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  • il y a 2 minutes
Au micro de Laurence Ferrari et de Sonia Mabrouk, Sarah Knafo a appelé de nouveau à l'union des droites. La candidate à la mairie de Paris a affirmé qu'il "faut additionner les forces pour gagner".

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Transcription
00:00Il reste 11 minutes, donc on a encore beaucoup de choses à évoquer avec vous,
00:02notamment la question de l'union des droites, vous en parlez énormément.
00:06Quel serait pour vous le périmètre idéal de cette union
00:09que personne ne veut en réalité à part vous ?
00:11Merci de le signaler, j'espère que demain les autres le voudront
00:15parce qu'à mes yeux c'est le sens de l'histoire.
00:17On ne peut pas gagner sans ça.
00:18L'objectif, c'est sauver la France, c'est redresser le pays.
00:22Et l'union des droites est un moyen vers ce but.
00:25Il ne faut pas confondre le moyen avec l'objectif,
00:27l'objectif c'est le redressement du pays.
00:28Aujourd'hui, le moyen que je vois pour qu'on réussisse à gagner,
00:31et c'est pour ça que je vous répondais sur les attaques de mes concurrents,
00:33que je n'y répondrai pas, et que je ne veux pas m'abaisser à des combats de rue,
00:36parce qu'on aura tous besoin les uns des autres.
00:39Et que des gens qui ont beaucoup trop d'orgueil, qui vous diront le contraire.
00:42Mais en même temps, on aura tous besoin les uns des autres.
00:44Donc ça ira de qui à qui en fait ?
00:46Ça va de tous ceux qui veulent à la fois moins d'impôts,
00:49moins de dépenses de l'État, moins d'immigration et plus de sécurité.
00:53Il y a tout le monde là.
00:53Je pense qu'il devrait y avoir tout le monde.
00:55Moi, il y a des gens qui m'attaquent parce que je propose moins d'impôts,
00:58et qui trouvent que ce n'est pas juste, que ça fait candidat des riches.
01:01Vous les avez peut-être entendus aussi sur vos plateaux,
01:03des gens vont vous dire ça à mon sujet.
01:04Je me souviens d'ailleurs, Sonia Mabrouk, qu'on l'avait évoqué.
01:07Les gens m'attaquent parce que je veux moins d'impôts.
01:09Bon, j'espère que demain,
01:11la droite toute entière entendra raison sur ces sujets,
01:14et qu'on arrivera à se coaliser largement.
01:16C'est optimiste.
01:16Parmi tous les autres concurrents,
01:20j'estime qu'avec Éric Zemmour,
01:22nous sommes ceux qui avons le meilleur discours.
01:25Et sinon, on ne se présenterait pas.
01:26On se contenterait de voter les uns pour les autres.
01:27Vous avez le monopole du projet le plus complet,
01:30le monopole du meilleur discours,
01:32vous n'avez pas le monopole de l'humilité,
01:34si je me permets de ce soir.
01:34Mais si on ne le pense pas, Sonia Mabrouk,
01:36si on ne fait pas de la politique avec tout son cœur
01:38et avec ses convictions,
01:39Je vous pose la question sincèrement.
01:40Depuis le début de cet entretien,
01:41vous faites quelque part aussi l'éloge de l'efficacité
01:43et donc de la radicalité au sens noble du terme.
01:46Et pourtant, vous êtes prête à vous allier
01:48dans cette union des droites, comme l'a dit Laurence,
01:50à certaines personnalités qui, elles-mêmes,
01:52sont arrimées à la Macronie,
01:54dont vous n'avez cessé depuis le début de cette émission
01:56de dénoncer, de fustiger la mollesse, etc.
02:00Comment vous expliquez une telle opposition ?
02:02Première chose, je fais surtout l'éloge du pragmatisme.
02:06Et le pragmatisme aujourd'hui, sur de nombreux sujets,
02:08c'est d'avoir des mesures qui sont en effet radicales.
02:11Vous savez pourquoi ?
02:12On peut être pragmatique et radical.
02:14Tout à fait.
02:14Aujourd'hui, la radicalité des mesures,
02:16malheureusement, n'est que la contrepartie
02:18du temps qu'on a perdu.
02:19Si on n'avait pas perdu tant de temps,
02:21il y aurait eu des remèdes simples
02:22qui auraient pu nous guérir.
02:24On aurait pris du Deliprane.
02:24Mais le temps était perdu.
02:25Certains disent parce que Marine Le Pen
02:27avait appelé l'UMPS.
02:29Et vous, vous êtes quelque part en train de nous dire
02:30oui, c'est une union des droites avec les centristes.
