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  • il y a 4 mois
Le Premier ministre a tranché. Les plus riches, particuliers comme entreprises, vont être mis à contribution lors du budget 2026, a appris BFMTV de sources concordantes. Pas question de parler de taxe Zucman, mais l'effort demandé sera là. 

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Transcription
00:00Bonsoir à vous, Louis Galois, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
00:06Le MEDEF, vous l'avez vu, organise un énorme meeting pour lutter contre certaines théories dangereuses, je cite, pour les entreprises,
00:14et notamment contre l'attaque Zuckman sur les hauts patrimoines.
00:18On a désormais une date fixée aujourd'hui par le MEDEF, ce sera le 13 octobre prochain. Est-ce que vous irez ?
00:24Moi, je ne suis pas patron, moi.
00:26Mais en tant qu'ancien patron, c'est que vous soutenez la cause.
00:28– Non, je n'irai pas. Si j'étais invité, je verrais. Je n'irai pas.
00:35Mais je trouve tout à fait normal qu'à la veille d'un budget, chacun montre ses muscles.
00:45Les syndicats le font. J'ai compris qu'ils avaient annoncé deux journées d'action.
00:50Le patron a le fait. – Le 2 octobre prochain.
00:51– Le patron a le fait. On ne connaît pas le budget, mais…
00:56– On connaît les pistes.
00:58– On indique tout de suite ce que l'on ne souhaite pas.
01:01– Ça faisait longtemps quand même qu'on n'avait pas vu les patrons aussi remonter, non ?
01:05– Je pense que le débat sur la fameuse taxe Zuckman a durci les relations, effectivement.
01:14Et je pense que c'était un débat pas très utile. Parce qu'en deux mots, il va falloir que tout le monde fasse des efforts.
01:26– Et on sait qu'une baisse des dépenses publiques pèse plus sur les classes moyennes et populaires que sur les personnes aisées ou riches.
01:37– Et donc, il apparaît normal, une partie de l'opinion publique, qu'il y ait une pression fiscale qui s'exerce au titre de la solidarité sur les plus aisés et les plus riches.
01:54– Je distingue bien aisés et riches. C'est-à-dire que moi, je ne suis pas… J'ajoute les deux.
02:01– Alors, est-ce que c'est la taxe Zuckman qu'il faut ?
02:04– Personnellement, je pense que non. Parce que je pense que cette taxe, c'est une fausse bonne solution.
02:14Alors, elle plaît à beaucoup de monde parce que ça touche 1 600 personnes ou 1 700.
02:19Donc, ça ne nous concerne pas. Ça rapporte 20 milliards…
02:23– 1 800, plus précisément.
02:24– 1 800, excusez-moi. Excusez-moi, Javine.
02:26– Ah non, mais rien de grave, mais je vais préciser les choses.
02:30– Ah non, mais ça met 200. Bon. Et ça rapporte de l'argent.
02:39– Ils estiment entre 15 et 20 milliards d'euros.
02:42– On ne sait pas du tout comment ça rapporte. Mais enfin, le chiffre de 20 milliards circule.
02:49Et puis en plus, on taxe des gens qui ne font pas pitié. Donc, tout ça présente beaucoup d'avantages.
02:54Moi, je pense que ce n'est pas une bonne solution parce que c'est une taxe qui, d'abord, est très difficile à mettre en œuvre
03:03parce que le Conseil constitutionnel est parfaitement clair. Il ne faut pas que ça soit confiscatoire.
03:09C'est-à-dire qu'il ne faut pas que ça dépasse 60% du revenu des personnes.
03:12Or, dans un certain nombre de cas, on l'a bien vu, Mistral et autres, les actionnaires, dans des entreprises qui ne dégagent pas de bénéfices,
03:22vont se trouver dans cette situation. Donc, il va falloir les exclure. Mais comment ? Sur quels critères ?
03:27Comment on va faire pour les exclure ? Ça va être extrêmement compliqué.
03:30– Donc, si je vous suis… – Et alors, j'ajoute un point, un deuxième point, parce que c'est important.
03:34Je trouve que c'était très commode. On trouvait 20 milliards par miracle. Et ça permettait aux autres, j'allais dire à nous tous,
03:46de ne pas faire d'efforts. Alors, je pense que l'effort, ici, doit être pour tout le monde, à l'exception des plus fragiles.
03:52J'ajoute, à l'exception des plus fragiles. Mais il doit être pour tout le monde. Et donc, je pense que les personnes aisées et riches…
04:01Et je dis aisées et riches parce que ça doit être plus large. Moi, je n'aime pas une mesure qui cible 1 800 personnes
04:07et les désignes du doigt, un peu les stigmatisent. Donc, je pense que c'est de la solidarité.
04:14On n'est pas en train de stigmatiser des mauvais contribuables. Il y a de la solidarité qui doit s'exprimer.
04:18Mais il faudra trouver des mesures qui soient plus générales. Moi, j'ai été intéressé, ce matin, dans un journal économique du matin,
04:25par ce qu'a proposé Marc Fénaud, du Modem. Il a donné des pistes. Eh bien, il y en a quelques-unes qui sont intéressantes.
04:34Alors, lesquelles ? Quelle est la piste proposée par Marc Fénaud qui vous semble la plus pertinente ?
04:41Fénaud a proposé, par exemple, d'augmenter la flat tax. Il a proposé…
04:46– Une hausse de la flat tax sur les revenus du capital, c'est l'une des pistes, visiblement, sur la table à l'heure qu'il est.
04:52– Il a proposé de rétablir une sorte d'ISF qui sortirait l'outil de travail. Il a proposé de…
04:59– Alors, attendez, arrêtons-nous là-dessus. Arrêtons-nous là-dessus. Effectivement, et c'est un petit peu ce dont tout le monde parle.
05:06Ça fait la une de tous les journaux demain.
