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  • il y a 11 mois

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00:00Europe 1, Christine Killiou.
00:02Et 11h46 sur Europe 1, Christine Killiou, la suite avec Gabriel Cluzel, il y a aussi Eric Leiner et vous revenez sur le procès de Nicolas Sarkozy, Christine, avec vous chers auditeurs aussi au 01-80-20-30-921.
00:14Et avant la pub, vous nous aviez une petite histoire à nous raconter.
00:17Ah oui, vous l'avez oublié, j'ai envie de savoir.
00:20Quand j'étais au CSA.
00:21Oui, quand j'étais au CSA, figurez-vous que je me suis occupée des temps de parole de la présidentielle, donc mon mandat c'était de 2009 à 2015, un mandat de 6 ans.
00:30Et pendant la campagne de 2012, la campagne présidentielle, je me suis occupée des temps de parole, c'est-à-dire voilà, temps de minutes pour François Hollande, Nicolas Sarkozy, etc.
00:40Un peu des usines à gaz.
00:41Usines à gaz, vraiment, exactement.
00:43Et un jour, un juge d'instruction vient me voir, j'aurais pu être auditionné dans son bureau, mais c'est lui qui vient me voir,
00:49et vient avec un article de Mediapart dans la main à propos de Nicolas Sarkozy.
00:54Et il me dit, voilà, on enquête à partir de cet article sur Nicolas Sarkozy.
01:00Pour vous dire comment, depuis l'époque, effectivement, c'est la campagne de 2012,
01:05on cherchait à faire tomber, en quelque sorte, un Nicolas Sarkozy.
01:09Je l'installe dans mon bureau, je prends son article, je regarde avec lui, et je lui ai dit, cette ligne-là, elle est fausse.
01:17Ce n'est pas moi qui le dis.
01:18Allez voir les 300 personnes qui travaillent au service du CSA, aujourd'hui, pour vous confirmer.
01:23Cette ligne-là, elle est fausse.
01:24Celle-ci, elle est fausse.
01:25Celle-ci, elle est fausse.
01:26Celle-ci, elle est fausse.
01:27Donc, 75%, voire 90% de votre article de Mediapart est faux.
01:33Mais, vous n'êtes pas obligé de me croire.
01:34Allez voir les 300 personnes qui travaillent dans les services.
01:37Et du coup, ça a été abandonné.
01:38Tout ça pour vous montrer qu'avec un article de Mediapart, on ébranle tout le système judiciaire.
01:46C'est incroyable.
01:46Et c'est pris comme parole d'évangile.
01:47Et c'est pris comme parole d'évangile.
01:50Et le juge de l'institution m'a dit, mais je ne comprends pas.
01:52Pourquoi est-ce que vous n'avez pas démenti ?
01:53Je lui ai dit, mais je ne vais pas démentir chaque article qui paraît.
01:56Donc, c'est intéressant de voir à la lumière de l'actualité aujourd'hui, ce qui se passe.
02:02Alors, on aura une auditrice tout à l'heure.
02:03Gabrielle Cuisine.
02:03Non, simplement un point, parce que votre histoire, elle me semble très significative.
02:07C'est-à-dire que, même à droite, on considère que ce qu'écrit Mediapart,
02:11même si c'est très politique et idéologique, c'est très sérieux.
02:15Vous voyez, je ne sais pas pourquoi la presse de gauche est arrivée à installer l'idée
02:20qu'ils faisaient du travail très très sérieux.
02:22En revanche, la gauche prend toujours les journalistes de droite pour des clowns.
02:25Ah, ils ne sont pas sérieux.
02:26Mais ça, c'est quelque chose de prodigieusement agaçant.
02:29Donc, je trouve votre témoignage tout à fait intéressant.
02:31Mediapart, c'est un média idéologique.
02:33Il faut arrêter de prendre ce qu'il écrit pour Parole d'Évangile.
02:35On va prendre un article de Valeurs Actuelles, ou bien du Figaro,
02:38et pour aller faire tomber...