02:32Ce que je vous dis,
02:34et alors vous pensez que c'est un manque d'humilité,
02:36moi je vous dis juste,
02:37c'est beaucoup de travail.
02:39Je fais mon maximum pour essayer de proposer
02:41les meilleures choses.
02:42Ce n'est pas du tout un manque d'humilité.
02:44J'ai encore beaucoup, beaucoup à apprendre.
02:46Mais je travaille énormément.
02:47Je ne vous en veux pas du tout.
02:48Mais je travaille énormément pour proposer
02:50ce que je considère être la meilleure offre.
02:52Et heureusement, sinon je ne serai pas là,
02:54je me contenterai de voter.
02:54Je ferai plein d'autres choses.
02:55J'ai mille passions.
02:57Ce que je vous dis,
02:57c'est que je respecte à la fin des fins
02:59le choix des électeurs.
03:01Donc s'ils décidaient, par malheur,
03:04de mettre quelqu'un d'autre que moi en tête,
03:06je serai constructif par respect pour eux,
03:09en considérant que toutes les forces
03:10doivent s'additionner,
03:12et je serai toujours là
03:13pour faire respecter mon programme.
03:15Demain, au Conseil de Paris,
03:16je ne serai pas seule.
03:17On aura besoin des voix de tout le monde.
03:19C'est ça qu'on n'arrive pas à comprendre avec Laurence.
03:20Et je serai toujours là pour respecter nos programmes.
03:21C'est-à-dire que vous acceptez une union des droites
03:23qui est certes demandée par beaucoup de sympathisants,
03:25mais par exemple, pour une primaire,
03:26vous seriez prête,
03:27alors si, je ne sais pas,
03:28Édouard Philippe ou quelqu'un d'autre gagne,
03:30finalement, à le soutenir,
03:31et donc à diluer vos idées
03:33dans son projet ou son programme.
03:34Je vous ai dit que j'étais pragmatique.
03:36Quand on est pragmatique,
03:38moi, j'adorerais qu'on fasse 100% tout seul.
03:41Ce serait formidable.
03:43S'il y avait 100% des Français
03:44qui, demain, votaient pour moi à Paris,
03:47votaient pour Éric Zemmour à l'échelle de la France,
03:50je vous dirais, pas d'union.
03:51Les Français ont tranché,
03:52ils veulent qu'on soit majoritaire
03:53et notre ligne est majoritaire.
03:55Mais il faut être pragmatique,
03:56il faut regarder.
03:56Je vois manifestement
03:57que des Français aiment aussi d'autres lignes.
04:00Et c'est bien normal,
04:01on peut avoir des sensibilités différentes,
04:03sinon ce ne serait plus la démocratie.
04:04Je ne vous dis pas que notre discours
04:06peut rassembler l'unanimité du peuple français.
04:09J'ai la prétention de dire
04:09qu'il peut rassembler une majorité,
04:11mais il y aura toujours d'autres lignes
04:13qui devront exister.
04:14C'est le respect que j'ai de mes adversaires.
04:17Et je considère qu'il faut additionner
04:18les forces pour gagner.
04:20J'espère, et je vais me battre pour ça,
04:22que ce sera ma ligne à Paris
04:23qui aura le leadership.
04:25Et une fois que c'est ma ligne
04:26qui aura le leadership,
04:27je serai tout à fait prête
04:28à tendre la main aux autres
04:30et à respecter certaines de leurs mesures.
04:32Y compris le Rassemblement national
04:34qui pourrait être votre allié naturel.
04:36Y compris.
04:36Mais qui ne l'est pas, évidemment.
04:38On sait qu'il y a un gouffre
04:39à Marseille, vous avez peut-être vu
04:41qu'on a su être constructifs
04:43et que notre responsable,
04:45Jean-Marc Grafféo,
04:46a rejoint avec Reconquête
04:48la liste de Franck Alizio
04:49parce qu'on veut gagner Marseille.
04:51Parce que l'enjeu est trop grave.
04:52Parce que la France a son mise en face
04:54qu'il y a un risque que la gauche
04:55gagne encore Marseille.
04:57Et donc nous, on dit,
04:58là on sait être constructifs,
04:59on sait faire cette union.
05:00Avec Benoît Deboisson,
05:01notre candidat à Bourg-en-Bresse,
05:03on a aussi réussi à avoir
05:04sur notre liste
05:05des candidats de Nouvelle Énergie,
05:06le parti de David Lysnard,
05:08d'autres des Républicains.
05:09Et donc on essaie,
05:10je pense qu'aujourd'hui,
05:10dans cette élection,
05:12Reconquête est l'acteur
05:13de l'union des droites.
05:14C'est ce qu'on fait partout en France.
05:16J'espère qu'on le fera à Paris.
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