en conformité
00:51:40avec le droit
00:51:41de l'Union Européenne
00:51:41s'agissant des arrêts
00:51:43du 13 septembre 2023
00:51:44sur l'acquisition
00:51:45de congés payés
00:51:46par le salarié
00:51:47malade
00:51:49l'arrêt
00:51:51de la Cour de justice
00:51:52qui a instauré
00:51:53cette règle
00:51:54date de 2009
00:51:56c'est un arrêt
00:51:57de grandes chambres
00:51:58donc la formation
00:51:59la plus solennelle
00:52:00de l'accord de justice
00:52:0015 états membres
00:52:02sont intervenus
00:52:03devant l'accord de justice
00:52:04je peux vous indiquer
00:52:05que le gouvernement français
00:52:06ne figure pas
00:52:07parmi ces 15 états
00:52:09et donc la solution
00:52:11a été inaugurée
00:52:12en 2009
00:52:13elle a ensuite été réitérée
00:52:15pour le droit français
00:52:16cette fois
00:52:16en 2013
00:52:17et du coup
00:52:18dans le rapport annuel
00:52:19de la Cour d'occasion
00:52:20dans la partie
00:52:21proposition de réforme
00:52:22législative
00:52:22depuis 2013
00:52:24nous avions indiqué
00:52:25au gouvernement
00:52:26qu'il serait bien
00:52:27de mettre notre droit
00:52:28en conformité
00:52:29avec la directive
00:52:31de 2003
00:52:32telle qu'interprétée
00:52:33par la Cour de justice
00:52:34c'est ce à quoi
00:52:35il a procédé
00:52:36avec la loi
00:52:37du 22 avril 2024
00:52:39mais en tout cas
00:52:40pendant un certain temps
00:52:41évidemment
00:52:41nous avions indiqué
00:52:43dans notre rapport annuel
00:52:44la difficulté
00:52:45lorsque la Cour de justice
00:52:46a pris ses arrêts
00:52:46du 6 novembre 2018
00:52:48sur l'effet direct
00:52:49de l'article 31
00:52:50paragraphe 2
00:52:50de la Charte des lois fondamentaux
00:52:51nous avons modifié
00:52:52notre partie
00:52:54sur le rapport annuel
00:52:56de la Cour
00:52:57pour indiquer
00:52:57que cette réforme
00:52:58était d'autant plus urgente
00:53:00que la Cour de justice
00:53:01a reconnu
00:53:02l'effet direct
00:53:02de l'article 31
00:53:03paragraphe 2
00:53:04de la Charte des lois fondamentaux
00:53:06ce qui signifie
00:53:06attention
00:53:07le jour où on opposera
00:53:08la question
00:53:08nous aurons l'arme juridique
00:53:10pour y remédier
00:53:11en sachant
00:53:12qu'il a fallu
00:53:13attendre 5 ans
00:53:13pour qu'on nous pose
00:53:14la question
00:53:15donc sur la question
00:53:16de vous poser
00:53:17je crois
00:53:19tout ça
00:53:19dans une situation
00:53:20un peu particulière
00:53:22en tout cas
00:53:22très isolée
00:53:23voilà
00:53:24alors après
00:53:26sur
00:53:29un certain nombre
00:53:31de questions
00:53:31je peux vous apporter
00:53:32un éclairage
00:53:32mais le directeur
00:53:33je travaille
00:53:33pourra vous l'apporter
00:53:34et vous le confirmer
00:53:35par exemple
00:53:35l'obligation d'information
00:53:37de l'employeur
00:53:38qui a été créée
00:53:39par la loi du 22 avril
00:53:40mais son origine
00:53:41c'est la jurisprudence
00:53:42de la Cour de justice
00:53:42de l'Union Européenne
00:53:43parce que
00:53:44la Cour de justice
00:53:45de l'Union Européenne
00:53:46non seulement
00:53:47décide que
00:53:49les délais de prescription
00:53:50s'appliquent
00:53:52les délais de prescription
00:53:52prévus par le droit national
00:53:54mais à condition
00:53:55que l'employeur
00:53:56ait mis le salarié
00:53:57en mesure
00:53:58de prendre
00:53:58effectivement
00:53:59ses congés
00:53:59donc le point de départ
00:54:01du délai de prescription
00:54:02et ça c'est la Cour de justice
00:54:03il a décidé
00:54:04et on ne peut pas
00:54:05modifier ça
00:54:06et d'ailleurs
00:54:06un des arrêts
00:54:07du 13 septembre 2023
00:54:08porte sur cette question là
00:54:10le point de départ
00:54:11du délai de prescription
00:54:12qui est prévu
00:54:13par le droit national
00:54:13c'est le jour
00:54:15où l'employeur
00:54:16met le salarié
00:54:17en mesure
00:54:17de prendre
00:54:18effectivement
00:54:18ses congés
00:54:19d'où la difficulté
00:54:20et l'effet rétroactif
00:54:21considérable
00:54:22des arrêts
00:54:23du 13 septembre
00:54:24puisque lorsque le droit
00:54:25national
00:54:26est incompatible
00:54:27évidemment
00:54:28l'employeur
00:54:29qui se borne
00:54:31à appliquer
00:54:31le code du travail
00:54:33ne peut pas mettre
00:54:34le salarié
00:54:34en mesure
00:54:34de prendre ses congés
00:54:35puisque par définition
00:54:36il ne lui reconnaît pas
00:54:37un droit
00:54:38à congé payé
00:54:39pour une période
00:54:39d'arrêt maladie
00:54:40d'où la difficulté
00:54:41par ailleurs
00:54:42dans la géopause
00:54:43de l'accord de justice
00:54:44il est permis
00:54:45aux salariés
00:54:46de reporter
00:54:47ses congés
00:54:48mais l'accord de justice
00:54:49permet au droit national
00:54:50de prévoir
00:54:52un délai
00:54:52à l'issue
00:54:53duquel
00:54:54le salarié
00:54:55perd son droit
00:54:56à report
00:54:56délai qui n'existait pas
00:54:58en droit français
00:54:59de manière générale
00:54:59il n'existait
00:55:00pour les fonctionnaires
00:55:01mais pas pour les salariés
00:55:02avant la loi
00:55:03du 22 avril
00:55:04donc la loi
00:55:06du 22 avril
00:55:07a créé
00:55:08cette perte
00:55:09du droit
00:55:09au report
00:55:10au bout d'un certain temps
00:55:11alors le délai de 15 mois
00:55:12il ne vient pas
00:55:13de nulle part
00:55:14le délai de 15 mois
00:55:14il vient de la jurisprudence
00:55:15de la cour de justice
00:55:16qui a dit
00:55:17qu'il fallait que ça soit
00:55:18une période
00:55:19substantiellement
00:55:20plus longue
00:55:21que la période
00:55:22de référence
00:55:22comme la période
00:55:23de référence
00:55:24des congés payés
00:55:25dans la quasi-totalité
00:55:26des états membres
00:55:27c'est un an
00:55:27elle a admis
00:55:28en droit allemand
00:55:29une période
00:55:30de 15 mois
00:55:31donc du coup
00:55:32c'est pour ça
00:55:32que le législateur
00:55:33avec la loi
00:55:33du 22 avril
00:55:34évidemment
00:55:34c'est limité
00:55:36à la période
00:55:36de 15 mois
00:55:37et je pense
00:55:38qu'il est très difficile
00:55:39d'avoir une période
00:55:39plus courte
00:55:40parce que ça serait jugé
00:55:41incompatible
00:55:42avec la jurisprudence
00:55:43de la cour de justice
00:55:46voilà ce que je puis vous dire
00:55:51alors la complexité
00:55:52de la loi
00:55:52du 22 avril
00:55:53ça moi je ne m'assume pas
00:55:54sur le sujet
00:55:55mais j'ai lu les commentaires
00:55:56des universitaires
00:55:57commentant la loi
00:55:58c'est sûr que ça conduit
00:55:59à deux logiciels de paix
00:56:01ça c'est certain
00:56:02mais j'ai cru comprendre