02:41Exactement.
02:41... quelqu'un, c'est inimaginable, c'est assez stupéfiant.
02:45On a, oui, Justine en ligne.
02:47Donc, je rappelle les faits.
02:48Justine, bonjour Justine.
02:49Je rappelle qu'on attend la décision complète du tribunal correctionnel de Paris
02:55dans le procès de Nicolas Sarkozy d'affaires du financement libyen.
02:58Pour l'instant, tous les chefs d'accusation précis tombent.
03:01Il n'est pas reconnu coupable de corruption.
03:03Il n'est pas reconnu coupable de financement illégal de campagne en 2007.
03:07Il est relaxé pour recel de détournement de fonds publics.
03:10En revanche, reconnu coupable pour l'association de malfaiteurs.
03:14Justine, quelle est votre réaction ?
03:15Vous nous appelez des Ardennes.
03:17Oui, c'est ça.
03:18Ma réaction, elle n'est pas tant sur les chefs d'accusation
03:21qui sont tombés les uns après les autres,
03:23hormis l'association de malfaiteurs.
03:25Elle est plus comme vous venez de le traiter à l'antenne
03:27sur le traitement médiatique qui a été fait autour de ce dossier.
03:32Et voilà, c'est vrai que je pense qu'ils auraient bien voulu
03:35mettre la tête de Nicolas Sarkozy sur l'échafaud.
03:38Et le condamner à mort, c'est fou, franchement.
03:40Et je suis totalement d'accord avec ce que disait Gabriel Tuzel juste avant.
03:45Sur le fait que, voilà, quand on va avoir un traitement médiatique de gauche,
03:49on va tout de suite l'enteriner.
03:51Et on le voyait déjà derrière les barreaux, M. Sarkozy.
03:54Alors que ça aurait été la presse de droite,
03:56on aurait tout de suite dit, c'est pas possible.
03:59Voilà, ce sont des fake news, entre guillemets.
04:02Et là, voilà, tout leur, on va dire, leur plaidoyer tombe,
04:07je pense que le mot est d'actualité, tombe vraiment à l'eau.
04:11Parce que du coup, bien sûr, il est reconnu pour association de malfaiteurs
04:14et sera condamné pour ce fait.
04:17Et voilà, il faut que la justice fasse son travail.
04:20Mais ça aurait été bien d'attendre que, justement, la justice fasse son travail.
04:23Et le tribunal médiatique peut faire énormément de mal,
04:27surtout quand il a dans le viseur certaines personnalités politiques,
04:30surtout de droite, j'ai l'impression.
04:31C'est vrai que, comme vous l'avez rappelé,
04:34nous l'a rappelé Eric Tegner tout à l'heure,
04:36c'est arrivé entre deux tours de la présidentielle.
04:40Tout le monde pense à François Fillon,
04:41tout le monde pense à Marine Le Pen,
04:43tout le monde pense à ces différents procès
04:45qui sont en train de planer
04:48et qui touchent la présidentielle, Justine.
04:51Merci beaucoup pour votre appel,
04:53merci pour votre regard.
04:53Merci à vous.
04:54Et ça montre un peu, effectivement, ce que je pense aux Français.
04:56Est-ce que je peux vous faire une petite dédicace, s'il vous plaît,
04:58Justine, ça ne vous embête pas ?
04:59Ah oui, une dédicace, ma Justine.
05:01Eh bien, écoutez, j'ai acheté votre livre
05:03parce que vous en avez parlé à l'antenne de Pascal Praud
05:05et du coup, j'avais voulu le lier.
05:08Et votre histoire m'a touchée
05:10parce que, bon, pour rien dévoiler,
05:12au début de votre livre,
05:13vous faites une comparaison sur ce qui vous est arrivé
05:16au volant d'une voiture
05:18et c'est ce qui m'est arrivé.
05:19Et du coup, voilà, votre histoire m'a...
05:21Vous avez perdu la mémoire pendant que vous conduisiez.
05:23Ben, j'ai fait...