05:07– Je veux dire très franchement que ce n'est pas une voie que je privilégiais, celle-là.
05:11– Celle-là. Alors, cette…
05:14– En plus, moi, je ne suis pas fiscaliste. Je ne suis pas là pour vous dire qu'il faut ce qu'il faut…
05:19– Oui, mais l'avis d'un ex-grand patron est particulièrement intéressant en ces temps. C'est vrai que…
05:26– Il ne faut pas toucher aux entreprises. Je le dis très franchement.
05:29– C'est ça, la ligne rouge des patrons.
05:30– Il ne faut pas toucher aux entreprises pour une raison très simple. Moi, j'ai été… Je suis pour la politique de l'offre.
05:35Je crois même avoir été un peu à l'origine de cette politique de l'offre.
05:39– Oui. – Lorsque j'ai fait mon rapport en 2012, vous n'étiez pas né.
05:43– Moi, j'étais né. Moi, j'étais né.
05:45– Oui, vous, vous, Jean-Marc.
05:49– Bon. Et cette politique de l'offre, d'ailleurs, qui a coûté très cher à François Hollande,
05:54parce que c'est ça qui a généré l'effrondeur.
05:56Donc, cette politique de l'offre, elle donne des résultats encourageants, il ne faut pas l'arrêter.
06:03Les résultats encourageants, il y a eu 2 millions de créations d'emplois.
06:05Alors, ce n'est peut-être pas la politique de l'offre qui l'a fait, mais il y a eu 2 millions de créations d'emplois.
06:08On a arrêté de perdre de l'emploi dans l'industrie.
06:11– Pardon. Alors, arrêtons-nous sur cette proposition-là.
06:14Visiblement, parmi les pistes étudiées…
06:15– Vous voulez parler fiscalité.
06:16– Bah oui, parce que c'est le sujet qui intéresse un peu tout le monde en ce moment.
06:20Parmi les pistes, il y a cette contribution sur le patrimoine non professionnel.
06:24Et les experts autour de la table, Jean-Marc Sylvestre, vous allez nous le confirmer,
06:28nous disent que c'est une sorte d'ISF, de retour de l'ISF.
06:33– Ah, mais c'est Marc Pénaud… – C'est le principe même de l'ISF.
06:35– Marc Pénaud le dit très franchement. Mais est-ce que c'est vraiment très différent de l'IFI ?
06:40– L'IFI, l'impôt sur la fortune… Attendez, attendez, parce que c'est compliqué pour les gens qui nous regardent.
06:46L'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière, mise en place par Emmanuel Macron.
06:50– Écoutez, ça permettrait de mettre dedans l'assurance-vie, par exemple.
06:57En plus, les livrets de caisse d'épargne, pour ceux qui en ont, etc.
07:02Ça permettrait d'élargir l'IFI actuel.
07:05– Vous voyez imposer l'assurance-vie ?
07:08– Pardon ?
07:09– Vous voyez imposer l'assurance-vie aujourd'hui ?
07:11– Ça va être un tollé.
07:13– Je vous rappelle que ça se faisait du temps de l'ISF.
07:18– Oui, oui, oui.
07:19– Donc, non, mais je… Moi, je ne suis pas très partisan de cette disposition.
07:26Je suis plus intéressé, par exemple, par le fait d'augmenter l'impôt sur les sociétés
07:31des bénéfices distribués. Pas des bénéfices non distribués.
07:34– Mais vous dites quand même, pardonnez-moi, parce que j'aimerais qu'on s'arrête là-dessus.
07:38Encore une fois, ça fait la lune de tous les journaux.
07:40On a regardé demain, donc il faut bien expliquer en quoi ça consiste.
07:43C'est taxer les hauts patrimoines sans toucher, donc, à l'outil de travail.
07:49Et en ça, vous nous dites, ce n'est pas la meilleure des solutions, mais on peut l'accepter.
07:54– Personnellement, ce n'est pas une solution que je privilégie.
07:57Je ne sais pas comment elle rapporte.
07:59Parce que tout ça, il faut savoir comment ça rapporte.
08:01– Moi, je ne suis pas la direction du budget ou la direction des finances publiques.
08:06Je ne suis pas capable de vous dire combien ça rapporte.
08:08– Alors, ça dégagerait visiblement entre 2 et 3 milliards d'euros par an.
08:12– L'ISF rapportait très peu. Il rapportait 3, 4 milliards.
08:16Et il a d'ailleurs coûté beaucoup plus cher qu'il n'a rapporté.
08:18– Oui, je vois quel calcul vous faites allusion, Jean-Marc Sylvester.
08:22Mais je n'ai pas été complètement convaincu par ce calcul.
08:28– L'ISF est un impôt qui a eu son temps.
08:31Et je ne propose pas qu'on fasse revivre les vieux mécanismes.
08:40Ceci étant dit, il n'y a pas d'obstacle de principe.
08:43J'ai un obstacle de principe dès lors qu'on touche aux entreprises.
08:46Parce que je sais qu'on ne peut pas continuer à baisser les impôts des entreprises.
08:50Ce qu'il faudrait faire pour les impôts de production.
08:52Mais on ne peut pas le proposer actuellement.
08:54C'est évident que ça ne serait pas accepté.
08:56Mais il faudra y penser un autre jour.
09:00Mais je pense que les entreprises ont des charges qui sont plus fortes en France qu'ailleurs.
09:08Nettes des aides, je suis clair, nettes des aides.
09:11C'est-à-dire que si vous prenez l'ensemble des prélèvements sur les entreprises
09:14et que vous déduisez les aides qu'elles reçoivent.
09:18Donc c'est-à-dire les prélèvements nets.
09:19Nous sommes à 10% du PIB alors que les Allemands sont à 8% du PIB.
09:25Alors vous dites 2% c'est rien, c'est 50 milliards.
09:28Donc on est déjà trop taxé, c'est ce que vous dites.