00:56:03que la loi
00:56:04du 22 avril
00:56:05avait pour objectif
00:56:06d'éviter
00:56:08une surtransposition
00:56:09de la directive
00:56:10qui est un mot
00:56:10que j'ai souvent entendu
00:56:11en se limitant
00:56:13en tout cas
00:56:13dans certains cas
00:56:15aux quatre semaines
00:56:17de congés payés
00:56:18et alors pour répondre
00:56:19à la question
00:56:22qui a été posée
00:56:22par la présidente
00:56:25du MEDEF
00:56:26sur la question
00:56:28de l'assiette
00:56:28et des heures supplémentaires
00:56:29cuite de la 5ème semaine
00:56:32alors il faut bien
00:56:34que vous ayez présent
00:56:34à l'esprit
00:56:35que la cour de cassation
00:56:37a des pouvoirs
00:56:39très limités
00:56:40c'est à dire
00:56:41qu'elle peut écarter
00:56:42partiellement
00:56:43un texte
00:56:45elle ne peut pas
00:56:45le réécrire
00:56:46or ce que nous avons fait
00:56:49c'est que nous avons
00:56:50écarté partiellement
00:56:51l'article 31, 21, 28
00:56:53du code
00:56:54du travail
00:56:55sur le mode de calcul
00:56:58des heures supplémentaires
00:56:59donc du coup
00:57:00si le salarié
00:57:03à la fin de la semaine
00:57:05le vendredi
00:57:06c'est un jour
00:57:07relevant de sa 5ème semaine
00:57:08je crains que les salariés
00:57:09d'ailleurs
00:57:09ne s'interrogent pas beaucoup
00:57:11pour savoir
00:57:11s'ils prennent
00:57:12leurs 4 semaines
00:57:13du droit
00:57:14de l'Union Européenne
00:57:15ou la 5ème semaine
00:57:16de congés
00:57:18purement
00:57:18national
00:57:19du coup
00:57:23à arriver
00:57:23tout à la fin
00:57:25je pense
00:57:25nous forcément
00:57:26on se contente
00:57:27d'écarter partiellement
00:57:29un texte
00:57:29du code du travail
00:57:30et on ne peut pas
00:57:30réécrire le texte
00:57:31en faisant une distinction
00:57:32comme a pu le faire
00:57:33la loi du 22 avril
00:57:34entre la 5ème semaine
00:57:37et les 4 semaines
00:57:40du droit national
00:57:42donc
00:57:43en fin de période
00:57:45de prise
00:57:46des congés
00:57:47si le salarié
00:57:48prend un jour
00:57:49un vendredi
00:57:50je crois que
00:57:51la solution
00:57:51en l'état actuel
00:57:52des choses
00:57:53vaudra aussi
00:57:53pour ce quatrième jour là
00:57:54mais ça va être
00:57:55un effet assez limité
00:57:57de toute façon
00:57:58Très bien
00:57:59M. Raman
00:58:00Peut-être juste
00:58:02en réaction
00:58:04effectivement
00:58:04aux questions
00:58:05et peut-être
00:58:06en complément
00:58:07peut-être insister
00:58:08parce que je pense
00:58:08que ça a été
00:58:09indiqué
00:58:10et Jean-Guiglou
00:58:11vient de le redire
00:58:11c'est vrai
00:58:12qu'il y a une part
00:58:14non négligeable
00:58:15des complexités
00:58:16qui ont été citées
00:58:17par
00:58:17Eric Chevet
00:58:18sur le décompte
00:58:20des congés
00:58:21qui étaient
00:58:21précisément
00:58:22souhaitées
00:58:24y compris
00:58:25par les organisations
00:58:26professionnelles
00:58:26quand on a parlé
00:58:27de la loi
00:58:27d'Addu
00:58:28il y a bientôt
00:58:29deux ans
00:58:30pour limiter
00:58:31l'impact
00:58:31du coup
00:58:33de la mise
00:58:34en conformité
00:58:35du droit national
00:58:36et du droit
00:58:36de l'Union européenne
00:58:37et ce qui nous a amené
00:58:38sur ces règles
00:58:39de double compteur
00:58:40de la même manière
00:58:41qu'on a introduit
00:58:42ce délai
00:58:42de report
00:58:44qui peut apparaître
00:58:46effectivement
00:58:46une complexité
00:58:47mais précisément
00:58:47pour limiter l'impact
00:58:49et c'est là
00:58:49où c'est vrai
00:58:50qu'entre complexité
00:58:51et limitation
00:58:52de l'impact
00:58:53il y avait
00:58:54des objectifs
00:58:55sans doute
00:58:56contradictoires
00:58:57mais qui m'avaient
00:58:57semblé
00:58:58au moment
00:58:58où les projets
00:59:01de loi
00:59:01ont été discutés
00:59:02puis ensuite
00:59:02la loi
00:59:03votée
00:59:04qui était
00:59:05collectivement
00:59:05assumée
00:59:06et la conséquence
00:59:07c'est ce double
00:59:09compteur
00:59:10de la même manière
00:59:11que l'information
00:59:12du salarié
00:59:13mais sachant
00:59:13que je le redisais
00:59:14c'est une des conditions
00:59:16pour permettre
00:59:17la limitation
00:59:18du report
00:59:19et la mise en place
00:59:20des mécanismes
00:59:21de prescription
00:59:22et donc
00:59:23c'est
00:59:23là aussi
00:59:25on est
00:59:26voilà
00:59:27on est
00:59:27voilà
00:59:28on est
00:59:28voilà
00:59:28confronté
00:59:29dans la rédaction
00:59:30des textes
00:59:31et dans leur application
00:59:32à la conciliation
00:59:33d'objectifs
00:59:33potentiellement contradictoires
00:59:34et qui aboutissent
00:59:35à une complexification
00:59:36sans doute du droit
00:59:37mais qui était
00:59:38au moment
00:59:39où la loi
00:59:39a été adoptée
00:59:40qui avait paru
00:59:41comment dirais-je
00:59:42l'objectif principal
00:59:43était la limitation
00:59:44de l'impact
00:59:44notamment sur la régularisation
00:59:45des situations passées
00:59:46qui étaient
00:59:47qui préoccupaient
00:59:48très fortement
00:59:49les entreprises
00:59:51et leurs représentants
00:59:52peut-être un point
00:59:53sur lequel
00:59:53effectivement
00:59:54peut-être rebondir
00:59:55sur
00:59:56et peut-être juste
00:59:57même pour préciser
00:59:58sur les travaux
01:00:00de
01:00:00direction statistique
01:00:02des ministères sociaux
01:00:03sur l'évolution
01:00:05des indemnités journalières
01:00:06qui effectivement
01:00:07corrigeaient
01:00:08du vieillissement
01:00:10démographique
01:00:11et de l'inflation
01:00:13ont montré
01:00:13que de 2019
01:00:14à 2024
01:00:15on a une hausse
01:00:16de 39%
01:00:17du taux
01:00:18du taux de recours
01:00:20si je peux
01:00:21le présenter ainsi
01:00:22et qui pose
01:00:22effectivement
01:00:23une vraie question
01:00:23aux finances publiques
01:00:25aussi évidemment
01:00:26à l'organisation
01:00:27des entreprises
01:00:27et qui a aussi
01:00:28un coût
01:00:28sur les dispositions
01:00:29de la protection
01:00:30collective
01:00:31financée
01:00:32par les entreprises
01:00:34je permettais
01:00:35de rappeler
01:00:36ces travaux
01:00:37de l'adresse
01:00:38qui éclairent
01:00:39assez bien
01:00:41le débat
01:00:42qu'on peut avoir
01:00:42sur le sujet
01:00:43peut-être aussi
01:00:44pour dire
01:00:45parce que
01:00:45évidemment nous
01:00:45je vous l'ai dit
01:00:47je le redis
01:00:48l'ensemble
01:00:49des législations
01:00:50des autres
01:00:51états de l'Union européenne
01:00:52en tout cas
01:00:52notre connaissance
01:00:53sur ce qui a été
01:00:54mis en avant
01:00:55par les arrêts