05:24En fait, voilà, ce qui m'est arrivé,
05:25voilà, j'étais au volant de ma voiture
05:27et j'avais mes enfants derrière
05:28et mon cerveau s'est mis sur pause
05:30et je ne savais plus, voilà.
05:31Et c'est vrai que...
05:33Et moi, je rappelle dans le livre
05:35que c'est à l'antenne.
05:37Que c'est à l'antenne de Saint-Marie.
05:37Oui, c'est ça.
05:38Ah, très intéressant, ma chère, Justine.
05:40Vous avez 36 ans, vous avez combien d'enfants ?
05:41C'est ça. J'ai trois enfants.
05:43Et vous en êtes bien sorti, pas eu d'accident ?
05:45Oui, j'ai... Non, non, non, très honnêtement,
05:47j'étais bien entourée.
05:49Enfin, voilà, c'est une période de ma vie pareille
05:51où je n'ai pas fait attention forcément à moi,
05:54je ne me suis pas écoutée
05:55et mon cerveau m'a rappelée à l'ordre, on va dire.
05:58Donc, c'est vrai que votre livre,
06:00je le conseille à tous ceux qui passent par là
06:01parce qu'il est vraiment très, très bien écrit
06:04et il fait du bien.
06:05Et maintenant, dans la société,
06:07la vitesse de la société à laquelle on va,
06:09on pense qu'à travailler,
06:10on pense aux autres,
06:11on pense peut-être même à ses enfants,
06:12mais jamais à soi.
06:13Très, très bonne remarque, ma chère Justine.
06:15Merci, ça me touche infiniment.
06:17Et prenez soin de vous parce que vous êtes jeunes.
06:18Moi, je suis une mamie à côté de vous.
06:20Je ne peux pas dire ça.
06:22Merci, ma douce.
06:23Et pourquoi moi, c'est la belle journée ?
06:24Oui, pourquoi moi ?
06:25Merci, ma Géraldine.
06:28Alors, on a Jacques
06:29qui a travaillé avec Nicolas Sarkozy
06:31et qui nous appelle de nuit.
06:32Bonjour, Jacques.
06:34Oui, bonjour.
06:35Vous avez travaillé pendant 25 ans
06:37avec l'ancien président.
06:38Absolument.
06:38J'ai été à ses côtés,
06:41adjoint de la ville de Neuillet
06:43et j'ai travaillé deux ou trois ans
06:46avant qu'il soit élu maire.
06:47J'ai participé à son élection
06:48et nous avons eu des liens d'amitié.
06:52Donc, j'ai été très, comment,
06:54choqué par cet acharnement fabuleux
06:57qui a décédé contre lui
06:59et avec des aberrations.
07:01Si je suis hyper bête,
07:02quand on fait de la politique,
07:04je dirais, on est toujours amené
07:05à un moment à voir
07:08ce que c'est que l'argent liquide.
07:10Il y a des dons,
07:11il y a des chèques.
07:13Et dans l'histoire de cette,
07:15comment, du sud et de la...
07:18Du financement de la campagne de 2007 ?
07:19Du financement de la campagne.
07:21Il y a eu l'aberration totale
07:22parce que Dadekine a donné
07:25des sommes quelquefois ahurissantes
07:27et personne n'a...
07:29et personne n'a imaginé,
07:30ou on en a parlé,
07:31je ne l'ai pas entendu en tout cas,
07:33la masse de business que ça peut faire
07:35et comment ça se transporte.
07:37Oui, parce que je crois
07:38qu'il parlait de 6 millions,
07:395, 6 millions,
07:40effectivement,
07:41et comment ça se transporte.
07:41Rappelons quand vous étiez adjoint
07:42à la ville de Neuilly.
07:43Alors, vous avez vu de l'espèce
07:44passer, vous, ou pas ?
07:46Pardon ?
07:47Vous avez vu de l'espèce
07:48vous passer, ou pas ?
07:48Vous dites que vous vous avoyez
07:49tous les jours,
07:50en quelque sorte.
