00:00Alors Sébastien Lecornu a dit non à l'ISF et pourtant vous, vous plaidiez pour un ISF light ou en tout cas un néo-ISF.
00:10Est-ce que vous regrettez sa décision ?
00:15Écoutez, je prends acte de ce qu'il a dit. D'abord, bonsoir.
00:18Merci.
00:19Et je prends acte aussi du fait qu'il a dit que dans le même temps, c'était le Parlement qui aurait le dernier mot.
00:24Donc je prends au mot d'une certaine façon cette volonté que je salue de laisser le Parlement travailler,
00:28d'essayer de trouver les voisins moyens, de faire la part de l'effort qui est l'effort de la réduction des dépenses,
00:33que l'essentiel du travail c'est la réduction des dépenses, mais par ailleurs d'essayer de trouver des mécanismes
00:38qui permettent de donner plus de justice à notre fiscalité.
00:41Et c'est pour ça que nous avons fait la proposition, pas nouvelle d'ailleurs pour dire les choses très clairement,
00:45qui date de 2017 chez nous, de faire en sorte que nous transformions l'impôt sur la fortune
00:49en quelque chose qui vienne fiscaliser la fortune improductive ou la rente pour dire les choses plus simplement.
00:55Et donc il me semble que c'est un chemin qui reste pour nous à travailler dans le cadre du débat budgétaire
01:00qui aura lieu, je l'espère, dans les semaines qui viennent.
01:02C'est un sujet à la fois de justice, de compréhension par les Français et d'acceptation par ailleurs
01:06d'un effort général dont on sait qu'il va être difficile.
01:10Alors je rappelle que vous allez être reçu lundi par le Premier ministre avec les autres leaders du Bloc central.
01:17Qu'est-ce que vous allez lui dire, Sébastien Lecornu ?
01:19Si on ne tend pas une main plus forte à la gauche, eh bien on va à la catastrophe.
01:26Je dis deux choses. La première, c'est qu'il faut qu'on voit clair sur la question des dépenses
01:30puisque j'ai entendu ce qu'a dit et lu ce qu'a dit Sébastien Lecornu, et je le salue,
01:34sur une trajectoire qui s'apparente de peu ou prou à la trajectoire qu'avait présentée François Bayrou
01:39en termes de déficit et donc de réduction de la dette.
01:42Donc il faut qu'on voit un peu où peuvent être les réductions de dépenses.
01:44Et puis deuxième élément, je vais lui dire que, effectivement, sur la fiscalité et sur d'autres sujets,
01:48je pense à la question du pouvoir d'achat, il y a peut-être des sujets sur lesquels on peut essayer de trouver des voies de convergence avec le Parti socialiste.
01:54Mais dans le même temps, je dis aussi au Parti socialiste,
01:57dans cette affaire-là, c'est trop sérieux pour faire semblant de vouloir un compromis.
02:01Je fais crédit à un certain nombre de socialistes, je crois, de vouloir trouver un compromis.
02:04Si on veut trouver un compromis, il faut que chacun fasse des pas les uns vers les autres.
02:08C'est dans ces conditions-là qu'on arrivera à le trouver.
02:09Donc c'est à la fois ce que doit dire le Premier ministre, ce que doit dire lui-même le Bloc central de ce qu'il est capable d'accepter.
02:15Et de ce que doit dire la gauche modérée en singulièrement les socialistes,
02:19de ce qu'ils peuvent accepter pour essayer de construire un budget.
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