00:00Les Français, eux, attendent des réponses fortes, notamment en matière de pouvoir d'achat, des salariés français qui réclament aussi moins d'écarts de rémunération.
00:07Oui, une grande étude de l'APEC constate que près de la moitié des salariés du privé jugent opaques les critères de fixation des augmentations au sein de l'entreprise.
00:16Et ils sont nombreux à estimer que les écarts de rémunération devraient être, Barthélémy Philippe, strictement encadrés.
00:22Oui, un salarié sur deux plaît pour un écart maximal de 1 à 5.
00:26Un salarié sur cinq veut que la rémunération la plus élevée ne dépasse pas deux fois le salaire le plus bas.
00:32Une tentation égalitaire renforcée par le manque de perspectives d'évolution salariale.
00:37En France, la moitié des salariés du privé sont bloqués entre le SMIC et 2200 euros net par mois.
00:43Et c'est sans doute ce qui explique leur défiance vis-à-vis des plus hauts revenus, selon Franck Morel, expert associé à l'Institut Montaigne.
00:51Ce salarié-là, c'est un salarié dont le revenu a moins évolué ces dernières années,
00:56qui ne sait pas grand-chose sur la manière dont sont organisées les augmentations de rémunération dans l'entreprise
01:01et qui en tire une certaine forme de méfiance sociale, considérant également que notre pays est très inégalitaire par rapport au reste du monde.
01:07Un préjugé, car en France, les inégalités salariales sont largement atténuées par les impôts et le modèle social.
01:14Les écarts de revenus avant le système redistributif sont de 1 à 18 et ils tombent de 1 à 3 grâce au système redistributif.
01:22Une réalité dont les salariés qui réclament un encadrement très strict des rémunérations n'ont pas forcément conscience.
01:28Barthélémy Philippe du service Économie d'Europe.
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