09:31Parce que les oppositions soulignent les aides aux entreprises
09:35qui s'élèvent à environ 200 milliards par an.
09:38– Alors les calculs sont extrêmement variés.
09:42Le France Stratégie a fait 4 scénarios.
09:46Il y en a un à 139 et un à 220.
09:48Donc vous voyez, il y a de la marge.
09:50Ça dépend ce qu'on mettait dedans.
09:51Quand vous êtes à 215, vous avez dedans, par exemple,
09:57la compensation apportée par l'État à la SNCF
10:01pour son système de retraite.
10:04Parce que comme le système de retraite de la SNCF
10:06est plus favorable que le système de droit commun,
10:09l'État compense la différence.
10:11Est-ce que c'est une aide aux entreprises ?
10:13Bon, ça se discute.
10:15– Jean-Marc Syves.
10:16– Vous dites qu'il y a un mauvais procès qui est fait sur les aides
10:20puisque là, on voit bien que depuis le rapport sénatorial…
10:23– Je ne dis pas qu'il n'y ait pas un procès.
10:25J'ai été interrogé.
10:26– Vous avez été auditionné.
10:27– Auditionné par cette commission.
10:31Je pense qu'il faut…
10:33Moi, je ne suis pas contre le fait qu'on regarde les aides
10:36et celles qui sont efficaces, celles qui ne sont pas efficaces.
10:38Et ce qu'on supprime, celles qui sont inefficaces.
10:41– Il y a un peu de ménage à faire, sans doute.
10:43– Il y a certainement du ménage à faire.
10:45Sur les conditions, la conditionnalité des aides,
10:47il faut que cette conditionnalité soit claire,
10:50directement liée à l'objet des aides
10:54et qu'on puisse le vérifier.
10:58Et il n'y a peut-être pas assez de contrôle.
11:00Mais dire les entreprises françaises se gobergent d'aides…
11:06– Ça, c'est de l'argument politique.
11:08– Ça, je pense que c'est un argument politique.
11:10– Vous avez l'impression quand même que les Français
11:12n'aiment pas les patrons, n'aiment pas les entreprises ?
11:14– Je pense qu'il faudrait que les Français comprennent
11:18qu'une partie de leur avenir est liée à celui de ces entrepreneurs.
11:26Les entrepreneurs en France doivent être considérés
11:29comme des gens qui servent le pays.
11:32Et je suis, moi, tout à fait du côté de ceux qui essayent de produire.
11:42– Et les entrepreneurs qui ont réussi, mais aussi,
11:45parce qu'on n'en parle pas assez, ceux qui ne se sont pas encore lancés.
11:48Parce qu'avec les taxes Huckman, vous allez comprendre
11:49qu'un entrepreneur qui décide de lancer sa boîte en France,
11:52on lui dit, en gros, si ta boîte réussie
11:53et qu'elle est valorisée à plusieurs milliards,
11:55tu vas payer très cher.
11:56Donc, t'as intérêt à ne pas créer ta boîte en France.
11:58– Oui, mais si on faisait la taxe Huckman,
12:02on serait obligé d'exclure ces gens-là.
12:05Parce que ça serait confiscatoire.
12:09Et le Conseil constitutionnel serait...
12:10Ce qui fait que d'ailleurs, ça serait extrêmement compliqué à mettre en œuvre.
12:14Mais moi, je pense que la France a besoin d'entrepreneurs.
12:19Elle a besoin d'entreprises dynamiques.
12:22Nous étions, Jean-Marc Sulelès et moi-même,
12:24la semaine dernière, ou il y a 15 jours,
12:27dans une réunion d'entrepreneurs, de PME.
12:30Ce sont ces gens-là qui font avancer les choses.
12:36Leurs salariés aussi, leurs sorts sont liés.
12:40Donc, je crois que les Français doivent comprendre
12:43que les entrepreneurs sont des personnes
12:46qui méritent le respect et le soutien.
12:49– Et pour l'instant, ce n'est pas le cas.
12:52– Quand on fait des sondages,
12:54on s'aperçoit que les chefs d'entreprise
12:56bénéficient quand même d'une certaine côte.
12:58Si je les compare aux politiques,
13:00et excusez-moi aux journalistes...
13:03– Vous avez raison, on n'est pas très populaires.
13:04– Mais de toute façon, les politiques et les journalistes
13:06sont toujours les derniers.
13:07Ça, ce n'est pas un problème.
13:08Mais ce qui est plus préoccupant,
13:10vous qui avez quand même occupé des fonctions d'entrepreneurs,
13:13enfin de grands patrons,
13:15c'est quand même, ces dernières années,
13:16il y a incontestablement une dégradation...
13:20– Écoutez, dans les sondages, non.
13:23Les sondages montrent que les Français font confiance
13:28d'abord aux pompiers, aux maires,
13:33et les chefs d'entreprise...
13:33– Ils aiment bien leur boîte en général.
13:35– Les chefs d'entreprise sont assez proches de cela.
13:37Donc je ne pense pas qu'il y ait eu...
13:39– Mais est-ce que les organisations patronales,
13:41c'est un petit peu différent,
13:43est-ce que dans le conclave,
13:44vous savez, cette négociation sociale
13:46qu'il y a eu avant l'été...
13:48– Dont j'ai beaucoup regretté l'échec.
13:49– Alors voilà, justement,
13:50est-ce que là, il n'y a pas eu un peu de rigidité
13:53de la part du patronat
13:55qui n'a pas voulu, dans la dernière ligne droite,
13:58un peu céder sur quelques aspects
13:59de la réforme des retraites et pas le cœur,
14:02et qui peut-être va coûter très cher
14:04trois mois plus tard.
14:05– Je partage votre avis.