01:00:56du 10 septembre
01:00:572025
01:00:58en fait
01:00:59sont conformes
01:01:00on est dans une situation
01:01:01je dirais
01:01:03de décalage
01:01:04et isolé
01:01:05dans l'Union européenne
01:01:05de la même manière
01:01:06il y a deux ans
01:01:07je le rappelle aussi
01:01:08je crois qu'il n'y avait
01:01:09de mémoire
01:01:10que la Slovaquie
01:01:11sur les 27 états
01:01:13de l'Union européenne
01:01:13qui n'était pas conforme
01:01:15avant que nous adoptions
01:01:16la loi d'avril 2024
01:01:18sur les suites
01:01:21de ces arrêts
01:01:22malgré tout
01:01:24par rapport à l'impact
01:01:26de ces dernières
01:01:27jurisprudences
01:01:28notamment sur
01:01:28les arrêts de travail
01:01:30survenus
01:01:31pendant les périodes
01:01:32de congés payés
01:01:33évidemment nous
01:01:35on est en train
01:01:35d'essayer d'identifier
01:01:36s'il y a des suggestions
01:01:37pour adapter
01:01:39de manière pragmatique
01:01:41l'application
01:01:42de ces principes
01:01:42on est évidemment
01:01:43tout à fait disposé
01:01:45à les examiner
01:01:46peut-être juste
01:01:47quand même un point
01:01:48c'est que nous
01:01:49à ce stade
01:01:50de notre instruction
01:01:51les voies de passage
01:01:51sont très étroites
01:01:52notamment en droit
01:01:54conventionnel
01:01:55il y a aussi
01:01:55une dimension
01:01:56principe d'égalité
01:01:57en droit
01:01:57consignal interne
01:01:59mais en droit
01:01:59conventionnel
01:02:00parce que tout
01:02:01ce qui serait perçu
01:02:02comme une remise
01:02:03en cause
01:02:03du droit au repos
01:02:05garanti par la directive
01:02:06d'une manière
01:02:07ou d'une autre
01:02:07est en fragilité
01:02:09conventionnelle
01:02:10et on créerait
01:02:11une autre
01:02:11une nouvelle insécurité
01:02:12et je crois
01:02:13que de ce point de vue là
01:02:14notre responsabilité
01:02:15c'est d'essayer
01:02:16de trouver
01:02:16effectivement
01:02:16des garde-fous
01:02:17mais qu'ils soient
01:02:18des garde-fous
01:02:18s'ils existent
01:02:19qui puissent être
01:02:20sécurisés
01:02:21pour ne pas
01:02:22recréer
01:02:22des situations
01:02:23de flou juridique
01:02:25qui sont
01:02:26désastreuses
01:02:28pour tous
01:02:28oui par exemple
01:02:31sur l'impact
01:02:31financier
01:02:31l'impact financier
01:02:32pour l'état
01:02:32moi je suis
01:02:33démuni
01:02:33pour vous répondre
01:02:34parce que
01:02:34je ne suis pas
01:02:35en charge
01:02:35des conséquences
01:02:37pour les fonctions
01:02:37publiques
01:02:37donc il faut voir
01:02:38je ne sais pas
01:02:39si côté DGAFP
01:02:40des analyses
01:02:41ont été faites
01:02:42peut-être juste
01:02:43pour vous dire
01:02:43sur l'impact
01:02:43pour les entreprises
01:02:44je ne sais pas
01:02:45comment les chiffrages
01:02:46cités
01:02:47ont été
01:02:47constitués
01:02:49moi je crois
01:02:50que c'est extrêmement
01:02:51difficile
01:02:52parce qu'on ne dispose
01:02:52pas de données
01:02:53statistiques
01:02:54sur les prises
01:02:56de congé
01:02:57des salariés
01:02:57on n'a pas
01:02:58de données
01:02:59sur le sujet
01:02:59c'est le système
01:03:00statistique
01:03:01du ministère
01:03:02ne nous permet pas
01:03:03de le travailler
01:03:04de ressortir
01:03:04des éléments
01:03:05donc ça c'est
01:03:06la première difficulté
01:03:06la deuxième difficulté
01:03:08c'est que par rapport
01:03:09à ces périodes
01:03:10de prise de congé
01:03:11même si on raisonnait
01:03:12en moyenne
01:03:13à quel moment
01:03:13les salariés
01:03:14prennent leur congé
01:03:15on est aussi
01:03:15confronté
01:03:16à une saisonnalité
01:03:18dans les arrêts
01:03:18de travail
01:03:19par exemple
01:03:19pour virus saisonnier
01:03:20etc
01:03:20qui fait que
01:03:21en tout cas nous
01:03:22on a discuté
01:03:23avec la direction
01:03:24statistique
01:03:25du ministère
01:03:25et on n'a pas
01:03:26de chiffrage
01:03:27qui nous robuste
01:03:29des conséquences
01:03:30de la jurisprudence
01:03:31merci
01:03:32on continue
01:03:34avec le MEDEF
01:03:34oui merci
01:03:37donc pour répondre
01:03:38aux différentes questions
01:03:40posées
01:03:40donc madame la sénatrice
01:03:41puis ça
01:03:42par rapport
01:03:42effectivement
01:03:43à cette problématique
01:03:43du coût
01:03:44des arrêts
01:03:48de 2023
01:03:49et donc
01:03:49de la loi
01:03:50d'adu
01:03:50donc à l'époque
01:03:51on avait évalué
01:03:53autour de 2,7 milliards
01:03:54l'impact potentiel
01:03:56pour les entreprises
01:03:57alors je vais rejoindre
01:03:58ce qu'indiquait
01:03:59Pierre Ramain
01:03:59difficile pour le moment
01:04:01de vous donner
01:04:01un chiffrage
01:04:02exact
01:04:03ce qui est certain
01:04:04c'est que les entreprises
01:04:05provisionnent
01:04:06mais
01:04:07qu'en est-il
01:04:08ensuite
01:04:09du coût réel
01:04:10c'est un peu tôt
01:04:11la loi est rentrée
01:04:12en vigueur
01:04:12en avril 2024
01:04:13on est en septembre 2025
01:04:15voilà
01:04:15je ne suis pas en capacité
01:04:17aujourd'hui
01:04:17de vous donner
01:04:18un chiffre précis
01:04:19sur les garde-fous
01:04:21possibles
01:04:22alors
01:04:23bon
01:04:23on entendait
01:04:25effectivement
01:04:25l'analyse
01:04:26de la DGT
01:04:26comme quoi
01:04:27la loi
01:04:28d'avril 2024
01:04:30s'appliquait
01:04:31au cas d'espèce
01:04:32y compris
01:04:33le report
01:04:34de 15 mois
01:04:35donc ça
01:04:36c'est un point
01:04:36important
01:04:38parce que
01:04:38évidemment
01:04:39il faut pouvoir
01:04:41encadrer
01:04:41cette possibilité
01:04:42de report
01:04:43des congés payés
01:04:44on va là aussi
01:04:45analyser
01:04:45pour s'assurer
01:04:46qu'il n'y a pas
01:04:47de risque
01:04:47d'un report
01:04:48voilà
01:04:49sans limite
01:04:50des congés payés
01:04:52en cas
01:04:53d'arrêt maladie
01:04:54bon
01:04:55sur la rétroactivité
01:04:57là je pense
01:04:57qu'on est dans
01:04:58une situation
01:04:58de fait différente
01:04:59de celle
01:05:00qu'on a connue
01:05:01l'an dernier
01:05:01même s'il peut
01:05:02y arriver
01:05:03il peut arriver
01:05:04voilà
01:05:04de manière assez
01:05:05voilà
01:05:06sans doute
01:05:06très limitée
01:05:07que des salariés
01:05:08sans connaître
01:05:09les règles applicables
01:05:10et envoyer
01:05:11leur arrêt de travail
01:05:12à leur employeur
01:05:14en se disant
01:05:14tiens on sait jamais
01:05:15mais bon
01:05:15c'est sans doute
01:05:16vraiment une situation
01:05:17très à la marge
01:05:19donc bon
01:05:20je pense qu'on est
01:05:21dans un cas
01:05:21très différent
01:05:22alors au-delà de ça
01:05:25effectivement
