00:00 Et franchement c'est mal regarder notre chaîne que de penser une seule seconde
00:03 qu'on n'a pas abordé ce sujet en donnant la parole à plein de gens,
00:06 à certains qui pensent effectivement que c'est une instrumentation
00:08 et je pense qu'ils se trompent en ne voyant pas une sorte de phénomène de bascule qui arrive,
00:13 en donnant aussi à la parole à d'autres qui considèrent que là on y voit le signe
00:16 d'une sorte de décadence française, mais de la même manière le réflexe qu'a Fabien Roussel
00:20 et qu'ont eu d'autres de tout de suite quand ils voient ce qui arrive, se dire "attention,
00:24 il ne faut pas jeter de l'huile sur le feu, il faut mettre le couvercle sur la marmite
00:28 pour surtout que ça ne profite pas à telle ou telle force politique",
00:31 c'est passer à côté du choc que ça a représenté pour les gens.
00:33 - Broutel-Krief.
00:34 - Alors le jour des Crépoles il y a eu aussi un fait divers très dur
00:38 où il y a un jardinier, enfin un entrepreneur en jardinage
00:41 qui a subi une tentative d'égorgement en quelque sorte, d'une agression au cutter
00:44 par un homme qu'il a traité de bouignol.
00:46 Et ce jour-là, en fait il y a eu une indignation sélective,
00:49 c'est-à-dire qu'on a eu ceux qui s'indignaient de Crépole en disant que c'était la guerre civile
00:53 et ceux qui s'indignaient d'un acte raciste.
00:55 Et les deux avaient raison.
00:57 Et en réalité c'était la révélation de cette indignation sélective,
01:01 de cette bulle dans laquelle chacun vit,
01:03 mais Crépole est une forme de révélateur,
01:08 des fractures comme le dit Bruno en effet.
01:10 - Donc pour vous c'est un fait de société, c'est pas un fait divers.
01:13 - Un fait de société, mais attention,
01:15 ça n'est pas celui qui a voulu, enfin comme il est décrit et instrumentalisé.
01:20 Ce que je veux dire c'est que ce jour-là, chacun a instrumentalisé un événement
01:24 et là a donné sa seule grille de lecture.
01:26 - Sans avoir en plus les éléments factuels, et on le sait encore, pas toujours.
01:32 - On est dans cela, sauf que Crépole donne à voir un certain nombre de choses
01:36 qu'il faut analyser et noyer.
01:37 - Jean-Baptiste Marteau, vous présentez la matinale de France Info,
01:40 qui monte d'ailleurs et c'est très bien, vous êtes visé par Pascal Praud
01:45 qui dit en gros une demi-brève et puis voilà.
01:47 - J'assume totalement, effectivement, notamment dans les premiers jours,
01:49 qu'on ait fait un sujet factuel avec juste les faits et le peu de faits
01:52 qu'on avait à notre disposition parce que dans cette affaire,
01:54 tout le monde oublie les faits, l'enquête elle n'est toujours pas claire.
01:57 Au bout de dix jours, on ne sait pas exactement qui a commencé,
02:01 dans quelles circonstances ce drame horrible s'est déroulé.
02:04 Et donc effectivement, chacun utilise ce fait divers pour défendre un petit peu son opinion,
02:08 ce qui voue effectivement l'effondrement civilisationnel de la France,
02:11 prenne de ce drame d'une partie.
02:14 - Pour dire c'est du racisme anti-blanc, c'est le drame de l'immigration.
02:17 - Et à côté de ça, une partie de la gauche voit dans ce fait divers
02:20 le fait que les Français sont tous racistes, n'aiment pas les Arabes,
02:22 pour caricaturer, pardon pour le mot.
02:24 Et donc chacun utilise ce fait divers pour défendre sa paroisse.
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