14:07Nous avons raté une occasion
14:09de traiter le problème des retraites dans ce pays,
14:15qui est quand même un problème
14:15qui va nous empoisonner l'existence
14:17et qui va être au cœur
14:19de la prochaine campagne présidentielle.
14:21C'est-à-dire que pendant un an et demi,
14:23nous allons en entendre parler.
14:25Donc on avait eu l'occasion,
14:27avec le premier syndicat français,
14:29plus la CFTC,
14:31d'avancer sur ce sujet.
14:33J'ai beaucoup regretté
14:34que ça ne conclut pas.
14:38Je n'ai pas participé aux négociations
14:40dans le détail,
14:40donc je ne veux pas imputer
14:42l'échec à tel ou tel,
14:44mais je pense que ça méritait
14:47qu'on fasse des efforts.
14:48– Mais M. le Président,
14:48il y a eu une grande négociation
14:49il y a quelques années
14:51à laquelle vous avez participé
14:52parce que dans votre longue carrière d'industriel,
14:55vous avez été président de Peugeot.
14:57À un moment,
14:58on était en train de décider
15:00pour l'industrie automobile
15:01le passage à l'électrique.
15:04– Oui.
15:04– Exact.
15:05Vous étiez là.
15:06– Oui, j'étais là.
15:07– Comment se fait-il
15:08que nous soyons arrivés
15:09à ce fiasco d'aujourd'hui ?
15:11À Poissy,
15:12dans une usine que vous avez dû inaugurer,
15:14avec 2 000 ou 3 000
15:16sommages partiels.
15:18Et ce n'est pas fini.
15:19– Environ 2 000.
15:19– Cette affaire a été
15:21traitée de manière inacceptable.
15:27Les chefs d'entreprise
15:28de l'industrie automobile
15:30n'ont pas été consultés.
15:32– Vous avez été consultés ?
15:34– Non, on n'a pas été consultés.
15:35On a été consultés après.
15:38Pas avant.
15:39Il y a eu un débat
15:40entre le Conseil
15:45et le Parlement européen.
15:47Le Conseil proposait
15:492040
15:50pour passer à des coûts électriques.
15:54Le Parlement était sur 2030.
15:57Donc, on a transigé,
15:58on a fait au milieu,
15:59à Norbide.
16:00Aucune étude d'impact.
16:02Personne n'a mesuré
16:03les conséquences
16:06d'une telle décision
16:07qui ouvrait un boulevard
16:09aux Chinois
16:10qui ont 10 ans d'avance
16:11sur la voiture électrique.
16:14Et maintenant,
16:14eh bien…
16:15– C'est perdu ?
16:16Le marché est perdu pour nous ?
16:17– Le marché n'est pas perdu.
16:18Rien n'est jamais perdu
16:19pourvu qu'on se batte.
16:20Mais il va falloir se battre.
16:22Il va falloir se battre.
16:23Et un moyen de se battre,
16:25c'est de voir
16:27comment on travaille
16:27avec les Chinois.
16:29Et moi, je soutiens
16:30ce qu'avait fait
16:31Carlos Tavares
16:32à l'usine de Saragosse.
16:34Il s'est associé
16:36avec CATL,
16:37le premier fabricant mondial
16:39de batteries,
16:41pour faire une usine 50-50.
16:45– Pour en revenir,
16:46on a beaucoup de questions
16:47de téléspectateurs.
16:48On a une question de Sophie.
16:49on est pris pour des vaches à lait.
16:51On paye nos impôts,
16:53on paye nos cotisations.
16:54Mais quand j'ai besoin
16:54d'un médecin,
16:56je n'ai pas de rendez-vous
16:57avant trois mois.
16:58Est-ce que l'argent public
16:59est bien utilisé ?
17:01Ces sentiments-là,
17:03c'est un sentiment
17:05qu'on entend beaucoup,
17:06Bruno Jeudy, peut-être,
17:07dans ce climat actuel.
17:10– Oui, parce que d'abord,
17:12il y a eu des rapports
17:13qui ont montré justement
17:15l'accumulation d'organismes
17:19parapublics d'agences.
17:23Donc, il y a des chiffres
17:24qui sont assez vertigineux,
17:25mettant tout au même plan
17:26parce qu'il y a des agences
17:27qui sont sans doute
17:27toutes petites
17:29puis d'autres qui sont
17:29très importantes.
17:30Certaines qui ne servent à rien,
17:31d'autres qui servent beaucoup.
17:32Après, il y a eu aussi
17:33des rapports qui pointent
17:35le gaspillage d'argent public
17:36dans certaines grandes
17:38organisations publiques.
17:40ça aussi, tout ça contribue
17:42à faire monter le sujet
17:44autour du gaspillage
17:45qui est évidemment exploité,
17:47parfois à raison,
17:48parfois de manière excessive
17:49par certains partis politiques.
17:51Et du coup, chez les Français,
17:52l'idée s'installe
17:53que l'argent est mal dépensé.
17:54Il faut reconnaître
17:55qu'il y a quand même
17:57une grande partie
17:57de notre richesse
17:58qui est dépensée
17:59dans l'argent
18:00qui est dans la sphère publique
18:02de manière bien plus importante
18:04que chez certains
18:06de nos voisins.
18:06sur l'hôpital,
18:07par exemple,
18:08c'est crayon.
18:09C'est que la suradministration
18:10du système hospitalier français
18:13est quand même
18:14des chiffres le montrent.
18:16Alors après,
18:16moi, je ne suis pas
18:16un spécialiste
18:17dans la part de gaspillage
18:19dedans, mais il y en a.
18:19Mais il y a un sentiment
18:20de gaspillage
18:21et d'injustice.
18:22On y revient à regarder
18:22ce que dit Henri.
18:23Depuis 2017,
18:24j'ai surtout vu des cadeaux
18:25aux grandes entreprises
18:26et aux plus riches
18:27au nom du fameux ruissellement.