07:52Je me suis occupé
07:54d'un mouvement politique à Neuilly.
07:56Or, obligatoirement,
07:58je dirais,
07:58quand vous faites même
08:00ne serait-ce qu'un dîner,
08:01vous avez mille personnes,
08:03vous avez, vous voyez,
08:05les gens payés en espèces,
08:06en principe.
08:07Et ce que vous dites,
08:08c'est qu'il y a une aberration
08:10entre le montant
08:11qui était affiché
08:11par Zied Takédine,
08:13qui est décédé il y a quelques jours,
08:14qu'il l'a transporté.
08:15Oui, et le volume,
08:18quand on dit qu'il allait
08:20à Beauvau
08:22avec une valise,
08:23moi, je suis allé
08:25assez souvent à Beauvau
08:25quand Nicolas Sarkozy
08:27était ministre,
08:28vous ne rentrez pas
08:29avec une valise à Beauvau.
08:30C'est ça, c'est ça.
08:33Même, bon,
08:34vous faisiez partie
08:35de ses proches,
08:37vous ne rentrez même pas
08:38avec un attaché-caise.
08:39sans être...
08:42Et alors, surtout,
08:43ça fait une pile d'argent.
08:46Si vous vous souvenez
08:47de la prise d'otage...
08:49Oui, de nuit avec...
08:51Auquel, moi, j'ai assisté
08:52à l'intérieur de l'école
08:54pendant les premières heures
08:57de la prise d'otage.
08:58Ensuite, on a apporté de l'argent.
09:02Vous savez,
09:02le preneur d'otage avait fait
09:04une demande de rançon
09:07aberrante aussi.
09:07la somme n'était pas énorme
09:09et ça remplissait déjà
09:10une cantine militaire.
09:12C'est fou parce que,
09:13justement, ce fait
09:14qui est juste pratique,
09:15concret, précis,
09:17met à mal, déjà,
09:18justement, effectivement,
09:20cette accusation.
09:22Merci beaucoup,
09:22pour votre...
09:24Oui, pardon ?
09:25Non, je vous en prie.
09:26Voilà, c'est ce que je voulais
09:27et je suis très heureux
09:28et j'espère que la fin du...
09:30que le compte-rendu final
09:33et le rendu de ce procès
09:35libérera entièrement
09:36Nicolas Sarkozy
09:38de tout soupçon
09:39et ça a été très méchamment
09:40meudé.
09:41Restez avec nous,
09:42le tribunal reconnaît
09:43que le document Mediapart
09:45est un faux.
09:47On marque une pause.
09:48Restez avec nous,
09:49mon cher Jacques,
09:49puisque vous avez travaillé
09:50avec Nicolas Sarkozy.
09:51On marque une pause
09:52pour les infos
09:53et on revient
09:53sur ce sujet.
09:54Merci.
09:55Oui, prochain point
09:56sur l'actualité
09:56à 12h30
09:57avec Émilie Dez
09:58et on revient
09:59sur ce sujet.
09:59On est en train
10:00de naviguer à vue,
10:01on avance en marchant,
10:03on s'adapte à l'actualité
10:04parce que les informations
10:05arrivent là comme ça,
10:07les unes après les autres
10:08et nous sommes en train
10:08de parler de ce qui arrive
10:10au tribunal correctionnel
10:11de Paris
10:12en ce moment même.
10:13Nicolas Sarkozy est sur place
10:15avec sa femme,
10:16avec ses trois fils.
10:18Il vient d'être relaxé,
10:21relaxé pour corruption,
10:23pour financement illégal
10:24de campagne en 2007,
10:25relaxé pour recel
10:26de détournement
10:27de fonds publics.
10:28Il a en revanche
10:28été reconnu coupable
10:29d'association de malfaiteurs,
10:31un concept flou
10:32et on ne connaît pas encore
10:33la peine assortie
10:33à cette culpabilité.