01:05:26sur des gardes fous
01:05:28alors je pense que là
01:05:29ça va
01:05:30si on élargit un petit peu
01:05:31la focale
01:05:32il y a la question
01:05:33évidemment
01:05:34de l'absentéisme
01:05:36et un point évoqué
01:05:38par Eric Chevet
01:05:39sur une proposition
01:05:40qu'on soutient également
01:05:41de l'instauration
01:05:42d'un jour de carence
01:05:43enfin d'un ou plusieurs jours
01:05:44de carence
01:05:45d'ordre public
01:05:46parce qu'évidemment
01:05:47on peut se dire
01:05:48que du côté
01:05:50d'un salarié
01:05:51le fait
01:05:52d'arrêter
01:05:53ces congés
01:05:54et de passer
01:05:55dans un système
01:05:57d'arrêt de travail
01:05:58d'arrêt maladie
01:05:59peut-être financièrement
01:06:00moins intéressant
01:06:01compte tenu
01:06:02de l'application
01:06:02de ces jours
01:06:03de carence
01:06:04d'ordre public
01:06:04mais d'abord
01:06:05petit un
01:06:05ça dépend
01:06:06de la durée
01:06:07évidemment
01:06:08de l'arrêt
01:06:09et deuxièmement
01:06:10il y a beaucoup
01:06:11d'entreprises
01:06:11qui ont
01:06:12soit au travers
01:06:13d'un accord d'entreprise
01:06:14ou d'un accord de branche
01:06:14des dispositions conventionnelles
01:06:16qui écrasent
01:06:16ces jours de carence
01:06:17d'ordre public
01:06:18et qui font du coup
01:06:19qu'ils sont
01:06:20préavis
01:06:20il y a un maintien du salaire
01:06:21qui s'applique
01:06:22dès le premier jour
01:06:23donc pour nous
01:06:24il y a un sujet
01:06:25on a
01:06:26ça a été rappelé
01:06:27une augmentation
01:06:27très forte
01:06:28du taux de recours
01:06:28corrigé
01:06:29des effets
01:06:30du vieillissement
01:06:30et de l'inflation
01:06:31et ça
01:06:31il nous semble
01:06:32que c'est un sujet
01:06:33à instruire
01:06:35voilà
01:06:36parce que
01:06:37on est très préoccupé
01:06:39de cette évolution
01:06:40ensuite
01:06:41sur la question
01:06:42de la situation
01:06:43des salariés frontaliers
01:06:44alors
01:06:45j'ai pas de réponse
01:06:46à cette question
01:06:47mais bon
01:06:48effectivement
01:06:49voilà
01:06:50quelles seront
01:06:51les règles
01:06:51qui s'appliquent
01:06:53bon
01:06:54là je n'ai pas
01:06:54de réponse immédiate
01:06:55et puis effectivement
01:06:57sur la question
01:06:58des pays européens
01:06:59bon ça
01:07:00il semblerait que la France
01:07:02était sans doute
01:07:03assez en retard
01:07:04mais encore une fois
01:07:04nous avons
01:07:05nous la particularité
01:07:07d'avoir une législation
01:07:08du travail
01:07:08qui est en matière
01:07:09de temps de travail
01:07:10beaucoup plus exigeante
01:07:11que la plupart
01:07:11de nos voisins européens
01:07:13et c'est ça
01:07:13qui fait quand même
01:07:14une grande différence
01:07:15très bien
01:07:16pour la CPME
01:07:17merci monsieur le président
01:07:18peut-être préciser
01:07:19que oui
01:07:21il y a un autre point de vue
01:07:22quand même
01:07:22il y a une oeuvre
01:07:23de simplification
01:07:24qui pourrait être
01:07:25de considérer
01:07:26ben voilà
01:07:26qu'à partir du moment
01:07:27où en fin de période
01:07:28de référence
01:07:28on est capable
01:07:29de montrer
01:07:29que le salarié
01:07:30il a eu ses 4 semaines
01:07:31et la possibilité
01:07:33de les prendre
01:07:34et bien
01:07:34qu'il est en conformité
01:07:36avec le droit européen
01:07:37et le droit français
01:07:37et peut-être
01:07:39que ce serait bien plus simple
01:07:40que d'imaginer
01:07:40des tas de trucs
01:07:41où en fait
01:07:42on rajoute des machins
01:07:43sur des trucs
01:07:44et qu'on n'arrive plus
01:07:45à suivre
01:07:45donc en fait
01:07:46tout simplement
01:07:47de dire
01:07:47du moment que
01:07:49hors maladie
01:07:51vous avez eu
01:07:52vos 4 semaines
01:07:53à la fin de la période
01:07:55et bien
01:07:55vous êtes en situation
01:07:56d'être rempli
01:07:58de vos droits
01:07:58voilà
01:07:59et ça
01:08:00peut-être que c'est
01:08:01trop simple
01:08:01mais peut-être
01:08:02que ça mériterait
01:08:03d'être tiré
01:08:04un petit peu
01:08:04je reviens maintenant
01:08:05sur un autre point
01:08:07c'est sur la question
01:08:08est-ce qu'on peut pas
01:08:09avancer mieux
01:08:10que vous avez posé
01:08:11madame la sénatrice
01:08:12plus vite
01:08:14du moins
01:08:14par la discussion
01:08:16paritaire
01:08:17c'est intéressant
01:08:18vous n'ignorez pas
01:08:19la situation
01:08:20du dialogue social
01:08:20en ce moment
01:08:21ou de la tension sociale
01:08:23mais pour autant
01:08:24on a montré
01:08:25effectivement
01:08:25que de façon paritaire
01:08:27on était capable
01:08:28d'avancer
01:08:28y compris
01:08:29dans des périodes
01:08:30compliquées
01:08:30sur le plan social
01:08:31par ailleurs
01:08:32le Premier ministre
01:08:33vient nous envoyer
01:08:33un courrier
01:08:34dans lequel
01:08:35effectivement
01:08:35il nous invite
01:08:36à travailler
01:08:37sur la question
01:08:38effectivement
01:08:39des conditions de travail
01:08:40de la santé au travail
01:08:41puisque ça tient aussi
01:08:42à ce sujet là
01:08:44et du temps de travail
01:08:47et donc je pense
01:08:48qu'effectivement
01:08:49on pourrait avoir
01:08:50une initiative
01:08:51des partenaires sociaux
01:08:52pour faire en sorte
01:08:53que
01:08:53on puisse travailler
01:08:55sur un accord
01:08:56au moins sur cette partie là
01:08:57qui est quand même
01:08:58extrêmement
01:08:59prégnante
01:09:00et importante
01:09:01pour les chefs d'entreprise
01:09:02au moins que nous sommes
01:09:03mais il me semble aussi
01:09:04pour les salariés
01:09:05parce que
01:09:05c'est pas si simple que ça
01:09:07en fait
01:09:07y compris pour eux
01:09:08de l'intégrer
01:09:09et de faire en sorte
01:09:11que
01:09:11en vous proposant
01:09:12effectivement un analyse
01:09:13sur cette question là
01:09:14ça puisse aller
01:09:15beaucoup plus vite
01:09:16derrière
01:09:17sur le plan
01:09:17parlementaire
01:09:19bon
01:09:20on va essayer
01:09:21c'est pas facile
01:09:22merci beaucoup
01:09:25je vous laisse la parole
01:09:26madame
01:09:27voilà
01:09:32donc on parlait
01:09:34d'un comparatif
01:09:35européen
01:09:36je rappelle
01:09:37que nous
01:09:37on a 25 jours
01:09:38de CP
01:09:39je parle pas
01:09:39des différences
01:09:40avec les conventions
01:09:40collectives
01:09:41et 11 jours fériés
01:09:42si je prends
01:09:43les Pays-Bas
01:09:4320 jours
01:09:44de ces congés payés
01:09:46et 8 jours fériés
01:09:47on a 9 pour l'Allemagne
01:09:48donc en fait
01:09:50quand on applique
01:09:50une différente
01:09:51européenne
01:09:52il faut l'appliquer
01:09:52dans son intégralité