18:29Mais moi, dans mon quotidien,
18:30je n'ai rien vu ruisseler du tout.
18:32Ne s'étant pas trompé
18:33de politique fiscale
18:33et j'aimerais qu'on écoute
18:34François Ruffin,
18:35le député François Ruffin
18:36de La Somme
18:36sur BFM TV ce matin
18:38qui va un petit peu
18:39dans ce sens aussi.
18:40On écoute.
18:42On vit dans un pays
18:43où les milliardaires
18:43payent deux fois moins d'impôts
18:45en proportion
18:45que leurs secrétaires
18:46et que les infirmières.
18:48Est-ce que c'est normal ?
18:49Est-ce que vous trouvez ça normal ?
18:50Donc, il s'agit là
18:52de relever l'imposition
18:54des plus grandes fortunes
18:56de notre pays
18:56dont le patrimoine
18:57a été multiplié
18:58par 14 en 30 ans.
19:00Vous savez,
19:00en une année de crise Covid,
19:02les 500 fortunes
19:03de notre pays
19:03ont vu
19:04leur fortune
19:05quasiment doubler.
19:07Plus de 136 milliards d'euros.
19:10Pour les gens
19:10qui nous écoutent,
19:11Jean-Marc Sylvestre,
19:11notre spécialiste économie
19:13sur ce plateau,
19:13on a besoin de vous.
19:15Est-ce que réellement
19:16les riches
19:16paient moins d'impôts
19:18que leurs secrétaires ?
19:20Proportionnellement
19:21à ce qu'il y a.
19:22Proportionnellement
19:22à ce qu'on le dit.
19:24Proportionnellement
19:24et en pourcentage,
19:25oui,
19:25c'est exact.
19:28Mais le sentiment
19:28d'inégalité
19:29avant impôts
19:30est terrible.
19:31C'est-à-dire
19:32que les inégalités
19:33en France
19:33avant impôts
19:34sont terribles.
19:35Il sait les analyser,
19:36ça va de 1 à 18.
19:38Si on prend
19:39les 10 %
19:40les plus riches
19:41par rapport
19:41aux 10 %
19:42les moins riches,
19:43on a une différence
19:43de 1 à 18.
19:44Mais après redistribution,
19:46après impôts,
19:47on est dans
19:48les pays
19:48les plus égalitaires.
19:50L'écart
19:50n'est que de 1 à 3.
19:52Donc,
19:52il y a aussi
19:53un ressentiment
19:53de la part
19:54de l'opinion publique,
19:55une méconnaissance
19:56de la part
19:56de l'opinion publique
19:57de tout ce que représente
19:58la redistribution
20:00en matière
20:01de services publics.
20:02Vous n'êtes pas
20:03de prestations.
20:04Je dois dire
20:04que je suis
20:05extrêmement surpris
20:06par ce chiffre
20:07de 1 à 3.
20:09C'est le chiffre
20:10de l'issé ?
20:11Je suis extrêmement surpris.
20:15Je voudrais savoir
20:15comment c'est calculé.
20:17Parce que ça voudrait dire
20:18que la moyenne
20:18des 10 %
20:20les plus faibles,
20:22les plus pauvres,
20:23c'est
20:241 500 euros
20:27par mois
20:27pour une famille.
20:33C'est ça.
20:34C'est le maximum.
20:351 500 euros.
20:36Ça voudrait dire
20:37que les plus riches
20:39ne recevraient
20:41que 4 500 euros ?
20:43C'est-à-dire 3 fois ?
20:44On peut se réconcilier
20:45avec François Ruffin
20:46en disant qu'effectivement
20:47il y a un sentiment
20:49d'injustice,
20:49si ce n'est d'ailleurs
20:49une injustice mathématique
20:51fiscale,
20:52c'est-à-dire que les riches
20:53paieraient en proportion
20:53moins que les plus précaires.
20:55Mais attendez,
20:56on peut résoudre
20:57cette équation-là
20:58plus simplement
20:58qu'en augmentant
20:59les impôts des riches.
21:00On peut baisser
21:00les impôts des plus précaires
21:01et les impôts
21:02de tout le monde d'ailleurs.
21:03En réalité,
21:03le problème,
21:03l'injustice fiscale,
21:04c'est que tout le monde
21:05paie trop d'impôts.
21:06Les plus précaires,
21:07ils payent l'impôt indirect.
21:08Ils ne payent pas
21:09l'impôt direct.
21:10Ils payent l'impôt direct.
21:11Les plus précaires,
21:11oui, mais la moyenne.
21:12Ils payent la TVA.
21:12Vous connaissez tous les Français.
21:13Tout le monde
21:14payent trop d'impôts dans ce pays.
21:15Mais si les plus riches
21:18payent moins d'impôts
21:21que les 0,01%
21:24payent moins d'impôts
21:25que les 1%
21:26et que les 10%
21:27qui les suivent,
21:30pour une raison très simple,
21:31c'est qu'une partie
21:31de leur argent
21:32est dans ces fameux
21:33holding familiales.
21:35Ça mérite peut-être
21:36qu'on regarde exactement
21:37ce qu'il y a
21:38dans ces holding familiales.
21:39S'il n'y a que l'outil de travail,
21:42ça peut se concevoir.
21:43Mais s'il y a
21:44autre chose
21:45qu'un outil de travail,
21:46c'est à la direction
21:47des finances publiques
21:48de faire le gendarme
21:51pour vérifier
21:52que cette structure
21:54de holding familial
21:55n'est pas détournée
21:56de son objectif.
21:56Dans notre discussion,
21:58il y a quand même
21:58un grand absent,
22:00si je peux me permettre.
22:02Et je parle
22:02à l'ancien chevènementiste
22:04que vous êtes.
22:06Le chevènementiste
22:07ancien, plutôt.
22:08Exactement.
22:09Le chevènementiste ancien.
22:10C'est la question quand même.