10:35On a appris également
10:36selon l'entourage
10:37de Nicolas Sarkozy
10:38que le tribunal
10:39reconnaît enfin
10:40que le document
10:41de Mediapart est un faux.
10:43Beaucoup d'informations
10:44qui tombent
10:45en ce moment même
10:45et qui ébranlent
10:47complètement
10:47tout ce qui a été
10:49organisé,
10:50traqué,
10:51comme une chasse à l'homme
10:52et on peut le dire
10:53comme ça
10:53depuis toutes ces années.
10:54D'ailleurs nous sommes
10:55en ligne avec Jacques,
10:56Jacques qui a travaillé
10:57avec Nicolas Sarkozy
10:59à Neuilly.
10:59Question mon cher Jacques,
11:00est-ce que vous êtes étonné
11:02de cette relaxe
11:04globale,
11:05pas totale,
11:06mais globale
11:06dans ce dossier
11:07par rapport à Nicolas Sarkozy ?
11:10Pas du tout.
11:11Pas du tout.
11:12Enfin,
11:12je suis étonné
11:13qu'après
11:15un tel acharnement
11:18pendant des années
11:19qui a nécessité
11:21certainement
11:21des fraises énormes
11:23pour essayer
11:23de descendre
11:24un personnage politique
11:26important,
11:27j'espérais
11:30qu'il serait
11:31effectivement
11:31lavé
11:32de tous ces soupçons,
11:33il reste juste
11:34cette association
11:35de malfaiteurs
11:36qui est assez curieux
11:37comme concept.
11:39On n'a pas encore
11:39la fin de la sortie
11:40donc on attend.
11:42Oui,
11:42puisque
11:43tout le reste,
11:44l'important
11:45a été balayé.
11:46C'est ça.
11:46en plus
11:47le principal accusateur
11:50c'est quand même
11:52un type assez étonnant
11:54qui racontait
11:55qu'il changeait
11:55en permanence
11:56de récits.
11:59Oui,
12:00bien sûr
12:01comme je connais
12:02vous parlez
12:03de Yann Takédine
12:04qui est mort
12:04à l'étranger
12:05il y a 48 heures
12:06ou 72 heures.
12:08Bien sûr,
12:09je connais
12:10très bien
12:11Nicolas
12:12que j'ai connu
12:12comme jeune homme
12:13il avait 24 ou 25 ans
12:14et ça m'étonnait
12:18qu'il se lance
12:19dans une opération
12:20c'est un type très droit
12:22pour moi.
12:23Nicolas Sarkozy
12:24est un type très droit
12:25et vous êtes étonné.
12:25J'ai travaillé avec lui
12:27je l'ai vu
12:28on s'est vu
12:30amicalement
12:31et professionnellement
12:33si on peut dire
12:33avec la mairie
12:34c'est quelqu'un
12:35que j'ai toujours trouvé
12:36très droit.
12:37Pas facile à vivre
12:38mais très droit.