01:09:54ce qui signifie
01:09:55par rapport
01:09:56à ce que disent
01:09:56mes voisins
01:09:57la 5ème semaine
01:09:58de congés payés
01:09:59et déjà
01:10:00chez nous
01:10:00dans le droit privé
01:10:02on peut déjà
01:10:03la mettre
01:10:03sur les comptes
01:10:03épargnetants
01:10:04elle est déjà
01:10:05distincte
01:10:06c'est à dire
01:10:06qu'il manquerait
01:10:08peu de choses
01:10:08pour la différencier
01:10:10des autres
01:10:10ça c'est le premier point
01:10:12vous parliez
01:10:13des gardes fous
01:10:13je vous entendais
01:10:14parler des contrôles
01:10:16faits par la sécurité sociale
01:10:18je pense qu'il y en a
01:10:20très très très peu
01:10:21nous en revanche
01:10:22entre employeurs
01:10:22on peut lancer
01:10:23des contrôles
01:10:24mais ça veut dire
01:10:25qu'on doit avoir
01:10:25la complétude
01:10:26sur l'adresse
01:10:27et suffisamment de temps
01:10:28parce que pour les arrêts courts
01:10:29comme on a 48 heures
01:10:30le temps de missionner
01:10:31nous avons tous
01:10:32en fonction
01:10:33de nos branches
01:10:34des organismes
01:10:35que nous pouvons lancer
01:10:36mais bien sûr
01:10:37on ne peut pas les lancer
01:10:37à l'étranger
01:10:38pour l'instant
01:10:39c'est uniquement
01:10:40sur les territoires français
01:10:41un autre point
01:10:42et ça je me tombe
01:10:43vers vous
01:10:44madame la sénatrice
01:10:45sur la question
01:10:46de la cause
01:10:46la majorité
01:10:47des arrêts de travail
01:10:48sont légitimes
01:10:49nous avons au sein
01:10:50de nos organisations
01:10:51des politiques santé
01:10:52qualité de vie au travail
01:10:53avec des impacts
01:10:54aussi sur les taux
01:10:56d'absentéisme
01:10:56même si comme chacun
01:10:57d'entre vous
01:10:58à la fois nous avons
01:10:59le vieillissement
01:10:59de la population
01:11:00et des jeunes
01:11:01de plus en plus absents
01:11:03donc nous faisons
01:11:04la prévention primaire
01:11:05secondaire et tertiaire
01:11:06donc j'en appelle aussi
01:11:07à l'état de veiller
01:11:08l'année 2025
01:11:09et l'année de la santé mentale
01:11:11je veux dire
01:11:12nous faisons
01:11:12nos meilleurs efforts
01:11:13au sein des entreprises
01:11:14mais il faut également
01:11:15qu'il y ait un mouvement
01:11:16au niveau national
01:11:17c'est ce qui se passe
01:11:18depuis des années
01:11:19au Québec
01:11:20puisqu'ils ont fait
01:11:21des politiques en santé
01:11:22puisque nous nous sommes
01:11:23le réceptacle finalement
01:11:24des citoyens
01:11:25des modes de vie
01:11:26et tout ce qui se passe
01:11:27voilà donc si vous pouvez
01:11:29faire quelque chose
01:11:29nous avons déjà
01:11:30nos politiques de prévention
01:11:31mais plus national
01:11:33ce sera encore mieux
01:11:34même s'il existe
01:11:35des organismes
01:11:36avec des plans
01:11:36mais les plans
01:11:37sont une chose
01:11:38les impulsions
01:11:39en sont une autre
01:11:40merci beaucoup
01:11:41alors j'accorde
01:11:42deux demandes de parole
01:11:44on n'a pas fini
01:11:45ah oui oui je sais
01:11:47vous m'aviez prévenu
01:11:49alors Marie-Louise Schleman
01:11:51merci monsieur le président
01:11:54d'avoir organisé
01:11:56cette table ronde
01:11:57avec ses regards croisés
01:12:00sur cette problématique
01:12:01qui bouleverse beaucoup
01:12:04et qui est particulièrement
01:12:06déstabilisante
01:12:07dans un contexte
01:12:10il est vrai
01:12:10ça a été rappelé
01:12:11d'envoler
01:12:13des absences
01:12:14pour maladies
01:12:15et même si
01:12:16cela a été également
01:12:17indiqué dans un sens
01:12:19plutôt rassurant
01:12:20à savoir le fait
01:12:21que la France
01:12:22se mettait
01:12:23aux normes
01:12:25par rapport
01:12:26aux autres pays européens
01:12:27je voudrais faire
01:12:28quand même remarquer
01:12:29que la concurrence
01:12:30elle est aussi
01:12:31étrangère
01:12:32extra-européenne
01:12:33et que les problématiques
01:12:34de compétitivité
01:12:36et de productivité
01:12:37que l'État français
01:12:40et que le législateur
01:12:41doit avoir bien en tête
01:12:42nous emmène
01:12:43à nous comparer
01:12:44aussi à l'extérieur
01:12:45au-delà de l'Union européenne
01:12:46par rapport
01:12:47à la question
01:12:48de la valeur travail
01:12:49qu'on a soulignée
01:12:50son affaiblissement
01:12:52etc.
01:12:52alors moi j'ai bien noté
01:12:54que la haute juridiction
01:12:55avait une latitude
01:12:57extrêmement faible
01:12:58et qu'elle fait du droit
01:12:59et qu'elle avait aussi
01:13:01lancé plusieurs alertes
01:13:03pour indiquer
01:13:04que l'État français
01:13:05devait se mettre
01:13:06en conformité
01:13:07cependant
01:13:08et cela a été dit
01:13:09on ne peut pas
01:13:10ne pas être sensible
01:13:12aux difficultés
01:13:13que les entreprises
01:13:14ont soulignées
01:13:15aux difficultés
01:13:16sur un plan financier
01:13:17évidemment
01:13:18mais difficultés
01:13:19sur un plan financier
01:13:20aussi pour
01:13:20les finances sociales
01:13:22et les finances publiques
01:13:23et difficultés
01:13:24sur un plan opérationnel
01:13:26par rapport
01:13:26aux questions
01:13:27de gestion
01:13:27des stocks
01:13:28de congés
01:13:28aux recours potentiels
01:13:31et puis
01:13:32à toute la question
01:13:33de la prescription
01:13:33de l'exercice
01:13:34de ces droits
01:13:35qui va incontestablement
01:13:37créer des conflits
01:13:39et des contentieux
01:13:41à n'en pas finir
01:13:43dans le futur
01:13:44alors moi
01:13:45ma question
01:13:45elle pose sur
01:13:46elle porte sur un point
01:13:48c'est
01:13:48j'ai bien noté
01:13:49que
01:13:50la Chambre sociale
01:13:52avait tenté
01:13:53d'encadrer
01:13:54cette mise
01:13:56en compatibilité
01:13:57en conformité
01:13:58avec un garde-fou
01:14:00mais savoir
01:14:02avoir votre avis
01:14:03sur la possibilité
01:14:04au regard
01:14:04de ce qui se fait
01:14:05dans les autres
01:14:06états européens
01:14:07pour le législateur
01:14:09d'encore mieux
01:14:10encadrer les choses
01:14:11pour faire en sorte
01:14:11que la reconnaissance
01:14:14de ce droit
01:14:14permette quand même
01:14:16de prendre en compte
01:14:17les contraintes
01:14:19et les exigences
01:14:21de toutes les parties
01:14:22étant entendu
01:14:24qu'il est vrai
01:14:24que
01:14:25nous respectons
01:14:27évidemment
01:14:27le droit du travail
01:14:28nous sommes législateurs
01:14:29nous respectons
01:14:31la protection
01:14:31du travailleur
01:14:32mais il faudrait
01:14:33quand même
01:14:33faire attention
01:14:34à ne pas tomber
01:14:35dans une société
01:14:36totalement hédoniste