22:13J'entends,
22:14on cherche à faire des économies,
22:16voir qui on va taxer,
22:17mais il y a quand même
22:17un grand absent.
22:18Et depuis des années,
22:19c'est la question quand même
22:20de la croissance,
22:22des recettes par la croissance,
22:23de la réindustrialisation.
22:24Et je m'adresse
22:25au président que vous êtes,
22:27de la fabrique de l'industrie.
22:28Entre 1995 et 2015,
22:30mais vous connaissez ces chiffres
22:31mieux que moi,
22:32la moitié des usines ferment.
22:33On est à un million d'emplois.
22:34Et ça, c'est un grand absent
22:36des discussions.
22:37Alors, vous avez tout à fait raison.
22:40Je vous remercie.
22:40Encore une fois,
22:42il y a eu quand même,
22:47à partir de 2015-2016,
22:50un changement.
22:51Pour la première fois
22:52depuis 40 ans,
22:53l'industrie n'a plus perdu d'emplois.
22:56Pour la première fois
22:57depuis 40 ans,
22:58on a créé plus d'usines
22:59qu'on en a perdu.
23:00Et c'est pour ça que je dis
23:01que la politique de l'offre
23:02n'a pas que des inconvénients,
23:04même quelques avantages.
23:05Ceci étant dit,
23:06la croissance française est faible.
23:08Une des raisons
23:09de la faiblesse
23:10de la croissance française,
23:11je m'excuse de faire
23:12un peu de technique,
23:13c'est que la productivité
23:14ne progresse pas.
23:16C'est-à-dire la capacité,
23:18c'est ce que
23:19une heure de travail
23:21permet de produire.
23:23Eh bien, ça ne progresse pas.
23:24Or, la productivité,
23:25c'est ça qui crée la croissance.
23:26Donc, travailler plus.
23:28Non, travailler plus.
23:29Vous avez raison.
23:33Si on ne peut pas travailler
23:34mieux, il faut travailler plus.
23:37Dans les deux cas,
23:37on ne gagne pas plus.
23:38Ça n'incite pas les gens
23:39à travailler mieux
23:39ou à travailler plus,
23:40en réalité.
23:41C'est encore une fois
23:41le problème de l'impôt.
23:42Ça peut être...
23:44Ce n'est pas l'impôt
23:46qui empêche
23:47le genre de travailler plus,
23:49je ne le pense pas.
23:50Il y a des stades
23:51où il est plus avantageux
23:52de ne pas travailler plus.
23:53Moi, je suis pour travailler plus,
23:54pour gagner plus.
23:56Mais est-ce que vous ne pensez pas,
23:57M. le Président,
23:57que les riches notamment
23:59ou les personnes aisées
24:01dont vous parlez,
24:02se méfient de l'usage
24:03que l'État fait
24:05de leur argent ?
24:06Est-ce que,
24:07comme aux États-Unis,
24:08le débat avait eu lieu
24:09avec Warren Buffett
24:10et Bill Gates
24:11pour dire à l'État
24:12qu'on ne paye pas assez d'impôts ?
24:15Et donc,
24:15ils voulaient payer des impôts
24:16mais les loger,
24:17ce qu'ils ont fait d'ailleurs
24:18dans des fondations,
24:19en décidant eux-mêmes
24:20des investissements publics
24:21qu'ils allaient faire.
24:22C'est un rêve ?
24:24On est d'accord
24:25pour considérer
24:26que l'argent public
24:28n'est pas toujours
24:28bien utilisé.
24:29Non, non.
24:30Mais n'allons pas
24:33vers l'idée
24:34qu'il y aurait
24:35un grand gaspillage
24:37et que ça serait
24:38miraculeux
24:39de réduire.
24:41Parce que,
24:41qu'est-ce qui pèse ?
24:42Qu'est-ce qui pèse ?
24:44Les rémunérations.
24:45Les retraites.
24:46Les retraites.
24:47Un quart.
24:48C'est les retraites
24:49qui pèsent.
24:50Et c'est le budget social
24:51qui pèse.
24:51Et ce budget social,
24:52il permet quand même
24:53de faire ce que vous avez
24:55expliqué tout à l'heure.
24:57C'est-à-dire que le taux
24:57de pauvreté serait de 25%
24:59en France s'il n'y avait
25:00pas de redistribution
25:01et il est de 15%.
25:02C'est-à-dire que c'est un taux
25:04de pauvreté
25:06qui nous place plutôt
25:07pas mal en Europe,
25:08même s'il vient de croître
25:09un peu.
25:10Mais ça,
25:12c'est de la redistribution.
25:12Donc, c'est pas de l'argent perdu.
25:14Sur les retraites,
25:15il y a quand même
25:15une bonne partie des retraités
25:16qui n'ont pas besoin
25:17d'aussi grosses retraites.
25:18Alors, sur...
25:19Ils ne sont pas du tout précaires.
25:21Non, mais je ne parle pas de ça.
25:23Mais les retraites.
25:24Vous allez toucher aux retraites.
25:25Le problème, c'est de savoir
25:26si on est capable
25:30de régler ce problème des retraites.
25:33De la répartition.
25:34En tenant compte
25:35du vieillissement des populations.
25:37Et moi, je pense que
25:39il faut qu'on sorte
25:41de cette affaire des retraites.
25:42Qu'on aille vers une capitalisation.
25:45Non, je ne suis pas
25:47jusque-là.
25:49Je dis d'abord
25:50qu'il faudrait au moins
25:52résoudre le problème
25:53du système de répartition.
25:55Avec le conclave,
25:56on n'est pas passé loin.
25:57On est passé juste à côté.
25:59Et je pense en plus
26:00que cette réforme
26:01avait été mal engagée.
26:02Parce que moi,
26:03je pense qu'il ne fallait pas
26:04partir sur l'âge légal.
26:06Il fallait partir
26:07sur la durée des cotisations.