12:39Merci beaucoup
12:40mon cher Jacques
12:41pour ce témoignage
12:42vous qui avez connu
12:43Nicolas Sarkozy
12:44est travaillé
12:44pendant 25 ans
12:46à ses côtés
12:46votre témoignage
12:47est très intéressant
12:48nous avons à voir Yann
12:49Yann vous nous appelez
12:50des Pyrénées Orientales
12:53ensuite on fera un tour
12:53avec Gabriel Cusel
12:54et Eric Tegner
12:55bonjour Yann
12:56Oui bonjour Christine
12:57c'est intéressant
12:58parce que vous
12:59vous nous rappelez
13:00et c'est très intéressant
13:01qu'on lui a même enlevé
13:03la Légion d'honneur
13:04oui en fait
13:05il a subi
13:08toutes les humiliations
13:11possibles
13:11sur la place publique
13:13donc on lui a fait
13:14on lui a retiré
13:15sa Légion d'honneur
13:16on lui a mis
13:18le bracelet électronique
13:19et tout ça
13:21qu'on lui a enlevé
13:21après au mois de mai
13:22oui
13:22tout ça
13:23à cause d'un journal
13:24alors je ne sais pas
13:25si on peut appeler ça
13:26encore un journal
13:27qui lui
13:28n'est jamais remis en cause
13:31on a fermé
13:32des chaînes de télévision
13:34pour moins que ça
13:35eux
13:36on peut dire
13:37que c'est une fausse
13:38accusation
13:39un faux témoignage
13:40enfin tout est faux
13:41et
13:42bizarrement
13:44je ne sais pas
13:44ils n'ont rien
13:44à chaque fois
13:45très intéressant
13:45effectivement
13:46Mediapart n'a aucune sanction
13:47c'est intéressant
13:48de le faire remarquer
13:49alors qu'on fait
13:49fermer des chaînes
13:51de télévision
13:52des chaînes télévisées
13:53c'est intéressant
13:54de voir qu'il n'y a pas
13:55non plus d'organisme
13:55de régulation
13:56pour la presse
13:57il y en a pour la radio
13:58il y en a pour la télévision
13:59mais il n'y a pas
14:00d'organisme
14:01de régulation
14:01pour la presse écrite
14:02et c'est une très bonne remarque
14:03dites-moi
14:04Yann
14:05lorsque vous voyez
14:06effectivement
14:06et vous l'avez souligné
14:07ces millions
14:08qui ont été dépensés
14:09cette chasse à l'homme
14:10on pense aussi
14:11à Marine Le Pen
14:12on pense aussi
14:13à François Fillon
14:14on pense à ces
14:15hommes de droite
14:16ces hommes et femmes de droite
14:17qui sont poursuivis
14:18par la justice
14:19par Mediapart
14:20non ?
14:21On a l'impression
14:22qu'il y a cet homme
14:22qui plane
14:23en fait
14:24ça remet en cause
14:26ça remet en cause
14:27beaucoup plus de choses
14:28ça remet en cause
14:29le système
14:30de la justice
14:32et de la probité
14:33des juges
14:36il y a
14:38c'est qu'effectivement
14:39il y a toujours
14:40les mêmes cibles
14:40il y a toujours
14:42d'autres cibles
14:43mais qui sont
14:44comment dire
14:46inquiétés
14:49des années
14:51des années après
14:52c'est ça
14:53on a ces juges
14:55qui de toute façon
14:56ne nous expliquent
14:58jamais
14:58et pourtant
14:59ils rendent la justice
14:59au nom du peuple français
15:01ils nous expliquent jamais
15:02leur
15:03leur motivation
15:05que ça soit
15:07pour ce genre d'affaires
15:08ou même
15:08pour d'autres affaires
15:09et
15:10à chaque fois
15:11le mot qui me fait peur
15:12c'est
15:13interprétation
15:14de la loi
15:15par les juges
15:16oui
15:16effectivement
15:18parce qu'effectivement
15:19on peut avoir un texte
15:20et différentes interprétations
15:22en fonction de chaque juge
15:23on l'a vu
15:24par exemple
15:25même
15:25vous avez parlé
15:26de C8
15:27les mêmes textes
15:29de la loi
15:30de l'audiovisuel
15:30ont été
15:31interprétés
15:32de façon différente
15:33pour C8
15:34et pas par exemple
15:35pour France Télévisions
15:36ou bien pour
15:36d'autres médias
15:38c'est très intéressant
15:39cette niche
15:39de l'interprétation
15:41qui appartient
15:42au juge
15:42restez avec nous
15:43Eric Tegner
15:45vous voulez réagir
15:46ensuite on aura