01:14:37où
01:14:38le droit
01:14:40au congé payé
01:14:41prend le pas
01:14:42sur
01:14:43la valeur travail
01:14:44d'une part
01:14:45et je me suis fait
01:14:46et j'en terminerai
01:14:46par là
01:14:47une réflexion
01:14:48lorsque j'ai entendu
01:14:49la décision
01:14:50au mois de septembre
01:14:51on parle
01:14:53d'arrêt de travail
01:14:55pour cause
01:14:55de maladie
01:14:56mais cela suffit
01:14:57cela suppose
01:14:59qu'il y ait un arrêt
01:14:59d'une situation
01:15:00de travail
01:15:01quand on parle
01:15:02d'arrêt de travail
01:15:03en fait il y a un raccourci
01:15:04c'est l'arrêt maladie
01:15:05mais l'arrêt
01:15:06c'est un arrêt de travail
01:15:08pour une cause
01:15:08qui est la maladie
01:15:09donc moi je ne comprends pas
01:15:11pourquoi
01:15:11quand on ne travaille pas
01:15:13on devrait donner
01:15:14une priorité
01:15:15à la prise
01:15:19de congé payé
01:15:20alors qu'on ne travaille pas
01:15:21puisqu'on est en arrêt maladie
01:15:22voilà
01:15:23merci beaucoup
01:15:24et pour terminer
01:15:25ce sera la dernière prise de parole
01:15:26Raymond de Poussé-Monge
01:15:27oui merci monsieur le président
01:15:31alors puisque tout à l'heure
01:15:34a été évoqué quand même
01:15:35le fait que les partenaires sociaux
01:15:36pourraient se rencontrer
01:15:38pour discuter de tous les sujets
01:15:41y compris de la faussabilité
01:15:43de l'applicabilité
01:15:44de ces deux lois
01:15:46moi je regrette qu'il n'y ait qu'une partie
01:15:48des partenaires sociaux
01:15:49aujourd'hui
01:15:50je pense que les
01:15:51je ne sais pas monsieur le président
01:15:53vous allez peut-être me dire
01:15:54peut-être que les organisations
01:15:56syndicales
01:15:57salariales
01:15:59ne voulaient pas venir
01:16:00en tout état de cause
01:16:01s'il vous faut une armée
01:16:04de juristes
01:16:05et j'entends bien
01:16:05j'ai été moi-même
01:16:07employeur
01:16:07je sais très bien
01:16:08la complexité
01:16:09de beaucoup de
01:16:10et surtout de
01:16:13va-et-vient
01:16:13de revirement de jurisprudence
01:16:14et j'ai bien entendu
01:16:15que maintenant
01:16:16il y a une plus grande
01:16:17stabilité
01:16:18et c'est très bien
01:16:20mais je dirais que
01:16:22c'est la même chose
01:16:23pour les organisations
01:16:24syndicales
01:16:25qui doivent suivre
01:16:26dans vos entreprises
01:16:27et qui n'ont pas
01:16:28ces fonctions support
01:16:29je dirais
01:16:30et qui doivent se les payer
01:16:32encore plus
01:16:32pour les salariés
01:16:34pour comprendre leurs droits
01:16:35et pour les faire
01:16:36effectivement
01:16:37valoir
01:16:39donc
01:16:40nous pouvons partager
01:16:41le fait que ça soit
01:16:42plus
01:16:42plus simple
01:16:44plus accessible
01:16:46plus cohérent
01:16:47tout ce que vous voulez
01:16:48parce que c'est aussi
01:16:49la condition
01:16:51pour les salariés
01:16:53d'exercer leurs droits
01:16:54et de les faire valoir
01:16:55et pour les organisations
01:16:57syndicales
01:16:57de les défendre
01:16:58moi je voudrais
01:17:00simplement dire
01:17:01qu'il ne faut pas
01:17:02s'écarter du sujet
01:17:03d'aujourd'hui
01:17:04et ne pas aller
01:17:05sur la carence
01:17:05d'ordre public
01:17:06vous vous en doutez
01:17:07ça ne fait pas consensus
01:17:10mais je veux quand même
01:17:11relever
01:17:11qu'à plusieurs reprises
01:17:13vous avez dit
01:17:13que le temps de travail
01:17:16par habitant
01:17:17était très mauvais
01:17:18en France
01:17:19et de 300
01:17:20par rapport
01:17:21aux Etats-Unis
01:17:22bon je veux dire
01:17:23on va essayer
01:17:25maintenant dans l'avenir
01:17:26de prendre des exemples
01:17:27européens
01:17:27et un peu d'éviter
01:17:28l'exemple états-unien
01:17:30je pense
01:17:31mais vous le savez
01:17:32parce qu'on le sait
01:17:33que le temps de travail
01:17:34par habitant
01:17:35s'il est plus faible
01:17:36en France
01:17:36le temps de travail
01:17:38par emploi
01:17:38est tout à fait comparable
01:17:40à toutes les organisations
01:17:41à tous les autres
01:17:43pays européens
01:17:43et ce qui nous importe ici
01:17:46c'est le temps de travail
01:17:47par emploi
01:17:48parce qu'il s'agit
01:17:49comme ça vient d'être dit
01:17:50d'un arrêt de travail
01:17:51de quelqu'un qui travaille
01:17:52et pour le coup
01:17:54là il n'y a aucune difficulté
01:17:56nous sommes tout à fait performants
01:17:58par contre
01:17:58puisque vous allez
01:18:00sur ce terrain
01:18:01nous ne sommes pas performants
01:18:02la France est sous-performante
01:18:04en condition de travail
01:18:05et je pense que
01:18:06si vous voulez résoudre
01:18:07à terme
01:18:08y compris
01:18:08les burn-out
01:18:09vous ferez bien
01:18:12de vous attaquer
01:18:13à l'intensification
01:18:14du travail
01:18:15et à la dégradation
01:18:16des conditions de travail
01:18:17depuis maintenant
01:18:1820 ans
01:18:19donc je crois
01:18:21que sur ce qui vient
01:18:22d'être dit
01:18:23je termine là-dessus
01:18:24effectivement
01:18:25il y a un double objectif
01:18:26il y a un droit de repos
01:18:27autant je comprends
01:18:28bon enfin
01:18:29il faudrait revenir
01:18:30sur le fait
01:18:31qu'après deux ans
01:18:32on est deux mois
01:18:33ça je veux dire
01:18:34ça peut être vraiment
01:18:36une interpellation
01:18:38un peu juste
01:18:40et un peu légitime
01:18:41mais après
01:18:42on l'a bien dit
01:18:43les congés annuels
01:18:46c'est de se reposer
01:18:47d'une année de travail
01:18:48quand même
01:18:48enfin de 11 mois
01:18:49et donc
01:18:50si on ne peut pas
01:18:51se reposer
01:18:52et bien effectivement
01:18:53c'est normal
01:18:54qu'on arrête les compteurs
01:18:55et que
01:18:56le temps de récupération
01:18:58parce que le repos
01:18:59c'est la récupération
01:19:00de la force de travail
01:19:00tout le monde a intérêt
01:19:01à ce que la force de travail
01:19:03c'est une
01:19:04voilà
01:19:04excusez-moi
01:19:06une définition marxiste
01:19:08mais enfin
01:19:08la récupération
01:19:09de la force de travail
01:19:10soit au rendez-vous
01:19:12pour la reprise
01:19:13vous y avez intérêt
01:19:14en tant qu'employeur
01:19:15et le salarié
01:19:15pour sa santé
01:19:16voilà ce que je voulais dire
01:19:17merci beaucoup
01:19:18alors il y a Daniel Chasset
01:19:19oui
01:19:20je voulais dire un mot
01:19:22par rapport à Raymond
01:19:25qui
01:19:26bon
01:19:27est très en forme
01:19:28mais je voulais quand même
01:19:29lui dire que
01:19:30elle se trompe
01:19:32un petit peu
01:19:33lorsqu'elle
01:19:34si si si
01:19:35si
01:19:35lorsqu'elle dit
01:19:39que