26:09C'est ça,
26:10ce qu'avait fait
26:10Marisol Touraine.
26:12Et ça a marché.
26:12Il fallait pousser les curseurs.
26:14Pour en revenir
26:15à ce qui peut être annoncé
26:17dans les tout prochains jours
26:18avant la fin de la semaine.
26:19Taxer les plus riches.
26:20C'est intéressant
26:21de regarder ce qui se fait autour.
26:22Vous êtes penché là-dessus,
26:24Samy Sfaxi.
26:24Tentez de vous rassurer.
26:25C'est quoi ce petit sourire,
26:26Julie ?
26:27Je souris quand je vous vois,
26:28Samy.
26:29C'est naturel.
26:30C'est vrai,
26:30vous avez ça naturel.
26:32Et alors,
26:32qu'est-ce qu'il se fait autour ?
26:33C'est une idée
26:33qui fait son chemin de partout.
26:35Ce soir, absolument.
26:36Parce que si vous pensiez
26:37que ce débat,
26:39qu'on se déchirait,
26:40qu'on était les seuls
26:40à se déchirer
26:41sur cette question,
26:42vous vous trompez
26:43sur la question
26:43des taxations
26:45des plus riches.
26:47En réalité,
26:48les États,
26:48c'est vrai,
26:48ont besoin
26:49de recettes fiscales
26:50pour financer
26:51la transition climatique,
26:52la transition démographique
26:53et puis aussi
26:54la hausse des dépenses militaires
26:56qui ne cessent de progresser
26:57dans les pays.
26:58Alors,
26:58vous allez voir.
27:00Qui a dit ?
27:01On va jouer avec qui a dit ?
27:03Qui a dit
27:04le déficit n'est pas soutenable
27:05et s'il faut que ça saigne,
27:07ça doit venir des riches
27:08de la classe,
27:09des milliardaires.
27:10Ça ne peut pas venir
27:11des classes moyennes.
27:12C'est suffisamment dur
27:13de s'en sortir aujourd'hui.
27:14C'est pas Philippe Martinez.
27:16C'est pas d'un milliardaire.
27:19On a des choix.
27:20Non, alors,
27:20c'est un milliardaire.
27:21On va aller.
27:21C'est un milliardaire.
27:23Non, c'est un grand milliardaire.
27:25C'est pas un milliardaire,
27:26mais c'est Steve Bannon.
27:27Voilà, c'est Steve Bannon.
27:28Oui,
27:29du côté,
27:30donc,
27:30dans le camp Maga,
27:31dans le camp de...
27:32Du côté Trump.
27:32On ne s'attendait pas forcément
27:33à avoir ce type de sortie
27:35aux États-Unis.
27:36Donc,
27:36ça agite également
27:37la classe américaine.
27:38Chez les Républicains aussi,
27:39on se pose cette question.
27:40Allez,
27:40on va partir au Royaume-Uni.
27:43Saviez-vous que,
27:44jusqu'à maintenant,
27:44le régime des non-domiciliés
27:46au Royaume-Uni
27:47permettait à des étrangers
27:48de s'installer en Angleterre
27:51et d'être exemptés d'impôts
27:52sur l'ensemble de leurs fortunes
27:53qui étaient conservées
27:54hors d'Angleterre.
27:56Eh bien,
27:56tout ça,
27:56c'est terminé.
27:57Voilà.
27:57Parce que le Royaume-Uni aussi
27:58a besoin d'entrée fiscale.
28:00Ce qui fait que ces personnes
28:01partent à Milan.
28:02Absolument.
28:03Nouvelle Eldorado des riches.
28:04Ne spoilez pas la chronique
28:06de Jean-Marc Sylvestre
28:07tout à l'heure.
28:07Ça avait attiré d'ailleurs
28:08beaucoup d'oligarques russes
28:09qui embêtaient les Anglais.
28:12Et puis le Brésil.
28:13Le Brésil,
28:13on en a souvent parlé également.
28:15Lula qui, lui,
28:15veut taxer les plus riches
28:16pour réduire l'impôt
28:17des classes moyennes.
28:18Regardez ce qu'il a dit.
28:19C'est assez édifiant.
28:21C'est assez radical
28:21et direct.
28:23Taxer les riches
28:23n'empêchera pas
28:24ceux qui contribuent
28:25de manger leur viande,
28:26leur salade,
28:27leur crevettes,
28:28leur homard,
28:29leur filet mignon.
28:30Mais cela permettra
28:31aux pauvres
28:31de manger un peu de viande.
28:33Et voilà.
28:34C'est vrai que c'est un débat
28:35qui agite en tout cas
28:36tous les continents.
28:37Donc finalement,
28:38pourquoi est-ce qu'on en fait
28:38nous tout un pataquette
28:39en France alors ?
28:40C'est l'idée de Marine Le Pen.
28:42Lula est alignée
28:43sur la question
28:44de l'injustice fiscale
28:46avec Marine Le Pen
28:46qui dit effectivement
28:47qu'il faut pouvoir...
28:47On n'est pas tout à fait
28:49sur le même programme
28:50sur le reste.
28:51Mais sur la justice fiscale,
28:52effectivement,
28:52Marine Le Pen dit elle aussi
28:53qu'il faut pouvoir taxer les riches
28:54à condition que ça permette
28:56de réduire les impôts
28:57des autres Français.
28:57Alors, il y a une question de Karim.
28:59Je suis pour la taxe Zuckman
29:00parce que je pense
29:01qu'il est normal
29:01que des milliardaires
29:02participent davantage.
29:04Mais on nous dit
29:04que si on l'applique,
29:06ils vont tous s'en aller.
29:07Franchement,
29:08est-ce que c'est vrai ?
29:09Je ne pense pas
29:10que ce soit le principal problème.
29:12Franchement,
29:12je ne pense pas
29:13que ce soit le principal problème
29:14de cette taxe.