15:46Jean-Pierre
15:47qui nous appelle de tour
15:48oui imaginez un peu
15:49il faut s'arrêter
15:50quand même
15:50sur cette information
15:51Mediapart a donc fourni
15:53une fausse preuve
15:55c'est certifié
15:56aujourd'hui
15:56par la justice
15:57et je ne les vois pas
15:58le contester
15:58eux qui vont en permanence
16:00dire aux gens de droite
16:01qui contestent
16:02des décisions de justice
16:03que finalement
16:04c'est antidémocratique
16:05et antirépublicain
16:06de le faire
16:06c'est ça qui est absolument fou
16:08ces gens là
16:09sont totalement disqualifiés
16:10pour moi c'est le plus grand scandale
16:11des 20 dernières années
16:13d'avoir tout fait reposer
16:14Nicolas Sarkozy
16:15il est blanchi
16:16sur cette affaire
16:16de financement libyen
16:17mais est-ce qu'on va lui rendre
16:18les 13 dernières années
16:19dans lesquelles quand même
16:20il a subi
16:21une infamie en permanence
16:22heureusement que c'est un homme
16:24qui est suffisamment fort
16:24pour tenir quand même
16:25on voyait que sa famille
16:26l'a accompagné ce matin
16:27est-ce que les français
16:28qui se sont fait voler
16:29quand même à un moment
16:30cette élection de 2012
16:31on va leur rendre leur vote
16:32est-ce qu'on va leur rendre
16:33les 13 dernières années
16:34de la gauche
16:35qui est au pouvoir à l'Elysée
16:36grâce à ce type
16:37et à cause de ce type
16:38d'enquête de Mediapart
16:39la vérité c'est qu'aujourd'hui
16:41c'est indélébile
16:42et j'espère justement
16:43que la presse de gauche
16:44parce que tous ceux
16:45qui les ont relayés
16:45Libération et les autres
16:47ils sont coupables aujourd'hui
16:48et c'était Eric Tegner
16:49sur Gabriel Cluzel
16:51et ensuite on aura Jean-Pierre
16:52non mais il y a une vraie interrogation
16:54qui d'ailleurs nous concerne tous
16:56sur la façon de faire du journalisme
16:58notamment la façon de faire du journalisme
17:00d'Edoui Plenel
17:00on se souvient de l'affaire
17:01à l'époque
17:01qui n'était pas Mediapart
17:02qui était au Monde
17:03l'affaire Baudis
17:04Dominique Baudis
17:07qui est quand même
17:07une tâche indélébile
17:08sur une carrière de journaliste
17:11parce que
17:11c'est plus des journalistes
17:13c'est Saint-Just
17:13en fait
17:14c'est Torquemada
17:16c'est la grande inquisition
17:17et c'est un vrai sujet
17:19parce que
17:19de fait c'est très compliqué
17:21de récupérer
17:23tout ce qui a été répandu
17:26vous savez
17:26dans l'esprit populaire
17:27il n'y a pas de fumée sans feu
17:29enfin vous voyez
17:30tout cela ça marque
17:31donc c'est vrai
17:32qu'il faut faire attention
17:33à ne pas faire de l'inquisition
17:34quand on est journaliste
17:35et ça fait penser effectivement
17:36par exemple
17:36au plus gros scandale d'Etat
17:38au mensonge d'Etat
17:39de la santé de Joe Biden
17:41ça aussi
17:42pendant des années
17:43voilà
17:44on nous a fait croire
17:44que le chef
17:45le président américain
17:47était en pleine forme
17:48jusqu'à ce qu'on nous dise
17:48mais sinon c'est la droite
17:49qui fait des fake news
17:50et tous ceux qui disaient
17:52quand même
17:52il n'a pas l'air très en forme
17:53ils étaient accusés
17:55je ne sais pas
17:55d'être pro-russe
17:56ou je ne sais quoi
17:57bonjour Jean-Pierre
17:58vous nous appelez de Tours
17:59bonjour
18:00merci de m'accueillir
18:02je vous en prie
18:02je vous accueille
18:03mais pour 10 secondes
18:04parce qu'on marque une pause
18:05et ensuite j'ai envie
18:05de vous entendre
18:06effectivement
18:06comme disait Eric Tegner
18:08vous dites qu'au bout
18:08de ces 13 ans de procès
18:09ça a coûté de l'argent
18:10de l'argent pour rien
18:12on marque une pause
18:12et on vous écoute Jean-Pierre
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