01:19:39le volume
01:19:41de travail
01:19:42par rapport
01:19:43au nombre
01:19:43d'habitants
01:19:44est
01:19:44plus important
01:19:47aussi important
01:19:50qu'en Allemagne
01:19:51en France
01:19:51mais non
01:19:52non non
01:19:53ce qui est important
01:19:54ce qui est important
01:19:55c'est le volume
01:19:56total de travail
01:19:59par rapport
01:19:59au nombre
01:20:00d'habitants
01:20:00c'est ce qui apporte
01:20:01la richesse
01:20:02et nous par rapport
01:20:04au nombre d'habitants
01:20:04on a 666 heures
01:20:06de travail
01:20:07quand l'Allemagne
01:20:08par rapport
01:20:09si on divise
01:20:10le volume des heures
01:20:12par le nombre
01:20:12d'habitants
01:20:13on est à 660 heures
01:20:14l'Allemagne 730
01:20:15et la moyenne
01:20:17européenne
01:20:17à 790
01:20:18donc c'est ça
01:20:20qui est important
01:20:20parce que si on avait
01:20:21le même nombre
01:20:22d'heures de travail
01:20:23par habitant
01:20:24qu'en Allemagne
01:20:25on aurait 90 milliards
01:20:26d'euros
01:20:27de recettes fiscales
01:20:28en plus
01:20:29et on serait réglé
01:20:30et donc
01:20:31merci
01:20:31je voulais simplement
01:20:33faire
01:20:33monsieur le président
01:20:34cette petite rectification
01:20:36j'entends
01:20:37je vous laisserai
01:20:39à finir cela
01:20:40alors
01:20:40maintenant
01:20:41je refais un petit tour de table
01:20:42mais on va revenir
01:20:43vraiment sur notre sujet
01:20:44principal
01:20:45si assez rapidement
01:20:47et en même temps
01:20:48je vous laisserai
01:20:49à travers ça
01:20:50le mot de conclusion
01:20:51s'il vous plaît
01:20:52vous ferez
01:20:52vous connaîtrez le débat
01:20:53voilà
01:20:53d'accord
01:20:54et je voulais
01:20:55en même temps
01:20:55après cette intervention
01:20:56en même temps
01:20:57que vos interventions
01:20:58le petit mot de conclusion
01:20:59voilà
01:21:00monsieur Glow
01:21:01alors
01:21:02juste
01:21:03deux points
01:21:06pour répondre
01:21:07à votre question finale
01:21:08comme je l'ai indiqué
01:21:09pour la cour de justice
01:21:10le salarié
01:21:11ne peut pas être
01:21:12en même temps
01:21:12dans deux causes
01:21:13de suspension
01:21:14différentes
01:21:15de l'exécution
01:21:15du contrat de travail
01:21:16donc où il est en congé payé
01:21:17où il est en arrêt maladie
01:21:19donc dès lors
01:21:20qu'il tombe malade
01:21:20alors qu'il est en congé payé
01:21:22il ne peut plus rester
01:21:23en congé payé
01:21:23puisqu'il est
01:21:24dans un congé
01:21:26si je puis dire
01:21:27avec un autre objectif
01:21:29avec une autre finalité
01:21:30qui est la restauration
01:21:31de son état de santé
01:21:32donc ça
01:21:32la jurisprudence
01:21:33de la cour de justice
01:21:34est très claire
01:21:34sur le sujet
01:21:35évidemment
01:21:35l'accord de cassation
01:21:36ne peut pas
01:21:37la contester
01:21:38et la remettre en cause
01:21:39ce que je voudrais dire
01:21:40de manière plus générale
01:21:41c'est que
01:21:41bien sûr
01:21:43l'agence sociale
01:21:43de l'accord de cassation
01:21:44qui a l'habitude
01:21:45des effets systémiques
01:21:47de ces décisions
01:21:48dans bien des matières
01:21:50depuis longtemps
01:21:51se préoccupe
01:21:52de l'impact
01:21:53de ces décisions
01:21:55nous sommes attentifs
01:21:59au débat
01:21:59qui existe aussi
01:22:00dans la société française
01:22:01du point de vue
01:22:02économique et social
01:22:03ça c'est sûr
01:22:03mais dans les traités européens
01:22:06il n'y a pas de clause
01:22:07qui permet
01:22:08à une cour suprême nationale
01:22:09de ne pas faire application
01:22:10du droit de l'Union Européenne
01:22:12parce que ça va coûter
01:22:12trop cher
01:22:13et ça
01:22:14et je n'ai vu
01:22:16aucun arrêt
01:22:16de Cour suprême nationale
01:22:17parmi les 27
01:22:18qui viendrait dire
01:22:20c'est très gentil
01:22:21la règle du droit européen
01:22:22mais on ne va pas l'appliquer
01:22:23parce que ça va nous coûter
01:22:24trop cher
01:22:25ou aux finances publiques
01:22:26ou à nos entreprises
01:22:27donc du coup
01:22:28nous on est bien obligés
01:22:29de faire application
01:22:30du droit européen
01:22:32tel qu'il existe
01:22:33et nos marges de manœuvre
01:22:36en effet
01:22:36sont extrêmement limitées
01:22:37alors après
01:22:38le législateur national
01:22:39peut reprendre la main
01:22:40j'ai un tout petit peu
01:22:42l'impression
01:22:42que dans notre cas de figure
01:22:44là sur le report
01:22:45des congés payés
01:22:46les marges de manœuvre
01:22:47sont plus du côté
01:22:49du droit de la sécurité sociale
01:22:50que du côté
01:22:51du droit du travail
01:22:52parce que sur la règle
01:22:53elle-même
01:22:53qui est extrêmement simple
01:22:54qui est extrêmement claire
01:22:55je pense que les marges de manœuvre
01:22:56sont faibles
01:22:57après sur la cinquième semaine
01:22:59de congés payés
01:23:00j'ai cherché à voir
01:23:01combien d'États
01:23:01avaient une cinquième semaine
01:23:04de congés payés
01:23:04a priori
01:23:05si j'ai bien compris
01:23:05il y en a 11
01:23:06dont la France
01:23:07et en revanche
01:23:0816 parmi les 27 États membres
01:23:10qui en sont restés
01:23:12à la quatrième semaine
01:23:13alors nous ne sommes pas tout seuls
01:23:15mais nous ne sommes pas non plus
01:23:17complètement isolés
01:23:20mais ça, ça ne relève pas
01:23:22de la condensation
01:23:23ça relève du pouvoir politique
01:23:25en fonction de ces marges de manœuvre
01:23:27j'ai pu comprendre
01:23:27avec le débat
01:23:28sur les deux jours de ferrier
01:23:30dont la suppression
01:23:31a été envisagée
01:23:33que les marges de manœuvre
01:23:34sont aussi peut-être
01:23:35un peu limitées
01:23:36sur la cinquième semaine
01:23:37de congés
01:23:37mais je n'en dis pas plus
01:23:39Monsieur Ramin
01:23:40Non mais je n'ai pas
01:23:43forcément grand chose
01:23:45à rajouter
01:23:45peut-être juste effectivement
01:23:46dire que de notre côté
01:23:48nous on est tout à fait prenant
01:23:51comme je l'avais indiqué
01:23:52de pistes de travail
01:23:53que les organisations
01:23:54personnelles ou d'autres
01:23:55pourraient avoir
01:23:55pour essayer de limiter l'impact
01:23:58ou mieux accompagner
01:24:00la mise en œuvre
01:24:02de ces évolutions
01:24:05que la Chambre sociale
01:24:08la Cour de cassation
01:24:08de fait a remis
01:24:11enfin voilà
01:24:12a remis en conformité
01:24:15moi s'il y a des marges
01:24:16qui permettent
01:24:17de mieux encadrer
01:24:18l'application
01:24:19de ces principes-là
01:24:20dans le contexte
01:24:20que je disais
01:24:21sur l'évolution