29:15Cette taxe
29:16qui n'a pas que...
29:17qui ne mérite
29:19ni cet excès d'honneur
29:20ni cette indignité.
29:21je crois surtout
29:23qu'elle est anticonstitutionnelle
29:24et que donc
29:26elle a un avenir
29:27limité devant elle.
29:29Je ne suis pas
29:29un spécialiste
29:30de droit constitutionnel
29:31mais elle est
29:31pour un certain nombre
29:33de personnes,
29:33elle va apparaître
29:34comme confiscatoire.
29:35Donc,
29:35elle sera rejetée
29:37par le Conseil constitutionnel.
29:37Ça pose encore question,
29:39ce n'est pas encore sûr.
29:40L'idée
29:40qui est avancée
29:41par les défenseurs,
29:43les partisans
29:44de cette taxe
29:44justement
29:45sur la question
29:46des entreprises numériques
29:48qui n'ont pas...
29:50Des start-up.
29:51Des start-up.
29:52En gros,
29:52on leur redonnerait
29:53des actions.
29:56C'est-à-dire
29:56qu'ils paieraient
29:57en actions.
29:57Oui.
29:58Ils paieraient en actions.
29:59Ça vous paraît...
29:59Oui, c'est une nationalisation.
30:00Ça vous paraît complètement...
30:01C'est ce qu'on appelle
30:02une expropriation.
30:03Oui, c'est du communiste.
30:04C'est du collectivisme.
30:07Pas du collectivisme,
30:08c'est une sorte...
30:10Ça sera jugé
30:11comme une expropriation
30:12sans compensation.
30:14Et je pense que ça,
30:15ça ne sera pas accepté
30:17par le Conseil constitutionnel.
30:18Sur le risque d'évasion...
30:19C'est assez formel.
30:20Sur le risque d'évasion
30:21des riches,
30:22ça a fait beaucoup réagir.
30:24Je voulais qu'on écoute
30:24à nouveau le député
30:26François Ruffin
30:26qui évoque
30:28si les riches
30:29venaient à quitter le pays,
30:32une privation
30:33des droits civiques
30:34comme mesure contraignante.
30:35On écoute à nouveau
30:36François Ruffin
30:36sur BFM TV ce matin.
30:39Je suis tout à fait favorable
30:40à ce qu'il y ait
30:40des mesures contraignantes
30:41qui soient mises
30:43sur ceux qui finalement
30:44choisissent
30:45de ne pas appartenir
30:46à la patrie.
30:46Ceux qui menacent
30:47en permanence
30:48de fuir,
30:49de partir,
30:51je veux dire,
30:52oui,
30:52il faut des mesures contraignantes,
30:53pourquoi pas une privation
30:54des droits civiques ?
30:55On est là
30:56dans le choix
30:58qu'ils font
30:59de ne pas appartenir
31:00à la communauté nationale.
31:02Une privation
31:03des droits civiques
31:04comme punition
31:04si les riches
31:07décident de quitter
31:08le territoire
31:08en cas de taxation.
31:10Et les droits civiques,
31:11c'est quoi ?
31:11C'est plus le droit de vote,
31:12par exemple ?
31:12Oui,
31:13mais là,
31:14on est un peu
31:16dans le n'importe quoi.
31:17On peut faire un mur
31:17et appeler ça.
31:17On est dans la punition.
31:21Alors,
31:21on peut considérer
31:22que ça a été expliqué
31:24par M. Gallois,
31:25peut-être qu'il faut voir
31:25un certain nombre
31:26de dispositifs,
31:27les holdings et tout ça.
31:28Mais bon,
31:28il n'en reste pas moins
31:29que ces personnes
31:30aient créé
31:30beaucoup d'emplois
31:31en France.
31:32Il faudrait quand même
31:32que les partisans
31:35de ce député
31:37se souviennent bien
31:38quand même
31:38que les électeurs,
31:39ils ont besoin d'emplois.
31:40Parce qu'il y a même
31:41un autre mention.
31:42Punir les patrons,
31:43ça nous renvoie.
31:44Mais alors,
31:45il faudrait très loin, quoi.
31:46Il faut reconnaître
31:47qu'il s'agit
31:48de patrons
31:48un peu particuliers.
31:50C'est un avocat.
31:51Mais je pense
31:53qu'ils doivent contribuer,
31:54ceux-là.
31:55Ils doivent contribuer.
31:55Tout le monde doit contribuer.
31:56Ils doivent contribuer.
31:58Et je pense
31:59qu'ils peuvent contribuer
32:00plus qu'ils ne peuvent.
32:01Mais c'est l'idée
32:01de taxer l'outil de travail.
32:03Mais je pense
32:05qu'il ne faut pas
32:06taxer l'outil de travail.
32:08Et je pense
32:09que l'idée
32:10de sanction
32:11du type
32:12suppression des droits civiques
32:13poserait un problème
32:15là aussi.
32:17Les gens ont droit
32:18quand même
32:18de circuler.
32:19On ne va pas empêcher
32:20les gens de circuler.
32:21Et puis surtout,
32:22les Français ont le droit
32:22de circuler.
32:24Moi,
32:25les exilés fiscaux,
32:26ça ne me plaît pas.
32:27ça ne me plaît pas.
32:28Je trouve normal
32:29de payer des impôts
32:29en France.
32:30Je fais partie
32:30des riches et aisés
32:32que j'évoquais.
32:35Je trouve normal
32:36de payer des impôts.
32:37Je suis prêt
32:37à en payer plus.
32:38Mais il y a des exilés fiscaux.
32:45Je n'aime pas beaucoup ça.
32:46Je n'aime même pas ça du tout.
32:48Mais il n'en reste pas moins
32:49que je ne vois pas
32:50comment on peut les punir.
32:51pas de son.
32:52Pas de son.
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