01:24:23des indemnités journalières
01:24:24et plus largement
01:24:25de l'absentéisme
01:24:26en entreprise
01:24:26évidemment on est intéressé
01:24:28on ne verra aussi
01:24:29encore que des avantages
01:24:30que sous cette question
01:24:30de l'absentéisme
01:24:31en entreprise également
01:24:32puisse y avoir
01:24:33une impulsion
01:24:33du dialogue social
01:24:34interprofessionnel
01:24:35qui est évidemment
01:24:36très précieux
01:24:36quand ensuite
01:24:37on doit mener
01:24:38puisqu'on est quand même
01:24:39dans le domaine
01:24:39quasi exclusivement législatif
01:24:41des évolutions en la matière
01:24:43Merci beaucoup
01:24:45alors je vais changer de sens
01:24:46pour une fois
01:24:46je vais donner la parole
01:24:47d'abord
01:24:47à l'NDRH
01:24:49Merci
01:24:51simplement
01:24:52finalement
01:24:53en synthétisant
01:24:54un petit peu
01:24:55la question
01:24:56de l'éclairage
01:24:57pour les 4 semaines
01:24:58par rapport
01:24:58à la directive
01:24:59l'application
01:25:00d'une limite
01:25:01à 15 mois
01:25:02et après
01:25:02que cela tombe
01:25:03conditionner bien sûr
01:25:05le report
01:25:06des congés payés
01:25:07au versement
01:25:07des indemnités
01:25:08journalières
01:25:09de la sécurité sociale
01:25:10en nous permettant
01:25:11bien entendu
01:25:11de stopper
01:25:12la subrogation
01:25:13on a aussi besoin
01:25:15d'avoir
01:25:16l'assurance
01:25:17qu'il puisse y avoir
01:25:19des contrôles
01:25:20à l'étranger
01:25:20en fonction des arrêts
01:25:21si on ne peut pas
01:25:23avoir de contrôle
01:25:24que ce soit
01:25:25effectivement
01:25:25la caisse primaire
01:25:26d'assurance maladie
01:25:27et encore moins de nous
01:25:28de ne pas prendre en compte
01:25:29ces arrêts maladie
01:25:31voilà
01:25:32bien entendu
01:25:33sécuriser
01:25:34la notification
01:25:35en ce qui concerne
01:25:36les arrêts transmis
01:25:37tout ce qui est
01:25:39aujourd'hui
01:25:39les raisons
01:25:40des 48 heures
01:25:41nous on est
01:25:42très très sensible
01:25:44à la traçabilité
01:25:46et bien entendu
01:25:47une lutte
01:25:48renforcée
01:25:48contre les arrêts
01:25:50maladie en ligne
01:25:50qui aujourd'hui
01:25:51ne peuvent être
01:25:52que 2-3 jours
01:25:53mais voilà
01:25:53c'est important
01:25:54puisque
01:25:55donc en conclusion
01:25:56nous on est
01:25:58pour la reconnaissance
01:25:59du caractère
01:26:00de maladie
01:26:00par la CPAM
01:26:01et le règlement
01:26:02des IGSS
01:26:03comme déclencheur
01:26:04pour provoquer
01:26:05le report
01:26:05après on est libre
01:26:07d'être plus favorable
01:26:07tout en sachant
01:26:08qu'on continuera
01:26:09également à faire
01:26:10nos politiques
01:26:11de santé qualité
01:26:11de vie au travail
01:26:12notre objectif
01:26:13n'est pas qu'une personne
01:26:14ne s'arrête pas
01:26:15et fasse du présentéisme
01:26:16si elle est absente
01:26:17si elle est malade
01:26:18donc vraiment
01:26:19nous devons être
01:26:20sur 2 niveaux
01:26:21contrôler
01:26:22les arrêts
01:26:23non légitimes
01:26:24et en même temps
01:26:25accompagner les personnes
01:26:26qui sont réellement malades
01:26:27pour qu'elles retrouvent
01:26:27la santé
01:26:28voilà
01:26:29merci beaucoup
01:26:29et je t'amène
01:26:30par le MEDEF
01:26:30je joins
01:26:33mes remerciements
01:26:34donc pour l'organisation
01:26:35de cette table ronde
01:26:37je pense que
01:26:37voilà
01:26:38c'est un sujet
01:26:39important
01:26:40qui est un petit peu
01:26:41poil à gratter
01:26:42pour les entreprises
01:26:43parce que voilà
01:26:43je l'indiquais
01:26:44tout ça s'inscrit
01:26:45dans un contexte
01:26:46qui n'est pas simple
01:26:47pour elles
01:26:47alors oui
01:26:48bien évidemment
01:26:49tout ne va pas se résoudre
01:26:51par des aménagements
01:26:53du droit du travail
01:26:53je pense qu'il y a
01:26:54la question effectivement
01:26:55du droit de la sécurité sociale
01:26:57qui pour nous
01:26:58est très important
01:26:59c'est pour ça que je fais
01:26:59le lien avec la question
01:27:00du jour de carence
01:27:03d'ordre public
01:27:04parce que je pense
01:27:05que ça fait partie
01:27:05quand même
01:27:06de la problématique
01:27:07donc on est
01:27:08en effet aussi
01:27:09nous prêts
01:27:09à négocier
01:27:10avec les organisations
01:27:11syndicales
01:27:12sur ces sujets
01:27:13alors certes
01:27:14il y a certainement
01:27:15des choses à faire
01:27:16en matière d'amélioration
01:27:17des conditions de travail
01:27:18mais bon
01:27:19il faut aussi avoir conscience
01:27:20qu'il y a une augmentation
01:27:21des arrêts
01:27:22y compris
01:27:23chez les jeunes populations
01:27:25qui sont a priori
01:27:26quand même moins soumises
01:27:27à la pénibilité
01:27:29liée
01:27:30à l'accumulation
01:27:31de conditions
01:27:32de travail exigeantes
01:27:33donc voilà
01:27:34tout ça renvoie aussi
01:27:35à des problématiques
01:27:36qui dépassent
01:27:36le strict cadre
01:27:37de l'entreprise
01:27:38voilà
01:27:40et puis sur
01:27:41les arrêts eux-mêmes
01:27:42on est encore
01:27:43une fois
01:27:44en train de les analyser
01:27:45donc peut-être
01:27:46qu'on viendra
01:27:46avec des questions
01:27:47complémentaires
01:27:48qui seraient
01:27:49soulevées
01:27:50par nos chefs
01:27:51d'entreprise
01:27:51et donc on se permettra
01:27:52de les partager
01:27:53avec vous
01:27:54s'il apparaît
01:27:55que quand même
01:27:56des aménagements
01:27:58du droit du travail
01:27:58seraient nécessaires
01:27:59pour sécuriser
01:28:01et limiter l'impact
01:28:01pour les entreprises
01:28:02merci
01:28:03merci beaucoup
01:28:05et bien ça sera
01:28:05le mot de la fin
01:28:06merci pour votre présence
01:28:07sur un sujet
01:28:08qui pour nous
01:28:09était essentiel
01:28:10auquel j'avais invité
01:28:12les organisations
01:28:13d'employeurs
01:28:13qu'on soit bien clair
01:28:14voilà
01:28:15et donc merci beaucoup
01:28:17et merci également
01:28:18pour ces explications
01:28:19et ces précisions
01:28:20vous l'aurez compris
01:28:22l'évolution des règles
01:28:23en matière de congés payés
01:28:24et d'arrêt maladie
01:28:25est un coup dur
01:28:26pour le patronat
01:28:27pour les PME
01:28:28notamment
01:28:29100% Sénat
01:28:30c'est maintenant terminé
01:28:31quant à moi
01:28:32je vous souhaite
01:28:33une très belle journée
01:28:33sur les chaînes parlementaires
01:28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:39Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:44Sous-titrage Société Radio
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